• Afficher l'image d'origineDanièle Delorme, (de son vrai nom Gabrielle, Danièle, Marguerite, Andrée Girard), est née le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret est une actrice et productrice de cinéma française.

    Afficher l'image d'origineElle est la fille du peintre et affichiste André Girard. 

    Danièle Delorme a créé l’Atelier An. Girard à Paris et dirige la galerie.

    Elle fait des études de piano pour devenir concertiste mais la guerre l’oblige à les interrompre. Elle se réfugie à Cannes où elle suit les cours de théâtre de Jean Wall puis elle débute dans la compagnie théâtrale de Claude Dauphin et en 1942 Marc Allégret l’engage dans Félicie Nanteuil. Après guerre elle se perfectionne avec Tania Balachova et René Simon. Son interprétation de Gigi d’après Colette en 1949 lui apporte la renommée et sur cette lancée tourne de nombreux films où sa grâce, sa pudeur et sa passion à fleur de peau dans des rôles d’héroïne fragile souvent marquée par le destin font impression. Dans les années 1950 et 1960 elle joue au théâtre les grands auteurs tels Ibsen, Jean Anouilh, Paul Claudel, Pirandello.

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    Après un rôle à contre-emploi de femme machiavélique dans Voici le temps des assassins de Julien Duvivier elle prend au début des années 1960 quelque distance avec son métier d’actrice pour faire de la production. On la revoit dans les films d’Yves Robert dans les années 1970 et incarne en 1980 pour la télévision Colette dans La Naissance du jour de Jacques Demy. En 1982 elle crée la collection vidéo Témoins, biographies de personnalités contemporaines.

    Danièle DelormeElle fut mariée à Daniel Gélin de 1945 à 1955, mariage dont est issu Xavier Gélin.

    Elle a ensuite été mariée à Yves Robert, de 1956 jusqu’à la mort de ce dernier. Ensemble ils ont créé la maison de production La Guéville qui a notamment produit La Guerre des boutons etAlexandre le bienheureux.

    Elle a été présidente de la Commission d’avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC) en 1980 et 1981. Elle a également été présidente du Jury de la Caméra d’Or au Festival de Cannes 1988. Toujours en 1988, elle a fait partie de la commission des sages qui proposa la création du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en remplacement de la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL).

    Elle est membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

    Danièle Delorme - Demain, tout commenceBiographie : Demain, tout commence

    Présentation de l’éditeur
    Danièle Delorme :  » une petite gueule marrante « , disait d’elle Colette, lorsqu’elle tourna Gigi en 1949. En soixante ans de carrière, cette enfant de la balle s’est imposée comme l’une des héroïnes préférées des Français, à la fois fraîche, sensible et combative, sur les planches comme à l’écran.

     

    Au travers d’elle, de son parcours, ce sont autant de figures aimées que nous retrouvons : celle de Gérard Philipe, son premier amour à Antibes durant la guerre, quand ni lui ni elle n’étaient acteurs, mais aussi celles de ses deux maris, Daniel Gélin puis Yves Robert, auprès de qui elle a vécu un demi-siècle. Privilège rare, Danièle Delorme a créé des pièces d’Anouilh ou de Salacrou. Elle a tourné sous l’œil de Clouzot ou de Duvivier et fréquenté des écrivains majeurs : Suarès, Genet ou Ionesco. De portrait en portrait, nous retrouvons aussi ses partenaires de jeu, qui forment une classe d’amis au talent fou, tous singuliers : Jean Gabin, Louis Jouvet, Simone Signoret, Bernard Blier, Jean Carmet, Antoine Bourseiller, Philippe Noiret ou Jean Rochefort…

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    De Colombe à La Guerre des boutons, de Maison de poupée à Un éléphant, ça trompe énormément, sans oublier la saga du Grand Blond ou celle de Pagnol, La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, Danièle Delorme n’a jamais cessé de s’engager, comme comédienne, comme productrice et comme femme, pour un répertoire populaire et de qualité. Femme de cœur et d’action, elle livre un récit qui regarde en arrière – pour mieux aller de l’avant.

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    Un livre pudique devant les douleurs, toujours tendre et joyeux.

     

    Demain, tout commence
    Edité par Robert Laffont (2008)
     

    SOURCES - http://www.atelier.angirard.com/daniele-delorme/

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    Jules Berry fut sans doute l'un de nos acteurs les plus excentriques.

    Magicien, dandy, mondain, roublard, tous ces qualificatifs le dépeignent tel qu’il était.

     

     

     

     

    Joueur il l’aura été toute sa vie, dans tous les domaines.

     

     

    Ainsi  se caractérisait cet homme, talentueux à l’extrême, mais peu exigeant dans ses choix souvent imposés par sa nécessité du moment.

    Quel dommage !

     

    Consolons-nous en le retrouvant dans son histoire et souvenons-nous de ce diable de Jules dans «Les visiteurs du soir» pour nous persuader, si besoin se faisait sentir, qu’il fut bien un artiste exceptionnel

     

    JULES BERRY (1883-1951)

    Il incarna une flopée d’escrocs avec une gourmandise qui donne faim ! Il aimait forcer le trait– « surjouer », comme on dirait aujourd’hui. Il accentuait à l’envi le grincement particulier de sa voix. Son phrasé était ponctué de fausses hésitations, ce qui faisait dire aux mauvaises langues qu’il ne connaissait pas bien son texte.

     

     

     

    Il jouait de ses mains avec exubérance, comme le font les prestidigitateurs afin de distraire l'attention des spectateurs et dissimuler les secrets de leurs tours : mains virevoltantes sortant souvent du cadre ; main s'ornant d'une cigarette ; main négligemment glissée dans une poche du veston…

     http://lechouandesvilles.over-blog.com/article-de-quelques-comediens-elegants-d-autrefois-66744248.html

     

    JULES BERRY

     

    Marie Louis Jules Paufichet naît le 9 février 1883, à Poitiers où ses parents sont commerçants quincailliers.

    Ils s’installent par la suite à Paris.

    Jules Berry 

    Le futur Jules Berry bon élève, fait ses études secondaires et songe à devenir architecte.

     

    Mais il adore la littérature et se sent irrésistiblement attiré par le théâtre.

     

    Il décroche un premier engagement dans un théâtre parisien, puis travaille en province et même en Belgique francophone.

    En 1908, Jules Berry a sa première expérience cinématographique

    avec Louis J. Gasnier.

    Jules Berry 

    Mais pour lui, il s’agit d’un passe-temps, son vrai métier c’est le théâtre où il excelle. Il se laisse néanmoins convaincre, en 1928, de travailler sous la direction de Marcel L’Herbier pour le film «L’argent».

    Photo Dédicacé  

    Il a pour partenaires Brigitte Helm mais aussi le futur metteur en scène belge Raymond Rouleau.

    Jules Berry 

    Il a, entre temps, rencontré la comédienne Jane Marken 

    qui sera sa compagne à la ville.

     

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    En 1932, Jules Berry tourne sous la direction de André Berthomieu son premier film parlant «Mon cœur et ses millions» avec en vedette féminine Suzy Prim. Grand acteur habitué à la scène, le sonore, sert encore mieux son talent.

     

    Les engagements ne manquent pas. La même année il tourne à Berlin, sous la direction de Robert Siodmak, «Quick» avec la vedette britannique fétiche des studios de la UFA, Lilian Harvey.

     

     

    Jules Berry 

    En 1933, il est à l’affiche, avec Renée Saint-Cyr dans «Arlette et ses papas» et avec Elvire Popesco pour «Une femme chipée». L’année 1935 lui réserve des scénarii inquiétants: il est l’abominable Batala dans «Le crime de monsieur Lange» de Jean Renoir, tandis que «Baccara», deYves Mirande, est une sombre affaire d’escroquerie.

     

    En 1936, il retrouve Robert Siodmak, pour un trafic de prostituées vers l’Amérique latine «Le chemin de Rio» avec l’actrice d’origine hongroise 

    Käthe von Nagy. L’acteur travaille bientôt presque uniquement au cinéma.

     

    Cette activité lui permet de gagner plus aisément que sur les planches les sommes dont il a besoin pour assouvir sa passion du jeu.

     

    Il est ainsi à l’affiche de quarante films entre 1936 et 1940, dont «Le jour se lève» (1939) de Marcel Carné avec Jean Gabin et «Derrière la façade» (1939)

    avec Erich von Stroheim.

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    Sous l’occupation, il tourne un peu moins.

     

    L’année 1942 va lui procurer de très beaux rôles: avec «Les visiteurs du soir» de Marcel Carné, aux côtés de Arletty et Alain Cuny, où il est un Méphisto très convaincant avec ses traits accusés et sa voix caractéristique grinçante; et aussi

    «Le voyageur de la Toussaint» de Louis Daquin.

     

     

    Mais Jules Berry n’a pas le cœur en fête. Sa femme, la jeune comédienne Josseline Gaël, de trente ans sa cadette, mère de sa petite fille Michèle, vient de le «plaquer» pour vivre dans un luxe ostentatoire avec un truand français qui travaille pour la Gestapo.

     

    Jules continue néanmoins à apparaître dans quelques productions dont «L’assassin a peur la nuit» (1943) de Jean Delannoy avec la très belle mais, elle aussi, bien inconséquente Mireille Balin.

     

    En 1945, l’acteur est au générique de «Étoile sans lumière» auprès de Edith Piaf et Yves Montand débutant. En 1946, en intervenant d’une manière très chevaleresque devant les tribunaux, il évite le pire à son épouse emprisonnée et jugée pour ses agissements sous l’occupation.

     

    Puis Jules Berry tourne encore une dizaine de films, le plus souvent alimentaires, avant de s’éteindre, des suites d’une crise cardiaque, à l’Hôpital Broussais de Paris, le 23 avril 1951.

    © Caroline HANOTTE

     

     

    1908 CM Tirez s’il vous plaît – de Louis J. Gasnier
    1911 CM Cromwell / Olivier Cromwell – de Henri Desfontaines avec Germaine Dermoz
    1912 CM Le secret du lac – de ? avec Harry Baur 
    CM Les amis de la mort – de ? avec Pierre Bressol
    1913 CM Shylock, le marchand de Venise – de Louis Mercanton & Henri Desfontaines avec Harry Baur
    1928 L’argent – de Marcel L’Herbier avec Brigitte Helm
    1932 Mon cœur et ses millions – de André Berthomieu avec Gaston Dupray 
    Quick – de Robert Siodmak avec Hans Albers 
    Quick – de Robert Siodmak & André Daven avec Lillian Harvey 
        Version française de « Quick »
    Le roi des palaces / Le roi du Palace Hôtel – de Carmine Gallone avec Betty Stockfeld
    1933 Arlette et ses papas – de Henry Roussel avec Renée Saint-Cyr 
    CM Un petit trou pas cher – de Pierre-Jean Ducis avec Julien Carette
    1934 Et moi, j’te dis qu’elle t’as fait de l’œil – de Jack Forrester avec Ginette Leclerc 
    Une femme chipée – de Pierre Colombier avec Elvire Popesco 
    Jeunes filles à marier – de Jean Vallée avec Mady Berry 
    CM Le crime de monsieur Pegotte – de Pierre-Jean Ducis avec Suzy Prim
    1935 Le crime de monsieur Lange – de Jean Renoir avec René Lefèvre 
    Touche à tout – de Jean Dréville avec Fernand Gravey 
    Baccara – de Yves Mirande avec Marcelle Chantal
    1936 Le disque 413 / Symphonie d’amour – de Richard Pottier avec Gaby Basset 
    Le chemin de Rio / Cargaison blanche – de Robert Siodmak avec Käthe von Nagy 
    27 rue de la Paix – de Richard Pottier avec Gaby Basset 
    Une poule sur un mur – de Maurice Gleize avec Saturnin Fabre 
    Le voleur de femmes – de Abel Gance avec Annie Ducaux 
    Monsieur Personne – de Christian-Jaque avec Henri Marchand 
    Rigolboche / Reine de Paris – de Christian-Jaque avec Mistinguett 
    La bête aux sept manteaux – de Jean de Limur avec Junie Astor 
    Les loups entre eux – de Léon Mathot avec Bernard Lancret 
    Le mort en fuite – de André Berthomieu avec Michel Simon 
    Aventures à Paris – de Marc Allégret avec Arletty 
    L’homme à abattre – de Léon Mathot avec Madeleine Robinson
    1937

    L’habit vert – de Roger Richebé avec Victor Boucher 

     


    Arsène Lupin, détective – de Henri Diamant-Berger avec Rosine Deréan 
    Rendez-vous aux Champs-Élysées – de Jacques Houssin avec Pierre Larquey 
    Les rois du sport – de Pierre Colombier avec Fernandel 
    L’inconnue de Monte Carlo – de André Berthomieu avec Dita Parlo 
    L’inconnue de Monte Carlo ( la signora di Montecarlo ) de Mario Soldati avec Oswaldo Valenti 
        Version italienne de « L’inconnue de Monte Carlo »
    L’Occident – de Henri Fescourt avec Charles Vanel 
    Un déjeuner de soleil – de Marcel Cravenne avec Jacques Baumer 
    Hercule / l’incorruptible – de Alexandre Esway & Carlo Rim avec Gaby Morlay 
    Balthazar – de Pierre Colombier avec Danièle Parola

    1938 Mon père et mon papa – de Gaston Schoukens avec Alice Tissot 
    Eusèbe député – de André Berthomieu avec Elvire Popesco 
    Son oncle de Normandie / La fugue de Jim Baxter – de Jean Dréville avec Eddy Lombard 
    Cas de conscience – de Walter Kapps avec Roger Karl 
    Le club des aristocrates – de Pierre Colombier avec Armand Bernard 
    Les deux combinards – de Jacques Houssin avec Josseline Gaël 
    Café de Paris – de Yves Mirande avec Véra Korène 
    Accord final – de Ignacy Rosenkranz avec Georges Rigaud 
    L’avion de minuit – de Dimitri Kirsanoff avec Pierre Sergeal 
    Carrefour – de Curtis Bernhardt avec Charles Vanel
    1939

    Clodoche / Sous les ponts de Paris – de Raymond Lamy avec Denise Bosc 
    L’héritier des Mondésir – de Albert Valentin avec Fernandel 
    Le jour se lève – de Marcel Carné avec Jean Gabin 
    Derrière la façade / 32 Rue de Montmartre – de Georges Lacombe & Yves Mirande avec Erich von Stroheim 
    La famille Duraton – de Christian Stengel avec Blanchette Brunoy 
    Retour au bonheur / L’enfant dans la tourmente – de René Jayet avec Gina Manès 
    Paris-New York – de Yves Mirande & Claude Heymann avec Jacques Baumer 
    L’embuscade – de Fernand Rivers avec Valentine Tessier 
    Face au destin – de Henri Fescourt avec Gaby Sylvia

     

     

     

    1940 Chambre treize – de André Hugon avec Josseline Gaël 
    La comédie du bonheur – de Marcel l’Herbier avec Jacqueline Delubac 
    L’an quarante – de Yves Mirande avec Fernand Charpin 
    Soyez les bienvenus – de Jacques de Baroncelli avec Gabrielle Dorziat 
    Parade en sept nuits – de Marc Allégret avec Janine Darcey
    1941

    Les petits riens – de Raymond Leboursier avec Claude Dauphin 
    Après l’orage – de Pierre-Jean Ducis avec Lysiane Rey 
    La symphonie fantastique – de Christian-Jaque

    avec Jean-Louis Barrault 
    La troisième dalle – de Michel Dulud avec Milly Mathis

    1942 Le grand combat – de Bernard-Roland avec Blanchette Brunoy 
    Des jeunes filles dans la nuit – de René Le Hénaff & Yves Mirande avec Gaby Morlay 
    Le camion blanc – de Léo Joannon avec Marguerite Moreno 
    Les visiteurs du soir – de Marcel Carné avec Alain Cuny 
    Le voyageur de la Toussaint – de Louis Daquin avec Assia Norris 
    Marie-Martine – de Albert Valentin avec Renée Saint-Cyr
    1943 L’assassin a peur la nuit – de Jean Delannoy avec Mireille Balin 
    L’homme de Londres – de Henri Decoin avec Héléna Manson 
    Béatrice devant le désir / Béatrice – de Jean de Marguenat avec Renée Faure 
    Le soleil de minuit – de Bernard-Roland avec Aimé Clariond
    1944 Le mort ne reçoit plus – de Jean Tarride avec Thérèse Dorny 
    Tristi amori – de Carmine Gallone avec Luisa Ferida 
    Je t’aimerai toujours ( t’amerò sempre ) de Mario Camerini avec Alida Valli
    1945 Messieurs Ludovic – de Jean-Paul Le Chanois avec Bernard Blier 
    Monsieur Grégoire s’évade – de Jacques Daniel-Norman avec Yvette Lebon 
    Dorothée cherche l’amour – de Edmond T. Greville avec Suzy Carrier 
    Etoile sans lumière – de Marcel Blistène avec Edith Piaf 
    L’assassin n’est pas coupable – de René Delacroix avec Albert Préjean
    1946 Désarroi – de Robert-Paul Dagan avec Valentine Tessier 
    La Taverne du Poisson Couronné / Au poisson couronné – de René Chanas avec Michèle Martin
    1947 Si jeunesse savait – de André Cerf avec Paul Azaïs 
    Rêves d’amour – de Christian Stengel avec Pierre Richard-Willm
    1948 Pas de week-end pour notre amour – de Pierre Montazel avec Luis Mariano
    1949 Histoires extraordinaires – de Jean Faurez avec Fernand Ledoux 
    Le portrait d’un assassin – de Bernard-Roland avec Maria Montez 
    Tête blonde – de Maurice Cam avec Denise Grey 
    Sans tambour ni trompette – de Roger Blanc avec Anouk Ferjac 
    CM Vedettes en liberté – de Jacques Guillon avec Madeleine Robinson 
        Seulement apparition
    1950

    Le gang des tractions-arrière – de Jean Loubignac

    avec Roland Armontel 
    Les maîtres nageurs – de Henri Lepage avec Henri Vilbert

     

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    Jiří Trnk

    Marionnettiste, cinéaste, illustrateur, peintre, sculpteur et décorateur pour la scène, Jiří Trnka passe pour l’un des plus grands créateurs de films de marionnettes de tous les temps.

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    A partir des années 1930 et jusqu’à sa disparition en 1969, à l’âge de 57 ans, il a illustré près de 150 livres, tourné une vingtaine de films d’animation, dont cinq longs-métrages, et créé un millier de marionnettes pour le cinéma et le théâtre.

     

    Artiste éclectique, habile, laborieux, au style inimitable, homme taciturne et sensible, Jiří Trnka est né il y a 100 ans, le 24 février 1912.

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    A cette occasion, plusieurs événements se tiennent, tout au long de cette année, en République tchèque et ailleurs, notamment une exposition itinérante consacrée à Trnka qui voyage à travers le monde et qui est accueillie par les Centres tchèques

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    Ce Petit monde, photo: ina.frCe Petit monde, photo: ina.fr

     

    « C’est tout un Petit monde qui se présente aujourd’hui au Palais du Louvre : le Petit monde du bon géant qu’est Jiří Trnka, peintre, illustrateur, marionnettiste et cinéaste tchécoslovaque.

     

    Un Petit monde à la fois poétique et truculent que chacun de nous, un jour, a vu apparaître sur les écrans. »

     

     

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    Le spot publicitaire dont vous venez d’entendre un extrait a été tourné en décembre 1959, à l’occasion de l’ouverture de l’exposition « Ce Petit monde » sur le travail de Jiří Trnka

    au Palais du Louvre.

     

     

    Jiří TrnkaJiří TrnkaNé à Plzeň, en Bohême de l’Ouest, dans une famille ouvrière où la fabrication de jouets était une tradition, Jiří Trnka se passionne, dès son enfance, pour les marionnettes. Il les taille dans du bois et les met en scène pour ses petits camarades.

     

    Son professeur de dessin au lycée, Josef Skupa, qui deviendra lui-même un marionnettiste renommé, encourage Trnka, fait de lui son proche collaborateur et lui suggère de tenter le concours d’entrée

    à l’Ecole des Arts et Métiers de Prague où le jeune homme de 17 ans est aussitôt admis.

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    Diplômé, Jiří Trnka entame sa carrière comme illustrateur de livres, dessinateur pour les journaux et décorateur au Théâtre national. Fidèle à sa passion, il ouvre, en 1936,

    un théâtre de marionnettes à Prague.

     

    'L’Année tchèque''L’Année tchèque'Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, Jiří Trnka est appelé à diriger le célèbre studio d’animation tchèque Bratři v triku (Les frères en pull rayé).

     

     

    Trnka réalise alors plusieurs dessins animés (comme le conte « Grand-père plante une betterave » ou « Le Cadeau »), mais il se détourne vite de ce genre qui lui apparaît trop « plat », superficiel, burlesque mais en même temps peu vivant, pour fonder en 1946 un studio du film de marionnettes.

     

    Il tourne alors, avec des acteurs en bois, ses chefs-d’œuvre, inspirés souvent des contes, mythes et coutumes populaires de son pays, comme 

    « L’Année tchèque », « Le Prince Bayaya », « Les Vieilles légendes tchèques »

    ou encore « Le Brave soldat Chveïk ».

     

     

    Loutka Jiřího Trnky - Staré pověsti české

     

     

    Le plus grand succès de Trnka sera probablement le long-métrage 

     

    « Le Songe d’une nuit d’été », adapté de Shakespeare et

    présenté à Cannes en 1959.

     

     

    Pour être crédible et le plus proche possible des caractères humains, Jiri Trnka s’appuyait, en créant ses marionnettes, sur le jeu d’acteur.

     

    Il demandait par exemple à son ami comédien Ladislav Pešek de lui répéter des gestes et postures, qui étaient ensuite reproduits par les marionnettes. Michaela Mertová de la Cinémathèque nationale explique :

    'Le Songe d’une nuit d’été''Le Songe d’une nuit d’été'

    « Les marionnettes de Trnka ne sont toutefois pas une copie des êtres humains. Ce sont des masques qui représentent différents caractères.

     

    Voilà pourquoi ses marionnettes ne parlent pas, ne bougent pas les lèvres et font peu de gestes mimiques.

     

    Les émotions, les états d’âme des personnages, Trnka les exprimait par l’éclairage et la composition des prises de vue.

     

     

    S’il travaillait avec Ladislav Pešek et aussi avec le mime Ladislav Fialka, c’était justement au niveau de la pantomime. Ladislav Fialka a collaboré à son célèbre film ‘Ruka’ (La Main), ainsi qu’au ‘Songe d’une nuit d’été’.

     

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    Pour ce film-là, Fialka a créé toute une chorégraphie de ballet.

     

     

    Cela a été tellement crédible que dans un festival, un critique de cinéma a soupçonné Trnka d’avoir fait un faux film d’animation. Il était persuadé qu’il ne s’agissait pas de marionnettes, mais de danseurs filmés de loin. »

     

     

    Le collaborateur de Trnka et animateur Břetislav Pojar parle, lui aussi, dans ses souvenirs, de ces moments forts, typiques pour Trnka, de « scènes silencieuses » où, après un geste brusque, l’image se fige, les marionnettes restent un instant immobiles et juste les vibrations de la lumière, des cheveux ou d’un bout de vêtement font croire que celles-ci étaient vivantes. Michaela Mertová :

     

     

    'Le Prince Bayaya''Le Prince Bayaya'« Le style de Trnka est très lyrique et poétique. Même avec des moyens minimalistes, il savait transmettre au spectateur l’émotion, l’ambiance de l’instant présent, ce qui est typique pour l’illustration, où un seul dessin raconte toute une histoire et aussi pour le théâtre de marionnettes.

     

     

    Chaque spectateur peut trouver dans ses films des choses qui l’interpellent.

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    Là se trouve aussi un piège, car la plupart des Tchèques ont vu les films de Trnka en tant qu’enfants. Comme ces films sont rarement diffusés à la télévision ou projetés au cinéma, les gens restent dans cette optique-là. Quand ils revoient les films à l’âge adulte, ils constatent avec stupéfaction qu’il ne s’agit pas vraiment de films destinés au public enfantin.

     

    Trnka, lui-même, ne créait pas pour un groupe spécifique de spectateurs, il s’adressait à tout le monde.

     

    En revanche à l’étranger, c’est le plus souvent le public adulte qui a accès aux films de Trnka.

     

    Il est toujours surpris d’apprendre qu’en République tchèque, Trnka est perçu comme auteur de films et de dessins pour enfants. »

     

     

    'Les Vieilles Légendes tchèques''Les Vieilles Légendes tchèques'Pour voir les films de Jiří Trnka, qui ne sont pas disponibles en DVD, le public tchèque doit, hélas, faire appel aux sites de téléchargement (soyons clairs :

     

    souvent illégal) sur Internet.

     

     

    Ou alors, Michaela Mertová suggère aux amateurs du cinéma d’animation tchèque de se déplacer… au Japon, ou les films de Trnka et d’autres animateurs tchèques sont appréciés et distribués.

     

    Pareil pour une éventuelle restauration et la numérisation des films de Jiří Trnka – elles ne sont pas à l’ordre du jour, faute de moyens financiers.

     

    Quant au projet du Musée Trnka qui pourrait être installé dans sa maison sur l’île pragoise de Kampa, il est en discussion depuis plusieurs années...

    Pour Michaela Mertová, coorganisatrice de l’exposition Trnka présentée successivement dans les Centres tchèques à l’étranger, le 100e anniversaire de la naissance de l’artiste est surtout une opportunité de redécouvrir non seulement les films de Trnka, mais également ses peintures, dessins, illustrations, sculptures et objets d’art appliqué. Ce sera aussi l’objectif de la rétrospective Trnka qui devrait avoir lieu à l’automne à Prague et d’autres manifestations encore, par exemple d’un festival Trnka préparé pour décembre prochain par la communauté tchèque de Nancy.

    'Le Jardin''Le Jardin'

     

     

    En 1962, Jiří Trnka a sorti son fameux livre « Zahrada » (Le Jardin), bien connu de plusieurs générations de Tchèques, un récit poétique et humoristique pour petits et grands qu’il a non seulement illustré mais également écrit.

     

    Pour parler de Trnka illustrateur (et cinéaste, les deux domaines étant indissociables chez lui), nous avons invité au micro le cinéaste français Bertrand Schmitt :

     

     

    « Je me rappelle que quand j’étais enfant, chez mes parents, il y avait une série de livres de l’éditeur Gründ, des contes d’Andersen, de Perrault et de Grimm.

     

    C’est à travers ces contes que j’ai découvert Jiří Trnka et son travail d’illustrateur.

     

    J’avais été assez impressionné par la qualité, le côté très fin et précis du travail de Trnka, mais également par la variété de celui-ci. Entre les contes d’Andersen et de Perrault par exemple, il avait fait un travail très différent.

     

     

    Aujourd’hui, quand je pense à des contes d’Andersen notamment ou de Grimm, j’ai souvent l’image des illustrations de Trnka qui me reviennent à la mémoire.

     

    C’est bien plus tard que j’ai vu les films d’animation de Jiří Trnka, mais je n’ai pas tout de suite fait le lien, je n’avais pas forcément compris que l’animateur était également l’illustrateur.

     

     

    Quand j’ai compris, je me suis dit que c’était vraiment un personnage impressionnant, parce qu’il avait réussi à créer un univers riche en tant qu’illustrateur et un univers très fort en tant qu’animateur.

     

     

    Ensuite, et c’est une troisième étape par rapport à son travail, je me suis un peu détaché de l’œuvre de Trnka.

     

     

    Je trouvais, certes, son animation riche et précise, car il a réussi à introduire presque du film joué d’acteur dans l’animation, mais à un moment donné, j’ai trouvé cela trop parfait. Aujourd’hui, en revoyant les films de Trnka, de nouveau l’émerveillement revient. »

     

     

    Reconnaît-on Trnka – peintre et illustrateur dans ses films ?

    'Le Songe d’une nuit d’été''Le Songe d’une nuit d’été'

     

    « Oui, par exemple dans ‘Le Songe d’une nuit d’été’, il y a un véritable travail sur les décors. C’est une fresque.

     

     

    Certains plans sont composés comme serait composé un tableau.

     

    C’est peut-être la première chose qui frappe chez Trnka :

     

    le travail sur les détails, la lumière, les mouvements de caméra qui sont impressionnants pour des films d’animation (on a souvent l’impression que les films d’animation sont ‘plats’).

     

     

     

    Chez Trnka, il y a un mélange entre un travail cinématographique, presque le mouvement à l’intérieur de l’image, et en même temps, chaque image est composé comme une fresque. »

    'Le Jardin''Le Jardin'

     

     « Le Jardin », dont vous venez d’entendre un extrait interprété par l’acteur Karel Höger, est inspiré de plusieurs jardins que Trnka a connus et aimés dans sa vie. Evidemment, c’est un jardin assez particulier, sauvage, mystérieux, habité par un nain, une baleine, des éléphants et un chat malin. Un jardin découvert par cinq petits garçons qui y vivent plein d’aventures.

    Jiří Trnka avait cinq enfants nés de ses deux mariages. Entourés dès leur petite enfance du monde magique de leur père, de ses marionnettes, dessins, tableaux, meubles créés par lui-même, ils ont tous été, dans leur vie professionnelle, proches des arts plastiques. Jiří Trnka junior, devenu architecte,

     

    se souvient avoir vu son père sculpter des marionnettes 

    « comme s’il épluchait des pommes de terre ».

     

     

     

    Dans ses souvenirs, il raconte une histoire qui exprime, peut-être, cette sorte de nostalgie omniprésente dans l’œuvre de Trnka, une nostalgie de l’enfance :

     

    « Un beau jour ensoleillé, ma sœur et moi, nous avions envie de jouer avec les marionnettes dans le jardin de notre maison à Košíře.

     

    C’était un beau, grand jardin avec de vieilles arbres creux, où nous pouvions poser les marionnettes et imaginer ensuite des histoires.

     

     

    Je me souviens d’une de ces marionnettes, d’un mignon petit renard. Puisque le renard doit se cacher dans un trou, nous l’avons mis dans un creux d’arbre. Mais ce creux-là était profond, le renard est tombé trop bas et nous n’arrivions plus à le sortir.

     

     

    En pleurant, nous sommes allés chercher papa, pour qu’il vienne nous aider. Papa a pris conscience de la gravité de la situation.

     

    Il a aussitôt interrompu son travail est il s’est mis à chercher le renard avec nous.

     

    Or, nous ne savions plus de quel arbre s’agissait-il et encore moins de quel creux.

     

    Et voilà, le renard avait disparu.

     

     

    A chaque fois que ma sœur et moi, nous sommes revenus dans ce coin-là du jardin, même après des années, nous avons toujours regardé et tâtonné dans les creux, en espérant que le renard allait apparaître.

     

    Mais nous ne l’avons jamais retrouvé.

     

     

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    Papa nous a promis de nous en faire un autre, mais il n’a plus eu le temps.

     

    Alors quelque part à Košíře, dans un creux d’arbre se cache aujourd’hui encore un joli petit renard en peluche. 

     

     

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    Charles Denner

    Interprète, Auteur du commentaire,

    Naissance : 25 mai 1926 à Tarnów (Pologne)

     

    Décès : 10 septembre 1995 à Dreux
    (Eure-et-Loire, France)

     

    Formation

    Issu d'une famille juive polonaise, Charles Denner arrive à Paris à l'âge de quatre ans.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance et participe aux combats du Vercors.

     

    En 1945, il apprend l'art dramatique chez Charles Dullin tout en gagnant sa vie comme tailleur ou maroquinier.

    En 1948, remarqué par Jean Vilar alors qu'il interprète au théâtre un rôle de clown dans Les mamelles de Tirésias d'après Guillaume Apollinaire, il intègre la troupe du Théâtre National Populaire.

    En 1955, il débute au cinéma au côté de Gérard Philipe dans La meilleure part d'Yves Allégret.

     

    Carrière au cinéma

    La carrière cinématographique de Charles Denner commence grâce au théâtre : Claude Chabrol, séduit par l'étrange séduction du Goering que le comédien interprète sous ses yeux dans La résistible ascension d'Arturo Ui, lui propose en 1962 de l'engager pour Landru.

     

    Denner, affublé depuis l'âge de vingt-cinq ans de rôles de vieillards avec faux nez et perruque, accepte sans hésiter de se raser le milieu du crâne et de se laisser pousser les favoris, pour mieux devenir Gambais :

    un personnage qui, grâce à la maîtrise incomparable de son jeu, atteint une performance digne

    du Monsieur Verdoux de Charlie Chaplin.

     

    Le succès de Charles Denner lui vaut alors d'être sollicité pour de nouveaux rôles de sadiques barbus. Mais l'acteur refuse la facilité.

    C'est donc dans La vie à l'envers, film d'un parfait inconnu - Alain Jessua -, qu'on le retrouve en 1963, traduisant à merveille le lent glissement d'un solitaire vers l'internement à vie.

     

    A la fois banal et émouvant, Denner accroche, y compris dans des rôles de second plan (Compartiments tueurs, 1964, et Z, 1968, de Costa-Gavras ; Le voleur 1966, de Louis Malle).

     

     

     

    Dévoué à la cause de ses personnages jusqu'à oublier tout le reste

    ("je suis habité par une monomanie"), Denner est un artisan de l'émotion humaine.

     

    Tantôt maître chanteur (Mado, 1976, de Claude Sautet), tantôt père déchirant (Le vieil Homme et l'enfant, 1966, de Claude Berri), tantôt dératiseur puceau jusqu'à sa rencontre de Bernadette Lafont (Une belle fille comme moi, 1972, de François Truffaut), il fait plus que jouer : il sert.

     

    Aidé en cela par le charme d'une voix singulière dans laquelle, sous une rudesse apparente, vibrent les nuances les plus subtiles du désir, de l'espoir ou de la déception. Mais les personnages que Denner affectionnent sont ceux que dévore une obsession obscure.

     

     

    Bien qu'il excelle également dans le registre du pur comique (Robert et Robert, 1978, de Claude Lelouch), il préfère l'ambiguïté.

     

    C'est François Truffaut qui, neuf ans après La mariée était en noir, offre à Charles Denner un rôle à la mesure de son talent.

     

    Devenu Bertrand Morane, L'homme qui aimait les femmes, Denner assure au film d'abord pressenti comme une comédie dramatique une dimension plus profonde. Ecrivain rongé par la passion des femmes, Morane-Denner n'est pas un dragueur, mais un homme tout simplement, au silencieux mal-être, poétique et tendre.

     

    Dans son univers où les jambes des femmes sont "des compas qui arpentent le globe et lui donnent son équilibre et sa forme", Denner touche au point de l'égarement à la fois douloureux et souriant. C'est lui, selon Truffaut, "le comédien poétique par excellence", qui imprime au scénario le ton d'un film devenu depuis inoubliable.

     

    Après une dernière apparition dans Golden Eighties (1985) de Chantal Akerman, Charles Denner, malade, se retire.

     


    Il obtint deux nominations aux Césars, l'une en 1977 (meilleur acteur dans un second rôle dans Si c'était à refaire, de Claude Lelouch), l'autre en 1978 (meilleur acteur dans L'homme qui aimait les femmes).

     

     

    Autres activités

    Charles Denner joue au théâtre jusqu'au début des années 1970. Il se distingue notamment dans Les Mamelles de Tirésias, dans Le Cid, dans Lorenzaccio et dans Tambour dans la nuit.


    A la télévision, il joue Les Rustres (1963) de Jean Pignol, L'Idiot (1968) d'André Barsacq,

    La Sourde Oreille (1980) de Michel Polac, ou Espionne et tais-toi (1985) de Claude Boissol.

     

     

    http://www.cineressources.net/recherche_t_r.php?type=PNP&pk=45221&rech_type=E&textfield=Charles+Denner&rech_mode=contient&pageF=1&pageP=1

     

     

     

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    Happy Birthday ! Louise Brooks née le 14 novembre 1906...

     
     
     

     
     Louise Brooks est une actrice américaine, née le 14 novembre 1906 à Cherryvale (Kansas), et morte le 8 août 1985 d'une crise cardiaque à Rochester.
     
    Louise Brooks in 'Pandora's Box' (1929).
     





     
    Née à Cherryvale (Kansas) en 1906, de son vrai nom Mary Louise Brooks, cette actrice aux cheveux d'un noir d'ébène, à la coupe si singulière, est surtout connue pour ses rôles dans les films muets des années 20 aux États-Unis mais aussi, pour trois de ses films, en Europe en 1929 et 1930.
     
     
     
    Ses parents sont quelque peu "absents", et bien qu'ils lui donnent le goût des livres et de la musique - sa mère était une pianiste de talent, lui jouant Debussy et Satie -, ils ne peuvent la protéger d'abus sexuels de la part d'un voisin. Cela aura une influence majeure sur sa vie et sa carrière - elle affirmera plus tard être incapable d'aimer vraiment.
     
    Louise Brooks en photos...
     
    Louise Brooks - Modeling, "Follies and Scandals".
     






     
    Louise Brooks fin des années 1930.
     
     
    Louise Brooks en 1931.
     
     
    Louise Brooks dans "A Social Celebrity" (1926).
     
     
    Louise Brooks, Portraits.
     






     
    Louise Brooks dans " Prix de beauté" (1930).
     


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    Buster Keaton

    Par François Massarelli - le 13 août 2013

     

    Buster Keaton

    Biographie

    Joseph Frank Keaton Junior est né le 4 octobre 1895 au Kansas. Ses parents, Joseph et Myra, sont acteurs de vaudeville et l’enfance de celui que son père surnommera Buster est passée sur les planches, et ce dès l’âge de cinq ans.

     

    Il y développe très vite une endurance physique et un don pour la cascade qui ne le quitteront pas une fois arrivé à Hollywood.

     

    Dans les années dix, il intègre la troupe de Roscoe « Fatty » Arbuckle au moment où celui-ci s’affranchit de la compagnie de Mack Sennett, sous la houlette du producteur Joseph Schenck.

     

    Keaton, auprès de Al St-John, John Coogan et d’autres, devient acteur, gagman, assistant réalisateur auprès d’un comédien dont le sens de l’humour lui correspond très bien.

     

    En 1917, Keaton est incorporé dans l’armée, mais il réintègre la troupe d’Arbuckle à sa démobilisation en 1919.

     

    En 1920, suite au départ d’Arbuckle vers le long métrage, Schenck propose à Buster de devenir la vedette d’une série de films en deux bobines.

     <p>Le Cameraman (The Cameraman, 1928)</p>

     

     

    A la même époque, sur la recommandation de Douglas Fairbanks, il est la vedette d’un film de Herbert Blaché adapté d’une pièce à succès, The Saphead.

    buster keaton rws bday part 2 also i know there are literally like 10 bk smiling sets out there but i dont give a shit
    De 1920 à 1923, Keaton tourne 19 courts métrages, qui seront suivis de 12 longs métrages entre 1923 et 1929.

     

    buster9

     

    Schenck sera le producteur de tous ses films jusqu’à 1928, date à laquelle le producteur vend le contrat de Buster à la MGM.

     

     

    Le parlant ne sera pas fatal à Keaton, mais son prestige ne se relèvera pas des vicissitudes et de la déchéance qu’il traverse à partir de 1928, entre divorce et alcoolisme.

     

     

    59 mn

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    colonne droite

    Here is some of Buster Keaton for you all.

    Great silent comedian, who you should

    all be familiar of. Get watching his stuff!

     

    Il deviendra tour-à-tour acteur dans des films très modestes, gagman, réalisateur de courts métrages de complément de programme, avant d’être redécouvert dans les années 50 et 60, essentiellement grâce au collectionneur Raymond Rohauer, qui avait préservé tous ses films.

    Buster Keaton vers 1925

     

    Soucieux de diriger une équipe dans laquelle tous les talents pouvaient s’exprimer, Keaton cosigne généralement les films dans lesquels il joue, notamment avec son complice Eddie Cline mais aussi avec des metteurs en scène plus établis, comme Mal st-Clair, Clyde Bruckman ou Donald Crisp.

     

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    Si à la fin de sa carrière muette, à partir de College (1927), il n’est même plus crédité, il est pourtant bien l’auteur des 31 films muets qu’il interpréte entre The High Sign (1920) et Spite Marriage (1929).

     

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    Keaton travaille comme Chaplin, dont on oublie souvent les "réalisateurs associés" (Charles Reisner sur The Pilgrim et The Gold Rush, Henri d'Abbadie d'Arrast sur The Gold Rush encore, Monta Bell sur A Woman of Paris, ou encore Robert Florey sur M. Verdoux).

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    Personne ne conteste à Chaplin son crédit unique sur ses films or la situation est la même pour Keaton :

    c'est simplement que l'un comme l'autre ont besoin aussi souvent que possible d'un assistant qui puisse conduire les manoeuvres quand ils sont occupés en tant qu'acteurs...

     

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    Keaton est donc un cinéaste, attaché à donner à voir sa vision du monde, le plus souvent contemporain, mais pas toujours.

     

    buster-reading

    S’il prend ses films au sérieux, au point de demander à ses techniciens de continuer leur travail alors qu’il est en train de risquer la noyade (Our Hospitality) ou de décider de ne sortir qu'en dernière extrémité un film achevé qui l’a déçu (The High Sign), il aime aussi ouvrir toutes grandes les portes de l’absurde, tant visuel que thématique.

     

     

    buster-running

     

     

    Si le doute subsiste encore sur son rang d'auteur,  il suffit de regarder l'ensemble de ses films pour voir apparaître un style visuel unique en son genre et qui reste le même de film en film…

     

    sis-buster-1

    Keaton a survécu jusqu’aux années 60, mais n’a jamais vécu dans le luxe auquel pouvait prétendre Chaplin ou Harold Lloyd.

     

     buster8

     

     

    Manifestement, peu lui importait, et il a su garder jusqu’à sa mort en 1966 un humour féroce, une incroyable bonne humeur sous un visage de pierre.

     sis-busterblogathon

     

     

    C’était aussi, et surtout, un metteur en scène surdoué, tombé littéralement amoureux de la caméra dès son premier contact avec l’objet, qui avait tout compris en matière de timing et qui avait développé une pratique exigeante et périlleuse de l’art d’être un acteur.

     

    C’était, en d’autres mots, un génie, l’un des

    plus grands du septième art.

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     http://www.dvdclassik.com/personnalite/buster-keaton

     

     buster keaton rws bday part 2 also i know there are literally like 10 bk smiling sets out there but i dont give a shit

     

     

     

     

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     Steve McQueen | by Barry Feinstein:

    Hommage à Steve McQueen mort le 7 novembre 1980.

     

     

     

     

     "Il aimait le cinéma, il aimait les femmes, il aimé la vitesse, et sa vie, il l'a vécue à 200 à l'heure. L'immense Steve McQueen nous a quittés il y a tout juste 33 ans, alors qu'il n'avait que 50 ans, un âge bien jeune pour partir, même pour une étoile filante d'Hollywood."
     
     
     
    Steve McQueen, de son vrai nom Terence Steven MacQueen — né le 24 mars 1930 à Beech Grove dans l'Indiana aux États-Unis, et mort le 7 novembre 1980 à Ciudad Juárez au Mexique —, est un acteur, producteur, pilote automobile et pilote de moto américain. Ses rôles d'anti-héros font de lui une icône de la contre-culture. En 1974, il est la star du cinéma la mieux payée au monde.
     
    Never So Few (1959).
     







     

    Après cinq ans passées dans l'armée, il entre en 1952 au célèbre Actor's Studio de New York, l'école d'art dramatique fondée par Elia Kazan et dont Lee Strasberg fut l'une des pierres angulaires en y enseignant la fameuse "Méthode" de Stanislavski.
     
     
    Trois ans plus tard, Steve fait ses débuts sur les planches de Broadway. Il a alors 25 ans, et tous réalisent le potentiel du jeune homme. Les succès vont alors s'enchaîner très vite pour la star en devenir.
     
     
    En 1956, Steve tourne dans son premier film - Marqué par la haine, de Robert Wise -, avant de se diriger vers le petits écran où il va incarner un chasseur de primes de l'Ouest américain dans la fameuse série Au nom de la loi, entre 1958 et 1961.
     
     
    Auréolé de cet immense succès populaire, le cinéma lui fait les yeux doux et il va enchaîner les triomphes, qui vont en faire l'acteur le plus célèbre de sa génération : Les sept mercenaires (1960), La grande évasion (1963), L'affaire Thomas Crown (1968), Bullitt (1968), Le Mans (1970), Guet-apens (1972), Papillon (1973), La tour infernale (1974) et Le chasseur (1980) qui sera son ultime film.
     
     
    "L'affaire Thomas Crown (1968)".
     








     
    Marié entre 1957 et 1972 à Neile Adams (qui lui donnera un garçon et une fille, son petit-fils joue aujourd'hui dans la série Vampire Diaries), Steve est un homme à femmes et ne s'en cache pas. Il épousera en secondes noces l'actrice Ali McGraw (Love Story) qu'il rencontre sur le tournage de Guet-apens. Mais malgré l'amour fou qu'il éprouve pour elle, il ne cesse d'enchaîner les liaisons et de consommer toujours plus de drogues, ce qui le rend paranoïaque à l'extrême. Après sa rupture d'avec Ali, il s'installe avec la jeune Barbara Minty, un mannequin en vogue à l'époque.
     
     
    Ali MacGraw et Steve McQueen.
     
     
    Addict à l'extrême, il connaîtra le cannabis quotidiennement et surtout l'héroïne dont il deviendra rapidement accro et qui lui causera de graves problèmes de santé. Atteint d'un cancer des poumons qui ne tardera pas à se généraliser, il part se faire opérer au Mexique contre l'avis de ses médecins américains, et il décédera à l'âge de 50 ans, d'une crise cardiaque, un jour après son opération.
     
    Steve McQueen Ferrari 250 GT Berlinetta Lusso.
     
     
    Steve McQueen, photographié par Leonard McCombe, 1961.
     
     

     Steve McQueen et sa Jaguar,1960.
     
     
    Steve McQueen, la légende 1968.
     
     
    "Bullitt (1968)".
     
     
    Steve McQueen.
     






     
     
     
     
     
     
     
     
     

     

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    Marcel Carné est un réalisateur français, né le 18 août 1906 à Paris et mort le 31 octobre 1996 à Clamart.

    Marcel Carné naît à Paris dans le quartier des Batignolles (XVIIe arrondissement), d'un père ébéniste. Sa mère meurt alors qu'il a cinq ans et il est alors élevé par sa grand-mère. Il est très vite attiré par le cinéma : il se rend chaque jeudi à une projection de film, puis de plus en plus souvent, trichant quelquefois pour ne pas avoir à payer le prix de sa place.

    Son père souhaite qu'il reprenne sa succession et devienne ébéniste, comme lui. Marcel Carné commence donc des cours pour apprendre à tailler le bois. Il les abandonne ensuite même s'ils ne lui déplaisent pas plus que ça. Il suit à la place deux fois par semaine, en cachette, des cours de photographie à l'école des Arts et Métiers.

    Pour payer ses séances de cinéma qui se font de plus en plus nombreuses, il travaille alors dans une banque, puis une épicerie et dans une compagnie d'assurance.

     

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    Premières expériences cinématographiques

    La première rencontre décisive de sa carrière a lieu en 1928 : il rencontre Françoise Rosay, la femme de Jacques Feyder lors d'un dîner chez des amis communs. À la fin du repas, il obtient de celle-ci qu'elle organise pour lui une rencontre avec Feyder. Carné est alors engagé comme assistant-réalisateur secondaire sur le nouveau film de Feyder, Les Nouveaux Messieurs.

    À la suite de cette première expérience, il part faire son service militaire en Rhénanie.

    Lorsqu'il revient en France, en 1929, la revue Cinémagazine organise un concours de critique de films. Carné en soumet cinq, et reçoit le premier prix. Il est engagé comme critique cinématographique. Il écrit aussi dans les revues Hebdo-Film, Vu, Cinémonde et Film-Sonore.

    En 1929, il décide de réaliser son premier documentaire sous le titre Nogent, Eldorado du dimanche, aidé financièrement par Michel Sanvoisin. Ce court-métrage raconte l'échappée dominicale de la jeunesse parisienne dans les guinguettes des bords de Marne. Charles Peignot le convainc ensuite de tourner des films publicitaires avec Jean Aurenche et

    Paul Grimault.

     

     

    Puis il devient assistant pour la mise en scène de Richard Oswald dans le film Cagliostro 1929, de René Clair dans le film Sous les toits de Paris (1930), de Jacques Feyder pour Le Grand Jeu (1934), Pension Mimosas (1935) et La Kermesse héroïque (1935). Il dit de Feyder : « Je dois à peu près tout à Feyder. II m'a appris ce qu'est un film, depuis sa préparation jusqu'à la mise en scène proprement dite et aussi la direction des acteurs... La meilleure école de cinéma, c'est la pratique. »

     

    Metteur en scène

    En 1936, grâce à l'aide de Feyder, il réussit à réaliser son premier film, Jenny et c'est à cette époque qu'il fait la connaissance de

    Jacques Prévert, le scénariste qui contribue à établir sa réputation. Le tandem Carné-Prévert montre lors de leur premier film, Drôle de drame, une entente remarquable qui ne cesse de se renforcer.

     

    Quai des brumes



    Le Quai Des Brumes (1938) avec Jean Gabin, Michèle Morgan,

    Pierre Brasseur et Michel Simon (rien que ça !)


    "Au Havre, Jean, un déserteur, cherche à se cacher avant de pouvoir quitter le pays. Grâce à un clochard, il trouve refuge dans une baraque du port où il fait la connaissance d'un peintre singulier et de Nelly. Il tombe amoureux de la belle jeune femme, orpheline, qui est sous la coupe du misérable Zabel…"

    Servi par une incroyable atmosphère, à mi-chemin entre L'Expressionnisme Allemand des années 20 et le Film Noir Américain des années 40, Le Quai Des Brumes est indéniablement un classique du cinéma français. Sorti à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, le film de Marcel Carné (d'après le roman de Pierre Mac Orlan avec des dialogues de Jacques Prévert, des décors d'Alexandre Trauner et une lumière d'Eugen Schüfftan) sera, malgré la censure (en amont et en aval du tournage) un succès à la fois critique et public. Sans oublier que c'est dans Le Quai Des Brumes que l'on retrouve une des plus célèbres répliques du cinéma : "T'as d'beaux yeux tu sais ".

    Les enfants du Paradis



    Les Enfants Du Paradis (1943) avec Arletty, Jean-louis Barrault, Pierre Brasseur, Marcel Herrand, Maria Casares

     


    " Fin des années 1828. Sur le boulevard du Temple à Paris, alias boulevard du Crime, parmi les acteurs et les bateleurs, l’amour et la mort jouent la comédie. C’est d’ici que part la ronde capricieuse du destin qui contrarie toujours l’amour de la belle Garance et du mime Debureau. Autour d’eux, d’autres destins se jouent : celui de Nathalie, amoureuse de Debureau, et de Frédérick, amoureux de Garance…"

     



    Classique par excellence, Les Enfants Du Paradis est considéré par beaucoup comme un des plus beaux films du monde. Sur les magnifiques dialogues de Jacques Prévert, tourné dans des conditions difficiles pendant l'Occupation (le décorateur Alexandre Trauner et le compositeur Joseph Kosma, juifs, travailleront d'ailleurs dans la clandestinité), le long-métrage (de plus de trois heures) de Marcel Carné a également bénéficié d'une très belle restauration.

     

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    Le Quai des brumes, tourné en 1938, marque un résultat important dans leur collaboration. Le film remporte un grand succès grâce à l'habileté de Carné dans la représentation des extérieurs et la direction des acteurs et au grand talent de Prévert qui réussit à amalgamer quelques-uns des thèmes du surréalisme tardif, typiques de sa poésie, avec une atmosphère inquiète à laquelle on doit certainement le charme du film.

     

    En 1938, suivent Hôtel du Nord et en 1939, le remarquable Le jour se lève où il raconte l'histoire d'un ouvrier qui, au moment où il va être arrêté par la police dans sa chambre, revit les instants qui l'ont amené à tuer par amour et, quand le soleil se lève, se suicide d'une balle.

    Dans ce film très engagé, la figure de l'ouvrier, que le Front populaire montre comme protagoniste social, devient un des thèmes de Prévert, qui interprète la réalité en termes métaphysiques suivant lesquels c'est le destin qui trace les événements de la vie, une figure socialement abstraite et anonyme.

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    Cette forme de fatalisme existentiel marquera la fin des espoirs du premier Front populaire et ce n'est pas un hasard si cette année-là sort aussi le film dramatique de Jean Renoir, La Règle du jeu.

    Suit en 1942, Les Visiteurs du soir, légende médiévale à la recherche formelle poussée (bien que le réalisateur ait été peu satisfait des costumes).

     
     
     

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    Marcel Carné, assis, en compagnie de Roland Lesaffre avec lequel il entretint une relation sentimentale.
     
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    Lorsque Paris est libéré, Carné et Prévert présentent leur chef-d'œuvre, Les Enfants du paradis, situé dans le Paris du XIXe siècle, sur

    le Boulevard du Crime, autour d'un mime fameux, Jean-Gaspard Deburau, et d'un grand acteur, Frédérick Lemaître, du début de leurs carrières jusqu'à la célébrité et de l'amour qu'ils ont tous deux pour la belle Garance.

     Au-delà de ces ressorties, vous aurez du mal à passer à côté de la remarquable exposition consacrée aux Enfants du Paradis à la La Cinémathèque Française.

    Exposition les enfants du paradis

    Le film fascine par son sens du récit, par l'adresse avec laquelle sont présentés figures et événements, par le soin apporté au cadrage et à la photographie et surtout par la prouesse des acteurs, de Jean-Louis Barrault à Pierre Brasseur, d'Arletty à Maria Casarès, de Marcel Herrand à Gaston Modot. L'année suivante, Carné et Prévert enchaînent avec Les Portes de la nuit.

     

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    Par la suite, Carné produit des œuvres moins importantes, mais de qualité, comme Juliette ou la clé des songes (1950), Thérèse Raquin (1953), Les Tricheurs (1958), Trois chambres à Manhattan (1965), Les Jeunes Loups (1968) et Les Assassins de l'ordre (1971).

     

    Homosexuel lui-même, mais de manière non publique, Marcel Carné traita dans plusieurs de ses films, de manière secondaire ou parfois oblique, de thèmes homosexuels :

     

    les relations ambiguës entre Jean Gabin et Roland Lesaffre dans

    L'Air de Paris, le personnage de Laurent Terzieff, qui se fait entretenir par des personnes des deux sexes dans Les Tricheurs, le gigolo bisexuel des Jeunes Loups. Il déclarait à ce sujet : « Je n'ai peut-être jamais tourné d'histoire d'amour entre hommes, mais ça a été souvent sous-jacent. [...]

     

    Mais d'histoires entre homos, non. Je me suis souvent posé la question : est-ce que c'est un manque d'audace ?

    Les films homosexuels ne font pas beaucoup d'entrées, c'est un circuit restreint, et je n'aimerais pas avoir un insuccès dans ce domaine, d'autant que je n'aimerais filmer alors qu'une grande histoire d'amour.

    Mais je crois surtout que j'aime mieux les choses qu'on devine. »

     

     

     
     
     
     
     

    Marcel Carné meurt à Paris le 31 octobre 1996.

    Il est enterré au cimetière Saint-Vincent dans le 18e arrondissement de Paris, au pied de la butte Montmartre.

    ( Tombe de Marcel Carné et Roland Lesaffre

    au cimetière Saint-Vincent )

     

     

     

    Polémiques

    Dès sa sortie, le film Le Quai des brumes est l'objet de nombreuses polémiques. Jean Renoir le baptise Le Cul des brèmes et insinue que c'est un film fasciste.

    À l'inverse, Lucien Rebatet, journaliste et critique collaborationniste, décrit ainsi Marcel Carné dans Les Tribus du cinéma et du théâtre publié en 1941 : « Marcel Carné est aryen, mais il a été imprégné de toutes les influences juives. Il n'a dû ses succès qu'à des juifs et a été choyé sous leur étiquette. Carné, qui ne manque pas de dons, a été le type du talent enjuivé. Il a été, en France, le représentant de cet esthétisme marxiste qui est partout un des fruits de la prolifération des Juifs....

     

     

    Ses héros sont des médiocres assassins, des candidats au suicide, des souteneurs, des entremetteuses... Dans l'immense diffusion du cinéma, ces produits spécifiques du judaïsme ont joué un rôle de dissolvant social et contribué à l'avilissement des esprits et des caractères ». À la sortie des Visiteurs du soir en 1943, Rebatet s'est fait photographier entre Arletty et Marcel Carné.

     

     

     

    Filmographie

    Distinctions

    • Lion d'argent de la meilleure réalisation à la Mostra de Venise pour Thérèse Raquin (1953)
    • Lion d'or récompensant l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise, partagé avec John Ford et Ingmar Bergman (1971)
    • European Film Award d'honneur : Life Achievement (1995)

     

    • Praemium Imperiale (1989)

    À propos du duo Carné/Prevert

    Marcel Carné et Jacques Prévert ont fait de nombreux films ensemble : le premier comme metteur en scène, le second comme dialoguiste et scénariste. Ces films ont été les plus grands succès de la carrière de Carné. Beaucoup se sont interrogés sur la paternité à attribuer à chacun sur ces projets.

    Dans son portfolio consacré à Jacques Prévert pour l'ADPF, Danièle Gasiglia-Laster écrit : « On a parfois décrété que les images raffinées et esthétisantes de Carné s'accordaient mal avec le style direct et populaire des dialogues de Prévert. C'était méconnaître la richesse et la variété de ce style qui allie humour et poésie, onirisme et notations réalistes, lyrisme et fantaisie, qui donne l'impression d'être immédiat et spontané mais résulte d'un travail minutieux. Georges Sadoul a parlé de « réalisme poétique » en évoquant l'association Prévert-Carné, Pierre Mac Orlan dira « fantastique social ».

     

    Ces désignations reflètent bien la dualité de ces films, où des personnages issus de milieux modestes évoluent dans les décors inquiétants et splendides d'Alexandre Trauner, portés par la musique de Maurice Jaubert ou de Joseph Kosma ». Selon D. Gasiglia-Laster, l'opposition que l'on fait habituellement entre Carné et Prévert résulte donc d'une insuffisante prise en considération de la démarche artistique de Prévert et de ce qui, chez lui, n'est pas réductible au jaillissement d'un burlesque incontrôlé.

    Carole Aurouet en revient à l'opposition mais lui trouve des avantages dans Prévert, portrait d'une vie : « Prévert et Carné ont incontestablement des caractères contraires. C’est d’ailleurs probablement leur opposition qui permit leur complémentarité dans le travail et qui fit leur succès. »

     

    D'après Raymond Bussières, « Carné “encadrait” bien le délire de Jacques », « leur œuvre commune [étant] faite de leur perpétuel conflit ». Selon lui, « les deux hommes sont aussi différents que possible, et chacun apportait à l’autre ce qu’il n’avait pas. Carné est aussi froid que Jacques est délirant » (à Marcel Oms). Il ne pense pas qu’il y ait existé une profonde amitié entre les deux hommes mais plutôt une sorte d’attachement assez difficile à cerner de l’extérieur. Arletty qualifie quant à elle Carné de « Karajan du septième art » qui « dirige par cœur la partition qui lui est confiée, en grand chef » (La Défense).

     

    Si Prévert ne se livre pas sur le sujet, Carné précise en 1946 à Jean Queval dans L'Écran français du 29 mai : « Sur le plateau, je ne change pas un mot et je veille au respect absolu de son texte par les acteurs. Il arrive que je sois contraint de couper : je ne le fais jamais sans son accord ». En 1965, lorsque Robert Chazal lui demande d’évoquer à nouveau sa collaboration avec Prévert, le cinéaste répond :

    « On a tellement dit de choses inexactes à ce sujet… Ceux qui veulent m’être désagréables disent que, sans Prévert, je n’aurais pas fait les films que l’on connaît. D’autres disent la même chose à propos de Prévert. En fait, notre rencontre a été bénéfique, mais il aurait été néfaste pour l’un comme pour l’autre d’éterniser une collaboration qui ne s’imposait plus. Nous avions évolué chacun de notre côté.

     

    Il faut pour collaborer comme nous l’avons fait, Prévert et moi, une identité de vue et de réaction qui ne peut être un phénomène de très longue durée. […] Beaucoup de journalistes chercheront à savoir quelle part revenait à chacun d’entre nous dans la confection d’un film. Nous-mêmes n’aurions pas su très bien le dire. Sauf les dialogues que Prévert rédigeait seul et que j’ai rarement modifiés, la rédaction du scénario, le choix des acteurs, étaient un peu un travail en commun, où l’importance de la part de l’un et de l’autre variait suivant le film. Notre collaboration cependant s’arrêtait à la remise du script définitif, Prévert me laissant absolument libre de réaliser le film comme je l’entendais… […] J’avais peut-être un certain équilibre inné de la longueur des scènes et de la construction. »

     

     

     

     

     

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  •  Biographie de Dustin Hoffman : acteur révélé dans Le Lauréat en 1967

    L’acteur américain Dustin Hoffman a fait ses débuts sur les planches avant de percer au cinéma.

    Lisez la biographie du comédien vu dans Le Lauréat et Macadam Cowboy.

    Né le 8 août 1937 à Los Angeles aux États-Unis, Dustin Hoffman est le fils d’un décorateur de plateau. Passionné par l’univers de l’interprétation, il suit des cours d’art dramatique à la Pasadena Community Playhouse, avant d’intégrer l’Actor’s Studio à New York. Comme bon nombre d’acteurs, il amorce sa carrière artistique sur les planches. Il décroche un rôle dans En attendant Godot, une pièce de Samuel Beckett. Il joue même à Broadway et durant l’une de ses prestations, il est remarqué par Mike Nichols. Sa carrière cinématographique débute alors en 1967. Lisez le reste de sa biographie.

     

     

    Biographie de Dustin Hoffman : sa carrière au cinéma

    Après Le Lauréat, pour lequel il obtient une nomination à l’Oscar du meilleur acteur, Dustin Hoffman rencontre un tel succès qu’il enchaîne les plateaux de tournage. Sa grande aptitude à se seoir à différents registres lui permet de décrocher des rôles importants dans des films tels que : Macadam cowboy (1969), Little Big Man (1970), Les Chiens de paille (1971), Papillon (1973), Bob Fosse (1974), Les Hommes du président (1976), Marathon Man (1976) et Kramer contre Kramer (1979), entre autres.

    La filmographie de l’acteur

    Depuis sa révélation au cinéma, Dustin Hoffman ne cesse d’enchaîner les films. Son répertoire filmique se compose de grosses productions, à l’instar de Tootsie (1982) et Rain Man (1988), mais aussi d’autres œuvres telles que : Hook ou la revanche du Capitaine Crochet, Alerte, Mad City, Des hommes d’influence, Neverland, Mon beau-père, mes parents et moi ou encore Le Merveilleux magasin de Mr Magorium.

    La biographie d’un acteur couronné de succès

    Dustin Hoffman jouit de plusieurs récompenses et nominations. Il possède, entre autres, divers Oscars, notamment pour les films Kramer contre Kramer et Rain Man. L’acteur possède également un Ours d’or d’honneur, un Annie Awards, un César d’honneur ou encore un prix spécial pour son 60e anniversaire. Lisez une autre biographie sur le site.

     

     

    Dans les années 1960, après de brillantes études, Ben Braddock, jeune bourgeois désorienté, regagne la maison familiale en Californie. Pour fêter son retour, sa mère organise une réception où se presse le gratin de Los Angeles. Lors de la soirée, Ben, grand timide, fait la connaissance de madame Robinson, l'épouse du patron de son père. Cette femme d'âge mûr entreprend de le séduire et il devient son amant.

     

     

     

     

     

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    George O'Brien

     

     

    George O'Brien naquît le 19 avril 1899 à San Francisco,

    en Californie, aux États-Unis.


    Certaines sources prétendent qu'il naquit en 1900.


    Il n'a aucun lien de parenté avec Virginia et Margaret O'Brien.

     


    Il était un excellent athlète.


    Il débuta sa carrière en tan qu'assistant caméraman, avec l'aide de Tom Mix, en 1922.
    Par la suite, il devint acteur et joua dans 80 films de 1922 à 1964.


    Grâce à «The Iron horse», il s'ancra dans la légend et obtint le surnom «The chest» car il l'eut dévoilé dans ce film.

     

    George O'Brien.jpg

    George O'Brien débute au cinéma en 1922, donc pendant la période du muet, et poursuit sa carrière à l'avènement du parlant, jusqu'à un dernier film en 1964, Les Cheyennes de John Ford (achevant en outre, avec ce réalisateur, une collaboration sur dix films, le premier étant Le Cheval de fer en 1924).

     

    Après la Seconde Guerre mondiale (durant laquelle il sert dans l'U.S. Navy), il ne participe qu'à cinq films, l'essentiel de sa filmographie se situant avant 1940 (dont de nombreux westerns, surtout mis en scène par David Howard).

     

    Parmi ses films notables, outre ceux de John Ford, se trouvent L'Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau (1927, avec Janet Gaynor), L'Arche de Noé de Michael Curtiz (1928, avec Dolores Costello), ou encore Daniel Boone de David Howard (1936, rôle-titre, aux côtés d'Heather Angel).

    George O'Brien se produit également au théâtre, à Broadway, dans six comédies musicales, entre 1924 et 1932 (une fois comme chanteur soliste, sinon comme choriste).

    Pour sa contribution au cinéma, une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.

     

     

     


    George O'Brien est décédé le 4 septembre 1985 d'une crise cardiaque à Tulsa, Oklahoma, aux États-Unis.

     



    filmographie partielle (39 titres)

     



    1922 : White Hands de Lambert Hillyer
    1922 : Moran of the Lady Letty de George Melford (non-crédité)
    1923 : Woman-Proof d'Alfred E. Green
    1924 : Shadows of Paris de Herbert Brenon
    1924 : The Sea Hawk de Frank Lloyd (non-crédité)
    1924 : Le Cheval de fer (The Iron Horse) de John Ford
    1924 : The Roughneck de Jack Conway
    1925 : Thank You de John Ford
    1925 : Le Champion (The Fighting Heart) de John Ford
    1926 : Fig Leaves d'Howard Hawks
    1925 : Trois Sublimes Canailles (Three Bad Men) de John Ford
    1926 : L'Aigle bleu (The Blue Eagle) de John Ford
    1927 : Is zat so ? d'Alfred E. Green
    1927 : The Romantic Age de Robert Florey
    1927 : Paid to Love d'Howard Hawks

     

     

     


    1927 : L'Aurore (Sunrise : A Song of two Humans) de Friedrich Wilhelm Murnau
    1927 : East Side, West Side d'Allan Dwan
    1928 : Honor Bound d'Alfred E. Green
    1928 : L'Arche de Noé (Noah's Ark) de Michael Curtiz
    1929 : Salute de John Ford et David Butler
    1930 : The Last of the Duanes d'Alfred L. Werker
    1931 : Le Corsaire de l'Atlantique (Seas Beneath) de John Ford
    1931 : A Holy Terror d'Irving Cummings
    1932 : Mystery Ranch de David Howard
    1933 : Life in the Raw de Louis King
    1934 : Ever since Eve de George Marshall
    1935 : Hard Rock Harrigan de David Howard
    1936 : Daniel Boone de David Howard
    1937 : Windjammer d'Ewing Scott
    1938 : The Renegade Ranger de David Howard
    1938 : Lawless Valley de David Howard
    1939 : Racketeers of the Range de D. Ross Lederman
    1940 : Stage to China d'Edward Killy
    1943 : December 7th de John Ford et Gregg Toland (voix - narrateur -)
    1947 : My Wild Irish Rose de David Butler
    1948 : Le Massacre de Fort Apache (Fort Apache) de John Ford

     

     


    1949 : La Charge héroïque (She wore a yellow Ribbon) de John Ford
    1951 : Gold Raiders d'Edward Bernds
    1964 : Les Cheyennes (Cheyenne Autumn) de John Ford

     

     



    Au théâtre (comédis musicales à Broadway)

    1924-1925 : The Magnolia Lady, musique d'Harold Levy
    1926 : Kitty's Kisses, mise en scène par John Cromwell, musique de Con Conrad
    1926-1927 : Honeymoon Lane, musique de James Hanley
    1929-1930 : Fifty Million Frenchmen, musique de Cole Porter
    1931 : Here goes the Bride, musique de John W. Green
    1932 : Hot-Cha !, musique de Ray Henderson, avec Eleanor Powell

     

     

     

     

     

    http://jssica.skyrock.com/tags/2r1ve4TR6ln-2011_42.html

     

     

     

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