•  

     

     

    Giulietta (Giulia Anna) Masina est une actrice italienne née le 22 février 1920 à San Giorgio di Piano, province de Bologne, décédée le 23 mars 1994 à Rome à l'âge de 74 ans. Elle fut l'épouse de Federico Fellini.

     

    Biographie

    Née d'un père violoniste et professeur de musique et d'une mère institutrice, elle se retrouve à Rome où elle débute dans une troupe théâtrale et travaille à la radio où elle interprète un rôle dans une série de nouvelles écrites par Fellini. C'est le coup de foudre : elle l’épouse le 30 octobre 1943.

     

     

    Elle continue de jouer sur scène jusqu'en 1951 et, à l'occasion, de le faire avec un jeune acteur qui deviendra célèbre, Marcello Mastroianni.

     

     

    Ses débuts au cinéma ont lieu en 1946 en tant que figurante dans Païsa de Roberto Rossellini. Puis Alberto Lattuada, en 1948, lui confie le rôle de la pauvre prostituée de Sans pitié, pour lequel elle obtient un Nastro d’argento (Ruban d'argent) du meilleur second rôle féminin.

      

      

    Un grand nombre de réalisateurs italiens (et autres nationalités) la feront travailler, à commencer par son mari, avec lequel elle tournera sept fois.

      

      

    Les plus célèbres seront Comencini, Duvivier, Sordi, Forbes

     

     

     

     

    C'est assurément son rôle de Gelsomina dans La strada en 1954 qui la fait connaître mondialement. Elle est la femme et la muse de Fellini qui trouve en elle son égal artistique. Ses caractéristiques de jeux la font interpréter des personnages naïfs évoluant dans des univers cruels ; Masina est souvent appelée le "Chaplin féminin".

     

     

    Elle survit à peine cinq mois à son mari en cessant de lutter contre le cancer des poumons qui l'emporta.

     

     

    À ses funérailles, le trompettiste Mauro Maur, « La Sua Tromba » comme elle l'appelait, interpréta la musique de La strada de Nino Rota.

     

     

      

      

    Elle avait laissé une lettre dans laquelle elle lui demandait de jouer cette mélodie.

     

     

     

     

    Filmographie

    Note : Les différences d'années qui peuvent apparaître sont dues aux tournages et aux sorties en salle. Exemple Europa '51 tourné en 1951 est sorti en 1952, ce qui permet de le considérer comme un film de 1952.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

    Récompenses

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Marlene Dietrich images 1 from 10

     

    Marie Magdalene Dietrich naquit le 27 décembre 1901 au numéro 65 de la Leberstrasse, Rote Insel à Schöneberg, maintenant un arrondissement de Berlin, Allemagne.

     

    Elle était la plus jeune de deux soeurs (sa soeur Elisabeth étant un an plus vieille) de Louis Erich Otto Dietrich et Wilhelmina Elisabeth Josephine Felsing, qui avait contracté mariage en décembre 1898.

     

    Sa mère était issue d’une famille aisée de Berlin qui possèdait une usine de fabrication d’horloges et son père étaitun lieutenant de police. Son père dédéda en 1907. Son meilleur ami, Eduard von Losch, un aristocrate premier lieutenant des Grenadiers, courtisa Wilhelmina et ils finirent par se marier en 1916, mais il décéda un peu plus tard des blessures contractées durant le 1ère guerre mondiale.

     

     

     

     

    Eduard von Losch ne reconnut jamais officiellement les enfants Dietrich, comme il l’a été parfois annoncé. Elle était surnommée "Lena" et "Lene" (prononcez Lay-neh) au sein de la famille.

    Aux alentours de l’âge de 11 ans, elle contracta ses deux prénoms pour former "Marlene".

     

     


    Marlene Dietrich fréquenta l’école des filles Auguste-Viktoria de 1907 à 1917 et fut diplômée de l’école Victoria-Luise (maintenant le Lycée Goethe de Berlin-Wilmersdorf), l’année suivante. Elle étudia le violon et à l’adolescence commença à s’intéresser au théâtre et à la poésie.

     

     

     

     

    Ses rêves de devenir une concertiste s’évanouirent rapidement après une blessure au poignet, mais en 1922 elle fut employée comme violoniste dans un orchestre qui accompagnait la projection de films muets dans un cinéma de Berlin – son premier job, dont elle fut licenciée après seulement quatre semaines.

     


    Ses premières apparitions en professionnelle sur les planches furent en tant que chorus girl pour une tournée du Girl-Kabarett de Guido Thielscher, une sorte de divertissement approchant du vaudeville, et pour les revues de Rudolf Nelson à Berlin.

     

    En 1922, Marlene Dietrich auditionna sans succès pour entrer à l’école d’art dramatique du directeur et impresario Max Reinhardt; cependant, elle se retrouva bientôt employée dans son théâtre en tant que chorus girl et joua des petits rôles dans des drames, sans au départ attirer l’attention. Elle fit ses débuts au cinéma comme silhouette dans un film de 1922, So sind die Männer.


    Elle rencontra son futur mari, Rudolf Sieber, sur le plateau de tournage d’un autre film fait cette même année, Tragödie der Liebe. Marlene Dietrich et Rudolf Sieber se marièrent lors d’une cérémonie civile à Berlin, le 17 mai 1923. Leur seul enfant, Maria Elisabeth Sieber, naquit le 13 décembre 1924.

     

     

     

     

     

     

     


    Marlene Dietrich continua à travailler au théâtre et au cinéma à Berlin et Vienne tout au long des années 1920. Sur les planches, elle eut des rôles de diverses importances dans des pièces de Frank Wedekind, Pandora's Box, de William Shakespeare, La Mégère Apprivoisée et Le Songe d’une Nuit d’Eté et de George Bernard Shaw, Back to Methuselah et Misalliance.

     

    Ce fut cependant dans des revues musicales comme Broadway, Es Liegt in der Luft and Zwei Krawatten, qu’elle attira le plus l’attention.

     

     

     

    A la fin des années 1920, Marlene Dietrich tînt aussi des rôles d’une importance certaine au cinéma, dont dans Café Elektric (1927), Ich küsse Ihre Hand, Madame (1928) et Das Schiff der verlorenen Menschen (1929).


    En 1929, Marlene Dietrich décrocha le rôle qui allait être primordial pour sa carrière, celui de Lola-Lola, une chanteuse de cabaret qui causait la chute d’un instituteur jusque là respecté dans le film de la UFA, L’Ange Bleu (1930). Le film fut réalisé par Josef von Sternberg, qui, par la suite fut crédité de la découverte de Marlene Dietrich.

     

    Le film est aussi remarquable pour avoir introduit la chanson qui devait être sa marque de fabrique "Falling in Love Again", que Marlene Dietrich enregistra pour Electrola. Elle fit d’autres enregistrements dans les années 1930 pour Polydor et Decca.

     

     

     

     


    Grâce au succès international de l’Ange Bleu et avec l’encouragement et la promotion de Josef von Sternberg, qui s’était déjà établi à Hollywood, Marlene Dietrich déménagea alors aux Etats-Unis pour un contrat avec Paramount Pictures. Le studio chercha à présenter Marlene Dietrich comme la réponse allemande à la sesation suédoise Greta Garbo de la MGM.

     

     


    Marlene Dietrich fut la star de 6 films réalisés par Josef von Sternberg pour Paramount entre 1930 et 1935: Josef von Sternberg travailla énormément pour faire de Dietrich l’image de la femme fatale. Il l’encouragea à perdre du poids et la coacha intensivement comme actrice – elle, en retour, avait la volonté de croire en lui et suivait aveuglément ses consignes directoriales impérieuses que peu d’autres actrices auraient accepté.


    Dans leur première collaboration américaine, Cœurs Brûlés, elle incarnait encore une chanteuse de cabaret ; le film est surtout resté célébre pour la séquence dans laquelle elle entonnait une chanson habillée en homme avec une cravate blanche et embrassait une autre femme, scène très provocante pour l’époque. Le film lui rapporta sa première nomination à l’Oscar.


    Cœurs Brûlés fut suivi par Agent X27 (Marlene Dietrich y ayant un rôle d’espionne, genre Mata Hari) et Blonde Venus. Shanghai Express fut le plus gros succès au box-office du duo Von Sternberg-Dietrich. Leurs deux derniers films, L’Impératrice Rouge et La Femme et le Pantin — le plus stylisé de leurs collaborations — furent leurs aventures commerciales les moins rentables. Marlene Dietrich remarquera plus tard que ce fut dans La Femme et le Pantin qu’elle fut au top de sa beauté.

     

     

     


    La partie cruciale de l’effet global que créa Josef von Sternberg était son énorme habileté à utiliser les éclairages pour photographier Marlene Dietrich avec un effet optimum — l’utilisation de la lumière et de l’ombre, dont l’impact de la lumière passant à travers un voile ou des persiennes à lattes (comme par exemple dans Shanghai Express) — qui, combiné avec une scrupuleuse attention à choisir les bons décors et costumes, fait que cette série de films figure parmi les plus stylisés de l’histoire du cinéma.

     

     

     

    Les critiques débattent encore aujourd’hui sur la part qui revient effectivement à Josef von Sternberg et celle qui incombe à Marlene Dietrich, mais beaucoup s’accordent à dire qu’aucun des deux n’atteignit plus ces sommets après que la Paramount eut licencié von Sternberg et que les deux arrêtèrent de travailler ensemble.


    Le premier film de Dietrich après la fin de sa collaboration avec von Sternberg fut celui de Frank Borzage, Desire (1936), un succès commercial qui offrit à Marlene Dietrich une opportunité de s’essayer à la comédie romantique.

     

    Son projet suivant, I Loved a Soldier (1936) se termina dans la pagaille quand le film fut abandonné pendant plusieurs semaines à cause de problèmes de script et des chamailleries existantes antre la star et le réalisateur.

     

     

     


    Des offres extravagantes éloignèrent Dietrich de la Paramount pour faire Le Jardin d’Allah (1936) pour le producteur indépendant David O. Selznick (elle reçut $200,000) et pour le film anglais d’Alexander Korda, Le Chevalier sans Armure (1937) (pour un salaire de $450,000).

     

    Bien qu’elle était alors l’une des stars les mieux payées, ses films étaient chers à produire et aucun de ces deux derniers films ne furent financièrement rentables.

     

     

    A cette époque, Marlene Dietrich occupait le 126ème rang au box office et les exposants la qualifièrent du sobriquet de "Box Office Poison" (aux côtés d’autres stars comme Fred Astaire, Joan Crawford, Dolores del Río, Mae West et Katharine Hepburn).

     


    Alors qu’elle était à Londres, des officiels du parti nazi l’approchèrent et lui offrirent des contrats mirobolants, si elle acceptait de revenir en Allemagne pour être la star du IIIème Reich.

     

    Elle refusa leurs offres et entreprit, en 1937, les formalités pour devenir une citoyenne américaine.

     

     


    Elle retourna à la Paramount pour tourner un autre film romantique, make another romantic comedy, Angel (réalisé par Ernst Lubitsch): l’accueil fait à ce film fut si tiède que Paramount racheta à Dietrich le reste de son contrat. Quand les proposition de tournage des autres studios chutèrent, Marlene Dietrich et sa famille s’envolèrent pour des vacances prolongées en Europe.

     

     

     


    En 1939, elle accepta l’offre du producteur Joe Pasternak (et une baisse de salaire) pour jouer un rôle à contre-courant dans son premier film depuis deux ans : celui d’une fille de saloon, Frenchie, dans le western Femme ou Démon, face à James Stewart.

     

    Ce rôle grivois relança sa carrière et The Boys in the Back Room, la chanson qui introduisait le film, devint un hit quand elle l’eut enregistré pour Decca. Elle joua des rôles similaires dans La Maison des Sept Péchés (1940) et Les Ecumeurs (1942), tous deux face à John Wayne.

     

     


    Bien que Marlene Dietrich ne regagna pas complètement la gloire de ses premières années, elle continua à tourner au cinéma, et tout particulièrement pour de grands réalisateurs comme Billy Wilder, Fritz Lang, Alfred Hitchcock et Orson Welles, dans des films dont

     

    La Scandaleuse de Berlin (1948),

     

    Le Grand Alibi (1950),

     Image

    L’Ange des Maudits (1952),

     

    Témoin à Charge (1957) et

     

    La soif du Mal (1958).

     


    Marlene Dietrich était connue pour avoir de fortes convictions politiques, qu’elle aimait faire connaître.

     


     

     

    Dans des interviews, Marlene Dietrich affirma qu’elle avait été approchée par le parti nazi pour retourner en Allemagne, mais qu’elle l’avait envoyé paître. Marlene Dietrich, une ardente anti-Nazi, devint citoyenne américaine en 1939.

     


    En décembre 1941, les Etats-Unis entrèrent dans la seconde guerre mondiale et Marlene Dietrich devint l’une des premières célébrités à collecter des titres d’emprunt de guerre.

     

    Elle fit une tournée de janvier 1942 à septembre 1943 (se produisant devant 250,000 hommes de troupe sur le front du Pacifique) et il est rapporté qu’elle aurait vendu plus d’emprunts de guerre comme n’importe quelle autre star.

     

     

     Image

     


    Durant deux autres tournées pour l’USO en 1944 et 1945, elle se produisit devant les troupes alliées sur les lignes de front en Algérie, Italie, Angleterre et France et entra en Allemagne avec les généraux James M. Gavin et George S. Patton.

     

    Quand on lui demanda, pourquoi elle avait fait tout cela, malgré l’évident danger d’être à quelques kilomètres des lignes allemandes, elle répondit, "aus Anstand" — "par simple décence".

     

     


    Sa revue, avec le futur pionnier de la télévision Danny Thomas en première partie, comprenait les chansons de ses films, des numéros avec une scie musicale (une habileté qu’elle avait originellement acquise à Berlin dans les années 1920), et un prétendu numéro de télépathie. Dietrich annonçait à l’auditoire qu’elle pouvait lire dans les esprits et leur demandait de se concentrer fortement sur quelque chose qui leur passait dans la tête.

     

     

    Puis elle marchait en direction d’un soldat et lui demandait honnêtement, "Oh, pense à quelque chose d’autre. Je ne peux décemment pas parler de cela!" .

     

    Des journaux catholiques américains publièrent des articles se plaignant de cette partie du spectacle de Dietrich.

