• Zizi Jeanmaire

     

     

     

    Zizi Jeanmarie:

     

     

    Zizi Jeanmaire c’est de longues jambes à la Cyd Charisse,

    gainées de noir,

    de grands yeux en amandes

    et un sourire gourmand.

     

     

    C’est un casque de cheveux noirs, coupés ras, et une allure un peu androgyne.

     

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    C’est le grand escalier du Casino de Paris, les grands éventails de plumes de « zanimaux » et cette voix gouailleuse, un peu rauque, qui bat la mesure du spectacle.

     

     

             Il faut être au faîte de son art pour devenir une meneuse de revue et posséder toutes les ficelles du spectacle.

     

     

    C’est le cas de Zizi Jeanmaire.

     

     

    Elle est et reste avant tout une danseuse, entrée à la fameuse Ecole de danse de l’Opéra de Paris en 1933, en même temps qu’un certain Roland Petit.

     

     

    Elle sera engagée dans le Corps de ballet en 1940 et acquerra

    dès lors cette rigueur et cette technique impeccable,

    qui sont aussi une école de vie ;

    elle le dira d’ailleurs elle-même : 

     

     

    « On est armé pour la vie après ».

     

     

     

            Certains artistes se sentent un peu à l’étroit dans ces vénérables institutions (voir aussi la Comédie-Française) ;

     

     

     

    ils veulent grandir au plein air, pas sous cloche.

     

    C’est ainsi que Zizi Jeanmaire quitte l’Opéra de Paris en 1945 et rejoint celui qui sera à la fois son compagnon, son mentor et

    son Pygmalion, Roland Petit, qui dirige alors les Ballets des Champs-Elysées,

    devenus un peu plus tard les Ballets de Paris.

     

     

     

    C’est avec cette formation qu’ils créent « Carmen », en 1948, et triomphent aussi bien en Angleterre (au « Prince’s theater »), en France (au Théâtre Marigny) que, surtout, à New-York, où le spectacle reste sept mois à l’affiche de Broadway.

     

     

     

     Zizi Jeanmaire à L’Alhambra, Paris:

     

     

     

    Entre Zizi et le public américain, c’est la naissance d’une idylle ininterrompue.

     

    Celle que les Américains appelleront d’abord « Jeanmaire », tout simplement, y ajoutant plus tard le surnom, venu de l’enfance, de « Zizi », évoquera ces années d’Amérique dans le spectacle « Hollywood Paradise ».

     

     

     

    Elle y fera aussi carrière au cinéma, nous y reviendrons.

     

     

              C’est dans le ballet de Roland Petit « Croqueuse de diamants », en 1950, avec des chansons écrites par Raymond Queneau, que Zizi Jeanmaire chantera pour la première fois sur scène.

     

     

    Une autre vocation est née, qui éclipsera la danse pour quelques années.

     

    La voix, un peu rauque et nasale, n’a pas un registre très étendu, mais la point de gouaille qui la colore, un jeu de scène élaboré, la qualité du répertoire, l’émotion qui sourd de certains textes ou l’euphorie qui jaillit d’autres, donnent aux tours de chant de Zizi Jeanmaire un ton singulier.

     

     

    Elle chantera à l’Alhambra dès 1957, puis se produira à Bobino, au Casino de Paris, dans la revue « Zizi je t’aime » en 1971, où, en sus des éventails, de longs boas caressaient ses jambes fuselées, au Zénith (« Zizi au Zénith ») et sur d’autres scènes prestigieuses.

     

     

    Elle y défendra d’autres chansons que « Mon truc en plumes », des chansons, très nombreuses, de son ami Serge Gainsbourg (« Elisa », entre beaucoup d’autres), de Jean Ferrat, Barbara, des textes de Boris Vian, Raymond Queneau (« La vie Zizi », en 2000)…..Elle chantera aussi de célèbres « standards » américains, comme « Stormy weather » (le grand succès de la sublime et intemporelle Lena Horne), « Just a gigolo » et bien d’autres.

              

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    Au milieu des années soixante-dix, elle reviendra à la danse, montrant que ,malgré les années, elle n’a rien perdu de sa maîtrise.

     

    Son corps est plus souple et délié que jamais et ses jambes sculpturales, au galbe parfait, esquissent avec la même grâce les pas de deux de sa jeunesse.

