•  Brigitte Bardot un actrice pleine de fraîcheur qui a mis le monde à ses pieds !

     

     

    Elle parle peu. Mais c’est souvent de manière « cash ».

     

    Brigitte Bardot

    Pour preuve, cette inter­view « par écrit » (via mail) accor­dée à Gala, à laquelle la Femme que Dieu créa (avec l’aide non négli­geable de Roger Vadim en 1956) répond sans détour.

     

     

     

     Afficher l'image d'origine

     

    Sur Cathe­rine Deneuve, comme sur François Hollande et sur le livre qui selon elle le salit, mais aussi sur Alain Delon, sur le mariage, mais aussi sur ce qui « l ‘émeut et ce qui l’étouffe ».

     

     

     

     

    Et puis sur ce « temps qui passe », pour elle, toujours,

    « sans nostal­gie ».

     

     

    A quelques jours de l’an­ni­ver­saire de ses quatre-vingts ans (le 28 septembre), Gala a eu l’oc­ca­sion de parta­ger un peu de l’in­ti­mité d’une person­na­lité qui aura marqué le XXe siècle à tout jamais.

     

    Un échange rendu possible par les éditions Hugo et Cie, qui viennent de publier Bardot-Gains­bourg, Passion fulgu­rante.

     

     

    Gala: Qu’est-ce qui vous avait conduit à arrê­ter votre carrière à 39 ans?

     

     

     

    Brigitte Bardot: Une soudaine envie de donner à ma

    vie un sens moins super­fi­ciel.

     Afficher l'image d'origine

     

    Gala: Quel était le sens de cette retraite?

     

     

    B.B.: Comme l’amour des animaux était depuis toujours profon­dé­ment ancré en moi, j’ai décidé en 1973 de leur dévouer le restant de ma vie.

    Gala: Rien à voir avec Greta Garbo qui, elle, ne voulut lais­ser que la meilleure image d’elle-même sur pelli­cule?

     

     

     

    B.B.: Mais vous m’avez déjà vue copier quelqu’un? Greta Garbo ou une autre…?

    Gala: Quels films impor­tants avez-vous, peut-être, refu­sés à la suite de cette déci­sion de dispa­raître des écrans?

     

     

    B.B.: Oh, beau­coup qui furent d’ailleurs ensuite des grands succès, surtout des projets améri­cains, notam­ment un film avec Marlon Brando pour lequel on me propo­sait des sommes astro­no­miques…

     

     

     

    Gala: Aujourd’­hui, nombre d’ac­trices avec moins de noto­riété que vous se voient propo­ser des contrats.

     

    Quel fut votre rapport au monde du luxe et de la mode?

     

     

    B.B.: Je fuis le monde du luxe et de la mode.

     

     

    Gala: Que vous a procuré de prêter votre visage et votre silhouette à Marianne?

     

    Brigitte Bardot - 1962.jpg

    B.B.: Une fierté immense car je fus la première person­na­lité à incar­ner la Répu­blique.

     

     

    Gala: Que vous « doivent » peut-être les femmes françaises? Pensez-vous avoir fait évoluer, malgré vous, leur condi­tion vers plus de liberté person­nelle ?

    B.B.: Personne ne me doit rien, j’ai simple­ment vécu ma vie comme j’en avais envie, à mes risques et périls.

    Gala: Juliette Gréco, Jeanne Moreau, Cathe­rine Deneuve furent elles aussi des égéries françaises aux yeux de l’étran­ger. Avec le temps, comment les obser­vez-vous?

     

     

     

    B.B.: Je pense qu’elles ont eu le talent de durer. Je déplore cepen­dant que Cathe­rine Deneuve soit deve­nue la « Cruella » de la four­rure!

     

     

     

    Gala: Un livre passion­nant revient sur votre histoire avec Serge Gains­bourg. Si c’était à refaire, vous revi­vriez cette histoire de la même manière?

     

     

     

    B.B.: J’ai déjà tout dit sur cette histoire fulgu­rante, et il suffit de lire le livre qui vient de paraître. Et puis, j’ai aimé d’autres hommes que lui et Bernard d’Or­male, mon mari actuel, en prio­rité.

     

     

     

    Gala: Quel souve­nir gardez-vous de Jean Gabin? Étiez-vous plus impres­sion­née par l’homme ou par l’ac­teur?

     

     

     

    B.B.: J’ai été impres­sion­née par les deux: l’homme et l’im­mense acteur.

    Gala: Et Alain Delon?

     

     

     

    B.B.: Nous sommes extrê­me­ment proches. Nous avons des rapports très tendres et chaleu­reux.

     

     

    Gala: Qui sont les acteurs avec qui vous avez préféré tour­ner?