     

     

     

     

     


    En 1944, la Morale Operations Branch de l’Office of Strategic Services (OSS) initia le projet Musac, des émissions de propagande musicales destinées à démoraliser les troupes ennemies.

     

     

     

     

     

    Marlene Dietrich, la seule interpréte de qui on s’assura que ses enregistrements fussent délivrés uniquement pour l’OSS, enregistra un certain nombre de chansons en allemand dont Lili Marleen, une des chansons préférées des deux camps du conflit. William Joseph Donovan, chef de l’OSS, lui écrivit, "Je vous suis personnellement grandement redevable pour votre générosité à avoir fait ses enregistrements pour nous."

     

     A la fin de la guerre en Europe, Marlene Dietrich se réunit avec sa soeur Elisabeth et sa famille.

     

    La famille résidait dans la ville allemande de Belsen durant toute la guerre, y exploitant un théâtre pour les officiers nazis et les officiels qui venaient visiter le camp de concentration de Bergen-Belsen. Marlene Dietrich intercéda pour ses parents auprès des représentants des forces alliées, les mettant à l’abri d’éventuelles poursuites pour faits de collaboration avec les nazis.

     

    Marlene Dietrich fut récompensée par l’octroi de la Medal of Freedom par les Etats-Unis en 1947.

     

     Marlene Dietrich images 5 from 10

     

    Elle dit que c’était la réalisation dont elle était la plus fière. Elle reçut aussi le Légion d’Honneur des mains du gouvernement français en reconnaissance de son comportement durant la guerre.

     


    Du début des années 1950 au milieu des années 1970, Marlene Dietrich travailla presqu’exclusivement comme artiste de cabaret grassement rémunérée, se produisant en direct dans les grands théâtres des villes majeures du monde entier.

     Marlene Dietrich images 9 from 10

     


    En 1953, Marlene Dietrich se vit offrir un salaire substantiel pour l’époque de 30 000 dollars par semaine pour apparaître au Sahara Hotel de Las Vegas.

     

     

    Le show était court, ne consistant qu’en quelques chansons associées à sa personnalité. Sa purement audacieuse "robe transparente" — un déshabillé de nuit orné de perles en soie soufflé, qui donnait l’illusion de la transparence — dessinée par Jean Louis, amena une grosse publicité.

     

     

    Ce spectacle fut si populaire qu’elle signa un contrat pour le reproduire au Café de Paris à Londres l’année suivante, et son contrat à Las Vegas fut également renouvelé.

     

     


    Dietrich employa Burt Bacharach comme arrangeur musical dès le milieu des années 1950 ; ensemble ils redessinèrent le spectacle du nightclub pour en faire un one-woman show plus ambitieux avec un répertoire plus étendu. Son répertoire comportait des chansons de ses films ainsi que des chansons populaires du répertoire de l’époque.

     

     

     

    Les arrangements de Bacharach aidaient à masquer la tessiture de voix limitée de Dietrich – elle était contralto – et lui permettaient de chanter avec un effet dramatique maximal ; ensemble, ils enregistrèrent 4 albums et plusieurs singles entre 1957 et 1964.

     


    Elle devait souvent faire la première partie de ses shows habillée dans une de ses robes hyper-moulantes avec une veste à col de cygne et se changer du haut jusqu’en bas pour la deuxième partie de son spectacle. Cela l’autorisait à entonner des chansons du repertoire masculine, comme "One For My Baby" et "I've Grown Accustomed to Her Face".

     


    "Elle ... transcende son matériel," selon Peter Bogdanovich. "Que ce soit un inconstant vieil air comme 'I Can't Give You Anything But Love, Baby' ... une chanson d’amour allemande à l’eau de rose, 'Das Lied Ist Aus' ou une chanson française comme 'La Vie en Rose', elle apporte toujours une touche d’aristocratie, bien qu’elle ne fréquenta jamais cette sphère ... un chant populaire, 'Go 'Way From My Window' n’a jamais été interprété avec autant de passion, et avec elle 'Where Have All the Flowers Gone? n’est pas seulement un autre air anti-guerre mais une tragique dénonciation de nous tous."

     

     

    Image


    Francis Wyndham offre une approche plus critique du phénomène Marlene Dietrich en concert. Il écrivit en 1964: "Ce qu’elle fait n’est ni difficile ni divertissant, mais en fait ce qu’elle fait, remplit de plaisir les yeux des spectateurs… Il faut être deux pour faire un tour de passe-passe: la dextérité de la main de l’illusionniste et le désir du faire-valoir d’être trompé.

     

    A ces deux principes nécessaires ( ses propres compétences techniques et la sentimentalité de son auditoire), Marlene Dietrich en ajoutait un troisième — la mystérieuse force qui la faisait croire en son propre pouvoir de séduction. Ceux qui ne sont pas capables de partager cette croyance ont plutôt tendance à se flageller, contrairement à Marlene."

     


    Son recours aux vêtements moulants, aux liftings d’alors, non chirurgicaux, aux maquillages bien étudiés et aux perruques, combiné aux éclairages ad hoc, firent en sorte de préserver l’image empreinte de glamour de Marlene bien qu’elle vieillissait.

     


    Le retour de Marlene Dietrich dans son pays d’origine en 1960 pour une tournée de concerts suscita deux interrogations. Beaucoup d’allemands pensaient qu’elle avait trahi sa patrie par ses actions engagées durant la seconde guerre mondiale. Durant ses apparitions au Titania Palast theatre de Berlin, les protestataires chantèrent, "Marlene Go Home! »

     

     

     

     

    De l’autre côté, Marlene Dietrich fut chaudement accueillie par d’autres allemands, dont le maire le Berlin, Willy Brandt, qui avait été, comme Dietrich, un opposant aux Nazis qui dut s’exiler durant leur règne.

     

    La tournée fut artistiquement un triomphe, mais un échec financier. Elle entreprit aussi une tournée en Israël aux alentours de la même époque, qui fut bien perçue; elle y chanta quelques chansons en allemand, dont une version en 1962, de la chanson anti-guerre de Pete Seeger, "Where Have All the Flowers Gone", fracassant ainsi l’interdiction non officielle en Israël de l’utilisation de la langue germanique. Dietrich in London, un album du concert fut enregistré durant son passage, en 1964, au Queen's Theatre.

     

     



    Elle se produisit à deux reprises sur Broadway (en 1967 et 1968) et fut gratifiée d’un Tony Award spécial en 1968. En novembre 1972, I Wish You Love, une version du show de Marlene Dietrich Dietrich, fut filmée à Londres. Elle fut rémunérée $250,000 pour sa coopération, mais ne fut pas satisfaite du résultat. Le show fut diffusé au Royaume Uni sur la BBC et aux Etats-Unis sur CBS en janvier 1973.


    Alors agée de 60 ou 70 ans, la santé de Marlene Dietrich commença à décliner : elle survécut à un cancer du col de l’utérus en 1965 et souffrit d’une mauvaise circulation du sang dans les jambes. Marlene Dietrich devint de plus en plus dépendante aux anti-douleurs et à l’alcool.

     

     

     

     

    Une chute survenue au Shady Grove Music Fair de Washington DC en 1973 endommagea sa cuisse gauche, nécessitant une greffe de peau pour permettre à la blessure de se résorber.

     

    Elle se fractura la jambe droite en août 1974.


    En novembre 1973, Marlene Dietrich, alors âgée de 72 ans, tomba de la scène dans la fosse d’orchestre alors qu’elle essayait de serrer la main de son partenaire durant un show à Toledo, Washington, USA. On dit qu’elle n’avait pas eu de blessures, mais simplement déchirer sa robe.

     


    Cependant, sa carrière prit fin le 29 septembre 1975, quand elle chuta de nouveau et se fractura l’os de la cuisse durant un spectacle à Sydney, Australia. L’année suivante, son mari, Rudolf Sieber, décéda d’un cancer le 24 juin 1976.

     

     

     

     


    La dernière apparition de Marlene Dietrich au cinéma fut dans un rôle utiliatire dans Just a Gigolo (1979), avec David Bowie sous la direction de David Hemmings. Marlene Dietrich chanta aussi la chanson du générique qu’elle enregistra sur disque.

     

     

     

     


    Alcoolique et dépendante aux anti-douleurs , Marlene Dietrich se retira dans son appartement du 12 avenue Montaigne à Paris. Elle passa ses 11 dernières années de sa vie, partiellement grabataire, n’autorisant que peu de visites, dont les membres de sa famille et ses employés Durant cette époque, elle fut prolifique en lettres et en coups de téélphone.

     

    Son autobiographie, Nehmt nur mein Leben (Just Take My Life), fut publiée en 1979.

     


    En 1982, Marlene Dietrich accepta de participer à l’élaboration d’un film documentaire sur sa vie, Marlene (1984), mais refusa d’être filmée. Le réalisateur du film, Maximilian Schell, fut seulement autorisé à enregistrer sa voix. Il utilisa ses interviews avec elle comme base de son film, agrémenté de morceaux de films de sa carrière.

     

    Le film remporta plusieurs trophées européens et fut nominé pour l’Oscar de meilleur documentaire en 1984. Newsweek le qualifia de ‘film unique, peut-être le plus fascinant et le plus affectif des documentaires jamais fait sur une grande star hollywoodienne."

     


    En 1988, Marlene Dietrich enregistra une introduction parlée pour un album nostalgique de chansons fait par Udo Lindenberg.

     

     


    Elle commença une proche amitié avec le biographe David Bret, une des rares personnes autorisées à pénétrer dans son appartement parisien. Bret est censé être la dernière personne, en dehors de sa famille, à avoir pu discuter avec Marlene, deux jours avant sa mort:

     

    "Je l’ai appelée pour lui dire ; je t’aime et maintenant je peux mourir."

     

    Elle était en constante relation avec sa fille, qui venait régulièrement à Paris pour se rendre compte de l’état de santé de sa mère.

     

    Dans une interview au magazine allemand Der Spiegel en novembre 2005, la fille de Marlene Dietrich et son petit-fils affirmèrent qu’elle était politiquement active durant ces années.

     

    Elle resta en contact avec les leaders du monde par téléphone, dont notamment Ronald Reagan et Mikhail Gorbachev, ayant une facture mensuelle de 3000€.

     

    En 1989, son appel pour sauver les studios de Babelsberg de la fermeture fut relayé par la BBC Radio, et elle intervint à la télévision par le biais du téléphone, lors de la chute du mur de Berlin en 1990.

     


    Dietrich décéda d’une insuffisance rénale le 6 mai 1992 à l’âge de 90 ans à Paris. Un service funèbre fut célébré à La Madeleine à Paris devant 3,500 proches et en dehors de l’église, une foule de fans, le cercueil étant recouvert du drapeau français.

     

    Son corps fut rapatrié à Berlin, où il fut enterré au Städtischer Friedhof III, Berlin-Schöneberg, Stubenrauchstraße 43–45, dans le Friedenau Cemetery, près de la toimbe de sa mère et pas loin de l’endroit où elle naquit.

     

    En 2004 Helmut Newton fut enterré à ses côtés.


    Contrairement à sa vie professionnelle, qui fut soigneusement modelée et entretenue, la vie personnelle de Marlene Dietrich fut cachée du public. Marlene Dietrich, qui était bisexuelle, appréciait la prospère scène gay berlinoise des années 1920.

     


    Elle ne se maria qu’une fois, avec l’assistant-réalisateur Rudolf Sieber, qui devint plus tard une réalisateur assistant de Paramount Pictures en France, responsable du doublage en langue française. Son seul enfant, Maria Elisabeth Sieber, naquit à Berlin le 13 décembre1924.

     

    Elle deviendra plus tard une actrice, travaillant principalement pour la télévision, connue sous le nom de Maria Riva. Quand Maria donna la vie à son fils John en 1948, Marlene Dietrich fut affublée du qualificatif "de la grand-mère la plus glamour du monde".

     

    Après la mort de Dietrich, Maria Riva publia une franche biographie de sa mère, intitulée,

    Marlene Dietrich (1990).

     


    Tout au long de sa carrière Marlene Dietrich eut une chaîne sans fin d’aventures, quelques-unes éphémères, d’autres durant des décennies; elles se chevauchèrent souvent et furent la plupart du temps connues de son mari, à qui elle avait l’habitude de montrer les lettres d’amour de ses soupirants, de temps en temps annotées de détails croustillants.

     

     

    Quand Marlene Dietrich tourna Coeurs Brûlés, elle eut le temps d’avoir une aventure avec Gary Cooper, malgré la constante présence sur le plateau de la tempétueuse actrice mexicaine, Lupe Velez, avec qui Gary Cooper avait une relation amoureuse. Lupe Vélez dit un jour:

    "Si j’en avais eu l’opportunité, j’aurais arracher les yeux de Marlene Dietrich" .

     

     

    Durant le tournage de Femme ou Démon, Marlene Dietrich commença une relation avec sa co-star Jimmy Stewart, qui se termina après le film.

     

     

    En 1938, Marlene Dietrich rencontra et débuta une proche relation avec l’écrivain Erich Maria Remarque, et en 1941, avec l’acteur français et héros de guerre, Jean Gabin. Leur relation prit fin au milieu des années 1940.

     

     

     

     

    Elle eut aussi une relation avec l’écrivain cubo-américaine Mercedes de Acosta, qui fut à un moment l’amante de Greta Garbo.

     

    Sa dernière grande passion, alors qu’elle était cinquantenaire fut finalement avec l’acteur Yul Brynner, avec qui elle eut une relation qui dura plus d’une décennie; sa vie amoureuse continua alors qu’elle était septuagénaire.

    Elle compta John Wayne, George Bernard Shaw et John F. Kennedy parmi ses conquêtes.

     


    Elle fut élevée dans la religion protestante mais perdit sa foi sur le front après avoir entendu les prêcheurs des deux camps en appeler à Dieu pour justifier la guerre.

     

    "J’ai perdu ma foi durant la guerre et ne peut pas croire qu’ils sont tous là-haut, vire-voltant ou assis à une table.

     

    " Elle dit un jour:

     

    “Si Dieu existe, il a besoin de revoir ses plans. »

     
     
    DEMERVAL

    http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=14733

     

     

     
    Partager via Gmail Delicious Pin It

    1 commentaire
  •  

     

    lechrysantheme:

Tallulah Bankhead in The Cheat (1931)

     

     

     

    Tallulah Bankhead in The Cheat (1931)

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     Jean Seberg


    (JPEG)Le 8 septembre 1979 on retrouve à l’arrière d’une Renault 5 blanche sous un plaid, le corps sans vie de la comédienne Jean Seberg, disparue depuis plusieurs jours de son domicile parisien l’actrice qui semblait dépressive et malade s’est apparemment suicidée aux barbituriques et à l’alcool (plus de 8 gr dans son sang révèleront les analyses), cependant de nombreux doutes autour de ce suicide peuvent permettre de penser que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragédie.

     

    Découverte par le metteur en scène Otto Preminger qui cherchait une inconnue pour le rôle principal de Jeanne d’arc, le film sera un échec et c’est avec le mythique A bout de souffle de jean -Luc Godard que Seberg sera immortalisée à jamais, en incarnant le personnage de la petite marchande de journaux américaine.

     

    Elle entre dans la légende cinématographique. Pourtant déjà à cette époque, elle semble ne s’intéresser que modérément à sa carrière, préférant les engagements sociaux et politiques.

     

    Sa vie sentimentale semble être un échec. Son mariage avec le dandy François Moreuil tourne court.

    Elle rencontre bientôt un homme d’un tout autre calibre en la personne de Romain Gary célèbre écrivain international. Ils vivent ensemble une belle histoire d’amour et après la naissance de leur premier enfant Diego ils se marient le 16 octobre 1963.

     

    Tout en continuant à tourner des films inégaux, jean Seberg intensifie ses actions et ses engagements notamment en faveur des Black panthers.

     

     

     

     

    Elle soutient également la cause des Indiens d’Amérique victimes, selon elle, d’un pays qui s’enfonce dans le capitalisme en oubliant ses racines.

     

    Mise à l’index par l’industrie du cinéma, c’est bientôt le F.B.I qui décide de surveiller de très près la jeune militante.

     

    Filatures,intimidations,écoutes téléphoniques, rien ne lui est épargné.

    Le comble semble atteint lorsque, enceinte de son second enfant, la rumeur prétend que le bébé est le fruit de ses amours avec un leader des "Black panthers".

     

    Cette fois Jean Seberg craque. Déstabilisée, elle tombe gravement malade et accouche d’un bébé prématuré, une petite fille qui ne survit que quelques heures.

     

    Scandalisée, Jean Seberg, décide de porter son enfant en terre dans un cercueil de verre transparent pour que les photographes puissent voir la couleur blanche de la peau de son enfant.

     

     

    Après cette tragédie,les choses ne seront plus les mêmes pour l’actrice qui sombre dans une grave dépression. Ses amis s’éloignent et même ceux qu’elles a soutenus ne la suivent plus, on la juge encombrante, gênante.

      

    Son couple ne survit pas et malgré les liens forts qui l’unissent a Romain Gary,le couple divorce.

     

    Elle se console auprès du réalisateur Dennis Berry fils du comédien Jack Berry qui dut quitter les Etats -unis victime du maccarthysme et se réfugia en France pour continuer une carrière sans grand intérêt.

     

    Bientôt une nouvelle rumeur se répand à nouveau.

     

    On murmure que jean Seberg sympathisante des officiels algériens du F.L.N a une liaison avec Aziz Bouteflika actuel président algérien alors premier ministre.

     

    Le gouvernement algérien décide alors de prendre ses distances avec l’actrice et elle est interdite de séjour en Algérie.

     

    Si cette rumeur n’a jamais pu être confirmée, une chose est sûre, Jean Seberg quitte Dennis Berry pour s’installer en compagnie d’un individu plutôt louche Ahmed Asni, que la police française soupçonne de trafic international de stupéfiants.

     

     

    L’homme est violent, intolérant et bat Jean à de nombreuses reprises. De plus, il décide de diriger la carrière et les choix de la comédienne qui vit un cauchemar auprès de cet homme qui l’exploite et la vole.

     

     

    le 29 Août, elle téléphone à ses proches. Paniquée, elle raconte qu’elle est en danger et qu’elle est malgré elle mêlée à un trafic international de drogue. Personne ne la prend au sérieux et on pense ( à tort) qu’elle délire.

     

     

     

    Pourtant, c’est le lendemain qu’elle disparaît de son domicile du 125 rue de Longchamp.

    Son corps sera retrouvé onze jours plus tard. Ahmed Asni ayant signalé à la police qu’elle était partie nue sous son manteau une bouteille d’eau à la main.

     

    Alors cette menace était-elle réelle ?

    on est en droit de le penser.

    Pour Romain Gary qui a bien connu la jeune femme et a conservé avec elle jusqu’à la fin de sa vie des liens étroits,la vérité est ailleurs.

    Pour l’ancien mari de jean , cette mort n’est pas un suicide, il accuse clairement le F.B.I d’avoir éliminé Jean Seberg supposée être un important support financier des Black panthers.

     

    25 ans après le mystère de cette tragique disparition reste entier et de nombreux doutes subsistent autour de l’enquête et de ses conclusions hâtives.

    Triste fin pour une jeune femme qui avait choisi de vivre dans la vie réelle plutôt qu’au cinéma des choses intenses et fortes et qui aura payé de sa vie ses convictions et ses choix.



    Publié le 25 octobre 2006 parJimbo

    http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=1261

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

    Image

     

    Wallace Fitzgerald Beery naquit à Clay County, Missouri près de Smithville, le 1er avril 1885. Etant le plus jeune fils de Noah Webster Beery et de Frances Margaret Fitzgerald, Wallace et ses frères William C. Beery et Noah Beery devinrent des acteurs à Hollywood. La famille Beery quittèrent leur ferme dans les années 1890 et déménagea près de Kansas City,
    Missouri où le père fut employé comme officier de police.
     
      
    Wallace Beery fréquenta la Chase School de Kansas City et prit également des leçons de piano, mais ne montra que peu d’aptitudes aux matières académiques. Il s’enfuit de la maison à deux reprises, la première fois revenant chez lui après une courte période et quittant l’école pour travailler dans une gare ferroviaire comme nettoyeur de chaudières. Wallace Beery s’enfuit une deuxième fois de chez lui à l’âge de 16 ans pour rejoindre le Ringling Brothers Circus comme assistant du dresseur d’éléphants. Il le quitta deux ans plus tard, après avoir été griffé par un léopard.
     
    Wallace Beery rejoignit son frère Noah à New York City en 1904, trouva du travail dans un opéra comique comme baryton et commença à apparaître sur Broadway ainsi que dans troupes estivales. Son premier rôle le plus notable survint en 1907 quand il fut la vedette de The Yankee Tourist, y recevant de bonnes critiques. En 1913, il déménagea à Chicago pour travailler pour les studios Essanay, tout en étant casté sous le nom de Swedie, La Femme de Ménage Suédoise, un personnage masculin travesti. Plus tard, il oeuvra pour les studios Essanay situés à Niles, Californie.
     
    En 1915, Wallace Beery fut la vedette avec son épouse Gloria Swanson de Sweedie Goes to College. Le mariage ne survécut pas à ses abus de boissons. Wallace Beery commença à interpréter des rôles de méchants et en 1917 incarna Pancho Villa dans Patria à un moment où Pancho Villa était encore actif à Mexico. Wallace Beery reprendra le rôle 17 ans plus tard pour un des plus grands succès de la MGM.
    Parmi les rôles muets de Wallace Beery les plus significatifs figurent ceux du Professeur Challenger dans Le Monde Perdu, d’après Sir Arthur Conan Doyle (1925), de Richard Coeur de Lion dans Robin des Bois avec Douglas Fairbanks et dans L’esprit de la Chevalerie, Le Dernier des Mohicans (1920), Fatty l’intrépide shérif (1920 avec Roscoe Arbuckle), Vaincre ou Mourir(1926), Now We're in the Air (1927), The Usual Way (1913), Casey at the Bat (1927) et Les Mendiants de la Vie(1928) avec Louise Brooks.
     
    La puissante voix de basse et l’air d’ours mal léché de Wallace Beery devinrent ses images de marque quand Irving Thalberg lui fit signer un contrat avec la MGM à la fin de l’ére du muet.
     
    Wallace Beery incarna le sauvage prisonnier "Butch", un rôle initialement prévu pour Lon Chaney Sr, dans le très célèbre film carcéral de 1930, The Big House, pour lequel il fut nominé pour l’Oscar du meilleur acteur. La même année, il joua dans Min and Bill (face à Marie Dressler), le film qui le propulsa à la tête du box office. Il poursuivit avec Le Champion en 1931, remportant cette fois l’Oscar du meilleur acteur et avec le rôle de Long John Silver dans L’Ile au Trésor (1934). Il reçut une médaille d’or du festival du film de Venise pour sa deuxième interprétation du personnage de Pancho Villa dans Viva Villa! (1934) avec Fay Wray.
      
    Image
      
      
    (Lee Tracy devait initialement apparâitre dans le film jusqu’au moment où, saoûl, il urina du balcon sur une foule de mexicains se trouvant en-dessous ; la carrière de Lee Tracy ne se remit jamais de cet incident.) Parmi les autres films de Wallace Beery, il faut retenir Billy the Kid (1930) avec Johnny Mack Brown, The Secret Six (1931) avec Jean Harlow et Clark Gable, Hell Divers (1931) avec Clark Gable, Grand Hotel (1932) avec Joan Crawford, Tugboat Annie (1933) avec Marie Dressler, Dinner at Eight (1933) face à Jean Harlow, The Bowery avec George Raft, Fay Wray et Pert Kelton la même année, China Seas (1935) avec Clark Gable et Jean Harlow et la pièce d’ Eugene O'Neill, Ah, Wilderness! (1935) dans le rôle d’un oncle ivrogne, rôle qui sera plus tard repris à Broadway par Jackie Gleason dans une version musicale. Durant les années 1930, Wallace Beery fut l’une des 10 stars les plus populaires du box office, et, à un moment, son contrat avec la MGM stipulait qu’il devait être payé un dollar de plus que n’importe quel autre acteur du studio, le faisant de ce fait l’acteur le mieux payé du monde.
     
      
      
      
    Il fut la vedette de plusieurs comédies avec Marie Dressler et Marjorie Main, mais sa carrière commença à décliner dans cette dernière décennie. En 1943 son frère Noah Beery, Sr. apparut avec lui dans un film de propagande de guerre, Salute to the Marines, film qui fut suivi par Bad Bascomb (1946) et The Mighty McGurk (1947). Il resta en haut de l’affiche et aucun des films de Wallace Beery durant l’époque du parlant ne perdit d’argent au box office; ses films étaient particulièrement populaires dans les régions méridionales des Etats-Unis, spécialement les petites villes et cités.
     
      
      
    La première épouse de Wallace Beery fut l’actrice Gloria Swanson; les deux apparurent ensemble à l’écran. Bien que Wallace Beery apprècia sa popularité acquise grâce aux courts métrages mettant en scène le personnage de Sweedie, sa carrière avait subi un plongeon et durant son mariage avec Gloria Swanson, il se reposa sur elle pour faire faire vivre le ménage.
     
     
    Image
      
    Selon l’autobiographie de Gloria Swanson, Wallace la dupa en lui faisant avaler un produit abortif, alors qu’elle était enceinte, ce qui lui fit perdre son bébé. La seconde épouse de Wallace Beery fut Rita Gilman. Ils adoptèrent Carol Ann, la fille du cousin de Rita Gilman.
      
    A l’instar de son premier mariage, son deuxième se termina par un divorce.
     
    Selon le livre d’E.J. Fleming, The Fixers (au sujet des légendaires fixers (personnes chargées de régler les problèmes des stars)de la MGM, Eddie Mannix et Howard Strickling), Wallace Beery, le gangster Pat DiCicco et Albert R. "Cubby" Broccoli (qui était aussi le cousin de DiCicco et le futur producteur des films de James Bond ) battirent prétendument à mort l’acteur Ted Healy dans le parking de la boîte de nuit, Le Trocadéro, en 1937.
      
    Le livre affirme que Wallace Beery fut envoyé en Europe par le studio pendant quelques mois, pendant qu’une histoire était montée pour alléguer que trois universitaires avaient tué Ted Healy. Le bureau de l’Immigration confirme que Wallace Beery fit un voyage de quatre mois en Europe, immédiatement après la mort de Ted Healy, et ce jusqu’a
    u 17 avril 1938.
      
    Un portrait au crayon de Wallace Beery dessiné par Ted Healy sur un plateau de tournage subsiste aujourd’hui, Ted Healy, en dehors d’être un bon dessinateur étant aussi l’un des créateurs du groupe des Three Stooges.
    Wallace Beery possédait et conduisait son propre avion, un Howard DGA-11. Le 15 avril 1933 il fut nommé lieutenant commandant d’un A-V(S), USNR au NRAB Long Beach.
     
      
    En décembre 1939, le célibataire Wallace Beery adopta une jeune fille de 7 mois, Phyllis Anne. Aucune autre information n’existe sur cette enfant et elle n’est pas mentionnée dans le testament de Wallace Beery.
     
      
    Wallace Beery laissa l’ impression d’être un misanthrope et de quelqu’un avec qui il était difficile de travailler sur un plateau. Jackie Cooper, qui fit, enfant, plusieurs films avec lui, qualifiait Wallace Beery "de grosse déception" et l’accusa de vouloir le reléguer au fond de la scène et d’autres tentatives de vouloir minimiser ses performances car Jackie Cooper pensait qu’il agissait par jalousie. Margaret O'Brien, une autre enfant-actrice, travailla aussi avec Wallace Beery et elle dut finalement être protégée par les membres de l’équipe de tournage car Wallace Beery voulait constamment la cogner.
      
    Mickey Rooney reste une exception parmi les enfants stars et affirma souvent qu’il avait adoré travailler avec Wallace Beery.
     
    Un des faits pour lequel il était le plus fier fut d’avoir attrapé le plus gros bar de mer jamais pêché au large de l’île de Santa Catalina en 1916, un record qui tînt pendant 35 ans.
     
      
    Un épisode notoire de la vie de Wallace Beery fit l’objet d’une chronique dans le 5ème épisode du documentaire de Ken Burns, The National Parks: America's Best Idea: en 1943, le Président Franklin D. Roosevelt signa un ordonnance créant le Jackson Hole National Monument pour protéger le territoire accolé au Grand Tetons dans le Wyoming.
      