     

     

    Elle participe donc, à l’Opéra de Paris, en 1975, à « La symphonie fantastique », la création de Roland Petit et elle danse, avec le Ballet de Marseille créé par son compagnon, dans « Chauve-souris » et « Parisiana 25 ». Elle reviendra aussi à Broadway, pour y triompher dans « Can Can », sur une musique de Cole Porter.

     

     

             

     

    Dans les années cinquante, Zizi Jeanmaire entreprendra aussi une carrière hollywoodienne qui tournera court assez vite.

     

    AU CINEMA :

     

    -« Hans Christian Andersen et la danseuse » (« Hans Christian Andersen »-1952)-Charles Vidor : rôle de Dora.

     

    -« Quadrille d’amour » (« Anything goes »-1955)-Robert Lewis : rôle de Gaby Duval.

    -« Folies Bergères/Un soir au music-hall » 1956)-Henri Decoin : rôle de Claudie.

    -« Charmants garçons » (1957)-Henri Decoin : rôle de Lulu Natier.

    -« Guinguette » 1958-Jean Delannoy : rôle de Renée, dite « Guinguette ».

    -« Les collants noirs/Un, deux, trois, quatre » (« Black tights »-1960)-Terence Young.

     

               Dans tous ces films, Zizi Jeanmaire incarne une danseuse ou une chanteuse, mais ses rôles sont plus variés et lui permettent aussi de jouer la comédie.

     

     

    Dans « Un soir au music-hall », elle joue le rôle de Claudie, danseuse

    aux Folies-Bergères, qui rencontre un soldat américain (Eddie Constantine).

     

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    Il s’en éprend et décide de rester à Paris ; mais les deux amoureux se disputent, puis se réconcilient, pour triompher ensemble dans la revue des Folies-Bergères.

     

     

     

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     Dans le film d’Henri Decoin, « Charmants garçons », sur un scénario de Charles Spaak et une musique de Guy Béart et Michel Legrand, Lulu (Zizi Jeanmaire) est encore une artiste de cabaret qui cherche l’amour ;

     

     

     

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    elle hésite entre François Périer, déjà marié, Henri Vidal, trop attiré par la boxe, ou Daniel Gélin, qui exerce le périlleux métier de voleur professionnel ;

    elle finira par succomber aux charmes discrets de Jacques Berthier, qui lui offrait des fleurs tous les soirs, après le spectacle.

     

     

     

    Roland Petit

     

     

    C’est dans ce film sympathque qu’elle chantera, pour la première fois, la chanson qui allait devenir son emblème à travers le monde, « Mon truc en plumes ».

     

     

    Zizi Jeanmaire - one of my all time favourite entertainers - pure class and style and a wild and boundless talent.:

     

    « Guinguette », où elle incarne une ancienne prostituée, propriétaire de la guinguette de ses rêves, au bord de l’eau, la voit s’éprendre de Marco (Jean-Claude Pascal), petit truand voleur de voitures.

     

     

     

                Elle dansera bien sûr, sur des chorégraphies de Roland Petit, dans « Hans Christian Andersen », où le conteur, incarné par Danny Kaye, lui écrit un ballet

    « La petite sirène », et dans « Les collants noirs », avec aussi Moira Shearer

     

     

    (l’interprète des « Chaussons rouges », de Michael Powell), qui reprennent en fait quatre chorégraphies de Roland Petit, dont « La croqueuse de diamants »

    ou « Deuil en 24 heures ».

     

    A LA TELEVISION :

     

    -« Carmen » (1980)-Dirk Sanders : rôle de Carmen.

    -« La belle au bois dormant » (1991)-José Mantes Baquet : rôle de la fée Carabosse.

     

              Il s’agit là de deux ballets dont un , « Carmen », créé dès 1948 avec les Ballets de Paris. Zizi Jeanmaire n’y apparaissait donc pas, à proprement parler, comme une comédienne bien que le ballet, comme l’opéra, requière de ses interprètes un véritable talent d’acteur.

     

     

             Ce talent, elle le manifestera aussi au théâtre.

     

    AU THEATRE :

     

    -« La dame de chez Maxim » (1965), de Georges Feydeau- Mise en scène de Jacques Charon- Théâtre de Palais Royal.

     

     

    -« Marcel et la belle excentrique » (1992), de Jean-Pierre Grédy, d’après Marcel Jouhandeau- Mise en scène de Roland Petit- Théâtre Montparnasse.

     

               « La dame de chez Maxim », mise en scène par Jacques Charon, un des comédiens les plus doués de sa génération et un amoureux exigeant du théâtre, permit à Zizi Jeanmaire , dans un vrai rôle de composition, de montrer des dispositions d’actrice comique.

     

     

    La pièce adaptée par Jean-Pierre Grédy d’un texte de Jouhandeau , où Zizi Jeanmaire donnait la réplique à Michel Duchaussoy, aurait pu devenir une expérience stimulante si la maladie n’y avait mis un terme.

     

     

               http://kmalden.centerblog.net/14.html

     

     

     

    Née Renée Marcelle, Zizi Jeanmaire étudie la danse classique et commence sa carrière comme danseuse à l'Opéra de Paris.

     

     

    Elle rejoint ensuite la compagnie de danse de Roland Petit qui devient son mari. Raymond Queneau écrit pour elle 'La Croqueuse de diamants', ballet dans lequel elle chante pour la première fois.

     

     

    Quatre ans plus tard, en 1954, elle change de voie et se consacre au music-hall.

     

     

    C'est à l'Alhambra, où elle se produit avec la troupe de Roland Petit, qu'elle devient réellement une vedette.

     

    Bernard Dimey lui écrit 'Mon truc en plumes',

    Marcel Aymé 'La Chabraque' et 'Le Jardin d'Elvire'.

     

     

     

     

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    Elle interprète des auteurs comme Guy Béart, Jean Ferrat et surtout Serge Gainsbourg, pour qui elle donne un spectacle hommage au Zénith en 1995 au cours duquel elle interprète les chansons qu'il lui avait écrites.

     

     

     

    Le chemin de Zizi Jeanmaire la fait passer par l'Olympia, Bobino, le théâtre des Champs Elysées et autres lieux mythiques.

     

    Sa carrière est étroitement liée à celle de son mari.

     

    Lorsque celui-ci reprend le Casino de Paris, elle peut y jouer sa propre

    vision du music-hall.

     

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    Elle retourne à l'Opéra de Paris pour la re-création des ballets de Roland Petit et le spectacle qu'elle donne en 2000 à l'Opéra Bastille est chorégraphié par... son mari. En imposant son propre style de music-hall, Zizi Jeanmaire a inscrit son nom parmi les artistes les plus marquantes tandis que la collaboration avec son mari fait de sa vie un parcours singulier et original.

    Lire la suite: http://www.greatsong.net/BIOGRAPHIE-ZIZI-JEANMAIRE,99999082.html

     

     

     

    Zizi Jeanmaire et Roland Petit avec leur fille Valentine
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    "J'ai 84 ans, quelle barbe… La scène me manque. J'ai encore du mal à me mettre dans la tête que c'est fini. Mais je ne peux pas, je ne peux plus" :

     

    en quelques mots sincères et touchants, exceptionnellement exempts de sa gouaille naturelle, Zizi Jeanmaire s'autoprotraiture, dans un instantané nostalgique.

    L'ancienne meneuse de revue popularisée par son tube Mon truc en plumes(interprété par… les star-académiciens il y a quelques semaines) s'est confiée au Parisien, alors que paraît dans le même temps son autobiographie

     

    Et le souvenir que je garde au coeur.

     

    Une autobiographie qui ne fait rien pour cacher, mais au contraire proclame avec effusion, que sa vie, c'est son amour partagé avec le chorégraphe Roland Petit, devenu son époux en 1954.

     

     

     

    "Ce livre, je l'ai surtout écrit comme une déclaration d'amour à mon époux

    ,livre-t-elle sans ambages.

     

    Pour parler de tout ce qu'il a fait dans sa vie, de sa réussite et par conséquent de la mienne.

    Il l'a lu avec attention.

     

    A la fin, il m'a serrée dans ses bras et il m'a dit : 't'as mis le paquet !'".

     

     

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    Elle se rappelle comment, cinquante ans en arrière,

    elle a quitté l'Opéra pour se lancer dans le music-hall, liant leurs deux destins :

     

     

    "J'ai été attirée par Roland dès que je l'ai connu, se souvient-elle. Nous étions amis, il me conseillait pour m'habiller…

    Pendant les périodes où nous ne travaillions pas ensemble, il me manquait au quotidien. Quand je suis partie le retrouver à New York, c'était sans arrière-pensée, juste pour vivre près de lui. Et là, c'est arrivé !

    Moi, je ne pensais même pas au mariage,

    c'est lui qui a voulu.

    Après, rien n'aurait pu nous séparer.

    Je lui ai dit : '

     

    Fais-moi un enfant' et notre Valentine est arrivée."

     

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    Un parcours hors du commun, revisité à l'aune d'un grand amour. Une belle histoire à lire.

     

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    Avec Roland Petit, décédé le 10 juillet 2011 à 87 ans, disparaît un des plus grands chorégraphes français.

     

    Ses créations, dès le milieu des années 1940, se sont inscrites d’emblée dans le foisonnement artistique de l’après-guerre.

     

     

    À ses chorégraphies seront associés les noms de grands danseurs,

    comme Rudolph Nouréev et Margot Fonteyn, Jean Babilée, Nina Vyroubova ou Maurice Béjart, mais aussi ceux de peintres, musiciens et écrivains, comme Picasso, Dutilleux, Prévert, Cocteau, Kosma, Carzou…   

     

     

      

    Né le 14 janvier 1924 à Villemomble (Seine Saint-Denis) d'une mère italienne et d'un père cafetier aux Halles, il avait débuté à 10 ans à l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris.

    A l'automne dernier, il était revenu à l'Opéra de Paris avec trois de ses plus célèbres ballets, "Le Rendez-vous", "Le Loup" et "Le Jeune homme et la mort", créés dans les années 50. "A chaque fois qu'il vient, c'est le retour de l'enfant prodigue", soulignait alors Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l'Opéra.

    Roland Petit, qui était marié avec Zizi Jeanmaire, habitait depuis une dizaine d'années à Genève.

    Une vie consacrée à la danse

    Au cours de sa longue carrière, il est passé par les Ballets des Champs-Elysées (1945), les Ballets de Marseille (1972-1998), Hollywood où il a collaboré avec des grandes compagnies de danse classique, et par le Casino de Paris où il invente en 1961 un spectacle complet autour de Zizi Jeanmaire, sa femme et sa muse.

    Membre en 1945 des "Ballets des Champs-Elysées", il crée "Les Forains", puis "Le Jeune homme et la mort" avec Babilée. En 1948, il fonde les "Ballets de Paris" et crée "Les Demoiselles de la nuit" pour Margot Fonteyn.

    Dès leur création, ses chorégraphies, qui témoignent de sa conception théâtrale du ballet, deviennent des classiques qui entrent au répertoire. Son ballet "Carmen" (1949), avec Zizi, marque le début de sa notoriété.

    A son retour des Etats-Unis, Roland Petit adapte la comédie musicale américaine au goût français et monte avec "la Revue des Ballets de Paris", "Mon truc en plumes", pour Zizi (1961-62). En 1966, il triomphe avec "L'Eloge de la folie".

    Nommé en 1970 directeur de la danse à l'Opéra de Paris, il renonce rapidement à sa charge et monte de grands spectacles au Casino de Paris qu'il a racheté ("La Revue", "Zizi je t'aime"). Puis le couple abandonne l'entreprise en 1976.

    Avec "Les ballets de Marseille", Roland Petit crée des oeuvres magistrales ("Pink-Floyd ballet", "Le Chat botté", "La Dame de pique", "Ma Pavlova", "Le Guépard", "Le Lac des cygnes et des maléfices").

    Après Marseille, il continue de créer de nouveaux ballets ("Clavigio") et remonte ses oeuvres à travers le monde.

    L'automne dernier, il était revenu à l'Opéra de Paris avec trois de ses plus célèbres ballets, "Le Rendez-vous", "Le Loup" et "Le Jeune homme et la mort".

    Grand prix national des Arts et des Lettres (1979), officier de la Légion d'honneur, le chorégraphe a publié "J'ai dansé sur les flots" (1993) et "Temps liés avec Noureev" (1998).

    Roland Petit et Zizi Jeanmaire ont eu une fille, Valentine.

     

     

     

     

     

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