•  Jean Gabin

     

      

      

      

    Jean Gabin naît à Paris le 17 mai 1904, au 23 boulevard Rochechouart à Paris, sous le nom de Jean-Alexis Gabin Moncorgé. Fils de Ferdinand Joseph Moncorgé, tenancier de café et comédien d'opérette sous le nom de scène de Joseph Gabin, et d'Hélène Petit, chanteuse de café-concert, il a six frères et sœurs aînés. Il passe son enfance et son adolescence à la campagne pour laquelle il gardera toute sa vie une profonde affection.
     

    Loin de la vie parisienne de spectacle de ses parents, il est élevé dans le petit bourg campagnard de Mériel, dans le Val-d'Oise, par sa sœur aînée Madeleine, dans une maison au bord d'une voie ferrée.
     
      
    Jean Gabin avec ses parents devant la porte dentrée de la maison de Mériel.En 1914, à l'âge de 10 ans, un coup appuyé lors d'un combat de boxe lui écrase le nez. En 1919, alors qu'il a 15 ans, sa mère décède. Il est mauvais élève et délaisse le lycée Janson-de-Sailly à Paris où il est inscrit et enchaîne les petits métiers, garçon de bureau à la compagnie parisienne d'électricité, cimentier à la gare de la Chapelle, manœuvre dans une fonderie, magasinier aux magasins d'automobiles de Drancy, vendeur de journaux.
     
    À 17 ans il veut, comme son grand-père maternel, devenir conducteur de locomotive à vapeur dont il peut voir les évolutions sur le grill depuis sa chambre. Bourru, il osait se plaindre de ce qui lui déplaisait mais son œil bleu “magique” participait avec ses amis à la joie de vivre.
      
    En 1922, à 18 ans, Gabin est forcé par son père d’entrer dans le monde du spectacle aux Folies-Bergère d'abord comme figurant. Le directeur, Fréjol, est un ami à lui à qui il aurait dit : “Tiens, voici mon fiston. Il aimerait faire du théâtre. Peux-tu l'aider ? Si tu arrives à en tirer quelque chose, tu auras bien du mérite. Moi, j'y renonce...”. Il est placé sous la bienveillance du comique troupier Charles-Joseph P
      
      
    asquier, dit “Bach”.
    Jean Gabin et Gaby Basset, sa première épouse.De 1924 à 1925 Jean Gabin effectue son service militaire dans la marine nationale à Cherbourg, et pendant une permission du début de l'année 1925 il épouse une admiratrice, la future actrice Camille Basset, dite Gaby, avec qui il n'aura pas d'enfant.
     
    En 1926, âgé de 22 ans, il devient un véritable artiste de music-hall et chanteur d'opérette. Il fait monter sur scène “La Goulue” auprès de Mistinguett, et il imite Maurice Chevalier. Il entame un tour de chant avec succès pendant deux ans dans toute la France et en Amérique du Sud. En chantant “Julie, c'est Julie” et “La java de Doudoune” de Jose Padilla en 1928, il devient partenaire de Mistinguett, qui vient de rompre avec Maurice Chevalier, au Moulin-Rouge et aux Bouffes-Parisiens dont le directeur est le célèbre auteur de l'époque Albert Willemetz.
      
    À partir de 1929, il joue les jeunes premiers dans des opérettes comme “Flossie” ou “Les aventures du roi Pausole”, toutes deux sur des paroles d'Albert Willemetz. Il vit une amourette avec Jacqueline Francell, sa partenaire de “Flossie”, et il divorce de Gaby.
     
    En 1930, deux ans après l'arrivée en Europe du cinéma parlant, il débute sa carrière d'acteur dans le film “Chacun sa chance”, un des premiers films parlant du cinéma français, aux côtés de son ex-femme Gaby (avec qui il jouera aussi plus tard dans “Touchez pas au grisbi”, “Gas-oil” et “Maigret tend un piège”) et du chanteur Jean Sablon.
     
    Le 20 novembre 1933, Gabin épouse à Paris 16e Jeanne Mauchain, meneuse de revue et danseuse nue du Casino de Paris, connue sous le nom de Doriane Mauchain. Son père meurt trois jours avant son mariage.
     
    Trois ans plus tard, il devient une star du cinéma grâce à son “charisme exceptionnel” et à Julien Duvivier qui lui offre les personnages principaux de “La bandera” avec Annabella, “La Belle équipe” avec Charles Vanel et “Pépé le Moko”. Il incarne des héros tragiques et romantiques d'origine populaire. De là, il enchaîne film sur film au sommet du box-office français tout au long de sa longue carrière, quatre-vingt-quinze au total. Jean Renoir l'impose dans “Les bas fonds” avec Louis Jouvet puis en 1937 dans “La grande illusion” avec Pierre Fresnay, Marcel Dalio et Erich von Stroheim.
     
    En 1938, il prend le rôle d'un conducteur de locomotive dans “La Bête humaine”, un film de Jean Renoir (voir encadré). Il joue aussi dans “Le Quai des brumes” de Marcel Carné avec Michel Simon (voir encadré), où il rencontre Michèle Morgan à qui il murmure le célèbre “T'as d'beaux yeux tu sais”, laquelle répond : “Embrassez-moi”.
     
    Le 3 septembre 1939, il est mobilisé dans la marine nationale à Cherbourg. C'est encore la drôle de guerre et il obtient une permission exceptionnelle pour terminer le film “Remorques” avec Michèle Morgan. Ils ont une brève idylle. Le 2 février 1941, refusant de tourner pour les Nazis pendant l'occupation, il s'expatrie à Hollywood aux États-Unis où il va retrouver les Français Jean Renoir, Julien Duvivier, Charles Boyer, Jean-Pierre Aumont... Il tourne deux films, “Moon tide” et “The impostor” qui ne passeront pas à la postérité, et rencontre Ginger Rogers brièvement puis Marlène Dietrich pendant l'été 1941. Ils resteront amants jusqu’en février 1947.
      