     

     

     

    B.B.: Je ne sais et puis je m’en fiche.

    C’est le passé et je ne reviens jamais en arriè­re…

     

     

     

    Gala: Vous venez de tenir des propos de recon­nais­sance envers François Hollande, vous êtes l’une des rares à le faire d’ailleurs ce qui ne manque pas de surprendre « les obser­va­teurs » comme on dit.

     

     

    Afficher l'image d'origine 

     

    B.B.: J’ai simple­ment eu la cour­toi­sie de le remer­cier de l’at­ten­tion qu’il porte en géné­ral à mes demandes.

    Nous allons d’ailleurs voir ce qu’il répon­dra à ma dernière lettre ouverte que j’ai adres­sée au gouver­ne­ment le 8 septembre dernier…

     

     

     

     

    Gala: Que pensez-vous de ce que provoque le livre de son ancienne compagne?

     

    Pour amour, ou par désa­mour, vous auriez pu aller aussi loin?

    B.B.: Je ne l’ai pas lu et ne le lirai pas.

     

     

    Le contenu des poubelles ména­gères me dégoûte.

     

    Bouche exagérée et chevelure sauvage... BB dans "Voulez-vous danser avec moi", en 1959 !

    Gala: Qu’a repré­senté le mariage pour vous? Fut-il syno­nyme de épanouis­se­ment? Ou l’in­verse?

     

     

    B.B.: J’ai toujours adoré me marier.

     

     

    Gala: Beau­coup de livres sortent pour célé­brer votre anni­ver­saire. Ça vous amuse, vous flatte, ça vous ennuie ou cela vous indif­fère?

     

     

     

    B.B.: Cela m’émeut mais cela m’étouffe aussi un peu…

     

    Afficher l'image d'origine 

     

    Gala: C’est une photo de vous en couver­ture de Elle qui vous fit remarquer et permit de faire votre premier film.

    Quel rapport main­te­nez-vous avec la presse?

     

     

     

    B.B.: Je lis très rare­ment des maga­zines car j’ai des choses plus impor­tantes à faire notam­ment avec la gestion de ma fonda­tion.

     

    Brigitte Bardot

    En ce milieu des années soixante, Brigitte Bardot est chez elle à Saint-Tropez, à la Madrague, en compagnie de son ami et photographe – peut-être le seul – Ghislain Dussart. L’histoire qui a permis ce cliché très intime, est celle d’une amitié profonde entre BB et Dussart. La légende veut qu’à l'objectif amoureux de Ghislain Dussart, Brigitte Bardot n'a rien caché. Rare et inédit, ce portrait de l’actrice diffuse, via deux yeux charbon cachés sous des tonnes d’or, toute l’intimité qui régnait entre les deux complices. Elle ignore l’objectif, elle regarde Jicky « un être qui fut, durant ma vie entière, un frère, un conseiller, un ami fidèle, un autre moi-même, en plus d’un photographe hors pair, laissant une image sublimée de mes moindres faits et gestes », comme elle l’avoua pudiquement après sa mort.

     

    Ghislain Dussart - Agence Gamma-Rapho

    Ghislain Dussart – également connu sous le nom de Jicky – ou « le photographe officiel de Brigitte Bardot », un titre officieux que lui avait décerné l’actrice, rencontrée en 1963 sur le tournage du Mépris de Jean-Luc Godard. D’abord photographe de cinéma (Viva Maria !, Boulevard du rhum) et de presse (Paris Match, Harper’s Bazaar, Vogue et Playboy), l’artiste abandonna finalement l’objectif au début des années soixante-dix afin de se consacrer à la peinture et au collage. Parmi ces derniers, aujourd’hui très rares, certains furent réalisés d’après ses propres photos de Brigitte Bardot. 

     

    LIEN - http://www.photosdelegende.com/les-precedentes-photos/28-brigitte-bardot.html

     

     

     

     

    Gala: La cause des animaux reste la vôtre. Que reste-t-il à conqué­rir?

     

     

     

    B.B.: Il reste encore tant à faire, tant d’hor­reurs. La vie des animaux n’est pas prise en consi­dé­ra­tion ni leurs souf­frances. Ils sont toujours consi­dé­rés comme des objets de rapports et sont massa­crés quoti­dien­ne­ment pour du fric dans la plus grande indif­fé­rence.

     

    Afficher l'image d'origine

     

    Gala: Et si vous deviez vous réin­car­ner en un animal?

     

     

     

    B.B.: Un cheval sauvage, libre et indé­pen­dant.

     

    Crédits photos : MANCIET/SIPA

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  • Cette sacrée gamine …

     

     

    Afficher l'image d'origine 

     

     

    Brigitte Bardot

    La petite Brigitte fait son apparition au sein de la famille Bardot le 28 septembre 1934, dans le Paris de l'entre-deux guerres.

     

    Son père,Louis, dit “Pilou”, poète à ses heures perdues, dirige avec ses trois frères une entreprise de distribution de produits gazeux.

     

    Sa mère,Anne-Marie, née Mucel et dite “Toty”, reste à la maison.

    Afficher l'image d'origine

     

    Le 5 mai 1938, la famille s'agrandit avec la naissance de Marie-Jeanne, très vite appelée “Mijanou” - les surnoms sont de règle chez les Bardot - qui deviendra elle-même actrice avant d'épouser le comédien Patrick Bauchau. Mais laissons-la vivre sa propre histoire.

     

     

    Rapidement confiée aux soins de différentes "nounous" qu'elle chérira toute sa vie, la fillette qui nous intéresse se partage très vite entre des études ennuyeuses, menées dans différents établissements privés, et l'apprentissage de la danse où elle trouve davantage l'épanouissement, malgré les difficultés d'un temps où le pavé de la capitale vibrait au pas des bottes cloutées.

     

     Afficher l'image d'origine

    A sept ans, à la suite d'une bêtise d'enfants, les deux soeurs sont punies par "Toty" qui les oblige définitivement à vouvoyer leurs parents, créant ainsi un fossé que même l'événement éloigné du décès de "Pilou" (1975) ne pourra combler.

    Brigitte aborde son adolescence avec le complexe d'une laideur qui lui fait verser des larmes devant le miroir, souffrance aiguisée par la préférence marquée de son entourage pour Mijanou, source d'une méfiance et d'une jalousie naissantes.

     

    Afficher l'image d'origine

    Et les disputes parentales incessantes ne font qu'aggraver son mal-être. Heureusement, il y a la danse …

     

     

    Afficher l'image d'origine DR

    Bardot, la petite fille modèle

     

     

    Brigitte Bardot a reçu une éducation bourgeoise ; celle d’une petite fille issue d’un milieu aisé, née d’un père industriel, propriétaire

    des Usines Bardot et d’une mère au foyer,

    qui aimait la mode et la danse.

    Ses tout premiers chaussons de danse, le diplôme du Conservatoire de Paris où elle obtient un premier accessit témoignent de sa passion pour la danse classique.Afficher l'image d'origine

     

    Future vedette …

    Faisant partie des 10 candidates retenues parmi une sélection de 150, l'adolescente est admise au Conservatoire de Danse de Paris (1947) dont elle sort, tout comme sa copine Christiane Minazzolli, honorée d'un premier accessit.

    Premiers spectacles, nouvelle classe, et la voici appelée à faire des photos de mode pour quelques magazines

    ("Le Jardin des Modes Junior", "Elle", …).

     

    L'une d'entre elles tombe sous les yeux du réalisateur Marc Allégret

    Afficher l'image d'origine

    Brigitte et sa maman sont reçues par l'un de ses assistants, le jeune Roger Vadim.

    A l'issue des essais, chaperonnée par Vadim, Brigitte est sélectionnée pour un premier film, 

    «Les lauriers sont coupés» (1952) … qui ne se fera pas ! Elle y gagne tout de même la découverte de l'amour.

    DR 

     

     Afficher l'image d'origine

     

    Les dents longues …

     

    Brigitte Bardot

    Chevalier servant attentionné, Vadim lui fait bientôt rencontrer des gens célèbres (Colette, Jean Cocteau).

     

     

    Cette sacrée gamine …BRIGITTE BARDOT

    Son premier imprésario, un ami de son père, lui obtient un rôle de jeune paysanne cupide dans une production de Jean Boyer, «Un trou normand» (1952), tournage dont elle ne garde qu'un mauvais souvenir.

     Afficher l'image d'origine

     

    Après «Manina, la fille sans voiles» (il faut bien se nourrir et se rhabiller), l'actrice en herbe peut enfin épouser son mentor, le 12 décembre 1952, à Paris.

     

     

    Les témoins, Daniel Gélin et Danièle Delorme, reproduisent à l'envers la courte scène du film qu'ils venaient de terminer ensemble, «Les dents longues» (1952).

     

     

    Son nouvel impresario, Olga Horstiz, lui décroche une apparition qui lui permet de croiser Kirk Douglas dans un couloir («Un acte d'amour», 1953) et lui conseille de s'inscrire au cours d'art dramatique de René Simon. Ce qu'elle fit … pour une seule et unique leçon !

     

    Dans la foulée, elle tient pourtant ce qui sera son unique apparition sur une scène de théâtre, le rôle d'Isabelle dans «L'invitation" de Jean Anouilh (1953). En 1955, l'actrice fait ses débuts de chanteuse (en play-back tout de même) parmi les «Futures vedettes» entourant avantageusement Jean Marais.

     

     

     Afficher l'image d'origine

    La même année, elle figure dans une grosse production hollywoodienne tournée en Italie, «Hélène de Troie». (1955).

     

     

    Les Américains de la Warner lui proposent bientôt un contrat qu'elle refusera en apprenant l'exécution du couple Rosenberg. un peu plus tard, lors des«Grandes manoeuvres» (premier tournage qui trouve grâce à ses yeux), elle cotôie Michèle Morgan et Gérard Philipe sous la direction agréable de René Clair.

     

     

    «Cette sacrée gamine» (1955) n'en finit pas d'étonner son monde, se révélant délicieuse dans l'art de la comédie futile.

     

     Afficher l'image d'origine

    Et Vadim créa Bardot …

     

    Brigitte Bardot

    Roger Vadim travaille déjà à soigner l'image de son épouse qu'il confie, avec son propre scénario, à son maître 

    Marc Allégret. 

     

     

     

     

    «En effeuillant la marguerite» (1956), on finit par la découvrir dans sa tenue la plus naturelle, tendre fruit à peine mûri qui réclame sa part de plaisir à la chaleur de «La lumière d'en face» (1955).

     

     

    Enfin, grâce à la participation de Curd Jürgens, Vadim peut concrétiser son ambition de devenir metteur en scène.

     

    Afficher l'image d'origine 

    Il étale son monde au long des plages tropéziennes, véritable Eden méridional pour lequel, n 'en doutons plus, «Dieu créa la femme» (1956, quoiqu'en dise la Bible).

     

     

     

     

    Quelques semaines avant le tournage,Brigitte s'est laissé aller, dans une boîte cannoise, à une danse sensuelle devant les yeux ébahis de son mari, donnant naissance sans le vouloir à l'une des plus célèbres séquences du film.

     

     

    Si l'oeuvre ne fut accueillie qu'avec tiédeur par la critique française, son succès au Etats-Unis et sa rencontre avec le public lui assurent une place pérenne dans l'histoire du 7ème art. 

     

     

    Brigitte y acquiert une renommée internationale jusque là mal assise.

     

     

    Elle y rencontre surtout l'amour de Jean-Louis Trintignant, immense bain de fraîcheur dans une vie qu'elle commence à trouver pesante.

     

    Le divorce de la jeune starlette et de son pygmalion de metteur en scène est d'autant plus rapidement prononcé que le couple n'avait plus en commun qu'une raison sociale.

     

     

    Brigitte Bardot
    Une ravissante idiote …

     

     

    Brigitte Bardot retourne au genre qui lui sied le mieux dans les premières années de sa carrière, la comédie légère qui lui permet de jouer délicieusement les ravissantes idiotes : 

     

    «La mariée est trop belle» (1956), «Une Parisienne» (1957),

    «Voulez-vous danser avec moi ?» (1959).

     

    Elle poursuivra dans cette voie jusqu'au titre éponyme réalisé en 1963 par Edouard Molinaro.

     

     Afficher l'image d'origine

    Plus éprouvant se révèle le tournage des «Bijoutiers du clair de lune» (Roger Vadim, 1961), surtout lorsqu'une vague de boue envahit le petit village de Torremolinos, au sud de l'Espagne. Les séquences durent être reprises aux studios niçois de La Victorine.

     

     

    Heureusement, quelques metteurs en scène vont enfin penser à l'utiliser pour ce que sa beauté mutine et son esprit rebelle savent le mieux exprimer.

     

    Et tout d'abord Claude Autant-Lara qui, dans «En cas de malheur» et pour notre plus grand bonheur (1958), la distribue en délinquante n'ayant rien d'autre à offrir que son corps pour régler les émoluements de son avocat.

     

    Afficher l'image d'origine 

     

    Face à un Jean Gabin qu'elle emprunte à Edwige Feuillère, la petite Brigitte ne démérite pas, et l'on comprend que Maître Gobillot aille jusqu'à compromettre sa réputation et sa carrière pour l'entretenir.

     

    Hélas, parallèlement, l'actrice vit des moments difficiles, ballotée entre Trintignant et Bécaud (qui compose «Croquemitoufle» en son honneur), trouvant une délivrance illusoire autant qu'éphémère dans la consommation abusive de somnifères.

     

     

     

    Heureusement, dans une veine cinématographique semblable à celle de «En cas de malheur», elle se montre tout aussi criante de «Vérité» (1960) entre les mains manipulatrices d'Henri-Georges Clouzot et les bras réconfortants de Sami Frey.

    Il faut dire qu'elle ne jouait plus !

     

    Vie privée …
    Brigitte Bardot

    Entre temps, en mai 1958, elle fait l'acquisition, aux environs de Saint-Tropez, d'une maison de pêcheur, "La Madrague", sujet de la charmante chanson qui agrément cette page.

     

    Appelée à devenir aussi célèbre que sa propriétaire, cette bâtisse, lieu de repos et de plaisir où se donneront d'inoubliables fêtes nocturnes, devient vite le refuge de nombreux animaux.

     

    Elle est aujourd'hui la propriété de La Fondation Brigitte Bardot, bien que l'actrice en garde l'usufruit.

     

     

    Mais pourquoi s'encombre-t-elle alors d'un compagnon (Sacha Distel à l'aube d'une gloire artificielle) davantage soucieux de sa propre publicité que de lui apporter cette joie de vivre qui lui manque tant ? Heureusement, sur le plateau de «Babette s'en va-t-en guerre» (1959), elle soulage « Le repos du guerrier» (1962) bien au delà du champ de bataille. Il faut dire que le premier d'entre eux arbore le charmant visage de 

    Jacques Charrier.

     

     

    Afficher l'image d'origine

    Le 11 janvier 1960, Brigitte Bardot et Jacques Charrier deviennent les parents d'un petit garçon,prénommé Nicolas Charrier.


    Son appartement parisien,avenue Paul Doumer,étant littéralement assailli par les journalistes et photographes du monde entier,Brigitte fut enfermée durant plusieurs semaines chez elle, ne pouvant pas sortir. Et c'est donc à son domicile qu'elle accouche. La naissance fut un véritable événement mondial.
    Trooooooop chou son bébé!

     

     

    Hélas, il voulait un enfant, elle n'en voulait pas. Il le lui volera ! Alors, le 18-6-1959, on se présente devant monsieur le maire de Louveciennes, cérémonie qui se déroule dans des conditions invraisemblables.

     

    A peine, formé, le couple se déforme, se déchire, se raccommode, se perd.

     Afficher l'image d'origine

    Dans cette atmosphère, Brigitte s'apprête à traverser les heures les plus noires de sa vie.

     

    On imagine une femme riche, heureuse comblée : sa vie est un enfer dans lequel elle multiplie, avec plus ou moins de consciences, des actes suicidaires, tandis que son jeune mari s'ouvre les veines pour échapper à l'enrôlement qui, à cette époque, avait le désagrément de vous envoyer en Algérie.

     

    Le 11 janvier 1960, le petit Nicolas vient au monde.

     

    A l'annonce rituelle, "C'est un garçon", la maman ne trouve qu'une réplique, "Je m'en fous, je ne veux plus le voir !". Phrase isolée de son contexte, qui n'en demeure pas moins terrible et justifie à elle seule la lecture de ses mémoires (1996).

     

     

    A l'aube des années soixante, sa «Vie privée» (1962, un film de Louis Malle qui doit beaucoup à celle de sa vedette) fait les choux gras d'une presse malsaine et n'inspire à la moitié de ses compatriotes qu'un seul sentiment : «Le mépris» (Jean-Luc Godard, 1963).

     

     

    Brigitte Bardot
    Brigitte s'en va-t-en guerre …

     

    En janvier 1965, Brigitte Bardot s'envole pour l'Amérique du Sud. Elle a choisi de relever le défi d'une confrontation cinématographique avec la grande Jeanne Moreau en acceptant le projet de Louis Malle, «Viva Maria».

     

    On s'attend à des crêpages de choucroutes ! Combat, il y eut, mais entre filles bien élevées : à la malice de Jeanne, Brigitte répondit par des audaces de cascadeuse qu'elle ne se soupçonnait pas.

     

    Et toute l'équipe de se souvenir longtemps de celui qui occupa l'espace de son coeur pendant quatre mois ... un canard ! Verdict de la presse et du public : match nul !

     

    Brigitte Bardot

    Parallèlement, elle entame un combat qu'elle poursuivra certainement jusqu'à ses derniers jours, s'attachant à défendre les conditions de vie des animaux.

     

    Choquée par les pratiques d'abattage, elle décide de devenir végétarienne avant d'organiser une émission sur le sujet pour «Cinq colonnes à la une».

     

    Reçue par le ministre Roger Frey pour promouvoir l'usage des pistolets en remplacements des gourdins, elle fait, quelques années plus tard une irruption, à grand renfort de publicité, dans le refuge-mouroir de Gennevilliers (1965).

     

    Par ailleurs, sa vie privée défraye tout autant la chronique. Le 17 juillet 1966, elle épouse le milliardaire bavarois Gunter Sachs, rencontré 6 mois plus tôt à Saint-Tropez.

     

    L'annonce de cette union surprend le monde entier, mais davantage encore le pauvre Bob Zagury, son compagnon depuis plus de trois ans, qui l'apprend comme nous par la presse.

     

     

    En 1967, un auteur-compositeur aux feuilles de choux, Serge Gainsbourg, lui présente une chanson écrite pour elle, «Harley Davidson». Ensemble les nouveaux amoureux préparent un album dont une piste au moins devrait faire du bruit : «Je t'aime … moi non plus». Hélas, le mari bafoué obtient au dernier moment le retrait du titre sulfureux : il faudra se contenter de «Bonnie and Clyde». Quant au brave Serge et à sa chanson, une autre se chargera, quelques mois plus tard, de les aimer …elle aussi !

     

     

    Dear Brigitte …

     

    C'est sans enthousiasme que notre vedette rejoint Sean Connery et sa nouvelle moumoute sur le tournage de «Shalako», un western d'Edward Dmytryk (1968) que le public reçoit avec le même sentiment.

     

     

    Plus heureuse sera sa participation à l'oeuvre de Michel Deville, «L'ours et la poupée» (1969). Si la bête est sobrement incarnée parJean-Pierre Cassel, la belle se présente aux spectateurs dans toute la splendeur de ses 35 ans, laissant aux premiers cinéphiles post-soixante-huitards un souvenir impérissable.

     

     

    Oublions ces «Novices» (1970) qui n'étaient pas nées de la dernière pluie pour nous intéresser à un ours tout aussi bien léché, Lino Ventura. Rencontrant, «Boulevard du Rhum» (1971), celle que tout le monde appelle B.B. , le plantigrade saura respecter son serment de ne pas embrasser ses partenaires à l'écran : un vrai dur, ce Lino !

     

     

    Après avoir joué «Les pétroleuses» avec Claudia Cardinale (1971), dans une parodie de western paëlla susceptible de couper l'appétit d'un boulimique affamé, et concédé à Roger Vadim, qui la place dans le même lit que Jane Birkin, l'inversion sexuelle de «Don Juan» (1973), Brigitte Bardot devient, sous la direction de Nina Companeez , l'une des héroïnes de «L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemises», objet de convoitise d'un Francis Huster déjà convaincu de faire une carrière éclatante.

     

     

    Brigitte Bardot
    Les années Bardot …
    Brigitte Bardot

    Au beau milieu du tournage de «Colinot …»

    Brigitte Bardot annonce son intention de mettre un terme à sa vie d'actrice.

     

     

    Les raisons de cette décision sont assez faciles à comprendre. De son propre aveu, elle n'a jamais été une comédienne et son statut de vedette lui est devenu insupportable. Ayant enregistré près d'une centaine de chansons (à celles déjà citée, rajoutons pour mémoire «Sidonie", «La fille de paille»«Tu veux ou tu veux pas ?»«Le soleil de ma vie»«Vous ma lady»), elle aima davantage cette activité à laquelle elle n'eut pas à s'adonner par nécessité.

     

     

    A son corps défendant, celle qui refusa toujours de se reconnaître comme un sex-symbol aura marqué d'une manière indélébile ces 'sixties' que tous ceux qui ne furent pas Vietnamiens sur Terre s'accordent à dire qu'elles furent les années les plus douces de l'histoire de l'humanité.

     

     

    Bouleversant le paysage cinématographique international, elle mit à la retraite toute une génération d'actrices “vampires”, personnifia la République Française, fixa les modes, donna naissance à toute une lignée de “sous Brigitte”, participa enfin, par la liberté de son comportement, à la libération (sexuelle et bien plus encore) de la femme du XXème siècle pour qui " … il s'agissait d'être vertueuse et Bardot ne l'était pas !" (Françoise Sagan) …

     

    Les grandes manoeuvres …

     

    Mais là n'était pas son ambition. Harcelée en permanence par les paparazzi et agressée à plusieurs reprises par ses détracteurs les plus excessifs, victime d'une image -  qu'on a certes construit pour elle mais qu'elle a entretenue avec plus ou moins de conscience - , elle ne pouvait que tomber dans une misanthropie galopante que le comportement de ses contemporains, à son égard ou envers ses amies les bêtes, justifie à ses yeux. Paraphrasant le grand Pascal, plus elle voit les hommes, plus elle aime ses chiens.

     

    C'est à ces derniers en particulier et à tous les animaux en général, qu'elle va, dès lors consacrer son existence. Ses interventions, respectables et salutaires, contre le massacre des bébés phoques ou des tourterelles du Médoc sont dans toutes les mémoires. Face à des adversaires qui n'hésitèrent pas à éliminer un à un les pensionnaires de sa propriété de Bazoches, elle ne baissera jamais les bras. De ce combat inégal, on lui saura gré d'être à l'origine de trois lois votées par la communauté européenne.

     

     

    Elevée au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur par François Mitterrand (1985), créatrice d'une fondation qui porte son nom, elle est récipiendaire de nombreux prix internationaux pour ses actions "animalitaires".

     

     

    Côté coeur, il lui resta encore un peu de place pour épouser en 4ème noces, le 16 août 1992, Bernard D'Ormale, rencontré deux mois plus tôt au cours d'un repas chez Jean-Marie et Jany Le Pen.

    Au tournant de cette année 2013, son actualité la plus récente est reliée à l'affaire des éléphants tuberculeux du Parc de laTête d'Or : exigeant une intervention présidentielle sur le sujet, elle menace, succombant à l'épidémie galopante, de s'expatrier en Russie. On la comprend, les différents régimes soviétiques qui se sont succédé depuis sa naissance s'étant toujours montrés respectueux du droit des animaux.

    Documents

    Sources : «Initiales B. B.» par Brigitte Bardot (Grasset, 1996, à lire absolument pour ne pas s'en tenir à des idées préconçues),«Spécial Bardot» (reportage d'Eddy Matalon et François Reichenbach, 1968), «Et Bardot créa Bardot», documentaire de Benjamin Roussel (2007), «Le mystère Bardot», documentaire de Sophie Agacinsky, Gilles Nadeau et Mei-Chen Chalais (2012), plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

    Brigitte Bardot : 

    "Je n'ai jamais été une actrice dans l'âme.

    Ce que je préférais dans le cinéma, c'était le soir, quand le travail    était fini et que je pouvais enfin me détendre et penser à autre    chose."

    SOURCES : article écrit par © Christian Grenier (janvier 2013)

    http://encinematheque.fr/acteurs/F07/index.asp

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  • BRIGITTE BARDOT

     

     

    Née le 28 septembre 1934 à Paris, Brigitte Anne-Marie Bardot fut sans aucun doute l'actrice française la plus connue dans le monde dans les années 1950 et 1960. Passionnée très jeune pour la danse classique, elle intègre en 1949 le conservatoire de Paris. La même année, elle est engagée par la directrice du magazine Elle dont elle fait alors la couverture.

      

     

    BRIGITTE BARDOT

      

      

    Elle se tourne vers la comédie et suit des leçons chez René Simon, ses parents s'opposent à ce qu'elle devienne actrice mais sous l'insistence de son grand père ils lui laissent tenter sa chance, elle se présente alors au casting d'un film de Marc Allégret qui ne se fera finalement pas et y rencontre son futur mari Roger Vadim ( ils se marieront en 1952 à ses 18 ans ), l'assistant d'Allégret. Elle apparaît pour la première fois à l'écran aux côtés de Bourvil dans Le trou Normand de Jean Boyer en 1952. .

     

     

    En 1953, Anatole Litvak lui offre un petit rôle dans Un acte d'amour avec Kirk Douglas tandis que Sacha Guitry lui propose de jouer Mademoiselle de Rosille, dans Si Versailles m'était conté... aux côtés de Jean Marais. Elle apparaît aux côtés de Gérard Philippe et Michèle Morgan dans Les Grandes manœuvres de René Clair, préférant "un petit rôle dans un très bon film [à] un grand rôle dans un mauvais film".

     

    Brigitte Bardot : l’interview pleine de révélation réalisée par Laurent Delahousse sur France 2

     

     

    Elle obtient la consécration et devient un sex-symbol international pour son rôle dans Et Dieu... créa la femme de Roger Vadim en 1956 et fait aussi sensation au Festival de Cannes où elle éclipse toutes les grandes stars, tant elle est sollicitée par les photographes

     

     

     

    On la retrouve en 1957 dans Une Parisienne de Michel Boisrond aux côtés de Henri Vidal et Charles Boyer et est présente au Festival de Venise l'année suivante avec En cas de Malheur de Claude Autant-Lara avec pour partenaire Jean Gabin. En 1960, malgré l'interdiction de son mari, elle tourna pour Henri-Georges Clouzot dans La Vérité, le tournage fut éprouvant, le réalisateur n'hésitant pas à la gifler pour qu'elle pleure. Le film est considéré par beaucoup comme son chef d'œuvre. Après une tentative de suicide le jour de son anniversaire en 1960, elle s'engage en 1962 pour la cause animale en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs.

     

     

    Après avoir interpréter du Gainsbourg à la télévision, Jean-Luc Godard l'engage dans Le Mépris en 1963. Elle donne la réplique à Jeanne Moreau l'année suivante dans Viva Maria! de Louis Malle, il n'était pas facile pour elle qu'on la compare à un monstre sacré du cinéma comme Jeanne Moreau.

     

     

     

    Le film est un immense succès et la critique est unanime quant à la performance de Brigitte Bardot, n'hésitant pas à faire remarquer que celle ci volait la vedette à sa collègue. En 1968 elle enregistre un album avec Serge Gainsbourg et des tubes comme Harley-Davidson ou Bonnie and Clyde puis reprend sa carrière au cinéma pour Shalako qui se l'un des plus mauvais films de sa carrière.

     

     

     

     

    On la retrouve en 1970 dans L'Ours et la Poupée de Michel Deville et en 1971 dans Les Pétroleuses de Christian-Jaque aux côtés de Claudia Cardinale. Elle achève sa carrière aux côtés du débutant Francis Huster dans L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise en 1973.

     

     

     

     

     

    Filmographie :

     

     

     

     

    1952 : Le Trou normand - de Jean Boyer
    1952 : Manina, la fille sans voiles - de Willy Rozier
    1952 : Les Dents longues - de Daniel Gélin
    1953 : Le Portrait de son père - de André Berthomieu

     

     

     

     

     

    1953 : Un acte d'amour - de Anatole Litvak
    1953 : Si Versailles m'était conté... - de Sacha Guitry
    1954 : Haine, Amour et Trahison - de Mario Bonnard
    1954 : Le Fils de Caroline Chérie - de Jean-Devaivre
    1955 : Futures Vedettes - de Marc Allégret
    1955 : Rendez-vous à Rio - de Ralph Thomas

     

     Brigitte Bardot Brigitte Bardot Photo

     

     

    1955 : Les Grandes Manœuvres - de René Clair
    1955 : La Lumière d'en face - de Georges Lacombe
    1955 : Cette sacrée gamine - de Michel Boisrond
    1956 : Les Week-ends de Néron - de Steno
    1956 : En effeuillant la marguerite - de Marc Allégret

     

     

     

     

     

    1956 : Et Dieu… créa la femme - de Roger Vadim
    1956 : La mariée est trop belle - de Pierre Gaspard-Huit
    1956 : Hélène de Troie - de Robert Wise
    1957 : Une Parisienne - de Michel Boisrond

     

     

     nicolas charrier

     

     

    1958 : Les Bijoutiers du clair de lune - de Roger Vadim
    1958 : En cas de malheur - de Claude Autant-Lara
    1959 : La femme et le pantin - de Julien Duvivier

     

    nicolas charrier 

     

     

    1959 : Babette s'en va-t-en guerre - de Christian-Jaque
     

    Brigitte Bardot

    1959 : Voulez-vous danser avec moi ? - de Michel Boisrond
    1960 : L'Affaire d'une nuit - de Henri Verneuil

     

     

     

    maman et bébé 

     

    1960 : La vérité - de Henri-Georges Clouzot

     

    les parents charrier 

     

    1961 : La bride sur le cou - de Roger Vadim
    1961 : Les amours célèbres - de Michel Boisrond

     

    bb à la maternité 

     

     

    1962 : Vie privée - de Louis Malle
    1962 : Le repos du guerrier - de Roger Vadim
    1963 : Paparazzi - de Jacques Rozier

     

    maman brigitte 

     

    1963 : Le mépris - de Jean-Luc Godard

     

    le père de brigitte 

     Brigitte et son Papa

     

    1963 : Une ravissante idiote - de Édouard Molinaro
    1964 : Chère Brigitte - de Henry Koster
    1965 : Viva María ! - de Louis Malle

     

     

     

     

    1967 : À cœur joie - de Serge Bourguignon
    1968 : Histoires extraordinaires - de Louis Malle

     

     

     

     

     

    1968 : Shalako - de Edward Dmytryk
    1969 : Les femmes - de Jean Aurel

     

     

     

    http://caviardujour.com/ 

     

     

     

    1970 : L'ours et la poupée - de Michel Deville
    1970 : Les novices - de Guy Casaril
    1971 : Boulevard du rhum - de Robert Enrico

     

     

     

     

     http://moviestarmakeover.com/

     

     

    1971 : Les pétroleuses - de Christian-Jaque
    1973 : Don Juan 73 ou si Don Juan était une femme - de Roger Vadim
    1973 : L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise - de Nina Companeez

     

     

     

    BRIGITTE BARDOT

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    http://honey-rider.tumblr.com/

     

     

     

    Brigitte Bardot, St. Tropez, Juillet 1958 

     

     

     

     

     

     

    Image via: designerrdiary.blogspot.com 

     

     

     

     http://chantemavie.centerblog.net/rub-brigitte-bardot-et-sa-famille--2.html

     

     

    Image via Google

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique