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Par Dona Rodrigue dans SEAN FLYNN le 18 Janvier 2013 à 15:29
Alors que son corps vient, peut-être, d'être localisé au Cambodge où il a disparu le 6 avril 1971, Sean Flynn continue d'être un mystèreSean Leslie Flynn est un acteur et photojournaliste américain né le 31 mai 1941 à Los Angeles (États-Unis), porté disparu le 6 avril 1970 dans le Kampong Cham (Cambodge), et vraisemblablement tué en 1971 par ses ravisseurs. Il a inspiré Jean Lartéguy pour son roman Enquête sur un crucifié.

Biographie
Unique enfant du couple que formaient Errol Flynn et Lili Damita, actrice française, Sean entreprit d'abord une carrière cinématographique dans les pas de celle de son père, puisqu'il joua notamment dans un film intitulé Le Fils du capitaine Blood, alors que le rôle-titre du film Capitaine Blood avait été l'un des plus célèbres rôles de son père.
Il embrassa ensuite une carrière d'aventurier qui le vit devenir successivement chasseur de tigres au Pakistan, guide de safari en Tanzanie, photographe pour Paris Match au Viet-Nam, avant d'être fait prisonnier avec son ami Dana Stone par les Khmers rouges le 6 avril 1970 qui l'exécutèrent probablement.
Une chanson du groupe punk rock The Clash lui est dédié sur l'album Combat Rock : Sean Flynn.
Filmographie- 1962 : Le Fils du capitaine Blood (Il Figlio del capitano Blood) : Robert Blood

- 1963 : Le Signe de Zorro (Il Segno di Zorro) : Don Ramón Martínez y Rayol
- 1963 : Le train de Berlin est arrêté (Verspätung in Marienborn) : Lt. Novak
- 1964 : Le Temple de l'éléphant blanc (Sandok, il Maciste della giungla) : Tenente Dick Ramsey
- 1964 : Voir Venise... et crever (Agent spécial à Venise) : Michel Nemours
- 1966 : Les Sept Colts du tonnerre (Sette magnifiche pistole) : Timothy Benson
- 1966 : Dos pistolas gemelas : Jimmy Trevor
- 1967 : Cinq gars pour Singapour : Captain Art Smith

Bibliographie
- Perry Deane Young. Two of the Missing. Coward, McCann & Geoghegan, Inc., 1975. LCCN 74-79685
- Jeffrey Meyers. Inherited Risk : Errol Flynn and Sean Flynn in Hollywood and Vietnam. New York: Simon and Schuster, 2002. ISBN 0743210905
- Philippe Lombard. Sean Flynn, l'instinct de l'aventure. Paris: Éditions du Rocher, 2011. ISBN 9782268070254
wikipedia1er avril 2010. – 40 ans après sa disparition, le corps du photojournaliste et acteur américain Sean Flynn aurait été retrouvé au Cambodge. Flynn avait rejoint le pays en 1970 pour couvrir le conflit opposant le gouvernement du Général Lon Nol, qui venait de renverser le roi par un coup d'État, aux khmers rouges.

Il aurait été exécuté par ces derniers en 1971, comme d'autres journalistes étrangers. Le témoignage d'un gardien de buffles aurait permis de localiser le corps. L'ADN contenu dans les dents et les ossements retrouvés sont en cours d'analyse, selon l'ambassade américaine au Cambodge.

Fils de la légende hollywoodienne Errol Flynn et de l'actrice française Lili Damita, Sean Flynn avait débuté une carrière d'acteur avant de rejoindre Time magazine. Il avait notamment joué les rôles du Fils du capitaine Blood (1962)
et d'OSS 117 (Cinq gars pour Singapour, 1967).
Après sa disparition, le 6 avril 1970, dans la province de Kampong Cham, sa mère a financé des recherches pendant près de 25 ans afin d'essayer de le retrouver. Le groupe The Clash lui dédie une chanson dans l'album Combat Rock en 1982.
Biographie de Sean FLYNN :
Ses parents étaient de véritables stars du 7è art. Il est le fils de la comédienne Lily Damita et du célèbre acteur Errol Flynn. Une union de sept ans au cours de laquelle naîtra Sean, en 1941.
Le jeune Flynn ne verra qu’à de très rares occasions son illustre père, celui-ci étant plus préoccupé par ses aventures sentimentales et son bateau que par sa propre famille.
Lilly Damita tint Sean à l’abri de la vie tumultueuse de Hollywood et l’inscrivit dans quelques collèges réputés, notamment à Paris et Londres.
Tout d’abord peu intéressé par une carrière au cinéma, Sean Flynn se permit le luxe de refuser un contrat que lui proposait les studios Fox. Après une petite apparition dans « Ces jolies filles d’Eve », il quittera le continent américain pour se réfugier en Europe où son charme fait très bientôt des ravages auprès des jeunes filles. Lui-même ne ne résiste pas à l’appel pressant du cinéma et apparaît en 1962 dans « Le fils du capitaine Blood », la suite d’un célèbre film des années trente qui fit d’Errol Flynn une véritable star.
Les quelques films que tournera le jeune Flynn seront basés sur le même canevas : des rôles d’aventuriers et de baroudeur faisant surtout appel à ses dons physiques, jamais à ses capacités d’acteur. Entre les tournages, Sean Flynn profite à pleines dents de la vie.
On le voit ainsi dans les soirées et dancings au bras des plus jolies filles. La presse est unanime : Erroll Flynn a trouvé en lui son digne successeur. Mais cette comparaison irrite bientôt le fils de la star. Excédé par le manque d’intérêt de ses rôles, le jeune comédien prend ses distances avec le monde du spectacle et se lance dans une nouvelle carrière : le journalisme.

Photographe de presse dans les plus grands magazines, il partira pour la guerre du Viet-nam. Il n’hésite pas à prendre des risques. Bientôt son silence inquiète les salles de rédaction mais aussi ses proches. Il sera porté disparu.Quelques années plus tard. Le journaliste Tom Paige révèlera que Sean a trouvé la mort, sans doute en Juin 1971 en reportage au Cambodge où il a été tué par les Khmers Rouges. Son corps est enterré dans un petit village à l'ouest du Mékong.
http://soyons-suave.blogspot.fr/search/label/Sean%20Flynn



Sean with Dad

Errol, Pat, Sean and Arnella




Sean at his Hollywood apartment in the 1960's

VIETNAM
Sean in Vietnam
Dana Stone and Sean in Vietnam
The last photo of Sean Flynn & Dana Stone as they rode out into Cambodia
All photographs and text are from the Jack Marino & Lincoln Hurst collection
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Par Dona Rodrigue dans Accueil le 16 Janvier 2013 à 00:47
Réalisé par Brigitte Roüan
Durée : 1H32
Date de sortie : 6 Février 2013 (FR)
Distributeur : Ad Vitam
Genre : Drame
Catégorie :
Pays d'origine : France
Page FaceBook :De quoi ça parle ?
"Tout va bien se passer" avait promis le médecin en accouchant Jo. Mais une quarantaine d'années et quatre fils plus tard, rien ne se passe vraiment comme prévu en ce mois d'août : alors qu'elle vient d'arriver sur le sol grec pour organiser son traditionnel festival avec sa tribu, Jo apprend que celui-ci est annulé, crise économique oblige. L'heure semble être à la tragédie mais l'instinct maternel en étendard, elle monte au front, prête à soulever des montagnes pour le "bonheur" de ses petits. Entre chamailleries, coups du sang et du sort, cet été-là ne ressemblera à aucun autre.
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Par Dona Rodrigue dans GASPARD ULLIEL le 15 Janvier 2013 à 23:56