      
      
    Les propriétaires locaux de ranches, ulcérés par la perte de terrains qu’ils voulaient utiliser pour faire paître leurs troupeaux, assimilèrent cette action à l’annexion de l’Autriche par Adolf Hitler et ce fut un Wallace Beery vieillissant qui conduisit la protestation en lâchant, sans autorisation, 500 têtes de bétail à travers lesdites terres réservées.
     
      
    Wallace Beery décéda en son domicile de Beverly Hills, Californie, des suites d’une crise cardiaque, le 15 avril 1949. Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park Cemetery, à Glendale, Californie. Pour sa contribution à l’industrie du film, Wallace Beery a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 7001 Hollywood Blvd.
     
      
      
    Sa contribution au western est la suivante :
    Patria de Jacques Paccard (1917), Pancho Villa
    Fatty, l’intrépide shérif de George Melford (1920), Buck McKee
    Le dernier des Mohicans de Clarence Brown (1920), Magua
    The Northern Trail de Bertram Bracken (1921), otto Franke
    L’Epervier Noir de Emmett J. Flynn (1921), William Kirk
    The Sagebush Trail de Robert Thornby (1922), José Fagaro
    The Man from Hell’s River d’Irving Cummings (1922), Gaspard, The Wolf
    L’Eternel Combat de Reginald Barker (1923), Barode Dukane
    La rançon de Reginald Barker (1925), Dutch
    The Pony Express de James Cruze (1925), Rhode Island Red
    Stairs of Sand d’Otto Brower (1929), Lacey
    River of Romance de Richard Wallace (1929), Général Orlando Jackson
    Billy le Kid de King Vidfor (1930), Garrett
    Viva Villa! De Jack Conway et Howard Hawks (1934), Pancho Villa
    Arizona Bill de j. Walter Ruben (1937), Trigger Bill
    L’homme du Dakota de Leslie Fenton (1940), Sgt Bar Barstow
    20 Mule Team de Richard Thorpe (1940), Skinner Bill Bragg
    Wyoming de Richard Thorpe (1940), Reb Harkness
    The Bad Man de Richard Thorpe (1941), Pancho Lopez
    Jackass Mail de Norman Z. McLeod (1942), Marmaduke Just Baggot
    Barbary Coast Gent de Roy Del Ruth (1944), Honest Plush Brannon
    L’ange et le bandit de S. Sylvan Simon (1946), Zeb Bascomb
    Big Jack de Richard Thorpe (1949), Big Jack Horner

    ImageImageImageImageImageImageImageImageImage
     
     

     


     
    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Version originale en farsi avec sous-titres en français

    Munis vit avec son frère Amir Khan, un traditionaliste qui tente désespérément de lui trouver un mari et qui la tient enfermée dans sa maison entretemps. Car dans les rues de Téhéran, en cet été de 1953, l'incertitude règne. Un coup d'état se prépare, financé et organisé conjointement par les États-Unis et la Grande-Bretagne. Ce climat d'incertitude pousse Fakrhi, une femme d'une cinquantaine d'années, à se séparer de son mari et à prendre possession d'un verger isolé de tout, où se retrouveront rapidement, par les détours du hasard, Zarin, une prostituée en fuite, et Faezeh, une amie de Munis ayant subi le pire des outrages... Là, elles pourront vivre librement, un moment au moins.

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Atiq Rahimi - Terre et cendres - bande annonce : "Terre et cendres", un film d'Atiq Rahimi , 2003 - Production : Les Films du lendemain - avec Abdul Ghani , Jawan Mard Homayoun, Walli Tallosh, Chahverdi Guilda - Adaptation de "Terre et cendres" d'Atiq Rahimi (éditions P.O.L)

     

     

    En Afghanistan. Dastaguir accompagné de son petit-fils Yassin a entrepris le voyage qui mène de son village jusqu'à une lointaine mine, dans un paysage désolé. C'est là que travaille son fils, le père du petit. Dastaguir doit lui annoncer que le village a été bombardé et qu'il n'y a pas de survivant. Luttant contre sa propre peine, Dastaguir rencontre chemin faisant, un gardien dans sa guérite, une femme voilée qui attend, un vieux philosophe, et d'autres victimes, comme eux, de cette guerre dévastatrice...

     

     

     

     

     Pour apprécier cette vidéo -

    supprimer le fond musical du blog

    en cliquant sur

    le lien central de RADIONOMY

     

    Terre et Cendres (Khakestar-o-khak) est un film afghan adapté du roman homonyme réalisé par Atiq Rahimi, sorti en 2004

     

     

     

    Pendant l'une des guerres, elles durent depuis 1979 date de l'intervention des russes (URSS) pour les plus récentes, un grand-père et son petit-fils, un bambin devenu sourd à la suite d'un bombardement, cheminent vers le père de ce dernier qui travaille dans une mine. Une véritable odyssée, entre présent, passé et avenir. 

     

    2004 : Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz :prix du meilleur réalisateur2004 : Festival de Cannes : prix Regard vers l'avenir

     

    En septembre et octobre derniers Eric Guichard
    Voir Eric Guichard dans l’index
     
    se trouvait en Afghanistan où il dirigeait la photographie de " Terre et cendres ", le premier film franco-afghan réalisé par Atiq Rahimi
    Voir Atiq Rahimi dans l’index
     
    .

    Photo de tournage d
    Photo de tournage d’Eric Guichard

    Ce film, dont les héros sont un grand-père, Dastaguir, et son petit-fils, a été tourné dans le format Scope
    Voir Format 2,35 dans l’index
     
    entre villages et paysages désertiques, sur fond de collines et de montagnes, situés à 260 kilomètres de Kaboul.

    Photo de tournage d
    Photo de tournage d’Eric Guichard

    Dans " Libération " du 22 septembre, le réalisateur donnait quelques clefs : « La piste suit les crêtes des collines, derrière les collines, il y a les montagnes, et plus loin encore, dans la brume, d’autres montagnes, et derrière : le ciel bleu. Ce n’est pas seulement un décor, cela raconte quelque chose... Je me suis basé sur Bergman, quand d’une histoire intérieure il fait quelque chose de visuel, je pense aux " Fraises sauvages " qui est comme un road-movie. Le personnage voyage, mais ce qu’il vit, c’est son passé ; comme le vieillard de " Terre et cendres ". »

    Photo de tournage d
    Photo de tournage d’Eric Guichard

    En même temps qu’il lutte avec tant d’émotions conflictuelles, Dastaguir croise différents étrangers sur sa route : un gardien mal luné dans sa guérite, un marchand philosophe, une mystérieuse femme voilée qui ne cesse d’attendre, et d’autres victimes de cette guerre innommable qui continue ailleurs, hors champ...

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  • Un Cinéma Italien Florissant 1960-1980

    Mariage à l'italienne
    Mariage à l'italienne de Vittorio De Sica (1964)

    Les Années 1960

    I. Contexte

    Dès 1958, le dit "miracle économique" commence. Cela implique une augmentation de la production de films. L'on note ainsi plus de 200 films produits par an ! Implicitement, qui dit importante production dit diversité des films produits. Ainsi, l'on constate un équilibre certain entre le cinéma d'auteur et le cinéma de genre. La fréquentation en hausse des salles est un signe révélateur de la bonne économie des ces années-là.

    II. Caractéristiques Cinématographiques

    La principale caractéristique de cette période c'est le fait que plusieurs générations de réalisateurs cohabitent :

    • La génération qui a débuté dans les années 1940 avec Roberto Rossellini, Vittorio De Sica, et Luchino Visconti
    • La génération qui a débuté dans les années 1950 avec Federico Fellini, Michelangelo Antonioni, Valerio Zurlini
    • La génération qui débute dans les années 1960

    L'on notera aussi l'abondance des films de genre dans les années 1960.

    III. Les Auteurs des Années 1960

    A. L'Ancienne génération :

    Roberto Rossellini Roberto Rossellini

    Même si le réalisateur a commencé sa carrière dans les années 1940, il signe de grands films qu'il faut mentionner. Rossellini s'intéresse à la guerre dans Le général Della Rovere (1959) et dans Les évadés de la nuit (1960). Il signe également quelques films historiques comme Viva l'Italia et Vanina vanini en 1961. Il se tourne ensuite vers la télévision pour laquelle il va réaliser de nombreux films.

    Vittorio De Sica Vittorio De Sica

    Il adapte en 1960 le roman de Moravia : La Ciociara. Il signe également Le jugement dernier en 1961, Il boom en 1963, Mariage à l'italienne en 1964 et Le Jardin des Finzi Contini en 1970.

    Giuseppe De Santis Giuseppe De Santis

    Le réalisateur s'intéresse à l'engagement des troupes italiennes en Russie lors de la Seconde Guerre Mondiale dans La garçonnière réalisé en 1960. Il signe Italiani brava gente en 1964 (Marcher ou Mourir en français)

    B. L'épanouissement de certains cinéastes :

    Luchino Visconti Luchino Visconti

    C'est dans les années 1960 que Luchino Visconti signe sans doute ses meilleurs films. Il réalise en 1960 Rocco et ses frères, un film assez proche du néoréalisme qui fait alors déjà partie du passé. Il signe aussi des oeuvres plus intimes comme Sandra en 1965. Il réalise également des fresques historiques comme Les Damnés en 1969 et Le Guépard en 1963. Le Guépard est sans aucun doute l'une de ses oeuvres les plus connues. Il s'agit d'une adaptation d'un roman du même nom tout aussi célèbre de Giuseppe Tomasi Di Lampedussa. Notons que l'adaptation de Visconti sort seulement 5 ans après la sortie du roman.

    Rocco et ses frères
    Rocco et ses frères

    Le Guépard
    Le Guépard

    Michelangelo Antonioni Michelangelo Antonioni

    Michelangelo Antonioni atteint aussi sa maturation dans les années 1960 en réalisant sa trilogie des sentiments composée de L'Avventura en 1960, La Nuit en 1961, et L'Eclipse en 1962. A partir de 1964, il décide d'adopter un nouveau point de vue et de voir le monde. Ainsi s'aventure dans la banlieue de Ravenne pour réaliser Désert Rouge en 1964, à Londres pour Blow up en 1967, en Amérique pour Zabriskie point en 1969. Il prolonge l'expérience dans les années 1970 en se rendant en Afrique et en Europe pour Profession : reporter en 1975 et enfin en Chine pour réaliser un documentaire Chung Kuo en 1973.

    L'avventura
    L'avventura

    Blow up
    Blow up

    Désert rouge
    Désert rouge

    Federico Fellini Federico Fellini

    Dans les années 1960, Fellini signe deux films majeurs italiens. Il représente la bourgeoisie romaine dépravée dans La Dolce Vita en 1960. Le film suscita de vives réactions de la part du Vatican. Trois ans plus tard, il signe Huit et demi, un film semi-autobiographique.

    La Dolce Vita
    La Dolce Vita

    Huit et demi
    Huit et demi

    C. Un Nouveau venu

    Pier Paolo Pasolini Pier Paolo Pasolini

    Pier Paolo Pasolini signe son premier long métrage Accattone en 1961. Mais Pasolini exerce aussi son talent dans la littérature, le théâtre, et même le journalisme. Poète, et artiste polémique, Pasolini apporte un nouveau langage, observe les choses avec beaucoup de réalisme et dépeint souvent ses obsessions. Ainsi, il signe en 1962, Mamma Roma, avec une Anna Magnani plus formidable que d'habitude. En 1964, il réalise L'Evangile selon Saint Matthieu, Uccellacci e uccellini en 1966, Oedipe Roi en 1967, Théorème en 1968, Porcherie en 1969, et Médée en 1969. Il réalise aussi de nombreux courts métrages.

    Mamma Roma
    Mamma Roma

    IV. Les Genres

    Les années 1960 en Italie ont été propices à une abondance des films de genre.

    A. Cinéma politique :

    Le cinéma politique s'épanouit dans les années 1960 notamment avec des réalisateurs comme Francesco Rosi et Elio Petri. A travers leurs oeuvres, c'est un peu le néo-réalisme italien qui a si bien brillé qui perdure. Pourquoi le cinéma politique se développe t-il dans les années 1960 ? Il règne dans l'Italie des années 1960 de nombreux problèmes d'ordre politiques et sociaux. Le gouvernement est instable, la Démocratie Chrétienne est omniprésente, la régionalisation se développe, la série d'attentats commence en 1969, les Brigades Rouges poursuivent des actions, l'extrême droite tente de prendre le pouvoir, le pouvoir de la mafia est tel qu'il corrompt l'Etat.

    Francesco Rosi Francesco Rosi

    C'est Francesco Rosi qui montre pour la première fois la Camorra napolitaine à l'écran dans Le Défi en 1958. Salvatore Giuliano de 1961 traite des conditions de la mort du bandit sicilien du même nom. En 1963, il réalise Main basse sur la ville, film dans lequel il traite de la spéculation immobilière à Naples et de l'implication de certains politiciens dans ce genre d'affaire.

    Elio Petri Elio Petri

    Elio Petri s'intéresse aussi à la mafia dans A chacun son dû (1967). Il traite l'aliénation du pouvoir policier dans Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1969). L'on notera aussi L'assassin réalisé en 1961.

    Ermanno Olmi Ermanno Olmi

    Il réalise en 1961 L'Emploi (Il Posto) dans lequel il s'intéresse à l'Italie en cours de modernisation, ce qui aliène les Italiens.

    Paolo et Vittorio Taviani Paolo et Vittorio Taviani

    Les frères Taviani réalisent en 1962 leur premier film avec l'aide de Valentino Orsini : Un homme à brûler. Ils s'inspirent d'un fait divers racontant l'assassinat d'un syndicaliste sicilien par la mafia.

    Bernardo Bertolucci Bernardo Bertolucci

    En réalisant Prima della rivoluzione en 1964, Bernardo Bertolucci anticipe les problèmes idéologiques qui déchireront l'Italie. Le film raconte l'histoire d'un bourgeois communiste qui ne parvient pas à rompre avec son milieu social d'origine et qui n'arrive donc pas à faire sa révolution.

    Prima della rivoluzione
    Prima della rivoluzione

    Marco Bellochio Marco Bellochio

    En 1965, il réalise Les poings dans les poches dans lequel il démontre que la bourgeoisie est menacée au sein même de ses rangs. Il dénonce l'engagement révolutionnaire bourgeois dans La Chine est proche en 1967.