    Le 18 janvier 1943, il divorce de sa deuxième épouse Jeanne Mauchain. Déjà très célèbre, il s'engage par patriotisme en avril 1943 dans les Forces navales françaises libres du Général de Gaulle pour libérer son pays. Il participe à la victoire des alliés comme second maître chef du char “Le Souffleur” du 2ème escadron du régiment blindé des fusiliers marins, intégré dans la 2e division blindée du général Leclerc. Il est décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre. Il restera toute sa vie très attaché à la marine. En 1945, le “plus vieux chef de char de la France Libre” est démobilisé à l'âge de 41 ans et revient au monde du spectacle. Il a les cheveux blancs.
     
    En 1949, il se marie avec Christiane Fournier, dite Dominique, mannequin chez le couturier Lanvin, qui a déjà un fils Jacki et avec qui il a trois enfants : Florence Moncorgé-Gabin (1949), Valérie (1952) et Mathias (1956). En 1950, il tourne “La Marie du port”, réalisé par Marcel Carné (voir encadré).
     
    En 1951, il est le narrateur de “De sac et de corde”, une pièce musicale de Léo Ferré et Madeleine Rabereau écrite pour la radio qu'il interprète alors que Léo Ferré dirige l'orchestre et les chœurs de la radio nationale.

    La Pichonnière

    La Moncorgerie

    Grangier lui avait fait fabriquer un siège herbager, note dhumour relative à sa nouvelle fonction dagriculteur.

    En 1952, il tourne “Le plaisir”, réalisé par Max Olphüls (voir encadré).
    Il réalise, cette même année, un de ses rêves d'enfant en investissant, jusqu'à ses derniers jours, toute sa fortune dans le domaine de “La Pichonnière”, situé sur la commune de Bonnefoi, rattachée au canton de Moulins-la-Marche, dans l'Orne, en Normandie, sur lequel il fait construire “La Moncorgerie”. Il se lance dans l'élevage de près de trois cents bovins et d'une écurie d'une quinzaine de chevaux de course pour assouvir sa passion pour l'élevage de chevaux. Il renoue en 1954-1955 avec le succès grâce à “Touchez pas au grisbi” de Jacques Becker, “L'air de Paris” de Marcel Carné et “French Cancan” de Jean Renoir en 1955. C'est la rencontre avec Michel Audiard, qui deviendra son ami et sera, avec ses dialogues, pour beaucoup dans le succès de ses films à venir, à commencer par “Gas-oil” de Gilles Grangier. En 1960, il est promu Officier de la Légion d'honneur sur le plateau où il tourne “Les vieux de la vieille” de Gilles Grangier.

    En 1962, il tourne “Un singe en hiver” avec Jean-Paul Belmondo, réalisé par Henri Verneuil (voir encadré). Dans la nuit du 27 au 28 juillet 1962, sept cents agriculteurs encerclent son domaine familial normand de “La Pichonnière” pour protester contre la centralisation des terres, en exigeant la location de certaines fermes à de jeunes éleveurs en difficulté. Ils se servent d'un conflit ouvert avec le célèbre acteur pour médiatiser leurs problèmes du monde agricole. Cette situation a profondément bouleversé et blessé à vie l'intéressé, qui s'est senti rejeté par la communauté paysanne normande dont il avait profondément pris à cœur de faire partie.
     
    Jean Gabin en famille à La Moncorgerie pendant le tournage des Vieux de la vieille.Il crée en 1963 avec Fernandel la société de production Gafer pour son film “L'âge ingrat” qu'il interprète avec ce dernier. En 1969, il tourne “La horse”, réalisé par Pierre Granier-Deferre (voir encadré). Le 15 novembre 1976, alors qu'il vient juste de décider la vente de son domaine normand de “La Pichonnière”, il meurt d'une leucémie à l'âge de 72 ans à l'Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Il avait déjà eu une alerte en 1973 lors du tournage de “Deux hommes dans la ville” de José Giovanni. C'est à Brest, le 19 novembre 1976, qu'en présence de son épouse, d'acteurs et personnalités, dont Alain Delon, se déroule une cérémonie simple et solennelle à bord de l'Aviso Détroyat. Ses cendres sont dispersées en mer d'Iroise, à 20 miles de Brest, au sud de la chaussée des Pierres-Noires, selon ses dernières volontés.
      
    En 1981, le “Monde du Cinéma” lui rend hommage en créant le “Prix Jean Gabin”, récompense décernée depuis, tous les ans, aux meilleurs espoirs masculins du cinéma français. En 1987, un César d'honneur lui est remis à titre posthume. En 1992, Mériel, la commune de son enfance, a ouvert un musée qui lui est dédié. La place “Jean Gabin” a été inaugurée à Paris en 2008.


    Toutes les photographies de cet article proviennent des collections particulières de la famille Moncorgé. Nous tenons à lui exprimer ici nos remerciements pour l'aide apportée à l'élaboration de ces pages.
     
     
     
    Laurent Corbin, rédacteur en chef de Patrimoine Normand, en compagnie de Tina et Florence, petite-fille et fille de Jean Gabin, à Villerville
     
    Laurent Corbin, rédacteur en chef de “Patrimoine Normand”,
    en compagnie de Tina et Florence, petite-fille et fille de Jean Gabin, à Villerville.

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    › Jean gabin, paysan normand.

     

     

    SOURCES :

    http://www.patrimoine-normand.com/jean-gabin-et-la-normandie.php

     


    Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand (n° 75, Hiver 2010)

     

     

    Patrimoine Normand N°86
    Disponible dans les kiosques à partir du 29 juin 2013.

    Sommaire & Achat en ligne >> http:// www.patrimoine-normand.com/ achat-patrimoine-normand-86 -390327.html – avec Patrimoine Normand.

     

     

     

     

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    Jean Gabin, un p'tit gars de la 2e DB

     
     

    … Fin 1942, alors qu'il a tourné deux films aux USA, il veut s'engager dans les Forces Françaises Libres: « Je ne pouvais pas rester les mains dans les poches, continuer à faire des grimaces devant une caméra en étant payé en plus, et attendre tranquillement que les autres se fassent descendre pour que je retrouve mon patelin » *. Il se heurte à nouveau aux réticences de l'armée qui l'envoie d'abord tourner un film de propagande en faveur de la France Libre (L'imposteur de Duvivier). Gabin revient ensuite à la charge et obtient enfin, en avril 1943, d'embarquer comme officier d'armes à bord de l'escorteur Elorn. Il s'agit de d'accompagner des pétroliers jusqu'à Alger. Son convoi sera la cible des avions de la Luftwaffe et il tremble de peur au milieu des flammes: "

     

     

    Au printemps 1943, Gabin retrouve Alger bien différente de lors du tournage de Pépé le Moko, en 1936. La ville blanche grouille de politiciens de tous bords et de partisans gaullistes. Les Américains sont omniprésents et préparent le débarquement en Italie. Après avoir à nouveau refusé de faire le « clown » au théâtre des armées, Gabin est affecté comme instructeur au centre Sirocco, l'école des fusiliers-marins. Il voudrait bien faire oublier son statut de vedette de cinéma afin d'obtenir une place dans le combat en Europe. Cette volonté de discrétion est mise à mal avec le passage de Marlène Dietrich à Alger, qui en profite pour aller embrasser son Français préféré. L'actrice, très engagée contre les nazis, retrouvera ainsi Jean Gabin à plusieurs moments de la guerre (à Alger, puis en Alsace et en Allemagne).

     

     

    Les visites de la star américaine à Gabin, soldat peu gradé, ne passent pas inaperçues et provoquent une violente jalousie de la part de ses supérieurs militaires. Si l'acteur français est gêné par ces effusions publiques, leurs retrouvailles sont heureuses et ils échangeront une correspondance importante jusqu'à la fin de la guerre. Marlène Dietrich fera preuve aussi d'un grand courage en participant à toutes les étapes de la reconquête de l'Europe: considérée comme une traîtresse en Allemagne, elle risquait la mort si elle avait été arrêtée.

     

     

     

      

    Après avoir failli une première fois suivre la 2e DB en France, Gabin enrage de rester coincé à Alger. A force d'insistance, il obtient de suivre une formation de conducteur de tank. Il revient ainsi en France à l'automne 1944 par Brest, pour participer ensuite aux combats en Lorraine comme chef de char « Souffleur II ». En février 1945, Jean Gabin retrouve Paris le temps d'une permission. Emacié, les cheveux blanchis, il entend des commentaires dans le métro: « Tiens c'est Gabin, il a pris un sacré coup de vieux ». Peu de gens savent qu'il s'est engagé activement dans la guerre et l'acteur, modeste et pudique, ne se vante pas de ses faits d'armes.

     

     

     

    Il découvre avec dégoût les règlements de comptes dans le milieu du cinéma parisien. Beaucoup d'acteurs et de réalisateurs ont continué à tourner pendant la guerre, s'inquiétant plus de leur carrière que de libérer la France.

     

    Engagé pour toute la durée de la guerre, Gabin est envoyé, en avril 1945, avec son unité pour libérer les Résistants FFI assiégés depuis des mois dans Royan. Enfin, il participe avec la 2e DB aux batailles sur le Rhin et en Allemagne jusqu'à la capitulation du IIIe Reich.

     

    Démobilisé en juillet, il rentre en France où il est décoré de la Médaille Militaire et de la Croix de Guerre. Refusant de participer au défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées, il le regarde de la fenêtre de l'hôtel Claridge: « J'étais donc aux premières loges pour assister à la parade militaire et j'ai évidemment vu passer mon char « Souffleur II ». A sa tête il y avait mon second, Le Gonidec, qui avait l'air content d'être là. C'était con, mais j'ai pas pu m'empêcher d"chialer... » *

      

    - http://ufacbagnolet.over-blog.com/article-32070912.html



    Michel Vigourt

    Vie culturelle Seconde Guerre mondiale n° 6 – 03

    * Toutes les citations sont de Jean Gabin


    Bibliographie

    Jean Gabin
    par A. Brunelin (Ramsey Poche Cinéma)

     

    Jean Gabin-Anatomie d'un mythe par C. Gauteur et G. Vincendeau (Nathan)

     

     

    Notes Biographiques


    Il est le fils d'un chanteur d'opérette et d'une chanteuse fantaisiste. A été élevé à Mériel (Seine-et-Oise) par l'aîné de ses soeurs. En habitant Mériel il prit goût à la campagne. L'école débuta à Meriel et ensuite il monta sur Paris afin du suivre les cours de l'école de la rue de Clignancourt et ensuite rentra en tant que pensionnaire au lycée Jeanson-de-Sailly. Les études ne l'attiraient pas trop et fit souvent l'école buissonnière et s'échappa même de l'école pour faire différents boulots.


    En 1923 il fut présenté à l'administrateur des Folies-Bergères et il devint figurant dans des revues et prit son nom de Gabin. Cette période qui dura jusqu'à 1930 il rencontra Mistinguett (c'est elle qui le fit engagé comme Boy au Moulin-Rouge). Ensuite il se consacra exclusivement au cinéma.


    Après des petits rôles comiques il fut révélé en 1934 comme un grand acteur dramatique tel que Maria Chapdelaine et surtout la Bandera de Julien Duvivier en 1935. Le film de 1936 Pépé le Moko l'imposa définitivement en devenant un mythe et il restera et encore aujourd'hui de nos jours c'est un personnage, une "gueule", une voix enfin un mythe.


    En septembre 1939 il fut appelé sous les drapeaux. Ensuite avec l'accord de Vichy il pu partir pour l'Amérique pour 8 mois seulement. Il y tourna deux films et s'engagea en 1943 comme volontaire dans les Forces navales françaises libres. Il fut affecté à Norfolk et en Afrique du Nord dans la 2ème D.B. de Leclerc. Il débarqua en France en 1944.


    Après la fin de la guerre sa carrière eu du mal a repartir, il devait changer de rôle mais grâce à son talent dès 1951 dans le film "La nuit est mon royaume" il remporta la coupe Volpi du meilleur acteur au Festival de Venise et la même année il fut meilleur acteur français de l'année pour son rôle dans "La vérité sur Bébé Donge". Ensuite il retrouva ses rôles de débuts mais avec plus de maturité et plus de présence comme dans "Touchez pas au Grisbi" et bien d'autres...


    Avec Fernandel il a fondé la maison de production "Gafer".


    Merci Monsieur Gabin.

     

     

    En tant qu'Acteur

    1930 Chacun sa chance d'Hans Steinhoff & René Pujol
    1934 Maria Chapdelaine de Julien Duvivier
    1935 La bandera de Julien Duvivier
    1935 Zouzou de Marc Allégret
    1936 Pépé le Moko de Julien Duvivier
    1936 La belle équipe de Julien Duvivier
    1936 Les bas-fonds de Jean Renoir
    1937 Gueule d'amour de Jean Grémillon
    1937 La grande illusion de Jean Renoir
    1938 La bête humaine de Jean Renoir
    1938 Le quai des brumes de Marcel Carné
    1939 Le jour se lève de Marcel Carné
    1940 Remorques de Jean Grémillon
    1942 La péniche de l'amour d'Archie Mayo
    1944 L'imposteur de Julien Duvivier
    1946 Martin Roumagnac de Georges Lacombe
    1948 Au-delà des grilles de René Clément
    1949 La Marie du port de Marcel Carné
    1950 Pour l'amour du ciel de Luigi Zampa
    1951 La nuit est mon royaume de Georges Lacombe
    1951 Victor de Claude Heymann
    1951 Le plaisir (Sketch "La maison Tellier") de Max Ophuls
    1951 La vérité sur Bébé Donge d'Henri Decoin
    1952 Fille dangereuse de Guido Brignone
    1953 Leur dernière nuit de Georges Lacombe
    1953 Touchez pas au grisbi de Jacques Becker
    1953 La vierge du Rhin de Gilles Grangier
    1954 Napoléon de Sacha Guitry
    1954 Razzia sur la chnouf d'Henri Decoin
    1954 L'air de Paris de Marcel Carné
    1955 French Cancan de Jean Renoir
    1955 Le port du désir d'Edmond T. Gréville
    1955 Gas-oil de Gilles Grangier
    1955 Des gens sans importance d'Henri Verneuil
    1955 Chiens perdus sans collier de Jean Delannoy
    1956 Crime et châtiment de Georges Lampin
    1956 Le sang à la tête de Gilles Grangier
    1956 La traversée de Paris de Claude Autant-Lara
    1956 Voici le temps des assassins de Julien Duvivier
    1957 Maigret tend un piège de Jean Delannoy
    1957 Le rouge est mis de Gilles Grangier
    1957 Les misérables de Jean-Paul Le Chanois
    1958 En cas de malheur de Claude Autant-Lara
    1958 Les grandes familles de Denys de la Patellière
    1958 Le désordre et la nuit de Gilles Grangier
    1959 Rue des prairies de Denys de la Patellière
    1959 Maigret et l'affaire Saint-Fiacre de Jean Delannoy
    1960 Les vieux de la vieille de Gilles Grangier
    1960 Le baron de l'écluse de Jean Delannoy
    1960 Le président d'Henri Verneuil
    1961 Le cave se rebiffe de Gilles Grangier
    1962 Le gentleman d'Epsom de Gilles Grangier
    1962 Un singe en hiver d'Henri Verneuil
    1963 Maigret voit rouge de Gilles Grangier
    1963 Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil
    1964 Monsieur de Jean-Paul Le Chanois
    1964 L'âge ingrat de Gilles Grangier
    1965 Le tonnerre de dieu de Denys de la Patellière
    1965 Du rififi à Paname de Denys de la Patellière
    1966 Le jardinier d'Argenteuil de Jean-Paul Le Chanois
    1967 Le pacha de Georges Lautner
    1967 Le soleil des voyous de Jean Delannoy
    1968 Le clan des siciliens d'Henri Verneuil
    1968 Le tatoué de Denys de la Patellière
    1969 Sous le signe du taureau de Gilles Grangier
    1969 La horse de Pierre Granier-Deferre
    1971 Le chat de Pierre Granier-Deferre
    1971 Le tueur de Denys de la Patellière
    1972 L'affaire Dominici de Claude Bernard-Aubert
    1973 Deux hommes dans la ville de José Giovanni
    1974 Verdict d'André Cayatte
    1976 L'année sainte de Jean Girault

     

    http://acteurcinemaetcie.ifrance.com/GABIN%20JEAN.htm

     

    Crédit photographique - Jean Gabin sur le Char Souffleur II (dont il reçoit le commandement en janvier 45) du 2e peloton,du 2e escadron commandé par l'Enseigne de vaisseau Gelinet - Insigne du RBFM

    Tous droits réservés © 2002 http://www.Marechal-Leclerc.fr.st photos (DR)

     

     http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-35008763.html

     

     

     

     

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    Jean Gabin, nom d'artiste de Jean-Alexis Gabin Moncorgé, est un acteur français, chanteur de revue et d'opérette, né le 17 mai 1904 à Paris, qui a grandi à Mériel (Val-d'Oise), mort le 15 novembre 1976 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), d'une crise cardiaque.

    Figure incontournable du cinéma français, la carrière de Jean Gabin fut d'abord celle d'une « gueule d'amour » tournant avec les réalisateurs importants de l'entre-deux-guerres comme Julien Duvivier ou Jean Renoir. Changé physiquement après la guerre, ses rôles évoluèrent et il devint un « pacha » au physique imposant et au regard sombre incarnant la plupart du temps des rôles de truands ou de policiers, toujours avec la même droiture, dans des films bien souvent dialogués par Michel Audiard. Il est également le cousin de Rémy Moncorgé, plus connu sous le nom de Rémy Saint-Maximin, chanteur compositeur des années 1980.

    Sa filmographie compte un nombre important de classiques, parmi lesquels Gueule d'amour, La Bête humaine, Pépé le Moko, Le Quai des brumes, La Grande Illusion, Un singe en hiver ou La Traversée de Paris. Il tourna avec tous les grands acteurs de l'époque dont certains, comme Lino Ventura, Bernard Blier, André Pousse, Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon, étaient des amis. Acteur populaire, il a attiré 84 millions de spectateurs dans les salles.

     

     

     

    Sa vie sentimentale fut souvent liée à son métier : il eut des liaisons connues avec les actrices Mireille Balin, Michèle Morgan et Marlène Dietrich et fut l'époux de l'actrice Gaby Basset, de la meneuse de revue Jeanne Mauchain puis enfin d'un ancien mannequin, Dominique Fournier, sa compagne jusqu'à sa mort, avec qui il eut trois enfants : Valérie Moncorgé, Florence Moncorgé et Mathias Moncorgé.

     

     

     

      

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    Photos fournies par www.encinémathèque.net

     

     

     

    Jean Gabin naît à Paris le 17 mai 1904, au 23 boulevard Rochechouart à Paris, sous le nom de Jean-Alexis Gabin Moncorgé. Fils de Ferdinand Joseph Moncorgé, tenancier de café et comédien d'opérette sous le nom de scène de Joseph Gabin, et d'Hélène Petit, chanteuse de café-concert, il a six frères et sœurs aînés. Il passe son enfance et son adolescence à la campagne pour laquelle il gardera toute sa vie un profond attachement. Loin de la vie parisienne de spectacle de ses parents, il est élevé dans le petit bourg campagnard de Mériel dans le Val-d'Oise par sa sœur aînée Madeleine, dans une maison située près d'une voie ferrée.

     

     

     

     

    En 1914, à l'âge de 10 ans, un coup appuyé lors d'un combat de boxe lui écrase le nez. En 1919, alors qu'il a 15 ans, sa mère meurt. Il est mauvais élève et délaisse le lycée Janson-de-Sailly à Paris où il est inscrit et enchaîne les petits métiers, garçon de bureau à la compagnie parisienne d'électricité, cimentier à la gare de la Chapelle, manœuvre dans une fonderie, magasinier aux magasins d'automobiles de Drancy, vendeur de journaux. À 17 ans il veut, comme son grand-père maternel, devenir conducteur de locomotive à vapeur dont il peut voir les évolutions depuis sa chambre. Bourru, il osait se plaindre de ce qui lui déplaisait mais son œil bleu « magique » participait avec ses amis à la joie de vivre.

     

     

      

    Photos fournies par www.encinémathèque.net

     

     

    Années 1930 : débuts et consécration :

    En 1928, il fait ses débuts au cinéma dans deux courts-métrages avec le comique Raymond Dandy, Ohé! les valises et On demande un dompteur.

    Ce n'est que deux ans après l'arrivée du cinéma parlant en Europe que Jean Gabin, après avoir refusé de tourner dans Les Chemins du paradis[, fait ses véritables débuts cinématographiques en tournant en 1930 Chacun sa chance, premier film parlant du cinéma français, dans lequel il joue au côté de son ex-épouse Gaby Basset et le chanteur Jean Sablon.

     

      

    Par la suite, il enchaîne les tournages : étant tour à tour policier dans Méphisto, cambrioleur dans Paris Béguin, vendeur de TSF dans Tout ça ne vaut pas l'amour, mécanicien dans Gloria, soldat récalcitrant dans Les Gaietés de l'escadron, capitaine de péniche dans La Belle Marinière, que Gabin considère comme son premier grand rôle à l'écran[ et ingénieur dans Le Tunnel et Adieu les beaux jours.

    Le 20 novembre 1933, Gabin épouse à Paris 16e Jeanne Mauchain, meneuse de revue et danseuse nue du Casino de Paris, connue sous le nom de Doriane Mauchain. Son père meurt trois jours avant son mariage.

    En 1934, il tourne pour la première fois sous la direction de Julien Duvivier dans Maria Chapdelaine et Golgotha, dans lequel il prête ses traits à Ponce Pilate.

    À partir de 1935, il devient une star du cinéma grâce à son « charisme exceptionnel » et à Julien Duvivier qui lui offre les personnages principaux de La Bandera avec Annabella, qui est son premier succès, La Belle Équipe avec Charles Vanel, dans lequel il chante la chanson Quand on s'promène au bord de l'eau, et Pépé le Moko. Il incarne des héros tragiques et romantiques d'origine populaire. Puis il enchaîne film sur film au sommet du box-office français tout au long de sa longue carrière, quatre-vingt-quinze au total.

     

     

    Jean Renoir l'impose dans Les Bas-Fonds avec Louis Jouvet puis, en 1937, dans le film de guerre La Grande Illusion avec Pierre Fresnay, Marcel Dalio et Erich von Stroheim, qui obtient un énorme succès public et critique, devenant au fil des années un classique du cinéma français.

     

     

     

     

    La même année, il tourne Gueule d'amour, de Jean Gremillon, où il retrouve Mireille Balin, sa partenaire de Pépé le Moko et le méconnu Le Messager, de Raymond Rouleau.

     

      

      

      

    En 1938, il prend le rôle d'un conducteur de locomotive dans La Bête humaine, un film de Jean Renoir, puis joue un déserteur dans Le Quai des brumes de Marcel Carné avec Michel Simon et la jeune Michèle Morgan, à qui il murmure le célèbre « T'as d'beaux yeux tu sais », laquelle répond : « Embrassez-moi. » .

     

      

      

    En 1939, il retourne sous la direction de Marcel Carné dans

     

      

    Le Jour se lève, drame dans lequel il partage la vedette avec Jules Berry, Arletty et Bernard Blier.

     

    http://www.musee-gabin.com/

      

    Le 3 septembre 1939, il est mobilisé dans la marine nationale à Cherbourg. C'est encore la drôle de guerre et il obtient une permission exceptionnelle pour terminer le film Remorques, avec Michèle Morgan. Ils ont une brève idylle.

     

     

      

    Années 1940 : une période difficile :

    Le 2 février 1941, refusant de tourner pour les Allemands pendant l'occupation, il s'expatrie à Hollywood aux États-Unis où il va retrouver les Français Jean Renoir, Julien Duvivier, Charles Boyer, Jean-Pierre Aumont...

    Là-bas, il tourne deux films, La Péniche de l'amour avec Ida Lupino, et L'Imposteur, de Julien Duvivier, long-métrage de propagande gaulliste.

    Durant cette période, il fréquente Ginger Rogers brièvement, puis Marlène Dietrich pendant l'été 1941 jusqu'en février 1947. Le 18 janvier 1943, il divorce de sa deuxième épouse Jeanne Mauchain.

    Déjà très célèbre, il pourrait tenter une carrière d'acteur aux États-Unis mais

     

    c'est sans compter avec son ardent patriotisme.

      

    Il s'engage en avril 1943 dans les Forces navales françaises libres duGénéral de Gaulle pour libérer son pays. Embarqué comme canonnier sur le pétrolier militaire "Elorn", il traverse l'Atlantique en convoi à destination de Casablanca, sous la menace permanente des sous-marins et des avions allemands.

     

     

    Puis sous les ordres de l'enseigne de vaisseau et futur vice-amiral André Gélinet, le second maître Jean Moncorgé sert comme chef du char "le Souffleur" du 2e escadron du régiment blindé des fusiliers marins qui appartient à la célèbre 2e division blindée du général Leclerc.

    Au printemps 1945, il participe à la libération de la poche de Royan puis à la campagne d'Allemagne qui le conduira au "Nid d'aigle" d'Hitler à Berchtesgaden.

      

    À la fin de la guerre, il est décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre.

      

    Décorations

    En juillet 1945, âgé de 41 ans, le "plus vieux chef de char de la France Libre" est démobilisé et revient au monde du spectacle... avec des cheveux blancs.

     

      

    Toute sa vie, il restera très attaché à la marine nationale et à celui qui fut son chef, le vice-amiral Gélinet.

     

     

     

    De retour en France, il reprend sa carrière d'acteur en 1946 en incarnant le rôle-titre de Martin Roumagnac, au côté de Marlene Dietrich, après avoir refusé de jouer Les Portes de la nuit, de Marcel Carné. Le film, éreinté par la critique, obtient pourtant à l'époque un succès commercial avec 2 millions d'entrées .

    Cependant, ce succès n'est pas réitéré l'année suivante avec le film policier Miroir, dans lequel il est un financier et gangster à ses heures. De plus, il a du mal à trouver un rôle à sa mesure.

     Fichier:Jean Gabin Touchez Pas au Grisbi.jpg

     

    En 1949, il se marie avec Christiane Fournier, dite Dominique, mannequin chez le couturier Lanvin, qui a déjà un fils Jacki et avec qui il a trois enfants : Florence Moncorgé-Gabin (1949), Valérie (1952) et Mathias (1956).

     

     

     

      

    La même année, il tient le rôle principal du long-métrage Au-delà des grilles, qui obtient un succès honorable en salles et est nommé à l'Oscar du meilleur film étranger et triomphe au théâtre avec la pièce La Soif, d'Henri Bernstein, aux côtés de Madeleine Robinson et Claude Dauphin.

     

     

     

    Années 1950-1960 : le retour du succès :

    En 1950, il retrouve Marcel Carné pour le long-métrage La Marie du port, adaptation du roman de Georges Simenon, qui avec 2,6 millions d'entrées , permet de confirmer le succès de Gabin après son triomphe théâtral avec La Soif.

      

    Célébrités

      

    En 1951, il est le narrateur de De sac et de corde, une pièce musicale de Léo Ferré et Madeleine Rabereau écrite pour la radio, qu'il interprète tandis que Léo Ferré dirige l'orchestre et les chœurs de la radio nationale et sa prestation dans La Nuit est mon royaume, pour lequel il incarne un mécanicien de locomotive aveugle, lui permet de rencontrer l'éloge de la critique et un triomphe public avec 2,5 millions d'entrées, mais aussi de remporter la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine au Festival de Venise.

     

      

      

    Son film suivant, La Vérité sur Bébé Donge, dans lequel il est un industriel coureur de jupon, passe inaperçu lors de sa sortie en salles, mais va être considéré au fil des ans comme une œuvre marquante.

    Il réalise en 1952 un de ses rêves d'enfant en investissant, jusqu'à ses derniers jours, toute sa fortune dans le domaine de La Pichonnière, situé sur la commune de Bonnefoi, rattachée au canton de Moulins-la-Marche, dans l'Orne, en Normandie, sur lequel il fait construire La Moncorgerie. Il se lance dans l'élevage de près de trois cents bovins et d'une écurie d'une quinzaine de chevaux de course pour assouvir sa passion pour l'élevage de chevaux.

    La même année, il retrouve Michèle Morgan dans La Minute de vérité, de Jean Delannoy, qui triomphe en salles avec plus de 3 millions d'entrées.

     

     

      

      

    Il renoue véritablement avec le succès public grâce à Touchez pas au grisbi, de Jacques Becker, en 1954, qui enregistre 4 millions d'entrées en France. Avec ce film, il retrouve un rôle à sa mesure en changeant son image : l’homme d’expérience, autoritaire et qui impose le respect. C'est durant ce tournage qu'il rencontre celui qui va devenir un de ses amis, Lino Ventura.

    Son succès se confirme avec L'Air de Paris, de Marcel Carné et French Cancan, de Jean Renoir en 1955. C'est la rencontre avec Michel Audiard, qui deviendra son ami et sera, avec ses dialogues, pour beaucoup dans le succès de ses films à venir, à commencer par Gas-oil de Gilles Grangier. À cette époque, il entretient une liaison adultère avec la comédienne Dora Doll.

     

     

    Par la suite, il enchaîne films sur films : il est le maréchal Lannes dans la prestigieuse distribution du Napoléon de Sacha Guitry, flic infiltré dans Razzia sur la chnouf, juge pour enfants dans Chiens perdus sans collier, routier dans Des gens sans importance, restaurateur dans Voici le temps des assassins, artiste peintre transportant avec Bourvil de la viande pour le marché noir dans le classique La Traversée de Paris, dont il partage une scène devenue culte avec Louis de Funès, alors méconnu du grand public et médecin dans Le Cas du docteur Laurent.


     


     



     

     

     

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    En 1958, il prête ses traits au commissaire Jules Maigret dans Maigret tend un piège, rôle qu'il reprendra à deux reprises et connaît le plus grand succès public de sa carrière avec Les Misérables, devenant le Jean Valjean du film aux côtés de Bourvil et de Bernard Blier.

     

     

     

     

      

    Sa carrière est sur sa lancée, confirmée avec notamment En cas de malheur, avec Brigitte Bardot, Les Grandes Familles, avec Pierre Brasseur, Archimède le clochard (dont il a eu l'idée du film).

      

    En 1960, il est promu officier de la Légion d'honneur sur le plateau où il tourne

     

      

      

      

    Les Vieux de la vieille de Gilles Grangier.

     

     

      

     

    Sa famille, c'était Dominique Fournier, ex-mannequin chez Lanvin. Il l'épousa en 1949 et elle lui donna deux filles, Florence et Valérie, puis un fils, Mathias. Ce papa gâteau qui tenait parfois du Père Fouettard était devenu si protecteur que Gaby, sa première femme ne le reconnut plus ("il était anxieux, plus du tout rigolo"). Dominique était la première à regretter que pour retrouver une place au cinéma, il eût accéléré son vieillissement, alourdi sa silhouette, serré les lèvres. Sur les photos de famille, on le découvre au contraire détendu, plutôt papy-clown que patriarche sévère. Mais comme un pont avec son passé de ce danseur de java, il conservait son accordéon, le seul objet avec son vélo, emporté en Amérique. On lui doit même Quai des Brumes. Gabin avait en effet demandé quelques leçons de musique à Pierre Mac Orlan et, en retour, avait défendu l'adaptation du livre de son ami contre vents et marées d'une production et d'une censure peu accueillantes.

     

     

     

    La nuit, Dominique lui faisait répéter des répliques qu'il feignait de découvrir avec indifférence sur le plateau. Elle peut témoigner de son amour véritable mais blessé pour un métier dont il n'avait pas voulu et qui fut ensuite bien près de ne plus vouloir de lui. A sa mort, Belmondo confia : "On ne me retirera pas de la tête qu'il a aimé le cinéma par-dessus tout. La dernière fois que je l'ai vu, c'était pendant le tournage du "Corps de mon ennemi". Le prétexte de sa visite était vague. Je crois qu'il était venu respirer l'air du pays, l'air des studios".

     

     

    Tout en tournant avec les vedettes du moment, il continue dans les années 1960 sa série d'innombrables succès tels que le drame politique Le Président, la comédie policière

      

      

    Le cave se rebiffe

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    Le Cave se rebiffe, la comédie dramatique Un singe en hiver, dans lequel il partage la vedette avec Jean-Paul Belmondo.

      

     

     

     

    Dans la nuit du 27 au 28 juillet 1962, sept cents agriculteurs encerclent son domaine familial normand de La Pichonnière pour protester contre la centralisation des terres, en exigeant la location de certaines fermes à de jeunes éleveurs en difficulté. Ils se servent d'un conflit ouvert avec le célèbre acteur pour médiatiser les problèmes du monde agricole. Cette situation a profondément bouleversé et blessé à vie l'intéressé, qui s'est senti rejeté par la communauté paysanne normande dont il avait tant souhaité faire partie.

    Durant cette même période, il connaît son premier revers avec Le Gentleman d'Epsom (1962), dans lequel il joue au côté de Louis de Funès, qui ne rencontre qu'un score inférieur, échec vite effacé par le triomphe de Mélodie en sous-sol l'année suivante, avec Alain Delon.

     

     

     

      

    Il crée en 1963 avec Fernandel la société de production Gafer pour son film L'Âge ingrat qu'il interprète avec ce dernier.

     

     

    La fin des années 1960 est marquée par Le Tonnerre de Dieu, Le Pacha, Le Tatoué, avec Louis de Funès et Le Clan des Siciliens, avec Alain Delon et Lino Ventura, qui confirme le statut de l'acteur, qui a atteint les soixante ans.

     

     

     

      

    Années 1970 : Fin de carrière :

    Dans les années 1970, sa carrière marque une baisse de régime marquée par moins de succès que dans les décennies précédentes, bien qu'ayant tourné sept films durant la décennie.

    L'acteur rencontre le succès public avec La Horse et Deux hommes dans la ville (dernière confrontation avec Alain Delon) et obtient l'Ours d'argent au Festival de Berlin pour son interprétation dans Le Chat, en 1971.

    En 1974, près de quarante ans après Quand on s'promène au bord de l'eau, Gabin enregistre "Maintenant, je sais", titre écrit par Jean-Loup Dabadie.

    Le 3 avril 1976, il préside la première cérémonie des César. Deux semaines plus tard, il est à l'affiche de L'Année sainte, de Jean Girault. Ce seront ses dernières apparitions en public et sur grand écran.

     

     

    Filmographie Acteur

      

      

    1928 OHÉ ! LES VALISES de ?

     

    1928 LES LIONS de ?

     

    1930 MÉPHISTO de Henri Debain et Georges Vinter

     

    1930 CHACUN SA CHANCE de Hans Steinhoff et René Pujol

     

    1931 POUR UN SOIR de Jean Godard

     

    1931 GLORIA de Hans Behrendt et Yvan Noé

     

    1931 PARIS-BÉGUIN de Augusto Genina

     

    1931 CŒUR DE LILAS de Anatole Litvak

     

    1931 Tout ça ne vaut pas l’amour de Jacques Tourneur

     

    1931 CŒURS JOYEUX de Hanns Schwarz et Max de Vaucorbeil

     

    1932 LES GAIETÉS DE L'ESCADRON de Maurice Tourneur

     

    1932 La belle marinière de Harry Lachmann

     

    1932 LA FOULE HURLE de Jean Daumery

     

    1933 L'ÉTOILE DE VALENCIA de Serge de Poligny

     

    1933 Adieu les beaux jours de Johannes Meyer et André Beucler

     

     

    1933 LE TUNNEL de Kurt Bernhardt

     

    1933 Du haut en bas de Georg Wilhelm Pabst

      

     

    1934 ZOUZOU de Marc Allégret

     

    1934 MARIA CHAPDELAINE de Julien Duvivier

     

    1935 VARIÉTÉS de Nicolas Farkas

     

    1935 GOLGOTHA de Julien Duvivier

      

     

     

    1935 LA BANDERA de Julien Duvivier

     

      

    1936 LA BELLE ÉQUIPE de Julien Duvivier

      

     

    1936 LES BAS-FONDS de Jean Renoir

      

     

     

    1936 PÉPÉ LE MOKO de Julien Duvivier

      

     

     

    1937 LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir

     

    1937 Le Messager de Raymond Rouleau

      

     

     

    1937 GUEULE D'AMOUR de Jean Grémillon

      

     

    1938 LE QUAI DES BRUMES de Marcel Carné

     

     

    1938 LE RÉCIF DE CORAIL de Maurice Gleize

      

     

     

    1938 LA BÊTE HUMAINE de Jean Renoir

      

     

     

    1939 REMORQUES de Jean Grémillon

     

      

    1939 LE JOUR SE LÈVE de Marcel Carné

      

     

    1942 LA PÉNICHE DE L'AMOUR de Archie Mayo

      

     

     

    1943 L'IMPOSTEUR de Julien Duvivier

     

    1946 MARTIN ROUMAGNAC de Georges Lacombe

     

    1946 Miroir de Raymond Lamy

      

     

    1948 AU-DELA DES GRILLES de René Clément

      

     

     

    1949 LA MARIE DU PORT de Marcel Carné

      

     

    1949 Pour l’amour du ciel de Luigi Zampa

     

     

    1951 VICTOR de Claude Heymann

      

     

    1951 LA NUIT EST MON ROYAUME de Georges Lacombe

      

     

    1951 LE PLAISIR de Max Ophuls

      

     

     

    1952 LA VÉRITÉ SUR BÉBÉ DONGE de Henri Decoin

     

    1952 LA MINUTE DE VÉRITÉ de Jean Delannoy

      

     

     

    1952 FILLE DANGEREUSE de Guido Brignone

      

     

    1953 LEUR DERNIÈRE NUIT de Georges Lacombe

      

     

     

    1953 LA VIERGE DU RHIN de Gilles Grangier

     

     

    1953 TOUCHEZ PAS AU GRISBI de Jacques Becker

     

     

      

    1954 L'AIR DE PARIS de Marcel Carné

     

    1954 NAPOLÉON de Sacha Guitry

     

     

      

    1954 FRENCH-CANCAN de Jean Renoir

     

      

     1954 PORT DU DÉSIR de Edmond T. Gréville

     

     

      

    1954 RAZZIA SUR LA CHNOUF de Henri Decoin

     

     

      

    1955 CHIENS PERDUS SANS COLLIER de Jean Delannoy

     

     

      

    1955 GAS-OIL de Gilles Grangier

      

     

    1955 DES GENS SANS IMPORTANCE de Henri Verneuil

     

     

      

    1955 VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Julien Duvivier

      

     

    1956 LE SANG À LA TÊTE de Gilles Grangier

     

     

      

    1956 LA TRAVERSÉE DE PARIS de Claude Autant-Lara

     

     

      

    1956 CRIME ET CHÂTIMENT de Georges Lampin

     

     

    1956 LE CAS DU DOCTEUR LAURENT de Jean-Paul Le Chanois

     

     

      

    1956 LE ROUGE EST MIS de Gilles Grangier

     

    1957 LES MISÉRABLES de Jean-Paul Le Chanois

      

     

    1957 MAIGRET TEND UN PIÈGE de Jean Delannoy

     

    1957 EN CAS DE MALHEUR de Claude Autant-Lara

     

    1958 LE DÉSORDRE ET LA NUIT de Gilles Grangier

     

    1958 LES GRANDES FAMILLES de Denys de la Patellière

     

    1958 ARCHIMÈDE LE CLOCHARD de Gilles Grangier

     

    1959 MAIGRET ET L'AFFAIRE SAINT-FIACRE de Jean Delannoy

     

    1959 RUE DES PRAIRIES de Denys de la Patellière

     

    1959 LE BARON DE L ÉCLUSE de Jean Delannoy

     

    1960 LES VIEUX DE LA VIEILLE de Gilles Grangier

     

    1960 LE CAVE SE REBIFFE de Gilles Grangier

     

    1960 LE PRÉSIDENT de Henri Verneuil

     

      

    1962 UN SINGE EN HIVER de Henri Verneuil

     

    1962 LE GENTLEMAN D'EPSOM de Gilles Grangier

     

    1962 MÉLODIE EN SOUS-SOL de Henri Verneuil

     

    1963 MAIGRET VOIT ROUGE de Gilles Grangier

     

    1964 MONSIEUR de Jean-Paul Le Chanois

     

    1964 L'ÂGE INGRAT de Gilles Grangier

     

    1965 LE TONNERRE DE DIEU de Denys de la Patellière

     

    1965 DU RIFIFI À PANAME de Denys de la Patellière

     

    1966 LE JARDINIER D'ARGENTEUIL de Jean-Paul Le Chanois

     

    1966 LE SOLEIL DES VOYOUS de Jean Delannoy

     

    1967 LE PACHA de Georges Lautner

     

    1968 LE TATOUÉ de Denys de la Patellière

     

    1968 LE CLAN DES SICILIENS de Henri Verneuil

     

    1968 SOUS LE SIGNE DU TAUREAU de Gilles Grangier

     

    1969 LA HORSE de Pierre Granier-Deferre

     

    1970 LE CHAT de Pierre Granier-Deferre

     

    1971 LE DRAPEAU NOIR FLOTTE SUR LA MARMITE de Michel Audiard

     

    1971 LE TUEUR de Denys de la Patellière

     

    1972 L'AFFAIRE DOMINICI de Claude Bernard-Aubert

     

    1973 DEUX HOMMES DANS LA VILLE de José Giovanni

     

    1974 VERDICT de André Cayatte

     

    1975 L'ANNÉE SAINTE de Jean Girault

     

       

     

    Photos fournies par www.encinémathèque.net

     

     

     

    sources :http://www.cinema-francais.fr/les_acteurs/acteurs_g/gabin_jean.htms:

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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