La Petite Veste Noire : Gaspard Ulliel
en Chanel par Karl Lagerfeld
par Sylvanoff (Sylvanoff) le 27/03/2012 18:48 | Dans l'actualité Mode
Gaspard Ulliel a posé pour Karl Lagerfeld afin de rendre hommage à La Petite Veste Noire, pièce emblématique de la maison Chanel et unique sujet d'un livre à paraître bientôt
Décidément entre Gaspard Ulliel et Karl Lagerfeld, c'est une véritable amitié mode qui s'est nouée au point que le Kaiser lui a proposé de jouer les mannequins une nouvelle fois. Karl Lagerfeld après avoir choisi Gaspard Ulliel comme égérie Bleu de Chanel, l'a invité à poser pour la Petite Veste Noire, cet ouvrage écrit, ou plutôt réalisé à quatre mains avec l'aide de la styliste Carine Roitfeld. Oui, Carine Roitfeld n'est plus la rédactrice en chef de Vogue Paris mais fourmille encore de projets et collabore notamment avec Karl Lagerfeld pour la mise en scène des campagnes Chanel. Il était donc inévitable que Carine Roitfeld et Karl Lagerfeld s'attachent à rendre un hommage très people à la Petite Veste Noire Chanel dans un livre d'art particulièrement léché où Gaspard Ulliel tient son rang de beau gosse ultra charismatique.
Affublé de la Petite Veste Noire de Chanel, Gaspard Ulliel aurait pu glisser sur les pentes du travestissement. Mais que nenni chers lecteurs, Gaspard Ulliel a posé pour Karl Lagerfeld dans un vêtement pour homme que Coco Chanel a décidé d'adapter pour les femmes au début de sa carrière. Vêtement nonchalant et intemporel, c’est-à-dire hors mode et presque mythique, la Petite Veste Noire Chanel est portée dans ce livre signé Karl et Carine par plus d'une centaine de people, mannequins, acteurs, égéries et même créateurs de mode. Gaspard Ulliel a laissé tomber ses lunettes en métal fin qu'on a adoré lui voir porter et a offert son plus beau regard caméra à l'objectif de Karl Lagerfeld, hyperactif et hyper créatif. Pour découvrir les 108 clichés du livre La Petite Veste Noire, il vous suffit de visiter le superbe site consacré à cet ouvrage mode dont 60 000 exemplaires ont déjà été réservés…

Crédit photos / vidéos : Karl Lagerfeld - Source : Chanel






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Par Dona Rodrigue dans GASPARD ULLIEL le 15 Janvier 2013 à 23:36

Le jeune acteur français a été choisi pour incarner le grand couturier français dans le biopic du réalisateur Bertrand Bonello, dont le tournage démarrera au printemps 2013.
Le film de Bertrand Bonello ("L'Apollonide, souvenirs de la maison close") se focalisera sur la jeunesse d'Yves Saint Laurent (1936-2008), quelque part entre les années 1965 et 1976.
Gaspard Ulliel, qui aura 28 ans le 25 novembre, a été révélé au grand public dans la comédie de Michel Blanc "Embrassez qui vous voudrez" (2002), avant de s'illustrer dans "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet (2004), "Hannibal Lecter, les origines du mal" de peter Webber (2007) ou "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier (2010).
Fils d'une styliste et d'un designer, mannequin à ses heures perdues, il s'illustre ces jours-ci dans une publicité au climat bleuté, réalisée par Martin Scorsese à new York. Dans le rôle de Saint Laurent, il devrait évoluer dans un univers familier.
Gaspard Ulliel interviewé en mai 2010 dans un JT de France 2, avec Mélanie Thierry, pour "La Princesse de Montpensier", de Bertrand TavernierGaspard Ulliel va incarner Yves Saint Laurent - 22621Gaspard Ulliel va incarner Yves Saint Laurent - 22621
Deux biopics en concurrence
Le projet de Bonello n'a pas reçu l'accord de Pierre Bergé, l'ancien compagnon du couturier, qui soutient de son côté le film de Jalil Lespert, annoncé au printemps dernier. L'acteur-réalisateur de 36 ans doit réaliser un film sur la grande histoire d'amour qui a uni, durant un demi-siècle, le styliste et l'homme d'affaires. En 2010, un documentaire signé Pierre Thoretton avait déjà été consacré à cet "amour fou", comme l'indiquait son titre.
Teaser du documentaire de Pierre Thoretton sur Yves Saint Laurent et Pierre BergéGaspard Ulliel va incarner Yves Saint Laurent - 22622Gaspard Ulliel va incarner Yves Saint Laurent - 22622
Après une relecture de Clausewitz (De la guerre) et une plongée au creux d’une maison close (L’Apollonide), Bertrand Bonello s’apprête à tourner un film sur Yves Saint Laurent avec Gaspard Ulliel dans le rôle titre.
Dans son précédent film L’Apollonide, se croisaient au creux de cette maison close les destins singuliers de prostituées, et le cours d’un monde en train de basculer. Par la saisie de ses couleurs, de ses rituels, de sa cruauté et de sa tendresse aussi, Bonello racontait autre chose que le simple quotidien d’une collectivité recroquevillée sur elle-même : il peignait le visage d’un XXe siècle naissant.
De l’individuel au collectif, d’une trajectoire personnelle à une communauté de destins…Yves Saint Laurent à sa manière, marque un point de rupture, un basculement, un prisme par lequel peut s’entrevoir la trame d’une époque. Au-delà “du personnage très romanesque” et touchant, le couturier incarne en effet aux yeux de Bonello “quelque chose du dernier”, une borne après laquelle rien ne sera vraiment comme avant.
Ardu en définitive d’incarner ce monument. Après des semaines d’essais et de séances de travail, un acteur a finalement séduit Bonello. Gaspard Ulliel, aussi bien ado paumé épris d’Emmanuelle Béart chez Téchiné (Les égarés, 2003) que cannibale psychopathe à Hollywood (Hannibal Lecter : les origines du mal, 2007) ; ou encore plus récemment égérie Chanel dans un spot tourné par Martin Scorsese, prêtera ainsi ses traits au créateur, et tentera de rendre avec justesse la complexité de son parcours.
Un parcours foisonnant, saisi dans sa phase la plus dense (1965-1976), ces dix années d’où vont éclore le mythe Saint Laurent. Un mythe inenvisageable sans Pierre Bergé, alter ego, ami et amant, dont on ignore encore qui en jouera la partition. Bonello le sait sans doute, mais il préfère garder un peu de mystère autour de ce projet excitant, prévu aux alentours de début 2014.
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Par Dona Rodrigue dans GASPARD ULLIEL le 15 Janvier 2013 à 01:33

La belle gueule du cinéma français revient où on ne l’attendait pas : sur les planches ! Il est aux côtés de Charlotte de Turckheim dans
« Que faire de Mr Sloane ?"
Même au saut du lit, Gaspard Ulliel incarne la perfection au masculin. Fines lunettes rondes, blouson viril, pull slim impeccable. On comprend tout de suite pourquoi le metteur en scène Michel Fau a fait de lui le dangereux séducteur auquel une famille anglaise va succomber dans « Que faire de Mr Sloane? », une pièce foldingue de 1964 signée Joe Orton. Parmi ses victimes, Charlotte de Turckheim! Un face-à-face détonant pour les premiers pas sur scène du jeune acteur de 28 ans, révélé par « les Egarés » de Téchiné et consacré à Hollywood par « Hannibal Lecter ».