    Marco Ferreri Marco Ferreri

    Toujours accompagné de son scénariste espagnol Rafael Azcona, il s'attaque aux interdits moraux et religieux souvent en lien avec la sexualité : Le Lit conjugal (1963), Le mari de la femme à barbe (1964), Dillinger est mort (1969).

    L'on notera aussi Lettre ouverte à un journal du soir (1969) de Francesco Maselli et La Mafia fait la loi (1968) de Damiano Damiani.

    Gillo Pontecorvo Gillo Pontecorvo

    Il s'intéresse à des conflits contemporains et signe Kapo en 1960 et La Bataille d'Alger en 1966.

    B. La Comédie à l'italienne

    Si la comédie à l'italienne des années 1960 a marqué c'est parce qu'elle a contribué à faire évoluer les moeurs et le mentalités. La comédie à l'italienne a certaines caractéristiques bien particulières. L'on note ainsi un ton plus cruel qu'auparavant, qui sonne un peu comme une mise en garde. La dérision, la satire et l'humour noir sont les meilleures armes de la comédie à l'italienne contre l'Etat, l'Eglise, certains types d'individus et les tabous qui empêchent tous la libéralisation des moeurs.

    Divorce à l'italienne de Pietro Germi (1961) est le premier film auquel on a attribué l'appellation de comédie à l'italienne.

    Divorce à l'italienne
    Divorce à l'italienne

    Les scénaristes ont joué un rôle essentiel dans le renouveau de ce genre : Agnerore Incroci, Furio Scarpelli, Rodolfo Sonego, Suso Cecchi D'Amico, Ennio De Concini, Alfredo Giannetti, Rugero Maccari, Ettore Scola, Alessandro Benvenuti, Piero De Bernardi, Bernardino Zapponi, Pasquale Festa Campanile, Massimo Franciosa, Luciano Vincenzoni.

    Vittorio Gassman, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi, Nino Manfredi et Marcello Mastroianni sont les acteurs représentatifs de ce genre.

    Quelques films marquants : La Grande Pagaille (1960) de Luigi Comencini; Une vie difficile (1961), Les Monstres (1963) de Dino Risi; Ces Messieurs Dames (1966) de Pietro Germi, L'Armée de Brancaleone (1966) de Mario Monicelli.

    L'Armée de Brancaleone
    L'Armée de Brancaleone

    C. Western spaghetti

    Le western-spaghetti voit le jour en 1964 avec Pour une poignée de dollars de Sergio Leone. Son apparition enterre quelque peu le péplum. Mais le western-spaghetti n'est pas seulement une invention des années 1960, c'est aussi une véritable mode. Le genre ne dure pas très longtemps puisqu'il s'éteint dans le seconde moitié des années 1970.

    Sergio Leone est l'inventeur et le maître du genre : Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965), Le Bon, La Brute et Le Truand (1966), Il était une fois dans l'ouest (1968), Il était une fois la révolution (1971).

    trilogie des dollars
    Pour une poignée de dollars; Et pour quelques dollars de plus; Le bon, la brute et le truand.

    Il était une fois dans l'Ouest; Il était une fois la révolution
    Il était une fois dans l'Ouest; Il était une fois la révolution.

    Cependant, une véritable flopée de films plus ou moins bons arrivent sur le marché et mettent en scène des héros tels que Ringo, Django, Djurado, Sartana, Trinita, Sabata, Keoma. Quelques noms doivent quand même être cités : Duccio Tessari, Tonino Valerii, Sergio Corbucci, Sergio Sollina.

    La plupart des acteurs viennent des séries B américaines ou sont des italiens ayant pris un pseudonyme américain. Le plus célèbre d'entre eux est Clint Eastwood.

    Caractéristiques :

    • Détournement des archétypes du western traditionnel
    • Démystification de l'Ouest
    • Absence de moralité
    • Violence proche du sadisme
    • Héros médiocres
    • Style : ralentis, gros plans, musiques lascinantes.

    D. Le Film d'épouvante

    Concernant ce genre, les années 1960 ont vu une véritable école italienne naître avec des films comme Le masque du démon de Mario Bava (1960), L'effroyable secret du docteur Hitchcock (1962) de Riccardo Freda, Le spectre du professeur Hitchcock (1963) de Riccardo Freda. Le genre s'est bien développé dans les années 1970 avec des réalisateurs comme Dario Argento.

    Le masque du démon
    Le masque du démon

    E. Cinéma populaire

    Les films de cape et épée ont le vent en poupe dans les années 1960 avec des films comme : La sette spade del vendicatore (1963) de Riccardo Freda ou I cento cavalieri (1965) de Vittorio Cottafavi.

    C'est aussi le cas des films policiers aux connotations politiques avec les films de Carlo Lizzani Svegliati e uccidi (1966) , Banditi a Milano (1968), Torino nera (1972); des films d'anticipation avec La dixième victime d'Elio Petri (1965).

    La dixième victime
    La dixième victime

    Les années 1960 voient naître un nouveau genre : les films érotiques. Certains mettent en avant l'observation des moeurs, d'autres profitent de la libération sexuelle tant attendue. C'est aussi pour cette raison que le genre se montre particulièrement prolifique. Voici quelques films marquants de ce genre : Grazie zia (1968), Malizia (1973), Scandalo (1976) de Salvatore Samperi.

    Salvatore Samperi

    Les Années 1970

    I. Contexte

    Les années 1970 sont caractérisées par une nouvelle source de concurrence : la télévision qui fleurit rapidement avec quelques 76 chaînes privées et la RAI qui change de politique d'investissement. La concurrence des films étrangers est aussi très importante. Ceci entraîne une baisse de la production cinématographique italienne, une baisse de la fréquentation des salles. De plus, de nombreux cinéastes italiens disparaissent dans les années 1970 et la relève italienne ne semble pas vraiment assurée. L'on notera tout de même trois films marquants : Corpo d'amore de Fabio Capri (1973), Je suis un autarcique de Nanni Moretti (1976), Berlinguer ti voglio bene (1977) de Giuseppe Bertolucci.

    Les années 1970 sont aussi marquées par des années noires. En effet, ces années sont même surnommées les Années de Plomb. La stratégie de la tension est bien présente lors de cette période trouble. Une forte tension est palpable que ce soit dans le pays ou au cinéma. Les années 1970 sont ainsi marquées par des attentats commis d'une part par les Brigades Rouges et d'une autre part par l'extrême droite. Bref, les années 1970 sont marquées par la politique et sa corruption.

    Quelques évènements tragiquement marquants : les attentats de la banque de l'agriculture à Milan en 1969, les attentats de Bologne en 1980, l'assassinat du président du conseil Aldo Moro en 1978.

    La mafia, les attentats, la corruption du pouvoir, et le Mezzogiorno (c'est à dire le décalage entre le Nord industrialisé et le Sud où règnent tous les trafics) sont autant de thèmes imprégnant profondément le cinéma italien des années 1970 à 1980.

    II. Les genres

    1. L'apogée du cinéma politique

    Le pays est marqué par une série d'attentats commencée en 1969 (la banque de l'agriculture à Milan) et qui s'étend jusqu'en 1980 avec les attentats de Bologne qui ont fait 85 morts.

    Diverses questions sont exploitées. Francesco Rosi s'intéresse à la mafia et aux rapports étroits entre le milieu politique et le milieu des affaires avec Lucky Luciano en 1973, au problème du pouvoir personnel avec L'affaire Mattei en 1972 et à la question de la survie d'un Etat de droit avec Cadavres Exquis en 1976. Le réalisateur s'intéresse aussi au fascisme avec Le Christ s'est arrêté à Eboli (1979).

    Le Christ s'est arrêté à Eboli

    Bernardo Bertolucci se penche sur la nature du fascisme avec La stratégie de l'araignée (1970), Le conformisme (1971).

    La stratégie de l'araignée
    La stratégie de l'araignée

    Elio Petri dresse un portrait en 1976 avec Todo Modo un portrait apocalytique de la dégénérescence du pouvoir chrétien démocrate. Ce film met en avant les méthodes policières, l'exploitation des ouvriers, l'importance et la fonction de l'argent dans la société, et les pratiques douteuses du pouvoir. Elio Petri signe même un triptyque politique : Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon (1970), La classe ouvrière va au paradis (1971), La proprièté n'est plus le vol (1973).

    Todo Modo
    Todo Modo

    Francesco Maselli s'interroge sur la politique du parti communiste avec Le soupçon en 1975.

    Les frères Taviani s'interrogent sur les stratégies révolutionnaires en place avec Saint-Michel avait un coq (1975) et Allonsanfan (1974). Ils signent en 1977 Padre Padrone, un film montrant l'ascension sociale vue comme une provocation du monde rural d'un berger devenu un professeur de linguistique. L'Arbre aux sabots que Olmi réalise en 1978 a de nombreux points communs avec Padre Padrone des frères Taviani. En effet, ces films ont pour décor le monde paysan, sont produits avec un petit budget et par la RAI. De plus, les acteurs sont des non-professionnels et les dialectes italiens sont utilisés dans ces films.

    Damiano Damiani signe aussi quelques films intéressants : Confession d'un commissaire de police au procureur de la République (1971), Nous sommes tous en liberté provisoire (1972), Perché si uccide un magistrato (1975), Io ho paura (1977).

    Le cinéma politique s'intéresse aussi aux problèmes liés à l'économie et à l'industrie : La classe ouvrière va au paradis d'Elio Petri (1971), La proprièté, c'est plus le vol d'Elio Petri (1973). Dans ces deux films, Elio Petri s'intéresse tout particulièrement aux névroses engendrées par la productivité industrielle et par l'accumulation capitaliste.

    Elio Petri

    Le genre s'essoufle assez rapidement car il parvient pas à affronter le terrorisme. Cependant, les années de plomb sont tout de même évoquées au début des années 1980 avec des films comme Maudits, je vous aimerai de Marco Tullio Giordana (1980), Colpire al cuore de Gianni Amelio (1983), Segreti segreti de Giuseppe Bertolucci (1984).

    2. Comédie à l'italienne

    Les genres les plus appréciés dans les années 1960 s'essouflent peu à peu, parmi eux la comédie et le western.

    Malgré un essouflement dans les années 1970, les comédies restent nombreuses. Dino Risi ( La femme du prêtre en 1970, Au nom du peuple italien en 1970, Rapt à l'italienne en 1973, Dernier amour en 1978); Mario Monicelli (Nous voulons les colonels en 1973, Mes chers amis en 1975, Un bourgeois tout petit petit en 1977.) et Luigi Comencini ( L'argent de la vieille en 1972, Qui a tué le chat ? en 1977, Le grand embouteillage en 1978.) continuent à faire des comédies à l'humour assez noir. Ettore Scola s'affirme dans les années 1970 et devient l'un des spécialistes de la comédie (Affreux, sales et méchants en 1976).

    Quelques autres films importants :

    Alberto Lattuada : Venez donc prendre le café chez nous en 1970

    Franco Brusati Pain et chocolat en 1974

    Nanni Loy : Café express en 1979

    3. Le film d'épouvante

    Né dans les années 1960, le film d'épouvante se développe dans les années 1970 en partie grâce à Dario Argento, qui devient un peu le maître du genre . Il signe ainsi : L'uccello dalle piume di cristallo en 1970, Quattro mosche di velluto grigio en 1972, Profondo rosso en 1975, Suspiria en 1977, Inferno en 1979, Tenebre en 1982 et Phenomena en 1985.

    Suspiria
    Suspiria

    Phenomena
    Phenomena

    Quelques autres réalisateurs contribuent au genre, comme Lucio Fulci avec Una lucertola con la pelle di donna en 1971, L'aldita en 1981. Pupi Avati a même débuté avec ce genre en réalisant : Balsamus l'uomo di Satana en 1969, Thomas gli indemoniati en 1971, et La casa dalle finestre che ridono en 1976.

    Le genre verra quelques autres films naître dans les années 1980 et 1990 mais avec beaucoup plus de parcimonie : Demonia de Lucio Fulci en 1991; Deliria en 1987, La chiesa en 1989, La setta en 1990 de Michele Soavi.

    III. Les cinéastes

    • Pier Paolo Pasolini, dit le poète maudit avait de nombreuses inspirations diverses : Euripide, Boccace, le poète Chaucer, la littérature arabe et le Marquis De Sade. Le réalisateur s'intéresse à diverses époques telles que l'Antiquité, le Moyen-Âge, et l'époque contemporaine qu'il transpose dans ses films.

    Il réalise "la trilogie de vie" avec Le Décaméron en 1971, Les Contes de Canterbury en 1972 et Les Mille et une nuits en 1974. Il réalise son dernier film Salo, sans aucun doute l'un de ses films les plus polémiques en 1974.

    Il ne faut pas oublier que Pasolini n'était pas seulement un cinéaste, il était aussi un écrivain, un scénariste et un poète extrêmement prolifique en signant quelques 24 films en seulement 13 ans de carrière. En effet, Pasolini, qui a toujours suscité de vifs débats, est assassiné en 1975. Les circonstances de sa mort sont encore floues même aujourd'hui.

    Pier Paolo Pasolini

    • Visconti se concentre sur des oeuvres intimes dans les années 1970 : Mort à Venise (1971), Violence et Passion (1974)

    Il réalise aussi une fresque historique conséquente : Ludwig ou le crépuscule des dieux en 1973

    Sa disparition prématurée en 1976 laisse un certain vide dans le cinéma italien.

    • Fellini se concentre sur une Italie venue tout droit de ses fantasmes: Roma (1972), Amarcord (1973), La cité des femmes (1980). Il signe aussi une reconstitution historique avec Casanova en 1976. Il réalise également des films à partir de ses expériences personnelles: Les clowns (1970), Répétition d'orchestre (1978).

    Casanova

    • Roberto Rossellini ne réalise que deux films dans les années 1970 : L'An un en 1974, et Le Messie en 1975; car il préfère tourner pour la télévision.
    • Ettore Scola a débuté sa carrière en 1960, il s'affirme dans les années 1970 avec Drame de la jalousie en 1970, Nous nous sommes tant aimés en 1974, Une journée particulière en 1977. Il devient aussi l'un des spécialistes de la comédie.

    Nous nous sommes tant aimés

    Comme nous l'avons déjà mentionné, de nombreux grands réalisateurs décèdent dans les années 1970 : De Sica meurt en 1974, Visconti en 1976, Rossellini en 1977, Germi en 1974, et Pasolini en 1975.

    Erin

    Bibliographie :

    • Atlas du cinéma André A Labarrère avec la collaboration d'Olivier Labarrère La Pochotèque Le livre de poche Encyclopédies d'Aujourd'hui 2002
    • Le cinéma italien : classiques, chefs-d'oeuvre et découvertes de Jean A Gili, Cinéma Editions de la Martinière 1996
    • Cinéma : La grande histoire du 7ème Art de Laurent Delmas et de Jean-Claude Lamy Larousse 2008

     

     

    SOURCES

    ERIN - blog - http://www.odysseeducinema.fr/italie-or.php

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Federico Fellini, La Dolce Vita

     

    Federico Fellini, La Dolce Vita

     

     

    Par son originalité et l'audience internationale qu'il a obtenue, le cinéma italien occupe une place de premier plan dans l'histoire du septième art. Son rayonnement se manifeste dès les années 1910, avec l'essor artistique du muet. L'Italie d'après-guerre invente le néoréalisme, puis les réalisations des nombreux créateurs des années 1960 voisinent avec les films de comédie, la comédie italienne devenant un genre en soi. La période récente est plus difficile pour le cinéma transalpin. → Italie.

     

     

    Michele Cammarano, La carica dei bersaglieri a Porta Pia, 1871,

     

     

     

    2. L'âge d'or (1905-1923)

    2.1. Les premiers films italiens

    Le 11 novembre 1895, l'Italien Filoteo Alberini a fait breveter le Kinétographe, mais cet appareil reste à l'état de plan. C'est à l'initiative du photographe Vittorio Calcina qu'a lieu la première projection du Cinématographe Lumière le 29 mars 1896 à Milan dans les locaux du Cercle des photographes. Les premiers films italiens Lumière sont tournés par Louis Promio, venu de Lyon, et par Calcina. Parallèlement, Italo Pacchioni réalise une sorte de copie de l'appareil Lumière et tourne des films qu'il présente à la foire de Milan en 1896.

    Très vite, le cinéma va toucher un public plus large, dans les baraques foraines ou les cafés-concerts. En 1898, Fregoli a l'idée de filmer ses numéros et intègre les projections à ses spectacles sur scène sous le nom de Fregoligraph. Entre 1896 et 1905, la production de films est presque uniquement composée de vues d'actualités.

     

    Napoli, Museo Capodimonte

     

    2.2. La phase ascendante

    La Prise de Rome, reconstitution des événements de 1870 réalisée par Alberini en 1905, marque un tournant dans la mesure où il s'agit du premier film à sujet sorti des studios italiens. La production de la péninsule entre dans une phase ascendante qui va durer jusqu'en 1918. On assiste ainsi à la naissance de nombreuses maisons de production à Rome et à Turin.

     

    À Rome, l'« Alberini et Santoni » (maison fondée en 1905) devient en avril 1906, avec l'appui du Banco di Roma, la Cines. La société se développe rapidement et dès 1907 elle ouvre une succursale à New York.

     

    À Turin, Arturo Ambrosio crée à la fin de 1905 la société « Ambrosio et Cie ». En avril 1907, l'entreprise se transforme en société par actions avec l'appui de la Banca Commerciale de Turin. Dans cette même ville, Carlo Rossi fonde la société Rossi et Cie : dès 1907, la société produit une trentaine de films. Des difficultés financières conduisent à la liquidation de l'entreprise et à son rachat par l'ingénieur Sciamengo et par Giovanni Pastrone sous le nom de Rata Film.

     

    D'autres maisons de production apparaissent : la Milano Film (Milan, 1909), la Film d'Arte Italiana (Rome, 1909), la Lombardo Film (Naples, 1910), la Cielo Film (Rome, 1912), la Napoli Film (Naples, 1914), la Morgana Film (Palerme, 1914). Au total, à la veille de la Première Guerre mondiale, on compte en Italie une cinquantaine de sociétés de production.

     

     

    CABIRIA 1914 PART 1 CLASSIC SILENT FILMS & TV SHOWS

      

    Pour apprécier cette vidéo, cliquez sur le logo central de RADIONOMY,

    le fond musical sera mis sousLyda Borelli silence.

    Merci.

     

     

    Les films historiques et le succès international

    En 1907, on réalise 105 films de 100 à 250 mètres, en 1910, 561 films de 150 à 300 mètres, en 1912, 717 films de 150 à 1 000 mètres (un film de 330 m dure environ 12 minutes). Dans la péninsule, on dénombre 500 salles en 1910. Mais c'est surtout le succès international qui conditionne la puissance industrielle du cinéma italien. Les producteurs s'orientent de plus en plus vers les fastueuses reconstitutions historiques, qui ressuscitent d'une manière plus ou moins nostalgique un passé de grandeur dont les spectateurs sont particulièrement friands.

     

    On ne se contente pas d'évoquer l'ancienne Rome ou l'Antiquité grecque, on adapte aussi bien Homère que Shakespeare, Dante qu'Alexandre Dumas, le Tasse que Sienkiewicz, la Bible que Ponson du Terrail, Victor Hugo que Manzoni. Les catalogues des firmes de l'époque ressemblent à un tumultueux répertoire historique : Néron (Omegna, 1909, producteur Ambrosio), la Chute de Troie (Pastrone, 1910, producteur Itala), la Jérusalem libérée (Guazzoni, 1911, producteur Cines).

     

     

    La conquête du marché américain est le fait le plus spectaculaire : les avances sur recettes consenties par les distributeurs américains permettent d'entreprendre des films de plus en plus coûteux : Quo Vadis ? (Guazzoni, 1912), les Derniers Jours de Pompéi (Caserini, 1913, et Vidali, 1913), Cabiria (Giovanni Pastrone, 1913), un drame gréco-romain-punique qui utilise le prestige du nom de Gabrielle D'Annunzio – rédacteur des cartons – pour attirer les foules. Cabiria préfigure Intolérance de Griffith et reste dans les mémoires plus pour ses innovations techniques que pour l'intérêt de son scénario.

     

     

    L'influence de ce film sur les cinéastes du monde entier est loin d'être négligeable (gigantisme des décors charpentés et staffés, séduisantes recherches de perspective, utilisation du travelling à des fins psychologiques, emploi des jeux de lumière artificielle). En 1913, le cinéma italien est à son apogée : ses productions sont vendues dans le monde entier.

    Après Cabiria, d'autres films historiques sortent des studios italiens : Jules César (Guazzoni, 1914), Christus (Antamoro, 1914), Madame Tallien (Guazzoni, 1916), Fedora (De Liguoro, 1916), Fabiola (Guazzoni, 1917), Attila (Mari, 1917), Theodora (Carlucci, 1919).

     

    Lyda Borelli

     

     

    2.4. Les divas

    Le succès en 1913 de Lyda Borelli dans Mais mon amour ne meurt pas de Caserini lance la mode des divas, la diva apparaissant comme un avatar de la vamp nordique, mais elle est plus une déesse et une prêtresse qu'une femme-vampire. L'homme qui tombe sous sa domination est offert aux forces du destin.

     

    Une dizaine de vedettes féminines occupent dès lors dans le cinéma italien une place privilégiée : Francesca Bertini, Soava Gallone, Diana Karenne, Leda Gys, Lina Cavalieri, Italia Almirante Manzini, la Hesperia, Maria Jacobini, Pina Menichelli et Lyda Borelli enflamment l'écran de leurs mouvements alanguis et de leurs passions dévorantes.

     

    "1860", di Alessandro Blasetti

     

    2.5. La diversification : le film burlesque et le film à suite

    Dans ces années de grosse production, le cinéma italien se diversifie de plus en plus et couvre un champ culturel qui va de l'appel aux monstres sacrés du théâtre (Eleonora Duse interprète Cenere, de Febo Mari, en 1916) au recrutement d'anciens clowns devenant les vedettes de films burlesques très inspirés par leurs homologues français (ainsi André Deed, qui avait créé le personnage de Boireau, et qui s'illustre en Italie dans la série des Cretinetti, ou Ferdinand Guillaume, qui interprète la série des Polidor).

     

    Le film d'aventures et le « serial » (film à suite) trouvent également leur épanouissement avec des personnages comme Maciste (docker géant et débonnaire joué par Bartolomeo Pagano : Maciste aux enfers, 1924) ou Za-la-mort (voyou sentimental créé par Emilio Ghione). Acteur et metteur en scène, Ghione lance en 1915 avec la Bande des chiffres une vogue qui atteindra son point culminant en 1918 avec les huit épisodes des Souris grises.

     

    Bien que limité à quelques titres, le film réaliste (ou plutôt vériste) porte en lui les prémices du mouvement qui fera la gloire du cinéma italien à partir de 1945. Des films comme Perdus dans les ténèbres, d'après Roberto Bracco (Nino Martoglio, 1914), ou Assunta Spina, d'après Salvatore Di Giacomo (Serena, 1915), mettent en scène des personnages ou des lieux (les quartiers populaires de Naples) appelés à exprimer l'âme profonde d'un peuple.

     

     

    3. Le déclin et les années du fascisme (1923-1943)

    3.1. La fin de l'âge d'or (les années 1920)

    En 1923, la faillite de l'Union cinématographique italienne (regroupant depuis 1919 les principales sociétés de production) marque la fin de l'âge d'or du cinéma italien. Désorganisation industrielle, perte des marchés étrangers, concurrence américaine, blocage des crédits bancaires, absence d'aide gouvernementale sont les principales causes du déclin. La crise économique se double d'une crise d'identité.

     

    Les genres traditionnels survivent péniblement, et seul le film historique connaît encore quelques grands moments avec des œuvres comme Messaline (Guazzoni, 1923), Quo Vadis ? (Gabriellino D'Annunzio et G. Jacoby, 1924), les Derniers Jours de Pompéi (Palermi et Gallone, 1926).

     

     

    3.2. La phase de reprise des années 1930

    Pendant les années 1930, la production entre petit à petit dans une phase de reprise qui atteindra son point culminant en 1942 avec 120 films (premier rang européen). Cette période se caractérise non pas tant par les films de propagande, peu nombreux (Chemise noire, Forzano, 1933, Vieille Garde, Alessandro Blasetti, 1934), que par les films d'évasion : comédies sophistiquées, mélodrames mondains, films musicaux, films d'aventures, films historiques. Ce cinéma des « téléphones blancs » (films légers et sirupeux, au pathétisme de pacotille), encouragé par des lois d'aide efficace (surtout à partir de 1938), véhicule une idéologie implicite qui propose une vision idéalisée de l'Italie fasciste.

     

    L'absence de conflit définit un univers homogène dans lequel l'individu trouve son bonheur et la dose de rêve dont il a besoin. Mais la vraie relance s'opère grâce au soutien de l'État, avec la création, en 1935, de l'école de cinéma de Rome et l'inauguration en grande pompe, en 1937, des immenses studios de Cinecittà.

    Dans cet univers ouaté émergent les figures d'Alessandrini (Seconda B, 1934, Cavalleria ou la Cavalerie héroïque, 1936, Luciano Serra pilote, 1938) ou d'Alessandro Blasetti, avec Sole (1928) et 1860 (1933, sur l'épopée garibaldienne), dont les films historiques profitent ensuite des vastes studios de Cinecittà (Ettore Fiera-mosca, 1938, Une aventure de Salvator Rosa, 1940, la Couronne de fer, 1941), et surtout de Mario Camerini (Rails, 1929), les Hommes, quels mufles !, 1932, Je vous aimerai toujours, 1933, je donnerai un million, 1935, Il signor Max, 1937, I grandi magazzini, 1938, Une romantique aventure, 1940).

     

     

    4. Le néoréalisme (1945-1950)

    4.1. Les prémices du néoréalisme (1940–1945)

    Au début des années 1940, de nouveaux courants se font jour, marqués soit par une fuite dans un formalisme qui nie les réalités de l'heure – c'est le mouvement « calligraphique », dans lequel s'illustrent des cinéastes comme Soldati, Poggioli, Castellani, Lattuada, Chiarini –, soit au contraire par une volonté de retour au concret. C'est dans ce creuset que se forgent les prémices du néoréalisme, avec des films comme Quatre Pas dans les nuages (Blasetti, 1942), Sissignora (Poggioli, 1942), Les enfants nous regardent (Vittorio De Sica, 1943). Surtout, véritable manifeste d'un art nouveau, Ossessione (Visconti, 1942), inspiré du roman de James Cain Le facteur sonne toujours deux fois ce film est une protestation talentueuse contre les intrigues bourgeoises optimistes et contre le cinéma de prestige officiel.

     

     

    Ainsi, avant même que s'effondre le régime fasciste, une entreprise de subversion, sensible aussi dans le travail critique des revues Cinema, Bianco e Nero, Corrente, s'était insinuée dans le cinéma italien : dans ces revues, les critiques Umberto Barbaro, Carlo Lizzani, Giuseppe de Santis attaquent les calligraphes et déclarent qu'il faut rompre avec la littérature. Le mot néoréalisme est employé pour la première fois en 1943 par Barbaro dans la revue Il Film.

     

     

    4.2. L'apogée du néoréalisme (1945-1950)

    Préparé à la fois par une expérience théorique et par des films précurseurs, le néoréalisme donne sa première œuvre en 1945 avec Rome, ville ouverte, de Rossellini. Le mouvement se développe très vite : presque tous les grands cinéastes du moment s'engagent dans une recherche anxieuse de la réalité. Les films de l'après-guerre veulent avant tout porter témoignage sur le moment présent et le proche passé, sur la guerre, la Résistance et les difficultés de la reconstruction.

     

     

    Le néoréalisme est né de certaines circonstances spécifiques de l'après-guerre : la ruine des studios et la pénurie de matériel divers obligent les réalisateurs à tourner le plus souvent en décors naturels. Très marqués par la situation politique, sociale et économique de l'époque, certains metteurs en scène s'attachent à montrer sans fard la vérité quotidienne du monde qu'ils côtoient, mêlant aux comédiens de métier des acteurs non professionnels, négligeant toutes coquetteries de style au profit d'une plus juste appréhension de la réalité vécue.

    Quatre auteurs dominent cette « école italienne de la Libération » : Roberto Rossellini, Vittorio De Sica, Luchino Visconti et Giuseppe De Santis. Avec sa description des désastres de la guerre et leurs implications sociales (Rome, ville ouverte, Païsa, 1946, Allemagne année zéro, 1948), Rossellini montre une Italie qui se dresse contre l'oppression nazie-fasciste et met en scène une Allemagne qui sombre dans le désastre matériel et moral consécutif à la chute du Reich.

     

    Associé à Zavattini, qui écrit les scénarios, De Sica tourne successivement Sciuscia (1946), puis décrit le sous-emploi urbain dans le Voleur de bicyclette (1948) et Miracle à Milan (1950), avant de proposer une peinture de la classe moyenne avec Umberto D (1951). Visconti ne donne qu'un film proprement néoréaliste, mais il s'agit d'un des chefs-d'œuvre du genre : La terre tremble (1948). De Santis, le plus soucieux de tous les cinéastes du sens politique de son travail, décrit un milieu populaire dont il perçoit à la fois la revendication révolutionnaire et la soumission à l'idéologie dominante, en abordant les problèmes agraires et la question méridionale dans Chasse tragique (1947), Riz amer (1949) et Pâques sanglantes (1950), puis la question de la femme dans Onze heures sonnaient (1951). Les réalisateurs Lattuada (le Bandit, 1946, Sans pitié, 1948), Vergano (Le soleil se lèvera encore, 1946), Castellani (Sous le soleil de Rome, 1948, Primavera, 1949, Deux Sous d'espoir, 1952), Germi (le Témoin, 1946, Jeunesse perdue, 1947, le Chemin de l'espérance, 1950), Zampa (Vivre en paix, 1946, l'Honorable Angelina, 1947, les Années difficiles, 1950) ont chacun à leur manière contribué à la richesse et à la diversité d'une école dont l'influence se fera sentir un peu partout dans le monde.

    Ce mouvement novateur sera de courte durée. Face à l'hostilité des producteurs et des pouvoirs publics et en présence d'une désaffection du public, les cinéastes se détournent progressivement des canons du genre : en 1951, des œuvres comme Onze heures sonnaient (De Santis) ou l'Amour à la ville (film à sketches coordonné par Zavattini, 1953) marquent la fin d'une époque.

    Le néoréalisme constitue un chapitre essentiel de l'histoire du cinéma italien. On peut même penser qu'il meurt, au début des années 1950, parce qu'il a accompli sa fonction : ramener les cinéastes au contact de la réalité.

    Les principaux films du néo-réalisme

    Les principaux films du néoréalisme



    1942 : Ossessione (L. Visconti).

    1945 : Rome, ville ouverte (R. Rossellini).

    1946 : le Bandit (A. Lattuada), Païsa (R. Rossellini), Sciuscià (V. De Sica), Vivre en paix (L. Zampa).

    1947 : Allemagne, année zéro (R. Rossellini), Chasse tragique (G. De Santis).

    1948 : Riz amer (G. De Santis), La terre tremble [Épisode de la mer] (L. Visconti), le Voleur de bicyclette (V. De Sica).

    1949 : Au nom de la loi (P. Germi).

    1950 : le Chemin de l'espérance (P. Germi), Pâques sanglantes (G. De Santis).

    1951 : Bellissima (L. Visconti), Miracle à Milan (V. De Sica).

    1952 : Europe 51 (R. Rossellini), Umberto D. (V. De Sica).

     

    5. Le retour aux normes : les années 1950

    Dans les années 1950, le développement des genres populaires comme le mélodrame (notamment la série des films interprétés par Amedeo Nazzari et Yvonne Sanson dans des mises en scène de Matarazzo, comme le Mensonge d'une mère, 1949, ou certains films de Cottafavi), la comédie de mœurs, genre typiquement italien où triomphent des acteurs comme Toto, Vittorio Gassman ou Alberto Sordi (Dimanche d'août, Emmer, 1950, Gendarmes et Voleurs, Steno et Monicelli, 1951, le Manteau, Lattuada, 1952, Pain, amour et fantaisie / Pain, amour et jalousie, Comencini, 1953-1954, Pauvres mais beaux, Dino Risi, 1956, le Pigeon, Monicelli, 1958), et le péplum (Riccardo Freda, Vittorio Cottafavi).

     

     

     

     

    Par ailleurs, il serait difficile de comprendre l'épanouissement du cinéma italien au début des années 1960 sans la référence à l'expérience décisive accomplie à partir de 1945. C'est dans les années 1950 que font leurs débuts et s'affirment les deux cinéastes qui ont le plus marqué leur époque, Antonioni (de Chronique d'un amour, 1950, au Cri, 1957) et Fellini (des Feux du music-hall, coréalisé avec Lattuada, 1951, aux Nuits de Cabiria, 1957).

     

     

    6. Le renouveau du cinéma italien : les années 1960

    6.1. Le cinéma d'auteur

    Autour de 1960 se situe une nouvelle charnière aussi importante que celle de 1945. Le cinéma italien prend une place de tout premier plan dans la production mondiale. Dans une sorte d'euphorie créatrice, des cinéastes confirmés livrent leurs œuvres les plus significatives, tandis qu'une nouvelle génération de metteurs en scène révèle la continuité de l'engagement social et politique du cinéma italien. Ainsi, en quelques années, sortent sur les écrans des films aussi importants que le Général Della Rovere (Rossellini, 1959), La Dolce Vita (Fellini, 1960), L'avventura (Antonioni, 1959), Rocco et ses frères (Visconti, 1960, qui voit la consécration d'Alain Delon), Journal intime (Zurlini, 1962), La Ragazza (Comencini, 1963).

     

     

    Mariage à l'italienne
    Mariage à l'italienne de Vittorio De Sica (1964)

    Les Années 1960

    Dans L'avventura (avec Monica Vitti), Antonioni explore, par longs plans modulés, les voies de l'introspection, alors que Fellini, dans La Dolce Vita, propose une satire baroque et exubérante de la vie moderne par le biais d'une cruelle fresque sociale. Antonioni tourne ensuite successivement la Nuit (1960), l'Eclipse (1961), le Désert rouge (1964), Blow Up (1966), Zabriskie Point (1969), Chung Kuo, la Chine (1973), Profession reporter (1974), tandis que Fellini réalise Juliette des esprits (1965) et Satyricon (1969), utilisant Cinecittà pour ses décors pharaoniques. Nino Rota est alors l'un des grands compositeurs de musique de films, notamment pour Fellini et pour Visconti.

     

     Prima della rivoluzione
    Prima della rivoluzione
     

      

      

      

    Todo Modo

      

      

    Todo Modo

    6.2. La comédie

    Dans le registre de la comédie s'affirme un ton à mi-chemin entre la gravité et l'humour avec des films comme la Grande Guerre (Monicelli, 1959), la Grande Pagaille (Comencini, 1960), Une vie difficile (Risi, 1961), À cheval sur le tigre (Comencini, 1962), le Fanfaron (Risi, 1962), la Marche sur Rome (Risi, 1962), Mafioso (Lattuada, 1962), les Camarades (Monicelli, 1963).

     

     

    6.3. Le cinéma engagé

    Ces années voient aussi les débuts de Rosi (le Défi, 1958, Salvatore Giuliano, 1961), d'Olmi (Le temps s'est arrêté, 1959, Il Posto, 1961), de Petri (l'Assassin, 1961, I Giorni Contati, 1962), de Pasolini (Accattone, 1961, Mamma Roma, 1962), de Bertolucci (La Commare secca, 1962, Prima della Rivoluzione, 1964), des frères Taviani (Un homme à brûler, 1962), de Ferreri (après trois films en Espagne, il tourne le Lit conjugal en 1962).

    Si on ajoute à cette liste Ettore Scola, qui fait ses débuts en 1964, et Bellocchio, dont les Poings dans les poches datent de 1965, le cinéma italien apparaît alors comme l'un des plus vivants en Europe et même dans le monde. Soutenu par une infrastructure industrielle puissante (plus de 200 films par an jusqu'en 1976), qui permet de nombreuses coproductions ( le Dernier Tango à Paris, 1973, de Bertolucci), le cinéma italien connaît jusque vers la fin des années 1970 une période de rayonnement culturel intense. Il influence le cinéma américain par l'intermédiaire de certains réalisateurs américains d'origine italienne, comme Coppola ou Scorsese.

     

     

    6.4. Des acteurs prestigieux

    Ces réalisateurs majeurs s'appuient sur des acteurs de grand talent, qui excellent dans tous les genres, tels Marcello Mastroianni, Vittorio Gassman, Gian Maria Volonte, Claudia Cardinale, Anna Magnani, Gina Lollobrigida, Stefania Sandrelli ou Sophia Loren.

     

     

     

    7. La grande période des années 1970

    7.1. Des œuvres importantes

    Les cinéastes de renom tournent des œuvres importantes, qu'il s'agisse de Fellini (Fellini-Roma, 1972, Amarcord, 1973, le Casanova de Fellini, 1976, la Cité des femmes, 1979), d'Antonioni (Profession reporter, 1974), de Rosi (les Hommes contre..., 1970, l'Affaire Mattei, 1971, Cadavres exquis, 1976, Le Christ s'est arrêté à Eboli, 1979), de Paolo et Vittorio Taviani (Allonsanfan, 1974), de Bertolucci (1900, 1975), de Comencini (l'Argent de la vieille, 1972), de Risi (Parfum de femme, 1974), de Scola (qui dresse des portraits hétéroclites de la société italienne dans lesquels se mêlent l’histoire et les histoires, la politique et la mémoire collective : Nous nous sommes tant aimés, 1974 ; Affreux, sales et méchants, 1976 ; Une journée particulière, 1977). À ces noms il convient d'ajouter celui de Mario Monicelli, de Marco Bellocchio, de Mauro Bolognini, de Francesco Maselli, de Gillo Pontecorvo, de Valerio Zurlini, de Liliana Cavani et de Lina Wertmüller.

     

     

    7.2. Le western-spaghetti, le film d'horreur et le cinéma érotique

    Sergio Leone invente le western « à l'italienne » ou « western-spaghetti », servi par les prenantes musiques d'Ennio Morricone (Pour une poignée de dollars, le Bon, la Brute et le Truand, Il était une fois dans l'Ouest). Puis il rend hommage au film noir (Il était une fois en Amérique).

    Le public italien apprécie aussi le film d'horreur, dont se font une spécialité Riccardo Freda (1909-1999), Mario Bava et Vittorio Cottafavi (1914-1998), ainsi que Dario Argento et George Romero.

    Le cinéma italien propose aussi des comédies érotiques, avec les films de Tinto Brass, dont Caligula (1977), et des films de série Z, devenus culte aujourd'hui.

     Quelle est l'identité de ce cinéaste d'Italie ?

    7.3. Les dernières œuvres de Pasolini et de Visconti

    Cette période faste s'achève avec la mort de deux de ses plus brillants représentants : Pier Paolo Pasolini, écrivain et cinéaste maudit, dont l'œuvre brûlante – Œdipe roi (1967), Théorème (1968), Porcherie (1969) – se clôt sur une véritable descente aux enfers avec Salo ou les 120 Journées de Sodome (1975), est assassiné en 1975. Visconti, qui a donné, avec le Guépard (1962), Sandra (1964), les Damnés (1969), Mort à Venise (1971) et Ludwig (1972), une contribution esthétique majeure à l'art cinématographique, meurt en 1976.

     

     

    7.4. Un cinéma sans complaisance

    Etroitement mêlé à la vie du pays, le cinéma donne de l'Italie une image sans complaisance et participe de l'effort des milieux intellectuels et artistiques pour tenter de cerner les contradictions d'une société qui cherche à grand-peine son équilibre.

     

     

    Toutefois, depuis les années 1977-1978, et ce malgré quelques œuvres de premier plan signées notamment par Antonioni (Identification d'une femme, 1982) ou les frères Taviani (la Nuit de San Lorenzo, 1982), le cinéma italien traverse une crise productive et créative aux issues incertaines et vis-à-vis de laquelle l'aide de la télévision (qui a produit Padre Padrone des frères Taviani et l'Arbre aux sabots d'Olmi, deux films vainqueurs au festival de Cannes), n'est qu'un palliatif n'attaquant pas le mal à la racine.

     

     

     

    8. La comédie des années 1980 jusqu’à nos jours

    La comédie est un genre très présent durant cette décennie peu brillante de l’histoire du cinéma italien. On se souviendra, toutefois, de noms tels que Roberto Benigni (Non ci resta che piangere, 1984) et Carlo Verdone (Borotalco, 1982), les deux interprétant des rôles de premier plan dans leurs propres films. Parmi les acteurs qui ont marqué cette époque, on évoquera Massimo Troisi et, en particulier, Paolo Villaggio, créateur d’un personnage mythique, le malchanceux comptable Ugo Fantozzi, considéré comme le dernier « personnage » de la Commedia dell’Arte.

     

    Au-delà de ces noms, la comédie des années 1980 se révèle extrêmement « légère », trop souvent grossière. Il est intéressant d’évoquer l’héritage actuel de cette comédie légère : le courant popularissime des « cine-panettoni », ces films comiques qui attirent généralement un public habitué aux productions télévisées et qui remplissent les salles de cinéma pendant la période de Noël (en même temps que les « panettoni » remplissent les bacs des supermarchés), une vraie célébration du mauvais goût.

     

     

     

    9. Les difficultés des années 1990 et 2000

    Pendant cette décennie de fin de siècle, le cinéma italien, toujours dominé par la figure prestigieuse des anciens, n'a pas connu de véritable relève. En effet, malgré l'apparition de nouveaux talents – tel Nanni Moretti (Palombella rossa, 1989, Journal intime, 1993, la Chambre du fils, 2001) et Mimmo Calopresti (qui construit une œuvre à la fois poétique et politique avec La Seconda Volta)

     

     

    – et les succès de Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore, et de Mediterraneo de Gabriele Salvatores, qui obtiennent l'Oscar du meilleur film étranger en 1990 et 1992, ainsi que du Petit Diable (1991) de Roberto Benigni ou des Enfants volés (1992, primé à Cannes) et Cosi Rivedano (1998, Lion d'or à Venise) de Gianni Amelio, il reste fortement inscrit dans un rapport paradoxal de concurrence et de dépendance vis-à-vis de la télévision, peu propice à la création véritablement cinématographique. La vie est belle, de Roberto Benigni, a obtenu le Prix spécial du jury au festival de Cannes 1998, et plusieurs Oscars en 1999, dont celui du meilleur acteur. On mentionnera également des noms tels que Daniele Luchetti (Le porteur de serviette, 1991), Mario Martone (L’amour meurtri, 1995), Silvio Soldini (Pain, Tulipes et Comédie, 2000).

     

     

    "Noi credevamo" di Mario Martone

     

     

    10. Confirmations et nouvelles recrues

    Nanni Moretti continue d’intéresser le public italien et surtout la critique grâce au contenu politique du Caïman (2006, prix David di Donatello du meilleur film du meilleur réalisateur). En 2000, Marco Tullio Giordana présente au festival de Venise Les cents pas, une biographie de Peppino Impastato, un jeune communiste sicilien tué par la mafia en 1978.

     

     

    "Noi credevamo" di Mario Martone

     

     

    En 2003, le même réalisateur présente à Cannes (prix Un certain regard) une fresque brillante de l’Italie des quatre dernières décennies (Nos meilleures années) et, la même année, Marco Bellocchio raconte l’enlèvement d’Aldo Moro dans son Buongiorno, notte. L’originalité du réalisateur Paolo Sorrentino mérite une mention particulière pour Les conséquences de l’amour (2004) et Il divo (Prix du Jury à Cannes en 2008), une analyse de l’histoire de la société italienne à travers l’activité politique d’un personnage de premier plan comme Giulio Andreotti.

     

     

     

    "Noi credevamo" di Mario Martone

     

    Gomorra (2008, Grand Prix du Jury à Cannes) de Matteo Garrone, film tiré du livre de Roberto Saviano sur la Camorra napolitaine, connaît lui aussi une reconnaissance internationale. Paolo Virzi s’inscrit dans la tradition de la comédie italienne. On mentionnera également d’autres cinéastes tels que Michele Placido, Daniele Vicari, Ferzan Özpetek, Emanuele Crialese, Cristina et Francesca Comencini et Gabriele Muccino.

     

     

     http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Italie_cin%C3%A9ma_italien/185395

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Lectures d'en France dans Coups de coeur Laviestunchoixjaquetteblog

     

    Pour commencer, dans La vie est un choix, le cinéaste Yves Boisset, en rassemblant ses souvenirs, couvre presque quarante ans d’histoire de France.

     

    Petit rappel pour les moins cinéphiles d’entre vous et, peut-être aussi parce que la censure d’aujourd’hui plus subtile ou sournoise l’expose moins aux feux de la rampe, Boisset est le réalisateur de films comme L’attentat sur l’affaire Ben Barka, RAS à propos de la guerre d’Algérie, Dupont Lajoie ou encore Le juge Fayard dit Le Sheriff.

     

    Le simple énoncé de ces titres définit un homme courageux incarnant un cinéma de gauche, appuyant là où ça fait mal sur quelques pans peu reluisants de la société française, n’hésitant pas pour cela à mettre en danger sa carrière, en permanence.

     


    Je l’ai retrouvé, car j’avoue que je l’avais un peu perdu de vue, lors de son passage dans une émission de France 2 qui nous promet de nous coucher fort tard.

     

    En égrenant ce soir-là, de sa voix douce et exquise, quelques anecdotes et aussi vérités, il m’a donné envie de feuilleter ses souvenirs rédigés de sa propre main en deux mois, mettant ainsi à profit le report d’un projet de tournage.


    Moi-même fils et petit-fils de hussards noirs de la République, je suis évidemment touché lorsque Boisset brosse brièvement un portrait de ses parents, purs produits de l’ascenseur social que constitua la IIIème République.

     

    Ainsi, son grand-père, presque illettré quand il partit au front durant la grande guerre de 14-18, côtoya par chance -si l’on peut dire ainsi quand on passe trois ans de sa vie dans les tranchées- des instituteurs qui lui apprirent à lire et à écrire.

     

    En récompense des services rendus à la patrie, il obtint, une fois démobilisé, le droit d’étudier dans une école normale d’où il sortit avec le grade d’instituteur. La vie alors était rude dans les monts du Forez, et, outre d’enseigner dans une école à mi-temps, le valeureux aïeul poursuivit son activité de paysan.

     

    Yves se souvient d’avoir assisté à la cérémonie rituelle de l’abattage du cochon, celle-là même dont Jean Eustache tira un magnifique documentaire tourné dans des contrées sensiblement voisines d’Auvergne.

     

    Et pour bien marquer sa détestation de Hitler et son manque d’enthousiasme pour De Gaulle, papy Boisset prénommait immuablement ses deux cochons, Adolf et Charlot !

     

    Le père d’Yves, reçu au concours de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, dans la même promotion que Georges Pompidou et Léopold Senghor, embrassa une carrière de professeur agrégé de lettres, français, latin et grec avant de la terminer comme inspecteur général.

     

    Pas si anecdotique que cela, il fut aussi détenteur du record de France du 400 mètres en athlétisme, et participa aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936 (sous les yeux d’Adolf ? Non, pas le cochon, le führer !). Sa maman fut professeur d’allemand.

     


    Vous pourriez peut-être supposer qu’Yves fut un peu le crétin de la famille en s’orientant vers les paillettes du cinéma. Que nenni, c’était un élève brillant qui aurait dû entrer à Normale Sup, à la fin de son année de khâgne. Il préféra tenter le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des Hautes Études Cinématographiques) où il fut reçu premier.

     

    Au lieu de suivre une voie royale toute tracée, il est d’autres chemins de traverse. Imaginez par exemple qu’au lycée Claude Bernard à Paris, il avait comme professeur d’histoire un banal monsieur Poirier, « au demeurant assez quelconque » nous dit-il, sous les traits duquel se cachait l’écrivain prestigieux Julien Gracq !

     

    Sachez encore qu’au baccalauréat, lors de l’épreuve de français portant sur la Pléiade, plutôt que rendre un devoir très classique autour des mérites respectifs de Ronsard et du Bellay, il rédigea un mini polar d’une vingtaine de pages (quand même ! Comme il ajoute, dans les années 1950, « le lycée n’était pas une plaisanterie de garçon de bains » !)) dans lequel du Bellay, bien qu’innocent, était reconnu coupable d’un crime.

     

    Outre le poète du petit Liré puni, Yves fut sanctionné de la note 6 éliminatoire qui lui valut de repasser à la session de septembre où il rafla la mention Très Bien !


    Ce n’est pas tous les jours non plus qu’on est accosté à la sortie du lycée par un régisseur de Claude Autant-Lara cherchant l’adolescent susceptible d’incarner le futur héros du Blé en herbe, grand succès tiré du roman de Colette. Cela valut à Yves de tourner un bout d’essai (on ne disait pas casting en ce temps-là) avec la grande Edwige Feuillère et … une bonne paire de claques et un refus catégorique de la part de son père. Ce ne fut que partie remise puisque, alors qu’il était en classe d’hypokhâgne au lycée Louis le Grand, on lui proposa, avec succès cette fois, un petit rôle dans Les Tricheurs de Marcel Carné.

     


    En ouverture de son livre, ce n’est pas surprenant quand on connaît un peu le cinéaste qui a choisi de dire 24 fois la vérité ou le mensonge par seconde, à la vitesse des images sur les bobines,

     

    Yves Boisset raconte l’entrée des troupes alliées dans Paris en 1944. Le gamin, placé aux premières loges puisque ses parents habitaient dans une HLM entre la porte de Vanves et la porte de Châtillon, vécut les bombardements en règle par les aviations anglaise et américaine des proches gares de triage de la banlieue sud.

     

    Il témoigne que l’arrivée des chars du général Patton s’effectua presque à parité sous les insultes et les clameurs d’enthousiasme. Comme quoi, il y a l’Histoire officielle et … une autre réalité moins reluisante.

     


    Je viens d’évoquer les trente premières pages d’un livre qui en compte trois cent soixante. N’attendez pas de moi que je déflore ici le fourmillement d’anecdotes qui ponctue la passion et le courageux combat menés par Yves Boisset depuis cinquante ans.

     

    Vous y retrouvez Raymond Marcellin, celui-là même qui interdit à plusieurs reprises les journaux Hara Kiri puis Charlie Hebdo : « un mauvais ministre de l’Intérieur devenu un excellent attaché de presse » ! En effet, ses manœuvres pitoyables pour censurer avaient pour effet contraire d’attirer les spectateurs dans les salles. On croise l’ombre de Charles Pasqua qui, s’estimant diffamé, avait exigé que dans Le juge Fayard, chaque énonciation du mot SAC (Service d’Action Civique) soit remplacée par un bip. Je me souviens que, lors de la projection en salle, à chaque bip sonore, les spectateurs hilares, comme au bon vieux temps du cinéma muet, criaient SAC !

     

    Drôle d’époque que celle actuelle n’a parfois rien à envier quand on voit monsieur Guéant se réjouir devant les micros de son record d’expulsions hors de l’hexagone en 2011 !


    La censure s’acharna aussi contre R.A.S, l’un des quelque vingt films français qui témoignèrent sur la guerre d’Algérie alors qu’environ huit cents ont été consacrés aux Etats-Unis à la guerre du Vietnam.

     


    Vous assistez à un magistral coup de poing décoché par Jean-Paul Belmondo au grand réalisateur Jean-Pierre Melville (dont Boisset était l’assistant) pour avoir injurié Charles Vanel sur le tournage de L’aîné des Ferchaux.

     

    Vous apprenez que Dupont Lajoie est entré dans le vocabulaire commun comme synonyme de « beaufitude » depuis le film où l’on découvrit l’immense talent de Jean Carmet autrement que dans des nanars niais (pléonasme ?).


    Vous découvrez que Lino Ventura n’acceptait en général que des rôles de héros sympathiques pour que ses enfants n’en gardent pas une image négative.

     


    Moi, pour le fun, à l’occasion, je visionnerai plus attentivement Paris brûle-t-il ? pour repérer parmi les lycéens fusillés par les Allemands à la cascade du bois de Boulogne, deux jeunes inconnus à l’époque, Michel Sardou et Patrick Maurin alias Patrick Dewaere.

     


    Vous, revoyez Le Prix du danger avec Michel Piccoli et Gérard Lanvin, tous deux remarquables! L’action de ce film d’anticipation tourné en 1983, se déroulait au début du vingt-et-unième siècle : nous y sommes et depuis Loft story, la télé réalité a largement rejoint la fiction.

     


    Allez, je vous en ai assez (trop ?) dit ! « Je crois bien que le combat contre la bêtise satisfaite, la démagogie, la lâcheté triomphante et l’injustice, c’est un peu le sujet de la plupart de mes films » résume Yves Boisset.

     

    C’est en tout cas une raison convaincante pour vous plonger dans la lecture de La vie est un choix. Vous visiterez quelques recoins de l’usine à rêves que fut le cinéma au temps de son âge d’or lorsque les vedettes étaient encore d’inaccessibles étoiles au volant de somptueuses voitures de sport.

      

    Quoique Yves Boisset avisa sur la Croisette, pendant un festival de Cannes, « un vieux bonhomme coiffé d’une casquette en tweed … il avait une démarche extraordinaire, il progressait comme en dansant sur un trottoir ».

     

    Boisset comprit tout de suite que c’était la personne qu’il cherchait pour le rôle du docteur Scully dans Taxi mauve.

      

    Il accéléra donc le pas et découvrit que ce vieillard, c’était Fred Astaire !

     

    Sources

    Superbe blog - http://encreviolette.unblog.fr/category/ma-douce-france/page/2/

     

     

     

     

    Yves Boisset, né le 14 mars 1939 à Paris, est un réalisateur français.

     

     

    Il collabore à un certain nombre de revues spécialisées (Cinéma, Midi Minuit Fantastique), ainsi qu'à l'hebdomadaire Les Lettres françaises, et travaille avec Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier à la première édition (1960) de « Vingt Ans de Cinéma Américain ».

    Dans les années 1970, il incarne un cinéma de gauche, s'inspirant souvent d'évènements réels : la police (Un condé), l'affaire Ben Barka (L'Attentat), le racisme (Dupont Lajoie) pour lequel il demandera une coécriture du scénario avec Jean-Pierre Bastid et Michel Martens, l'intrusion de la politique dans le judiciaire (Le Juge Fayard dit Le Shériff).

      

    Il est également le premier à aborder la guerre d'Algérie (R.A.S.). Il adapte ou coadapte par ailleurs plusieurs auteurs reconnus : Michel Déon et son taxi mauve, Marie Cardinal avec André Weinfeld pour La Clé sur la porte, Jean-Patrick Manchette avec Folle à tuer, Philippe Djian et Bleu comme l'enfer.

    À partir du milieu des années 1980, il se consacre quasiment exclusivement à la télévision (son dernier long métrage de cinéma en date est La Tribu en 1990), avec des réalisations historiques : L'Affaire Seznec, L'Affaire Dreyfus, Le pantalon (affaire Lucien Bersot, fusillé pour l'exemple), Jean Moulin, L'Affaire Salengro.

    Ayant enquêté sur les massacres de membres de l'Ordre du Temple solaire pour son film Les Mystères sanglants de l'OTS, il a été entendu comme témoin de la défense lors du procès du chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik.

     

    En 2011, il publie son autobiographie La Vie est un choix (Plon). Invité par Radio-Courtoisie le 1er décembre à commenter son ouvrage, il revient sur l'ensemble de sa carrière et raconte à cette occasion comment France-Télévision l'aurait empêché de mettre certaines images d'archives datant de la Seconde Guerre mondiale dans son 12 balles dans la peau pour Pierre Laval.

     

     

     

     

    Filmographie

    Assistant réalisateur

    Réalisateur

    Cinéma

    Télévision

    Photo

     

     

      

      

     

    Bibliographie

    • 2011 : La vie est un choix, (mémoire et témoignage), aux éditions Plon

    Récompenses

    • L'Attentat : grand prix de la mise en scène au Festival de Moscou.
    • Dupont-Lajoie : Ours d'Argent au Festival de Berlin 1975
    • Le Juge Fayard : prix Louis-Delluc 1976
    • L'Affaire Seznec : 3 Sept d'Or 1994 - Meilleur réalisateur de fiction pour Yves Boisset - Meilleur film de TV - Meilleur auteur pour Yves Boisset
    • Le Pantalon : Sept d'Or 1997 du Meilleur film de TV
    • Jean Moulin : Prix du meilleur scénario FIPA 2002 

      

      

      wikipedia

      

      

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire