André Raimbourg, alias Bourvil (ou durant la « Débâcle », à Arzacq en juin 1940, et en 1941-début 42, Andrel en référence à Fernandel qu'il admirait), n'a jamais connu son père,
Albert Raimbourg (1889-1918), tué durant la Grande Guerre.
Il passa son enfance avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci, un agriculteur nommé Ménard, dans le village de Bourville.
Son cousin germain, Lucien Raimbourg, étant déjà dans le métier, il prit un nom de scène afin d'éviter toute confusion et choisit « Bourvil » en référence au village de son enfance.
Il épousa Jeanne Lefrique (1918-1985) le 23janvier1943 avec qui il eut deux fils :
Après un apprentissage de boulanger, il partit en région parisienne pour tenter une carrière musicale, qu'il commença par des radio-crochets. Jeune artiste en quête de succès, il s’installe avec son épouse, à Vincennes dans un minuscule appartement de la rue des Laitières, au septième étage, sous les toits où il restera jusqu’en 1947.
Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan » (dérivé du comique troupier), mais c'est avec la chanson Les Crayons que sa carrière débuta vraiment en 1945.
Le jeu comique de Bourvil a reposé principalement sur des rôles de gentil, parfois un peu bête ou naïf, comme les rôles qu’il a tenus face à l’énergique Louis de Funès : le personnage incarné par Bourvil parvient toujours, par sa gentillesse, non seulement à faire rire, mais aussi à échapper aux manipulations des personnages machiavéliques interprétés par de Funès.
Bourvil a cependant tenu des rôles plus dramatiques, comme l’homme à tout faire dans L'Arbre de Noël, dans lequel il aide un petit garçon atteint d'une leucémie à assouvir sa passion pour les loups. Dans ce film comme dans les films comiques, le spectateur peut facilement s’identifier au personnage joué par Bourvil, car c’est un homme simple. Dans Le Miroir à deux faces, son jeu est méconnaissable : face à Michèle Morgan, il incarne un homme qui manipule une femme laide pour pouvoir l'épouser, puis lorsque celle-ci devient belle grâce à une opération, il devient ignoble avec elle, jusqu'à la harceler et lui retirer ses enfants.
On peut enfin citer son rôle de l'odieux Thénardier dans l’adaptation cinématographique des Misérables, ou encore son avant-dernier rôle, celui d’un commissaire de police dans Le Cercle rouge. Ce grand comique arrive même à verser des larmes dans Fortunat à l'annonce de la mort d'une institutrice qu'il considérait comme sa mère.
Bourvil était un homme très cultivé. Dans les années cinquante, aimant le calme de la campagne, il choisit le petit village de Montainville, car bien relié à Paris par l'autoroute de l'Ouest. Son ami Georges Brassens, qui habitait non loin de là, à Crespières au Moulin de La Bonde, confiait qu’il était le parfait honnête homme, façon XVIIe siècle et lui suggérait des lectures. Il partageait avec Brassens une connaissance encyclopédique sur la chanson française. Il connaissait aussi Jean-Paul Sartre et on pensa à lui pour la Comédie-Française.
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Il reste aujourd'hui une référence pour de nombreux artistes. François Morel et Antoine de Caunes ont notamment réalisé un portrait de lui, en mars 2005, dans le cadre de l’émission télévisée sur le plus célèbre des Français à travers les siècles, classement dans lequel il arrivait en 7e position, gage d’une très grande popularité, 35 ans après sa disparition. Il parlait le français, l'anglais et un peu l'espagnol dans les films qu'il tournait.
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Il est parfois désigné par le nom d'« André Bourvil » (il existe d’ailleurs un « Théâtre André Bourvil » à Paris, XIe arrondissement). C'est sous ce nom qu'il apparaît au générique et à l'affiche de l'avant-dernier film qu'il a tourné, Le Cercle rouge. Il remercia Jean-Pierre Melville, le réalisateur, pour avoir mentionné ainsi son prénom.
Derniers films et décès
Puis en 1967, lors du tournage des Cracks, le couperet tombe. Au faîte de sa gloire, Bourvil apprend qu'il est atteint de la maladie de Kahler, aussi connue sous le nom de myélome multiple. Ses jours sont comptés. Il vivra en fait trois ans de plus, jusqu'à ce jour du 23septembre1970 où il s'éteint, à l'âge de 53 ans.
Il venait de terminer le tournage du Cercle rouge avec Alain Delon et Yves Montand. Son dernier film, tourné juste après Le Cercle rouge, fut Le Mur de l'Atlantique. Il jouera ce dernier film en souffrant énormément pendant le tournage. Ces deux films sortirent quelques semaines après sa mort..
Jeanne Lefrique, son épouse, née en 1918, mourut le 26janvier1985 dans un accident de voiture, alors qu’elle se rendait de Paris à Montainville sur la tombe de son époux.
1951 : Le Passe-muraille (Mister Peek a Boo) de Jean Boyer : Léon Dutilleul, modeste fonctionnaire (**) (« Mister Peek a Boo » dans la version anglaise)
1945 à fin 1947: Pêle-Mêle, sur Radio-Luxembourg, émission de Jean-Jacques Vital (l'inventeur de La Famille Duraton, futur Directeur de Air Production), avec Monsieur Champagne aux jeux, Ray Ventura et ses Collégiens, Henri Génès..; Robert Rocca assure ses textes
1950 : Quelques Pas dans le Cirage, pour trois mois au Québec, avec Roger Pierre (complice deux ans plus tard dans Le Trou normand), Jean Richard, Darry Cowl, dans le cadre de la troupe Les Burlesques de Paris (dont Louis de Funès fera partie quelques mois plus tard, comme pianiste-comédien) dirigée par Max Révol
1951 et 1952 : Les Aventures de Bourvil, sur Radio-Luxembourg, réalisées par André Sallée, textes de Robert Picq, patronnées par les pâtes Milliat. Bourvil est Marcel Lapierre
1951 : Soucoupes volantes, sur Radio-Luxembourg avec Jean Nohain, émission de Louis Merlin. Bourvil est alors Le Professeur Soucoupe, aux côtés de Pauline Carton et de André Gillois
1956 : Cavalcade avec Georges Guétary, sur Radio-Luxembourg, chacun coachant un groupe d'artistes en compétition, puis
1956 : La Course à l'émeraude, toujours sur Radio-Luxembourg, et Radio Monte-Carlo, et toujours avec Georges Guétary, pour un feuilleton musical cette-fois
Bourvil a mené, parallèlement à sa carrière cinématographique, une carrière au music-hall et à l'opérette, durant laquelle il interpréta près de 300 chansons. Jouant le plus souvent des personnages de gentil, voire de benêt (cf. supra), il en chanta aussi souvent durant plus de la première moitié de sa carrière au cinéma. Parmi les plus connues :
1949 : La Tactique du gendarme, du 4e film d'André Berthomieu avec Bourvil, Le Roi Pandore, paroles de Bourvil et Lionel Leplat, musique d'Étienne Lorin : chanson dont l'effet comique est renforcé par le jeu de jambes et énumérant les qualités requises pour exercer le métier de gendarme (sagacité, bons pieds).
… alors que la même année, il a refusé – toujours par modestie – d'être intronisé dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, Charles de Gaulle s'étant proposé en personne pour éventuellement la lui remettre
Durant les années 60, il a aussi obtenu la Médaille d'Honneur de la ville de Paris
Révérence Dona,<br />
Je vous remercie pour votre réponse même tardive, vous avez eu la gentillesse de lire mon commentaire et de le poster.Ravie de vous connaître, j'ai mis votre blog dans mes liens comme ça je le retrouverais facilement <br />
Oui Eklablog est un très bon serveur de blog, j'y ai un blog.J'adore aussi Vefblog où j'ai deux blogs dont un sur le cinéma crée il y a quelques jours.Je vous donne les liens :<br />
http://passion-cinema.vefblog.net <br />
http://florencesymphonia.vefblog.net (chant & belles voix dans divers styles musicaux)<br />
Et mon blog sur Ekla, consacré à la chanteuse inlandaise Tarja Turunen (ma diva préférée avec Maria Callas) :<br />
http://tarjadiva.eklablog.com<br />
J'espère que mes univers vous plairons.N'hésitez pas à laisser des commentaires, je les lirais volontiers.A bientôt, passez une agréable journée.Bisous <br />
Florence<br />
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PS : je ne suis pas une demoiselle mais une dame mariée.<br />
Depuis 2008 j'ai eu plusieurs blogs sur différentes plateformes de blogs, mais je préfère Ekla et Vef pour leur présentation et leur gestion.
Bonsoir FLORENCE !<br />
Pardon de vous répondre si tard ! Je vous remercie pour votre gentil message !!<br />
Je suis aussi une passionnée ! pensez bien ! et totalement addic de blogs !<br />
de Cinéma, d'Histoire, de Mode.... de photographies aussi !!<br />
tous les jours on peut découvrir des sujets nouveaux....<br />
et EKLABLOG est le meilleur serveur pour les BLOGS !! le seul d'ailleurs !<br />
Génial <br />
Merci pour votre visite, vous êtes toujours la Bienvenue !! Mademoiselle Passionnée !<br />
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Merci !!! DONA ! la porte est grande ouverte !<br />
Bonjour, j'ai découvert votre blog en parcourant l'annuaire de Eklablog et je le trouve formidable, très bien fait et complet.Superbes biographies d'acteurs, infos sur les films, etc...Je laisse un commentaire sur Bourvil, un de mes acteurs préférés avec Jean Gabin et beaucoup d'autres encore.Bravo pour ce blog consacré au cinéma ! <br />
Bien que j'ai trois blogs consacrés à la musique et au chant, je suis également une grande passionnée de cinéma.Je songe d'ailleurs à créer un blog sur le 7ème Art.J'ai eu beaucoup de blogs avant et je ne sais pas pourquoi je n'en ai pas encore fait sur le cinéma, je compte bien rattraper ce retard.<br />
A bientôt de vous lire peut-être ? Bonne continuation.<br />
Bonne journée à vous.<br />
Florence