C’est quoi, cette drôle de pièce?
GASPARD ULLIEL. On accroche ou pas, mais on a rarement vu ça. C’est une femme qui vit dans un pavillon construit au milieu d’une décharge. Un jeune garçon vient pour louer une chambre. Il va séduire cette femme et son frère, et être le révélateur des folies de la famille. Il y a les codes du boulevard, mais c’est un humour très anglais, très noir. Avec un côté sulfureux, lubrique.
Vous voir lubrique avec Charlotte de Turckheim, ça surprend…
C’est vrai, mais ça éveille la curiosité. Charlotte est quelqu’un de très généreux, ça se passe super bien.
Dans la vie, vous troublez les gens aussi?
Oui, ça m’arrive de sentir ça. Mais contrairement au personnage, je n’en joue pas. Au contraire, ça me dérangerait presque.
Ce sont vos premiers pas au théâtre, vous êtes dans quel état?
Je ne suis pas de nature très angoissée. Mais… j’ai le dos bloqué depuis une semaine!
Michel Fau vous a-t-il dit pourquoi il vous avait choisi?
La première fois qu’on s’est vu, il m’a parlé d’« Hannibal Lecter ». Ça lui avait plu parce qu’il trouvait que je n’avais pas peur de forcer le trait, ce qui est rare chez les acteurs français. Le fait que Michel Fau ait déjà travaillé avec des actrices qui venaient du cinéma, Audrey Tautou et Julie Depardieu, m’a rassuré.Au cinéma, vous avez joué des rôles très différents, on dirait que vous vous cherchez…
J’ai eu une phase dans ma vie où je me cherchais, donc ça se reflétait dans mes choix. J’ai incarné pas mal de personnages pas encore affirmés, en devenir.
Vous avez commencé très jeune, aujourd’hui vous vous sentez plus mûr que votre âge?
Quand je vois des acteurs propulsés d’un coup là-dedans, je me dis que j’ai eu de la chance de commencer si jeune. Ça m’a permis de faire mes armes, et de garder la tête froide. Mon premier rôle, j’avais 11 ans (NDLR : dans la série « Une femme en blanc »). J’ai grandi sur les plateaux. Parfois, j’ai l’impression d’être déjà un vieil acteur!
On vous voit beaucoup dans des photos et des pubs de mode. Vous êtes également mannequin?
Non, surtout pas ! Je l’ai fait pour des marques prestigieuses, qui avaient une démarche artistique : pour Chanel, les photos étaient de Mondino, et le clip de Scorsese.
Ça ne risque pas de vous desservir?
Bien sûr, être placardé partout dans Paris, ça risque de figer votre image aux yeux de certains réalisateurs. Mais je ne regrette pas : j’ai tourné avec Martin Scorsese!
« Que faire de Mr Sloane? », du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16 heures, à la Comédie des Champs- Elysées, Paris VIIIe. De 20 € à 50 €. Tél. 01.53.23.99.19.Le Parisien

J’adore me lever avant l’aube
10.00 J’adore me lever avant l’aube mais, quand je ne tourne pas, je suis rarement debout avant 10 heures. Echapper au train-train fait partie de ce qui m’a très tôt attiré dans le métier d’acteur. Depuis quelques mois, je me réveille dans mon nouvel appartement situé dans le 2e arrondissement, que j’ai conçu et retapé avec l’aide de mon père. J’ai passé un an à y faire des travaux. C’était très excitant, harassant aussi, mais je suis infi niment heureux du résultat.
13.00 Je mange très rarement chez moi… Quand je suis en couple, je le fais plus volontiers mais je trouve ça triste de cuisiner tout seul, alors que je n’ai aucun problème à aller au restaurant en solo. En général, je reste dans mon quartier ; je vais chez Joe Allen, ma cantine depuis que je suis petit, ou au Père et Fils, mon café du coin. J’emporte un livre ou un scénario, mais je finis toujours par regarder les gens. Ces deux dernières années, j’ai assez peu travaillé, je recevais moins de projets… Je crois que c’est un passage obligé quand on a commencé à jouer très jeune. Même si ça n’a pas été évident, je suis content d’être passé par là. Cela m’a permis de me recentrer, de voir plus clairement où je voulais aller. Et puis j’ai beaucoup voyagé, grâce à Chanel notamment. Dès que j’ai l’occasion de partir, je fais ma valise. A part ça, je ne connais pas grand-chose à la mode, je ne vais à aucun défi lé et je ne sais rien des tendances de la saison !
Je lis tous les scénarios que je reçois
15.00 Je suis plus alerte l’après-midi, alors je cale au maximum mes rendez-vous après le déjeuner. Ce sont principalement des interviews ou des rencontres avec des réalisateurs. Je lis tous les scénarios que je reçois et je réponds le plus rapidement possible. Je me mets à la place de celui qui a passé un an de sa vie à écrire un script, c’est terrible de ne pas recevoir de réponse.

18.00 Le théâtre, c’est tout nouveau pour moi. Avant de commencer, je me suis renseigné auprès de collègues sur le rythme de vie, et je m’aperçois qu’il n’y a pas de règle : certains acteurs aiment arriver très tôt pour s’imprégner du lieu, prendre le temps de se préparer, d’autres se pointent une demi-heure avant le lever de rideau, peut-être pour tenter de vaincre le trac. Moi qui n’aime pas être seul, je ne traîne pas dans ma loge pendant des heures.

Je rentre chez moi à scooter
23.00 Sortie de scène. Pas envie de rentrer directement chez moi. J’ai toujours aimé la nuit. A Paris, je dîne souvent au restaurant Chez Georges, à côté de la place des Victoires ; ils ont une viande excellente et de très bons vins. Et ensuite, c’est malheureusement classique : Le Montana ou Le Baron… Je bois des coups, mais j’ai un fort instinct de survie qui m’empêche de me retrouver ivre mort sur le trottoir à 2 heures du mat’.
02.00 Je rentre chez moi à scooter. J’ai le même depuis plus de dix ans. Et aussi deux motos et une voiture… J’ai beaucoup de véhicules, en fait ! En général, je regarde un film ou je joue un peu de piano, et je m’endors quand je suis fatigué. Le grand luxe de ce métier…
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Par Dona Rodrigue dans Accueil le 14 Janvier 2013 à 22:00

Vendredi dernier, à l'occasion de la grande cérémonie des César, le beau Gaspard Ulliel, qui a remis le prix du meilleur espoir féminin à Déborah François pour sa prestation dans Le Premier Jour du reste de ta vie - est venu accompagné de sa charmante nouvelle compagne.
Celui qui nous a bluffé dans la campagne publicitaire Longchamp - pour laquelle il avait posé au côté de Kate Moss - a fièrement officialisé avec sa compagne Jordane Crantelle, jeune attachée de presse chez Chanel, styliste et mannequin, avec qui il partage actuellement son quotidien.
C'est très récemment qu'il s'est d'ailleurs confié au magazine Gala, quant à cette romance, qui le rend très heureux.
"L'année précédente, j'ai enchaîné quatre films, ça représente quasiment dix mois de tournage. Pour tenir le coup, un acteur doit avoir une vraie ligne de conduite… Ça passe par une certaine stabilité dans le couple. Jordane part au boulot le matin, revient le soir. Je découvre une vie de couple plus normale. Ça me plaît, je suis très heureux" a-t-il déclaré.
Beau, talentueux, épanoui et très épris, le comédien file le parfait amour, et même si à la rédaction de Purepeople.com, nous sommes un peu jalouses, on ne peut que s'incliner devant ce couple très bien assorti.
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Par Dona Rodrigue dans GASPARD ULLIEL le 13 Janvier 2013 à 21:46
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Gaspard Ulliel, né le 25 novembre 1984 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine de l'Île-de-France, est un acteur de cinéma français.
Fils unique d'un designer et d'une styliste, Gaspard débute sa carrière d'acteur dans un épisode d’Une Femme en blanc avec Sandrine Bonnaire alors qu'il est encore au collège.
Il suit ses études à l'Ecole Active Bilingue Jeannine Manuel (EABJM) du 15e arrondissement de Paris, où il obtient son baccalauréat en section ES .
Après l'obtention de son Bac il poursuit ses études de cinéma à la faculté de Saint-Denis, déçu par le caractère trop théorique des cours et voyant sa carrière d'acteur s'épanouir il met un terme à son cursus en deuxième année de DEUG pour assister à la projection des Egarés à Cannes, en mai 2003 aux côtés d'Emmanuelle Béart et André Téchiné.
En 1999, il tourne dans un court-métrage de Marina De Van, ensuite, il joue dans Julien l'apprenti aux côtés de Francis Huster puis il obtient en 2001 un petit rôle dans le film Le Pacte des loups de Christophe Gans. Remarqué par Michel Blanc qui lui offre en 2002 un rôle dans son film Embrassez qui vous voudrez dans lequel il incarne un adolescent qui découvre l'amour et la sexualité.
Cependant, il n'oublie pas qu'il voulait être réalisateur et entreprend donc des études de cinéma à l'université de Saint-Denis après le lycée, où il ne reste qu'une année et abandonne, déçu par le caractère trop théorique des cours. Il participe tout de même à quelques stages d'été au Cours Florent, puis est choisi par André Téchiné pour jouer aux côtés d'Emmanuelle Béart dans Les Égarés.
En 2004, il obtient le rôle de Manech dans Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, adaptation du roman le plus connu de Sébastien Japrisot. En 2004, il tient le premier rôle dans Le Dernier Jour de Rodolphe Marconi avec Nicole Garcia, Mélanie Laurent, Alysson Paradis et Christophe Malavoy.
En 2005 et 2006, on peut l'apercevoir dans La Maison de Nina de Richard Dembo avec Agnès Jaoui et dans le segment de Paris je t'aime réalisé par Gus Van Sant. En 2007, il participe à son premier projet de cinéma dit de « grand public » dans Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat, adaptation cinématographique de la série à succès du même nom, elle-même adaptée du célèbre roman d'Eugène Le Roy.
Puis, contre toute attente, il décroche le rôle du jeune Hannibal Lecter dans le nouveau film de Peter Webber tiré du roman de Thomas Harris racontant la jeunesse d'Hannibal ainsi que son évolution vers le cannibalisme.
Il s'agissait de son premier rôle en langue anglaise. En 2010, il obtient le rôle de Henri de Guise, dans le film La Princesse de Montpensier. Il partage l'affiche avec Mélanie Thierry. Acteur, il est néanmoins, autant, sinon plus connu pour ses participations aux campagnes publicitaires des marques de haute-couture, ou par sa présence régulière aux défilés de la fashion week à Paris.
Avec Kate Moss, il est le visage des sacs Longchamp. Il est à présent le nouveau visage masculin de la marque Chanel pour la nouvelle fragrance de parfum de la marque dénommée Bleu De Chanel, dans un spot publicitaire tourné
par Martin Scorsese à New York.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaspard_Ulliel
Gaspard porte une Rolex Daytona :




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Par Dona Rodrigue dans GASPARD ULLIEL ( Jacquou le Croquant ) le 13 Janvier 2013 à 02:47
Accueil Infos, casting, fiche technique 
Le DVD Tournage et Anecotes Vidéos Articles Critiques Box Office La B.O. et "Devant soi" 
Réalisateur
Laurent Boutonnat
Date de sortie en salles (France)
17 Janvier 2007
Date de sortie DVD (vente)
10 0ctobre 2007
Durée
02h20
Distribué par
Pathé Distribution
Editeur DVD
Fox Pathé EuropaPour apprécier cette vidéo- cliquer sur le logo de RADIONOMY
le fond musical du blog sera supprimé
Synopsis officiel
1815. Jacquou, jeune paysan du Périgord, vit heureux avec ses parents.
Par la faute d'un noble cruel et arrogant, le comte de Nansac, il devient orphelin et misérable.
Jurant de se venger, Jacquou va grandir et s'épanouir sous la protection du bon curé Bonal qui le recueille. Grâce à des amis sûrs et à Lina, une jeune fille patiente et lumineuse, il deviendra en quelques années un jeune homme déterminé et séduisant.
Il saura transformer son désir de vengeance en un combat contre l'injustice, et prouver qu'un simple croquant n'est pas dénué de grandeur.
Fiche technique
Producteurs
Romain Le Grand / Dominique Boutonnat
Production
Pathé Renn Production - TF1 Film Production - Heathcliff - SPI - CP Medien AG - Canal + (France) - Ciné Cinémas
Scénario
D'après l'oeuvre d'Eugène Le Roy
Scénaristes: Laurent Boutonnat / Franck Moisnard
Equipe technique
Chef décorateur Christian Marti
Costumier Jean-Daniel Vuillermoz
Maquilleur Didier Lavergne
Directeur de la photographie Oliver Cocaul
Monteur Stan Collet
Ingénieur du son Jean Goudier
Ingénieur du son François-Joseph Hors
Ingénieur du son Eric Rophé
Compositeur Laurent Boutonnat
Maquilleuse Clara Tudose
Directeur de production Francis Barrois
Directeur de production Jacques Foussat
1er assistant réalisateur Mircea Hategan
Superviseur des effets spéciaux Hugues Namur
Coordinateur des cascades Rasvan Puiu
Cascadeur Florin Stancu
Cascadeur Mihai Danciu
Cascadeur Madalin Dragan
Cascadeur Serban Gabriel
Cascadeur Razvan Gheorghiu
Cascadeur Alin Luchian
Cascadeur Georgian Madalin Stancu
Maquilleur Benoît Lestang
Distribution
Distributeur France Pathé Distribution
Attaché de presse Dominique Segall
Attaché de presse François Roelants
Budget
20 300 000 €
N° de visa:
111 6999
Couleur / Tourné en français en 35 mmCasting 
Gaspard Ulliel - Jacquou Adulte 
Léo Legrand - Jacquou enfant 
Marie-Josée Croze - La mère de Jacquou 
Albert Dupontel - Le père de Jacquou 
Tchéky Karyo - Le Chevalier 
Olivier Gourmet - Le Curé Bonal 
Jocelyn Quivrin - Le Comte de Nansac 
Malik Zidi - Touffu 
Gérald Thomassin - Le Bigleux 
Judith Davis - Lina 
Bojana Panic - La Galiote 
Dora Doll - Fantille 
Jérôme Kircher - L'avocat 
Clémence Gautier - Lina enfant Virginie Bordes - La Timide
Sissi Duparc- La Bertille
Anca Androne- La fille aînée du comte
Iulia Lumanare - La fille cadette du comte
Renan Carteaux - La baron Vallière
Didier Becchetti - Le second régisseur
Théo Isorni - Le jésuite
Raisa Mihailescu - La Galiote enfant
Vincent Valladon - Touffu enfant
Elliott Valence - Le Bigleux enfantJacquou le croquant d'Eugène Le Roy
Résumé du livre
Fils de métayers, Jacquou, garçon de neuf ans est plongé dès l'enfance dans les conditions de vie effroyables qui sont celles de la paysannerie française au XIXe siècle.
Son père, métayer est exploité par le comte de Nansac. Il est condamné injustement pour un meurtre qu'il n'a pas commis et est déporté aux galères.
Jacquou subit tout, la faim, le froid, le malheur et la tyrannie du comte de Nansac. Mais, face à l'adversité, il possède deux armes : son énergie et surtout son instinct du milieu naturel, ce coin de Périgord où il se meut comme un poisson dans l'eau.
Sa mère meurt peu de temps après après. Orphelin, il est recueilli par le curé Bonnal qui s'occupe de son éducation. Devenu adulte, Jacquou n'aura de cesse de combattre l'injustice dont sa famille a été victime et de se venger du cynique comte de Nansac.
Grâce à des amis sûrs et à une jeune fille patiente et lumineuse, il deviendra en quelques années un jeune homme déterminé et séduisant. Il saura transformer son désir de vengeance en un combat contre l'injustice, et prouver qu'un simple croquant n'est pas dénué de grandeur.
Eugène le Roy
L'auteur de "Jacquou le Croquant" - dont on célèbre en 2007 le centenaire de la mort - aurait dû être prêtre. C'est tout du moins le destin que ses parents, respectivement intendant et lingère au château de Hautefort, en Dordogne, avaient prévu pour lui.
Fréquentant, adolescent, l'École des Frères de Périgueux, le jeune Eugène le Roy (1836-1907) n'y acquerra pourtant pas la vocation. Tout au contraire, il deviendra dès l'âge adulte farouchement anticlérical, militant républicain et franc-maçon actif.
Eugène le Roy n'a pas connu l'enfance misérable de Jacquou. En pension dans une ferme durant sa prime jeunesse, il a toutefois approché de près l'univers des paysans et la dureté de leur existence, dont il fera la matière de la plupart de ses écrits futurs.
Engagé à 18 ans, pour quatre ans, comme chasseur à cheval dans un régiment d'Afrique, Eugène Le Roy a ensuite mené une carrière de fonctionnaire. En 1863, il est nommé percepteur dans le sud-ouest, poste dont il sera révoqué en 1871 pour avoir manifesté trop nettement ses sympathies républicaines avant d'être réintégré en 1877. Eugène Le Roy s'est marié civilement et a eu trois enfants.
Il est mort en Dordogne à Montignac.
Jacquou le Croquant, un roman de dénonciation sociale
Si le premier ouvrage d'Eugène le Roy ("Le Moulin du Frau" - 1895) lui avait valu un succès d'estime, c'est avec "Jacquou le Croquant" (1900), initialement publié en feuilleton dans "La Revue de Paris" sous le titre "La Forêt Barade" en 1899, que l'auteur accède à la notoriété.
Plus qu'un simple roman "régionaliste" ou "champêtre" - genre mis à la mode par George Sand ("La Petite Fadette", "La Mare au diable"...) - "Jacquou le Croquant" revendique et possède en effet une dimension plus large. En plus d'une description fine et fidèle des us et coutumes paysannes au début du XIXème siècle en Périgord et de la société provinciale de la Restauration, et au-delà d'un certain "folklore", c'est un roman de dénonciation sociale, une ouvre militante qui stigmatise le retour à l'Ancien Régime, le pouvoir discrétionnaire du roi et de l'aristocratie, l'influence des religieux... et plaide pour l'égalité et la justice républicaine.
À sa sortie, le succès du livre est immédiat et perdurera. Car cette grande aventure humaine, ce roman d'apprentissage et d'initiation, conte une histoire intemporelle : celle d'un être en lutte pour sa survie au sein d'un monde hostile...
"Jacquou le Croquant" est aujourd'hui étudié dans les collèges.
La série TV
A l'automne de 1969, les téléspectateurs français se passionnent littéralement pour l'histoire émouvante de ce jeune paysan du Périgord au début du XIXème siècle.
Diffusé en six épisodes sur la deuxième chaîne, "Jacquou le Croquant" est très fidèle au roman d'Eugène Le Roy. La série est produite par l'ORTF et réalisée par un spécialiste de l'histoire à la télévision, Stellio Lorenzi (1921-1990). Complice d'Alain Decaux et André Castelot pour "La Caméra explore le temps", il est également l'auteur de nombreux téléfilms ("Les Cathares", "Les Templiers, "Le Collier de la reine"...). Les six épisodes de "Jacquou le Croquant" et l'interprète de Jacquou enfant (Éric Damain) vont marquer toute une génération de téléspectateurs. En 1981, la série sera rediffusée avec succès.
Adaptation cinématographique
Sortie du Film le 17 Janvier 2007
Film réalisé par Laurent Boutonnat
Avec Gaspard Ulliel, Jocelyn Quivrin, Albert Dupontel

© Pathé Distribution Gaspard UllielInterview de Gaspard Ulliel ( dossier de presse du film)
Quand on vous a proposé le rôle de Jacquou le Croquant, aviez-vous déjà entendu parler du personnage ?
J'avais entendu parler du feuilleton télé très vaguement par ma grand-mère. Et quand le projet m'a été proposé, mon agent m'a parlé de la série en me disant qu'elle adorait ! En revanche, autour de moi, les gens de ma génération ne connaissaient pas beaucoup. Avant le tournage, j'ai quand même acheté les DVD et j'en ai vu quelques épisodes. Juste pour avoir une idée.
Quelle a été votre réaction à la lecture du script ?
J'ai trouvé l'histoire très intéressante mais, surtout, j'ai rencontré Laurent à plusieurs reprises parce que, pour être franc, j'hésitais.
Qu'est-ce qui vous faisait hésiter ?
Je sortais du film de Jean-Pierre Jeunet, Un Long dimanche de fiançailles, et je n'étais pas sûr de vouloir enchaîner avec un autre "film populaire à grand spectacle". J'avais fait une fac de cinéma, j'avais commencé avec des films d'auteur, je me disais que ce serait bien de retourner vers quelque chose de plus intimiste. Je n'ai d'ailleurs plus du tout le même point de vue aujourd'hui où, au contraire, je pense qu'il faut multiplier les expériences et les rencontres, qu'il faut varier les styles, les projets. La deuxième chose, c'est qu'à la lecture, j'avais un peu de mal à m'imaginer dans le personnage. C'est un paysan qui a du charme, du charisme et je me demandais si je saurais le lui donner...

© Pathé Distribution Gaspard UllielQu'est-ce qui vous a convaincu alors ?
Laurent. Et toutes les discussions qu'on a eues ensemble. Il avait l'air très serein et semblait vraiment maîtriser son projet. On a beaucoup discuté du personnage, non seulement il m'a rassuré sur ce que je pouvais apporter à Jacquou mais surtout, il a réussi à me donner de lui une autre dimension, un nouvel éclairage qui m'a motivé. Et puis, le reste du casting était excitant... D'ailleurs, au final, c'était une très belle expérience de travailler avec tous ces gens.
Qu'est-ce qui vous a frappé chez Laurent Boutonnat tout au long de ces discussions ?
Lui ! Ce n'est pas quelqu'un de banal. C'est un vrai personnage, même dans sa façon de s'exprimer, de s'habiller, de fumer sa pipe. C'est un charmeur. Il s'exprime remarquablement bien. Ce qui est frappant aussi, c'est sa détermination, sa force de conviction, sa sincérité. Il croit vraiment à ce qu'il fait. Et puis, tout de suite, il a été très chaleureux, il a installé un rapport très amical, très facile. Tout ça donnait envie de travailler avec lui.
Une fois qu'il vous a convaincu, comment vous êtes-vous préparé à interpréter Jacquou ?
Justement avec beaucoup de préparation.
C'est-à-dire ?
Il y a eu la préparation physique, sportive presque. Je devais m'étoffer un peu. Je suis allé courir, j'ai fait de la gym en salle, des entraînements, des montées à la corde... Deux ou trois heures quatre fois par semaine pendant deux mois et demi. C'était plus subtil que de la musculation pure parce que je faisais mon entraînement avec une coach qui est, je crois, trapéziste à la base. J'ai très vite aimé ça. C'était stimulant, y compris pour la vie de tous les jours. Ensuite, il y avait la préparation et la répétition des combats avec Mario Luraschi.
C'est avec lui aussi que je devais m'entraîner à monter à cheval mais pour ça, je n'ai pas eu beaucoup de temps. J'étais déjà très pris par la préparation physique, l'entraînement des combats au bâton, et par l'apprentissage de la danse - il y a une scène de bal très importante - et... on ne peut pas dire que la danse soit mon fort ! J'ai dû m'entraîner beaucoup pour maîtriser les pas. Alors, du coup, le cheval est passé un peu après. Mais dès que je suis monté, j'ai eu un vrai coup de foudre.
Finalement, cet aspect-là du travail, c'est quelque chose qui vous a plu ?
Oui. Déjà, c'était nouveau, différent de mes expériences précédentes. Et puis, j'ai réalisé que ce qui était agréable dans ce métier, c'était justement d'être amené à faire plein de choses qu'on ne ferait pas forcément dans la vie. C'est un vrai plus... D'ailleurs, j'ai continué à faire un peu de sport et j'ai envie de remonter à cheval le plus vite possible.
Comment définiriez-vous Jacquou ?
C'est quelqu'un qui a beaucoup souffert pendant son enfance parce que, très jeune, il a perdu ses parents. Il a appris à vivre seul, à se défendre seul. C'est quelqu'un qui maîtrise très bien la nature et la forêt, qui a réussi à se créer une place au sein de son village. Tout en étant engagé dans un combat qu'on pourrait dire "politique", il a aussi une revanche personnelle à prendre. Son désir de vengeance est un vrai moteur et c'est ça qui va le pousser à soulever les paysans pour faire fuir le comte de Nansac. C'était excitant à jouer parce que je ne suis pas vraiment comme ça dans la vie, je suis même plutôt l'inverse.
Qu'est-ce qui vous paraissait le plus difficile alors avec ce personnage ?
Je pense que le plus dur, c'était de le faire exister. Tout est dans la présence, dans le charisme. Car c'est un film très rythmé et si Jacquou est souvent là, il n'a pas forcément de longs dialogues, tout ce qui permet habituellement d'installer un personnage. C'est là où c'était intéressant d'ailleurs. C'est forcément une autre façon de travailler que sur un film d'André Téchiné ou de Rodolphe Marconi où tout amène vers le personnage. Là, au contraire, il faut sauter par dessus les obstacles et se dire que, même si le personnage est à l'écran une fraction de seconde, il doit alors exister pleinement. C'est un travail excitant. Il y avait un autre défi.
C'était de mêler tous les différents aspects du personnage dont aucun n'est à lui seul le sujet du film mais qui, ajoutés les uns aux autres, en font sa richesse. Il y a tout ce côté un peu politique, dont on vient de parler. Il y a les scènes d'action qui me font toujours un peu peur parce que j'ai besoin qu'elles soient réalistes, crédibles. Puis, il y a le côté émotion. Même s'il concerne davantage Léo que moi, il fallait quand même retrouver chez
Jacquou adulte quelque chose de cet ordre-là. Enfin, il y a les relations entre Jacquou et "ses deux femmes". C'est un aspect qui me plaisait beaucoup parce qu'il y a un trouble entre ces personnages, et aussi parce que c'est quelque chose d'assez actuel, cette relation très fusionnelle, très passionnelle avec Lina qui dure depuis l'enfance, comme une histoire d'amour rêvée, et qui, d'un coup, est confrontée à l'arrivée de la Galiote , la fille du Comte, et là, c'est vraiment le feu qui débarque ! Je trouvais belles ces confrontations. Je trouvais intéressant qu'il y ait ce désir sous-jacent au cour de situations pas du tout propices à ce genre de sentiment...
Le fait qu'il y ait deux acteurs pour jouer le même personnage à des âges différents, est-ce que ça posait des problèmes de jeu particuliers ?
On pouvait se dire qu'il était important que le plus jeune voit comment jouait le plus vieux, ou l'inverse, pour essayer de trouver une cohérence. Mais on n'avait pas assez de temps pour faire ça. C'est Léo qui a commencé parce qu'il y a eu un pré-tournage l'hiver. J'ai demandé à Laurent de me montrer des images mais... il n'aime pas tellement ça ! Et puis, après tout, c'est lui qui nous dirigeait tous les deux. Donc, c'était à lui de nous faire aller dans une direction cohérente. En même temps, je me souviens que lorsque j'ai vu les premières images de Jacquou enfant j'ai été frappé par l'énergie, et même l'exubérance de Léo. Je craignais de ne pas en apporter autant et puis, après, je me suis rassuré en me disant que Jacquou adulte avait forcément dû canaliser son énergie et se concentrer sur sa mission. En plus, la manière dont était écrit le personnage a imposé automatiquement certains mimétismes...
Avec le recul, quel était, d'après vous, votre meilleur atout pour incarner Jacquou ?
Je ne sais pas ! Les costumes et le maquillage ! Ça a l'air d'être une plaisanterie, n'empêche que sur ce genre de film, ça aide beaucoup d'être derrière un lourd maquillage et de vrais costumes. Tout de suite, ça vous donne une autre dimension, ça vous emmène vers quelque chose de différent. Pendant les répétitions, par exemple, j'aimais bien avoir les sabots, parce que ça fait mal aux pieds, ça impose immédiatement une démarche différente... Et puis, toutes ces scènes physiques aussi, ça endurcit, ça aide. Il ne faut pas hésiter à s'appuyer sur toutes ces cannes... D'autant que s'il y a quelque chose qui participe énormément à la réussite du film, c'est, en plus des décors de Christian Marti et de l'image d'Olivier Cocaul qui sont magnifiques, tout le travail de maquillage et des costumes de Didier Lavergne et Jean-Daniel Vuillermoz. Il faut quand même savoir que Laurent n'est pas quelqu'un de facile pour l'équipe maquillage - coiffure, ni même d'ailleurs pour l'équipe technique parce qu'il ne dit jamais vraiment ce qu'il va faire ! Sur les grosses scènes, il tournait avec deux ou trois caméras et il utilisait beaucoup le zoom si bien que personne ne savait vraiment ce qu'il était en train de filmer. Je voyais les maquilleurs et les habilleurs s'arracher les cheveux parce qu'il fallait que tout le monde soit parfait tout le temps, même les figurants, or tout le monde avait des postiches, des rajouts, des barbes, des moustaches, sans parler des vieillissements...
Qu'est-ce qui, selon vous, faisait de Jocelyn Quivrin un bon méchant, un bon comte de Nansac ?
Jocelyn m'a vraiment épaté sur le plateau. C'est quelqu'un de très précis, qui prépare énormément. Il a vraiment réussi à donner de l'étoffe au comte de Nansac. Il a installé dès le départ un personnage solide, massif. Et il a assumé le vieillissement du personnage de façon incroyable. Il a même modifié un peu sa voix... La première scène qu'on a tournée ensemble, ce n'était pas évident. Parce qu'on a commencé par l'attaque du château qui a lieu... à la fin du film ! Et qui est donc le moment où la haine de Jacquou pour Nansac atteint son apogée. Il y a vraiment un crescendo dans le film et nous, on a commencé par le face-à-face final entre le héros et le "méchant" ! Il fallait tout de suite être au maximum.

© Pathé Distribution Bojana Panic et Jocelyn QuivrinVous disiez au début de cet entretien que cela avait été une belle expérience de travailler avec tous ces acteurs...
Oui, c'était un vrai bonheur de travailler avec tous ces gens. Avec Jocelyn, avec Gérald (Thomassin), avec Malik (Zidi), qui sont des acteurs passionnants. Malik et Gérald avaient des rôles un peu moins importants et ils ont réussi à faire vraiment exister leurs personnages. Jouer avec Olivier (Gourmet) ou avec Tchéky (Karyo), c'est encore différent . Ils ont une autre expérience, ils ont une autre énergie, ils ont des caractères tellement forts, des natures d'acteur tellement différentes... Pareil avec Dora Doll. Selon qu'on joue avec l'un ou avec l'autre, on ne ressent pas, on ne vit pas les mêmes choses et ça, c'est étonnant ! Et puis, il y a tous les acteurs un peu moins connus qui sont formidables, Didier Becchetti qui joue l'âme damnée du Comte, Sissi Duparc, qui joue La Bertille , qui, même dans la vie, est un personnage exubérant, toujours à fond, Renan Carteaux, superbe en aristo un peu coincé. Avec Judith (Davis) et Bojana (Panic), c'était autre chose encore. Si le choix de Judith pour Lina était évident et lumineux, celui de Bojana pour la Galiote me faisait un peu peur, parce que c'est quand même un personnage important, et Bojana n'avait jamais joué, elle ne parlait pas français avant le tournage... Mais elle est tellement le personnage physiquement, et puis, elle a su rendre le côté à la fois sombre, dur et sensuel de la Galiote. Elle apporte quelque chose d'étonnant... Franchement, je trouve qu'au niveau du casting, c'est un sans faute !
Comment définiriez-vous Laurent Boutonnat sur le tournage ?
Il est incroyablement serein. Je ne sais pas si ce n'est qu'une façade et si derrière il est angoissé, mais en tout cas on le sent assez sûr de lui. Malgré l'ampleur du film, il est toujours très disponible pour les comédiens. On a l'impression qu'on a toute la vie pour faire le film et c'est assez agréable ! En fait, il y avait sur ce tournage un côté très ludique, si bien qu'on n'avait pas toujours l'impression de travailler, sauf quand on était dans la boue pendant trois heures d'affilée, qu'il faisait froid, et qu'on était en heure sup' ! Enfin, c'est quelqu'un qui a l'oil partout, sur chaque poste. Il est partout, il valide tout, même pendant la préparation. Là-dessus, il me fait penser à Jean-Pierre Jeunet. Laurent peut être parfois très précis, être attentif au moindre détail, et puis à d'autres moments, il ne l'est pas du tout, il sait se laisser emporter par le mouvement, par l'énergie, par la vie d'une scène. Au fond, il n'y a pas de règle avec Laurent. Quelle est sa principale qualité de metteur en scène ? Sa patience et sa détermination. Il est vraiment patient, il ne bâcle pas les choses et il n'hésite pas à refaire une scène tant qu'il n'a pas ce qu'il veut. Il ne se laisse pas démonter par la pression. C'est quelqu'un qui est vraiment stoïque et qui gère le film de A à Z. J'aimais bien le fait qu'il n'y ait pas beaucoup de répétitions, qu'il soit pressé de tourner avec l'envie de prendre ce qu'il y a à prendre même dans une scène pas encore aboutie. En fait, c'est comme s'il filmait les répétitions.
Si vous ne deviez garder qu'une image, qu'un moment, de toute l'aventure de Jacquou le Croquant?
Ce qui me vient instantanément à l'esprit, c'est plus qu'une image, ce sont les deux semaines de tournage pendant lesquelles on a fait la scène de la danse... C'était éprouvant mais c'est une scène-clé du film qui devrait marquer. Une scène charnière où on va comprendre les rapports des personnages les uns avec les autres et j'aimais beaucoup l'idée qu'on fasse passer ça à travers la danse. Ça me fait penser à un de mes films préférés, Les Portes du paradis, où il y a des scènes de danse magnifiques. L'autre image que je garderai, c'est celle de la vie d'équipe. Il faut dire que de tourner à Bucarest, ville plutôt glauque et plombante, nous a soudés. On était très près les uns des autres. On avait même des rapports très fusionnels. C'était aussi une belle expérience humaine.
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Par Dona Rodrigue dans GASPÄRD ULLIEL ( La Princesse de Montpensier ) le 13 Janvier 2013 à 02:40
Gaspard Ulliel:
"L'image systématique de beau gosse m'ennuie parfois"
L'acteur sera le 10 novembre à l'affiche de La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier. En attendant, il livre son attachement pour le cinéma, la mode et la photographie.
Gaspard Ulliel au 63e Festival de Cannes pour "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier.
REUTERS/Vincent Kessler
La première fois qu'on a repéré Gaspard Ulliel au cinéma, c'était en adolescent écorché dans le film de Michel Blanc, Embrassez qui vous voudrez. Cet automne, le comédien de bientôt 26 ans déchaîne la passion de Mélanie Thierry dans La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, l'une des sorties les plus attendues. Un drame des sentiments au coeur d'une France déchirée par les guerres de religions, qui lui a valu de fouler pour la seconde fois, en compétition officielle, les marches du festival de Cannes, sept ans après Les Egarés, d'André Téchiné. César du meilleur espoir masculin en 2004 pour son personnage de Manech dans Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet, il a depuis jonglé d'un registre à l'autre, aussi à l'aise en paysan révolté dans Jacquou le Croquant qu'en Hannibal Lecter.
Adolescent, comment avez-vous débuté dans le cinéma?
Une amie de ma mère ouvrait une agence et elle cherchait des jeunes comédiens. J'y suis allé par hasard. J'ai décroché des petits rôles dans des téléfilms dont le tournage me prenait une semaine ou dix jours pendant les vacances scolaires, car mes parents ne voulaient pas que je manque l'école. J'ai aimé l'ambiance sur les plateaux, cet esprit de famille et d'aventure autour d'une même finalité. Le premier déclic a été le téléfilm Julien l'apprenti, en 2000, lorsque j'ai vraiment saisi ce qu'était le travail d'interprétation. Après mon bac ES, j'ai suivi une fac de cinéma à Saint-Denis, en pensant plutôt m'orienter vers la réalisation. Je l'ai interrompue avec la sortie des Egarés, d'André Téchiné, j'ai alors décidé de me consacrer au métier d'acteur. Si j'avais eu à choisir une autre voie, mon goût pour le dessin m'aurait sans doute orienté vers l'architecture et l'urbanisme, qui façonnent le regard des gens et participent à créer le futur.
Dans La Princesse de Montpensier, vous interprétez le duc de Guise. Qu'est-ce qui caractérise le personnage?
A la première lecture, je l'ai trouvé limpide : sa complexité m'est apparue au fur et à mesure. Il est direct, franc et droit, mais ce qui le définit le mieux, c'est la rage qu'il emploie à se rapprocher du trône. Les Guise sont nés avec la place marquée et une autorité naturelle. Je le compare à un lion dans la jungle, qui s'affranchit du pouvoir et des lois. Il existe beaucoup par ses mouvements et sa présence physique, d'où son importance dans le cadre : on voit souvent un bout d'épaule, sa nuque, ses cheveux. Sa relation avec Marie de Montpensier est forcément inscrite dans sa quête du pouvoir, mais la passion existe d'une façon fougueuse en lui.
Justement, si l'intrigue se déroule en 1562, l'approche des sentiments est étonnamment moderne.
La modernité vient déjà de la pléiade de jeunes acteurs qu'a réunie Bertrand Tavernier. Dans les films d'époque, on a souvent tendance à mettre des personnages assez mûrs pour interpréter des gens qui accédaient à des responsabilités très jeunes. En réalité, les protagonistes de cette histoire avaient à peine 20 ans. La nouvelle de Madame de Lafayette peut sembler datée et assez froide dans l'écriture pour un lecteur contemporain, mais Bertrand et Jean Cosmos ont fait un très beau travail de dialoguistes. Les textes sont crédibles par rapport à la période, tout en étant suffisamment fluides pour éviter de surjouer. Moi qui ai eu souvent des rôles peu bavards, j'ai pris plaisir à jouer avec ces mots. Même les scènes de combats, préparées avec un régleur de cascades qui a l'habitude des films d'action, s'éloignent de la tradition des films de cape et d'épée et donnent l'impression d'une chorégraphie.
Dans un tout autre registre, on vous retrouve cette rentrée dans le film publicitaire du parfum Bleu de Chanel, réalisé par Martin Scorsese. Comment avez-vous vécu cette expérience?
J'ai travaillé avec lui pendant cinq jours à New York. Il a pris part au projet à 100 %, en envoyant des références visuelles et un synopsis très détaillé : des photos des Stones jeunes ou de Bob Dylan, des images de nuit extraites de ses films avec un grain un peu bleuté... La marque des grands, c'est cette précision. Il tourne peu de prises, il parle très vite, avec 40 000 idées à la seconde... C'est un vrai chef d'orchestre, que tout le monde suit à la note près. Il y avait une énergie incroyable sur le plateau, c'était très vivant.
Comment s'est passé votre premier entretien?
Je suis arrivé plusieurs jours avant le tournage et son emploi du temps était tellement chargé qu'il a fallu décaler le rendez-vous trois ou quatre fois. Je l'ai rencontré dans son bureau, un soir, et c'était extraordinaire de voir tous ses films entassés sur les étagères ! Il m'a même montré Shutter Island en avant-première dans sa salle de projection. Il y a une vraie douceur dans son regard et sa façon de s'exprimer.
Quel est votre film favori de Scorsese?
Taxi Driver reste un souvenir fort. C'est le premier film de lui que j'ai vu, en cassette VHS, dans un hôtel à New York, lors de l'un des premiers voyages que je faisais seul. Récemment, j'ai découvert After Hours, un de ses seuls longs-métrages de commande mais qui correspond à son cinéma avec toute la paranoïa du personnage principal.
Et votre personnage préféré?
Les interprétations de Robert de Niro m'a évidemment bluffé, mais aussi celles de Leonardo DiCaprio, qui a apporté quelque chose de nouveau dans le cinéma de Scorsese. J'avais un peu de mal avec son image de minet du début, à l'époque de La Plage et du Titanic. Il a su évoluer par la rigueur de ses choix et un jeu subtil.
On vous a vous aussi catalogué dans la catégorie des belles gueules du cinéma...
L'image systématique de jeune premier et de beau gosse m'ennuie parfois, mais j'ai le sentiment de m'en émanciper par le choix de rôles non stéréotypés et d'une certaine profondeur. Je suis conscient que cette impression est accentuée par ma relation avec le monde de la mode.
Vos parents travaillent d'ailleurs dans ce secteur?
Mon père est designer dans le sportswear, ma mère est styliste free-lance sur des défilés ou des émissions de télé. Ils m'ont apporté une créativité et une curiosité artistiques. Enfant, je dessinais et je peignais avec mon père. L'ouverture d'esprit de mes parents fait qu'ils n'ont jamais été effrayés par mon envie de m'orienter vers le cinéma.
Quel est votre rapport au vêtement?
Je peux être ému par une belle silhouette, mais je ne suis pas les tendances de façon assidue. Quand j'ai commencé, mon physique fluet et androgyne était en phase avec la mode d'Hedi Slimane pour Dior. Il m'a habillé dès ma première nomination aux Césars. Avec le temps, mon corps et mon image ont changé et j'ai aujourd'hui envie d'une certaine décontraction. Je suis assez ami avec le créateur new-yorkais Adam Kimmel. Pour les costumes, j'aime beaucoup ce que fait Lanvin. Dans un film, le vêtement aide à exprimer bien des choses, sur l'époque et les caractères. Pour La Princesse de Montpensier, on a joué sur les codes couleurs. Mon personnage était vêtu dans les noirs et gris, le prince de Montpensier [Grégoire Leprince-Ringuet] dans les verts et le duc d'Anjou [Raphaël Personnaz] dans les rouges. Même la couleur des chevaux était étudiée...
En plus des réalisateurs, beaucoup de photographes vous sollicitent. C'est une discipline qui vous intéresse?
La photo me touche beaucoup. J'ai commencé à en faire vers 14-15 ans, avec un vieux Reflex de mon père, entraîné par mon meilleur ami. C'est un hobby que j'ai pratiqué longtemps. Je faisais beaucoup de portraits des personnes qui venaient chez moi et sur les tournages. Ça agaçait presque Jean-Pierre Jeunet que j'en prenne autant sur Un long dimanche de fiançailles, mais c'était incroyable de se retrouver à jouer dans des tranchées. Quand j'apportais mes clichés à développer le week-end, ils hallucinaient de voir des scènes de guerre avec des poilus et des cadavres... Le numérique m'a un peu freiné, j'aimais les tirages et les odeurs de labo. J'en fais moins aujourd'hui, mais je prends un certain plaisir sur les séances de mode, parce que je comprends mieux la lumière, les cadrages et l'intention d'un photographe. Je suis un inconditionnel de Robert Frank et j'aime aussi Saul Leiter, ses visions presque abstraites avec des choses du quotidien dans le livre Early Color, ou Immediate Family de Sally Mann et les photos parfois dérangeantes de ses enfants.
Aujourd'hui, quel type de cinéma vous tente?
Ça me plaît de surprendre. En France, le cinéma fonctionne un peu par famille et c'est assez difficile de passer de l'une à l'autre. J'ai toujours eu l'envie de voyager entre les univers et de m'orienter vers des rôles dans lesquels on ne m'attend pas. Cela demande aux metteurs en scène de prendre des risques. Je me mets, par exemple, à m'intéresser à la comédie, qui est le genre que j'avais le plus de mal à aborder, même en tant que spectateur.
Vos projets?
J'ai besoin d'une respiration entre chaque film, pour vivre tout simplement, et me nourrir de ce vécu. J'essaie de voyager dans des pays différents. Mon métier m'offre aussi cette chance : la durée des séjours permet de s'attacher aux gens et à la culture, comme pour Un barrage contre le Pacifique de Rithy Panh, où je suis resté trois mois au Cambodge. Après un petit rôle dans Fais-moi plaisir, d'Emmanuel Mouret, je vais tourner un deuxième long-métrage avec Eric Forestier, avec qui j'avais fait La Troisième Partie du monde. Le film s'appellera Je tuerais la princesse.
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