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     Steve McQueen | by Barry Feinstein:

    Hommage à Steve McQueen mort le 7 novembre 1980.

     

     

     

     

     "Il aimait le cinéma, il aimait les femmes, il aimé la vitesse, et sa vie, il l'a vécue à 200 à l'heure. L'immense Steve McQueen nous a quittés il y a tout juste 33 ans, alors qu'il n'avait que 50 ans, un âge bien jeune pour partir, même pour une étoile filante d'Hollywood."
     
     
     
    Steve McQueen, de son vrai nom Terence Steven MacQueen — né le 24 mars 1930 à Beech Grove dans l'Indiana aux États-Unis, et mort le 7 novembre 1980 à Ciudad Juárez au Mexique —, est un acteur, producteur, pilote automobile et pilote de moto américain. Ses rôles d'anti-héros font de lui une icône de la contre-culture. En 1974, il est la star du cinéma la mieux payée au monde.
     
    Never So Few (1959).
     







     

    Après cinq ans passées dans l'armée, il entre en 1952 au célèbre Actor's Studio de New York, l'école d'art dramatique fondée par Elia Kazan et dont Lee Strasberg fut l'une des pierres angulaires en y enseignant la fameuse "Méthode" de Stanislavski.
     
     
    Trois ans plus tard, Steve fait ses débuts sur les planches de Broadway. Il a alors 25 ans, et tous réalisent le potentiel du jeune homme. Les succès vont alors s'enchaîner très vite pour la star en devenir.
     
     
    En 1956, Steve tourne dans son premier film - Marqué par la haine, de Robert Wise -, avant de se diriger vers le petits écran où il va incarner un chasseur de primes de l'Ouest américain dans la fameuse série Au nom de la loi, entre 1958 et 1961.
     
     
    Auréolé de cet immense succès populaire, le cinéma lui fait les yeux doux et il va enchaîner les triomphes, qui vont en faire l'acteur le plus célèbre de sa génération : Les sept mercenaires (1960), La grande évasion (1963), L'affaire Thomas Crown (1968), Bullitt (1968), Le Mans (1970), Guet-apens (1972), Papillon (1973), La tour infernale (1974) et Le chasseur (1980) qui sera son ultime film.
     
     
    "L'affaire Thomas Crown (1968)".
     








     
    Marié entre 1957 et 1972 à Neile Adams (qui lui donnera un garçon et une fille, son petit-fils joue aujourd'hui dans la série Vampire Diaries), Steve est un homme à femmes et ne s'en cache pas. Il épousera en secondes noces l'actrice Ali McGraw (Love Story) qu'il rencontre sur le tournage de Guet-apens. Mais malgré l'amour fou qu'il éprouve pour elle, il ne cesse d'enchaîner les liaisons et de consommer toujours plus de drogues, ce qui le rend paranoïaque à l'extrême. Après sa rupture d'avec Ali, il s'installe avec la jeune Barbara Minty, un mannequin en vogue à l'époque.
     
     
    Ali MacGraw et Steve McQueen.
     
     
    Addict à l'extrême, il connaîtra le cannabis quotidiennement et surtout l'héroïne dont il deviendra rapidement accro et qui lui causera de graves problèmes de santé. Atteint d'un cancer des poumons qui ne tardera pas à se généraliser, il part se faire opérer au Mexique contre l'avis de ses médecins américains, et il décédera à l'âge de 50 ans, d'une crise cardiaque, un jour après son opération.
     
    Steve McQueen Ferrari 250 GT Berlinetta Lusso.
     
     
    Steve McQueen, photographié par Leonard McCombe, 1961.
     
     

     Steve McQueen et sa Jaguar,1960.
     
     
    Steve McQueen, la légende 1968.
     
     
    "Bullitt (1968)".
     
     
    Steve McQueen.
     






     
     
     
     
     
     
     
     
     

     

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    Marcel Carné est un réalisateur français, né le 18 août 1906 à Paris et mort le 31 octobre 1996 à Clamart.

    Marcel Carné naît à Paris dans le quartier des Batignolles (XVIIe arrondissement), d'un père ébéniste. Sa mère meurt alors qu'il a cinq ans et il est alors élevé par sa grand-mère. Il est très vite attiré par le cinéma : il se rend chaque jeudi à une projection de film, puis de plus en plus souvent, trichant quelquefois pour ne pas avoir à payer le prix de sa place.

    Son père souhaite qu'il reprenne sa succession et devienne ébéniste, comme lui. Marcel Carné commence donc des cours pour apprendre à tailler le bois. Il les abandonne ensuite même s'ils ne lui déplaisent pas plus que ça. Il suit à la place deux fois par semaine, en cachette, des cours de photographie à l'école des Arts et Métiers.

    Pour payer ses séances de cinéma qui se font de plus en plus nombreuses, il travaille alors dans une banque, puis une épicerie et dans une compagnie d'assurance.

     

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    Premières expériences cinématographiques

    La première rencontre décisive de sa carrière a lieu en 1928 : il rencontre Françoise Rosay, la femme de Jacques Feyder lors d'un dîner chez des amis communs. À la fin du repas, il obtient de celle-ci qu'elle organise pour lui une rencontre avec Feyder. Carné est alors engagé comme assistant-réalisateur secondaire sur le nouveau film de Feyder, Les Nouveaux Messieurs.

    À la suite de cette première expérience, il part faire son service militaire en Rhénanie.

    Lorsqu'il revient en France, en 1929, la revue Cinémagazine organise un concours de critique de films. Carné en soumet cinq, et reçoit le premier prix. Il est engagé comme critique cinématographique. Il écrit aussi dans les revues Hebdo-Film, Vu, Cinémonde et Film-Sonore.

    En 1929, il décide de réaliser son premier documentaire sous le titre Nogent, Eldorado du dimanche, aidé financièrement par Michel Sanvoisin. Ce court-métrage raconte l'échappée dominicale de la jeunesse parisienne dans les guinguettes des bords de Marne. Charles Peignot le convainc ensuite de tourner des films publicitaires avec Jean Aurenche et

    Paul Grimault.

     

     

    Puis il devient assistant pour la mise en scène de Richard Oswald dans le film Cagliostro 1929, de René Clair dans le film Sous les toits de Paris (1930), de Jacques Feyder pour Le Grand Jeu (1934), Pension Mimosas (1935) et La Kermesse héroïque (1935). Il dit de Feyder : « Je dois à peu près tout à Feyder. II m'a appris ce qu'est un film, depuis sa préparation jusqu'à la mise en scène proprement dite et aussi la direction des acteurs... La meilleure école de cinéma, c'est la pratique. »

     

    Metteur en scène

    En 1936, grâce à l'aide de Feyder, il réussit à réaliser son premier film, Jenny et c'est à cette époque qu'il fait la connaissance de

    Jacques Prévert, le scénariste qui contribue à établir sa réputation. Le tandem Carné-Prévert montre lors de leur premier film, Drôle de drame, une entente remarquable qui ne cesse de se renforcer.

     

    Quai des brumes



    Le Quai Des Brumes (1938) avec Jean Gabin, Michèle Morgan,

    Pierre Brasseur et Michel Simon (rien que ça !)


    "Au Havre, Jean, un déserteur, cherche à se cacher avant de pouvoir quitter le pays. Grâce à un clochard, il trouve refuge dans une baraque du port où il fait la connaissance d'un peintre singulier et de Nelly. Il tombe amoureux de la belle jeune femme, orpheline, qui est sous la coupe du misérable Zabel…"

    Servi par une incroyable atmosphère, à mi-chemin entre L'Expressionnisme Allemand des années 20 et le Film Noir Américain des années 40, Le Quai Des Brumes est indéniablement un classique du cinéma français. Sorti à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, le film de Marcel Carné (d'après le roman de Pierre Mac Orlan avec des dialogues de Jacques Prévert, des décors d'Alexandre Trauner et une lumière d'Eugen Schüfftan) sera, malgré la censure (en amont et en aval du tournage) un succès à la fois critique et public. Sans oublier que c'est dans Le Quai Des Brumes que l'on retrouve une des plus célèbres répliques du cinéma : "T'as d'beaux yeux tu sais ".

    Les enfants du Paradis



    Les Enfants Du Paradis (1943) avec Arletty, Jean-louis Barrault, Pierre Brasseur, Marcel Herrand, Maria Casares

     


    " Fin des années 1828. Sur le boulevard du Temple à Paris, alias boulevard du Crime, parmi les acteurs et les bateleurs, l’amour et la mort jouent la comédie. C’est d’ici que part la ronde capricieuse du destin qui contrarie toujours l’amour de la belle Garance et du mime Debureau. Autour d’eux, d’autres destins se jouent : celui de Nathalie, amoureuse de Debureau, et de Frédérick, amoureux de Garance…"

     



    Classique par excellence, Les Enfants Du Paradis est considéré par beaucoup comme un des plus beaux films du monde. Sur les magnifiques dialogues de Jacques Prévert, tourné dans des conditions difficiles pendant l'Occupation (le décorateur Alexandre Trauner et le compositeur Joseph Kosma, juifs, travailleront d'ailleurs dans la clandestinité), le long-métrage (de plus de trois heures) de Marcel Carné a également bénéficié d'une très belle restauration.

     

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    Le Quai des brumes, tourné en 1938, marque un résultat important dans leur collaboration. Le film remporte un grand succès grâce à l'habileté de Carné dans la représentation des extérieurs et la direction des acteurs et au grand talent de Prévert qui réussit à amalgamer quelques-uns des thèmes du surréalisme tardif, typiques de sa poésie, avec une atmosphère inquiète à laquelle on doit certainement le charme du film.

     

    En 1938, suivent Hôtel du Nord et en 1939, le remarquable Le jour se lève où il raconte l'histoire d'un ouvrier qui, au moment où il va être arrêté par la police dans sa chambre, revit les instants qui l'ont amené à tuer par amour et, quand le soleil se lève, se suicide d'une balle.

    Dans ce film très engagé, la figure de l'ouvrier, que le Front populaire montre comme protagoniste social, devient un des thèmes de Prévert, qui interprète la réalité en termes métaphysiques suivant lesquels c'est le destin qui trace les événements de la vie, une figure socialement abstraite et anonyme.

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    Cette forme de fatalisme existentiel marquera la fin des espoirs du premier Front populaire et ce n'est pas un hasard si cette année-là sort aussi le film dramatique de Jean Renoir, La Règle du jeu.

    Suit en 1942, Les Visiteurs du soir, légende médiévale à la recherche formelle poussée (bien que le réalisateur ait été peu satisfait des costumes).

     
     
     

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    Marcel Carné, assis, en compagnie de Roland Lesaffre avec lequel il entretint une relation sentimentale.
     
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    Lorsque Paris est libéré, Carné et Prévert présentent leur chef-d'œuvre, Les Enfants du paradis, situé dans le Paris du XIXe siècle, sur

    le Boulevard du Crime, autour d'un mime fameux, Jean-Gaspard Deburau, et d'un grand acteur, Frédérick Lemaître, du début de leurs carrières jusqu'à la célébrité et de l'amour qu'ils ont tous deux pour la belle Garance.

     Au-delà de ces ressorties, vous aurez du mal à passer à côté de la remarquable exposition consacrée aux Enfants du Paradis à la La Cinémathèque Française.

    Exposition les enfants du paradis

    Le film fascine par son sens du récit, par l'adresse avec laquelle sont présentés figures et événements, par le soin apporté au cadrage et à la photographie et surtout par la prouesse des acteurs, de Jean-Louis Barrault à Pierre Brasseur, d'Arletty à Maria Casarès, de Marcel Herrand à Gaston Modot. L'année suivante, Carné et Prévert enchaînent avec Les Portes de la nuit.

     

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    Par la suite, Carné produit des œuvres moins importantes, mais de qualité, comme Juliette ou la clé des songes (1950), Thérèse Raquin (1953), Les Tricheurs (1958), Trois chambres à Manhattan (1965), Les Jeunes Loups (1968) et Les Assassins de l'ordre (1971).

     

    Homosexuel lui-même, mais de manière non publique, Marcel Carné traita dans plusieurs de ses films, de manière secondaire ou parfois oblique, de thèmes homosexuels :

     

    les relations ambiguës entre Jean Gabin et Roland Lesaffre dans

    L'Air de Paris, le personnage de Laurent Terzieff, qui se fait entretenir par des personnes des deux sexes dans Les Tricheurs, le gigolo bisexuel des Jeunes Loups. Il déclarait à ce sujet : « Je n'ai peut-être jamais tourné d'histoire d'amour entre hommes, mais ça a été souvent sous-jacent. [...]

     

    Mais d'histoires entre homos, non. Je me suis souvent posé la question : est-ce que c'est un manque d'audace ?

    Les films homosexuels ne font pas beaucoup d'entrées, c'est un circuit restreint, et je n'aimerais pas avoir un insuccès dans ce domaine, d'autant que je n'aimerais filmer alors qu'une grande histoire d'amour.

    Mais je crois surtout que j'aime mieux les choses qu'on devine. »

     

     

     
     
     
     
     

    Marcel Carné meurt à Paris le 31 octobre 1996.

    Il est enterré au cimetière Saint-Vincent dans le 18e arrondissement de Paris, au pied de la butte Montmartre.

    ( Tombe de Marcel Carné et Roland Lesaffre

    au cimetière Saint-Vincent )

     

     

     

    Polémiques

    Dès sa sortie, le film Le Quai des brumes est l'objet de nombreuses polémiques. Jean Renoir le baptise Le Cul des brèmes et insinue que c'est un film fasciste.

    À l'inverse, Lucien Rebatet, journaliste et critique collaborationniste, décrit ainsi Marcel Carné dans Les Tribus du cinéma et du théâtre publié en 1941 : « Marcel Carné est aryen, mais il a été imprégné de toutes les influences juives. Il n'a dû ses succès qu'à des juifs et a été choyé sous leur étiquette. Carné, qui ne manque pas de dons, a été le type du talent enjuivé. Il a été, en France, le représentant de cet esthétisme marxiste qui est partout un des fruits de la prolifération des Juifs....

     

     

    Ses héros sont des médiocres assassins, des candidats au suicide, des souteneurs, des entremetteuses... Dans l'immense diffusion du cinéma, ces produits spécifiques du judaïsme ont joué un rôle de dissolvant social et contribué à l'avilissement des esprits et des caractères ». À la sortie des Visiteurs du soir en 1943, Rebatet s'est fait photographier entre Arletty et Marcel Carné.

     

     

     

    Filmographie

    Distinctions

    • Lion d'argent de la meilleure réalisation à la Mostra de Venise pour Thérèse Raquin (1953)
    • Lion d'or récompensant l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise, partagé avec John Ford et Ingmar Bergman (1971)
    • European Film Award d'honneur : Life Achievement (1995)

     

    • Praemium Imperiale (1989)

    À propos du duo Carné/Prevert

    Marcel Carné et Jacques Prévert ont fait de nombreux films ensemble : le premier comme metteur en scène, le second comme dialoguiste et scénariste. Ces films ont été les plus grands succès de la carrière de Carné. Beaucoup se sont interrogés sur la paternité à attribuer à chacun sur ces projets.

    Dans son portfolio consacré à Jacques Prévert pour l'ADPF, Danièle Gasiglia-Laster écrit : « On a parfois décrété que les images raffinées et esthétisantes de Carné s'accordaient mal avec le style direct et populaire des dialogues de Prévert. C'était méconnaître la richesse et la variété de ce style qui allie humour et poésie, onirisme et notations réalistes, lyrisme et fantaisie, qui donne l'impression d'être immédiat et spontané mais résulte d'un travail minutieux. Georges Sadoul a parlé de « réalisme poétique » en évoquant l'association Prévert-Carné, Pierre Mac Orlan dira « fantastique social ».

     

    Ces désignations reflètent bien la dualité de ces films, où des personnages issus de milieux modestes évoluent dans les décors inquiétants et splendides d'Alexandre Trauner, portés par la musique de Maurice Jaubert ou de Joseph Kosma ». Selon D. Gasiglia-Laster, l'opposition que l'on fait habituellement entre Carné et Prévert résulte donc d'une insuffisante prise en considération de la démarche artistique de Prévert et de ce qui, chez lui, n'est pas réductible au jaillissement d'un burlesque incontrôlé.

    Carole Aurouet en revient à l'opposition mais lui trouve des avantages dans Prévert, portrait d'une vie : « Prévert et Carné ont incontestablement des caractères contraires. C’est d’ailleurs probablement leur opposition qui permit leur complémentarité dans le travail et qui fit leur succès. »

     

    D'après Raymond Bussières, « Carné “encadrait” bien le délire de Jacques », « leur œuvre commune [étant] faite de leur perpétuel conflit ». Selon lui, « les deux hommes sont aussi différents que possible, et chacun apportait à l’autre ce qu’il n’avait pas. Carné est aussi froid que Jacques est délirant » (à Marcel Oms). Il ne pense pas qu’il y ait existé une profonde amitié entre les deux hommes mais plutôt une sorte d’attachement assez difficile à cerner de l’extérieur. Arletty qualifie quant à elle Carné de « Karajan du septième art » qui « dirige par cœur la partition qui lui est confiée, en grand chef » (La Défense).

     

    Si Prévert ne se livre pas sur le sujet, Carné précise en 1946 à Jean Queval dans L'Écran français du 29 mai : « Sur le plateau, je ne change pas un mot et je veille au respect absolu de son texte par les acteurs. Il arrive que je sois contraint de couper : je ne le fais jamais sans son accord ». En 1965, lorsque Robert Chazal lui demande d’évoquer à nouveau sa collaboration avec Prévert, le cinéaste répond :

    « On a tellement dit de choses inexactes à ce sujet… Ceux qui veulent m’être désagréables disent que, sans Prévert, je n’aurais pas fait les films que l’on connaît. D’autres disent la même chose à propos de Prévert. En fait, notre rencontre a été bénéfique, mais il aurait été néfaste pour l’un comme pour l’autre d’éterniser une collaboration qui ne s’imposait plus. Nous avions évolué chacun de notre côté.

     

    Il faut pour collaborer comme nous l’avons fait, Prévert et moi, une identité de vue et de réaction qui ne peut être un phénomène de très longue durée. […] Beaucoup de journalistes chercheront à savoir quelle part revenait à chacun d’entre nous dans la confection d’un film. Nous-mêmes n’aurions pas su très bien le dire. Sauf les dialogues que Prévert rédigeait seul et que j’ai rarement modifiés, la rédaction du scénario, le choix des acteurs, étaient un peu un travail en commun, où l’importance de la part de l’un et de l’autre variait suivant le film. Notre collaboration cependant s’arrêtait à la remise du script définitif, Prévert me laissant absolument libre de réaliser le film comme je l’entendais… […] J’avais peut-être un certain équilibre inné de la longueur des scènes et de la construction. »

     

     

     

     

     

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  •  Biographie de Dustin Hoffman : acteur révélé dans Le Lauréat en 1967

    L’acteur américain Dustin Hoffman a fait ses débuts sur les planches avant de percer au cinéma.

    Lisez la biographie du comédien vu dans Le Lauréat et Macadam Cowboy.

    Né le 8 août 1937 à Los Angeles aux États-Unis, Dustin Hoffman est le fils d’un décorateur de plateau. Passionné par l’univers de l’interprétation, il suit des cours d’art dramatique à la Pasadena Community Playhouse, avant d’intégrer l’Actor’s Studio à New York. Comme bon nombre d’acteurs, il amorce sa carrière artistique sur les planches. Il décroche un rôle dans En attendant Godot, une pièce de Samuel Beckett. Il joue même à Broadway et durant l’une de ses prestations, il est remarqué par Mike Nichols. Sa carrière cinématographique débute alors en 1967. Lisez le reste de sa biographie.

     

     

    Biographie de Dustin Hoffman : sa carrière au cinéma

    Après Le Lauréat, pour lequel il obtient une nomination à l’Oscar du meilleur acteur, Dustin Hoffman rencontre un tel succès qu’il enchaîne les plateaux de tournage. Sa grande aptitude à se seoir à différents registres lui permet de décrocher des rôles importants dans des films tels que : Macadam cowboy (1969), Little Big Man (1970), Les Chiens de paille (1971), Papillon (1973), Bob Fosse (1974), Les Hommes du président (1976), Marathon Man (1976) et Kramer contre Kramer (1979), entre autres.

    La filmographie de l’acteur

    Depuis sa révélation au cinéma, Dustin Hoffman ne cesse d’enchaîner les films. Son répertoire filmique se compose de grosses productions, à l’instar de Tootsie (1982) et Rain Man (1988), mais aussi d’autres œuvres telles que : Hook ou la revanche du Capitaine Crochet, Alerte, Mad City, Des hommes d’influence, Neverland, Mon beau-père, mes parents et moi ou encore Le Merveilleux magasin de Mr Magorium.

    La biographie d’un acteur couronné de succès

    Dustin Hoffman jouit de plusieurs récompenses et nominations. Il possède, entre autres, divers Oscars, notamment pour les films Kramer contre Kramer et Rain Man. L’acteur possède également un Ours d’or d’honneur, un Annie Awards, un César d’honneur ou encore un prix spécial pour son 60e anniversaire. Lisez une autre biographie sur le site.

     

     

    Dans les années 1960, après de brillantes études, Ben Braddock, jeune bourgeois désorienté, regagne la maison familiale en Californie. Pour fêter son retour, sa mère organise une réception où se presse le gratin de Los Angeles. Lors de la soirée, Ben, grand timide, fait la connaissance de madame Robinson, l'épouse du patron de son père. Cette femme d'âge mûr entreprend de le séduire et il devient son amant.

     

     

     

     

     

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    George O'Brien

     

     

    George O'Brien naquît le 19 avril 1899 à San Francisco,

    en Californie, aux États-Unis.


    Certaines sources prétendent qu'il naquit en 1900.


    Il n'a aucun lien de parenté avec Virginia et Margaret O'Brien.

     


    Il était un excellent athlète.


    Il débuta sa carrière en tan qu'assistant caméraman, avec l'aide de Tom Mix, en 1922.
    Par la suite, il devint acteur et joua dans 80 films de 1922 à 1964.


    Grâce à «The Iron horse», il s'ancra dans la légend et obtint le surnom «The chest» car il l'eut dévoilé dans ce film.

     

    George O'Brien.jpg

    George O'Brien débute au cinéma en 1922, donc pendant la période du muet, et poursuit sa carrière à l'avènement du parlant, jusqu'à un dernier film en 1964, Les Cheyennes de John Ford (achevant en outre, avec ce réalisateur, une collaboration sur dix films, le premier étant Le Cheval de fer en 1924).

     

    Après la Seconde Guerre mondiale (durant laquelle il sert dans l'U.S. Navy), il ne participe qu'à cinq films, l'essentiel de sa filmographie se situant avant 1940 (dont de nombreux westerns, surtout mis en scène par David Howard).

     

    Parmi ses films notables, outre ceux de John Ford, se trouvent L'Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau (1927, avec Janet Gaynor), L'Arche de Noé de Michael Curtiz (1928, avec Dolores Costello), ou encore Daniel Boone de David Howard (1936, rôle-titre, aux côtés d'Heather Angel).

    George O'Brien se produit également au théâtre, à Broadway, dans six comédies musicales, entre 1924 et 1932 (une fois comme chanteur soliste, sinon comme choriste).

    Pour sa contribution au cinéma, une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.

     

     

     


    George O'Brien est décédé le 4 septembre 1985 d'une crise cardiaque à Tulsa, Oklahoma, aux États-Unis.

     



    filmographie partielle (39 titres)

     



    1922 : White Hands de Lambert Hillyer
    1922 : Moran of the Lady Letty de George Melford (non-crédité)
    1923 : Woman-Proof d'Alfred E. Green
    1924 : Shadows of Paris de Herbert Brenon
    1924 : The Sea Hawk de Frank Lloyd (non-crédité)
    1924 : Le Cheval de fer (The Iron Horse) de John Ford
    1924 : The Roughneck de Jack Conway
    1925 : Thank You de John Ford
    1925 : Le Champion (The Fighting Heart) de John Ford
    1926 : Fig Leaves d'Howard Hawks
    1925 : Trois Sublimes Canailles (Three Bad Men) de John Ford
    1926 : L'Aigle bleu (The Blue Eagle) de John Ford
    1927 : Is zat so ? d'Alfred E. Green
    1927 : The Romantic Age de Robert Florey
    1927 : Paid to Love d'Howard Hawks

     

     

     


    1927 : L'Aurore (Sunrise : A Song of two Humans) de Friedrich Wilhelm Murnau
    1927 : East Side, West Side d'Allan Dwan
    1928 : Honor Bound d'Alfred E. Green
    1928 : L'Arche de Noé (Noah's Ark) de Michael Curtiz
    1929 : Salute de John Ford et David Butler
    1930 : The Last of the Duanes d'Alfred L. Werker
    1931 : Le Corsaire de l'Atlantique (Seas Beneath) de John Ford
    1931 : A Holy Terror d'Irving Cummings
    1932 : Mystery Ranch de David Howard
    1933 : Life in the Raw de Louis King
    1934 : Ever since Eve de George Marshall
    1935 : Hard Rock Harrigan de David Howard
    1936 : Daniel Boone de David Howard
    1937 : Windjammer d'Ewing Scott
    1938 : The Renegade Ranger de David Howard
    1938 : Lawless Valley de David Howard
    1939 : Racketeers of the Range de D. Ross Lederman
    1940 : Stage to China d'Edward Killy
    1943 : December 7th de John Ford et Gregg Toland (voix - narrateur -)
    1947 : My Wild Irish Rose de David Butler
    1948 : Le Massacre de Fort Apache (Fort Apache) de John Ford

     

     


    1949 : La Charge héroïque (She wore a yellow Ribbon) de John Ford
    1951 : Gold Raiders d'Edward Bernds
    1964 : Les Cheyennes (Cheyenne Autumn) de John Ford

     

     



    Au théâtre (comédis musicales à Broadway)

    1924-1925 : The Magnolia Lady, musique d'Harold Levy
    1926 : Kitty's Kisses, mise en scène par John Cromwell, musique de Con Conrad
    1926-1927 : Honeymoon Lane, musique de James Hanley
    1929-1930 : Fifty Million Frenchmen, musique de Cole Porter
    1931 : Here goes the Bride, musique de John W. Green
    1932 : Hot-Cha !, musique de Ray Henderson, avec Eleanor Powell

     

     

     

     

     

    http://jssica.skyrock.com/tags/2r1ve4TR6ln-2011_42.html

     

     

     

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    Virna Pieralisi, dite Virna Lisi, est une actrice italienne

    née le 8 novembre 1936 à Jesi (Ancône) et morte du cancer

    le 18 décembre 2014 (à 78 ans) à Rome.

     

     

    Elle a remporté le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes de 1994 et le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1995 pour La Reine Margot de Patrice Chéreau.

    Virna Lisi débute à l'écran en 1953 dans ...e Napoli canta! (it).

     

    En 1955, lorsque Mario Mattoli réalise Le diciottenni (it), un remake de son film Leçon de chimie à neuf heures (Ore 9 lezione di chimica), Virna Lisi reprend le rôle autrefois interprété par Irasema Dilián (it).

     

    En 1956, elle tient le rôle principal dans La Femme du jour (it)

    de Francesco Maselli.

    Au cours des années 1960, elle signe un contrat d'exclusivité avec le studio Paramount et tourne plusieurs films à Hollywood, dont Comment tuer votre femme (How to Murder Your Wife) de Richard Quine. Se sentant enfermée dans le rôle de

    la « nouvelle Marilyn », elle décide de casser son contrat.

      

      

    En 1980, son rôle dans La Cigale (it) (La Cicala) d'Alberto Lattuada lui permet de relancer sa carrière et de remporter le David di Donatello

    de la meilleure actrice principale.

    Elle interprète Catherine de Médicis dans La Reine Margot de Patrice Chéreau. Pour ce rôle, le prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes lui est décerné en 1994. Elle remporte également le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1995.

     

     

    Filmographie partielle

    Cinéma

     

    Télévision

    Récompenses

     

     

     

     

     

     

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    L’influent cinéaste underground Kenneth Anger a écrit et publié en France à la fin des années 50 un document insensé sur les coulisses criminelles et sexuelles du Hollywood de l’Age d’Or.

      

    Interdit à sa sortie aux Etats-Unis, ce livre remarquable ressort aujourd’hui dans la collection souple de chez Tristram. Le mot "culte" est souvent galvaudé mais… pas ici. Hollywood Babylone est un livre de ball-trap où les plateaux d’argile sont des stars de cinéma, les balles des chattes en chaleur et des seringues hypodermiques.

    Hollywood 1915 :

      

    le cinéma s’éveille à lui-même, parti de rien ou presque, artisanat hâbleur de petits juifs qui ne savait pas où ils mettaient les trépieds (de caméra). Kenneth Anger parle dans les premières pages de Hollywood Babylone du temps où il n’y avait rien et puis soudain, comme en un éclair, du Babylone de Griffith, dont une photo illustre le propos, avec ses décors grandioses, ses milliers de figurant(e)s et surtout sa légion d’éléphants.

      

    Les années 20 ont marqué à bien des égards l’essor et l’Âge d’or du cinéma, au point qu’on n'a toujours pas dépassé quasiment un siècle plus tard, malgré nos millions, nos effets spéciaux et notre presse à scandale, cette sorte d’état de nature en termes de renommée et de décadente majesté.

      

    Hollywood Babylone, avec le recul, entretient une relation ambivalente avec le Hollywood dont il parle, relation qui est, d’une certaine manière, l’une des lignes fortes de l’œuvre du cinéaste.

     

     

    En alignant comme il le fait, les stars du muet, pour beaucoup oubliées, en noir et blanc et sur papier glacé, Anger leur rend un hommage sincère, en même temps qu’il les massacre une à une en racontant, pour chacune, leur face cachée, les aspects les plus sordides de leur existence.

      

    Ce cimetière des destinées brisées s’appelle Hollywood Babylone, ce n’est pas un hasard.

      

      

    La ville a disparu, perdue par son arrogance, ses excès et son ambition démesurée. Anger établit un parallèle solide et essentiellement cinématographique entre l’ancienne cité et la nouvelle, comme si Hollywood n’était que le reflet moderne d’un désastre qu’on jouait pour la deuxième fois.

      

    Les acteurs deviennent alors vraiment ce qu’ils sont : des mirages, des reflets d’anciens caractères qui s’ébrouent de tristesse et de beauté mêlées pour retrouver la trace des drames qui les ont abîmés jadis. Cette histoire de reflet et de mirage n’est rien moins que l’essence du 7ème art. Anger ne parle jamais d’autre chose.

      

    Les drames sont cachés et affleurent sous la pellicule qui raconte tout autre chose.

     

     


    Il y a peu de livres aussi touchants que celui-ci. Les illustrations n’y sont pas pour rien. On ne connaît pas tous les visages mais ils sont souvent beaux à pleurer. Anger raconte l’histoire de Frances Farmer, une James Dean au féminin qui travailla aussi avec Elia Kazan et qui finit son chemin à l’asile pour avoir été trop indépendante.

      

    Il parle de Lupe Velez, la "femelle" de Tarzan qui termina noyée dans la cuvette de ses toilettes. Il parle de Carole Landis, de Jayne Mansfield, de la sublime Barbara La Marr ou de Jean Harlow.

      

    La simple évocation de ses gloires consumées a un potentiel érotique insoupçonné que la révélation de leurs vices ou de leur sacrifice renforce. On croise les mâles alpha du moment : Errol Flynn, Mitchum, Bogart, Chaplin et leurs gros zizis.

      

      

    Ceux-là sont présentés pour les séducteurs qu’ils sont et ne pâtissent pas tant que ça des livraisons d’Anger.

      

    Il va de soi que ce sont souvent les femmes qui trinquent et qu’on retrouve dans le caniveau, déjà. Il y en a bien quelques- uns qui ne s’en relèveront pas comme la star comique Fatty Arbuckle, un ancien plombier et pionnier du film de gags qui paie son goût pour l’alcool et la chair fraîche.

      

    Lors d’une fête trop arrosée à San Francisco, l’acteur tue accidentellement une jeune actrice lors d’une "introduction" trop enthousiaste et qu’on préfère, avec Anger, ne pas détailler.

      

    L’histoire figure parmi les plus marquantes du recueil. On n’oubliera pas non plus Mary Miles Minter et la polissonne Olive Thomas qui finit couverte de honte et de poudre.

     

    Anger se délecte de ses effets : alignant les faits divers comme des lignes de coke ou des bouteilles de champagne. Hollywood Babylone est un livre hypnotique et qui ressemble, par sa construction même, à ces critiques savantes qu’on nous proposera plus tard chez Tom Wolfe ou Brett Easton Ellis. L’envers du décor est contenu dans le décor, souligne Anger. Il est le décor. Lana Turner.

      

    Bugsy le gangster. La compagnie est infinie, comme les étoiles alignées sur un trottoir doré, on les foule au pied avec ou sans génuflexion. Hollywood est un ventre, le ventre du XXème siècle, celui où les rêves et la jeunesse s’enfouissent en resplendissant une ultime fois et en laissant une empreinte éternelle.

      

    Hollywood est un temple, peuplé de dieux idiots et victimes d’eux-mêmes. Une ménagerie. Un cirque. Une Église. Un grand stade.

    Ce qu’on veut : le monde.

     

     

    Fatty Arbuckle


    La lecture d’Hollywood Babylone est un plaisir voyeur qui nous livre paradoxalement la sensation qu’ont dû éprouver les premiers spectateurs du 7ème art, ceux-là même qui entraient dans ce théâtre d’ombres pour la première fois.

      

    Avec la distance, on ne trouvera pas meilleur moyen de revenir aux sources et de se donner une idée de ce qu’a pu être la découverte d’un monde, la livraison d’un trésor virginal dont on pouvait (ou pas) soupçonner ou soulever les jupons encrassés.

      

    Anger ne se trompe pas : il y a une dimension biblique dans notre amour du cinéma, une dimension biblique dans l’expression de toute nostalgie. Nous y sommes : entre l’espoir de se tromper et la peur de savoir. Il n’y a jamais eu que ça, un voile, un mirage, le miracle.

    Par Benjamin Berton
     
     
    http://fluctuat.premiere.fr/Livres/News/Hollywood-Face-Obscure-Kenneth-Anger-disseque-Babylone-3726960
     
     
     
     doc vi gaelle elle maisons (1)
     
     
    Du sexe ! Des filles ! De la drogue ! Du sexe !
    Et encore des filles !!
     
     
    Tout cela sous la plume trempée à l’acide de
    Kenneth Anger.
    Mais qui est cet homme-là ?
      
    Un petit retour en arrière s’impose…
     
    Kenneth Anger (86 berges) s’est fait connaitre comme un des papes du cinéma underground américain, dès la fin des années 30, en réalisant des courts métrages expérimentaux, d’inspiration surréaliste, dada, mêlant revendications homosexuels, expériences basées sur les drogues (peyotl, puis LSD), occultisme… Son film le plus célèbre estFIREWORKS, en 1947. Le film fut d'abord interdit, et son auteur jugé pour obscénité. Dans les années 50, Kenneth Angers’installe en France, les esprits y sont plus tolérants. Il reçoit le soutien de Jean Cocteau, poursuit son travail sur le montage, la photo, la surimpression, mélangeant allègrement les imageries christiques, nazies, sexy et démoniaques… Dans les années 60, sa côte est au plus haut avec l’émergence des mouvements hippie, des acid-test, de la Factory d’Andy Warhol… Il réalise LUCIFER RISING, entre 1966 et 1972, interprété par Marianne Faithfull, et Chris Jagger, le frère de. Et dans lequel on retrouve Jimmy Page (mais franchement, je ne l'ai pas reconnu !).
     
    Kenneth Anger réalise ses films au fil des années, les remontant sans cesse au gré de l’argent que ces mécènes veulent bien lui donner. Anger se lie aussi avec Jimmy Page, de Led Zeppelin, avec qui il partage une passion pour Aleister Crowley, écrivain et occultiste anglais. C’est en trainant chez les hippies qu’il rencontre Bobby Beausoleil, musicien proche d’Arthur Lee (avant la formation, de LOVE).Beausoleil jouera dans INVOCATION OF MY DEMON BROTHER… Tout un programme…Il compose la bande originale de LUCIFER RISING, métrage sur lequel Jimmy Page avait aussi travaillé (musique que le guitariste a réédité récemment). Bobby Beausoleil est connu pour avoir fait partie de la Family deCharles Manson, et fut condamné pour meurtre en 1969.   
     
    Toujours à cours d’argent, Kenneth Anger vend les droits de ses films pour les éditions vidéo, en 1986. Il reste admiré de beaucoup de cinéastes (David Lynch, Scorsese, Fassbinder), et régulièrement invité, fêté, célébré, et tournait encore des films il y a une dizaine d’années. 
     
    Hollywood, Babylone, Sodome ou Gomorrhe ?
      
      
      
      
      
    C’est donc par nécessité financière, et alors qu’il était à Paris, que Kenneth Anger rédige ce livre, d’abord édité en France par Jean Jacques Pauvert en 1959, censuré dans les pays anglo-saxons.
      
    Ce livre culte ressort aujourd'hui avec une nouvelle traduction.
      
    Kenneth Anger a grandi à Hollywood, sa mère y travaillait comme couturière, il a trainé dans les studios, écouté aux portes, s'est très vite intéressé au côté sombre de la Ville des Anges, en collectionnant les coupures de journaux évoquant les frasques de ses stars préférées. Il n'a eu qu'à les assembler, les réécrire, les agrémenter de photos.
      
    HOLLYWOOD BABYLONE est un recueil des potins et rumeurs, comme ni VOICI, CLOSER ou PUBLIC n’oserait jamais en écrire une ligne !! Kenneth Anger ne fait que reprendre une tradition Hollywoodienne, les gazettes à scandales, qui ont fleuri autant que les starlettes d’Hollywood Boulevard !
     
     
     
    Roscoe Fatty Arbuckle
    Hollywood ! La Babylone du cinéma ! Los Angeles, et cette nouvelle industrie du cinéma qui s’installe en plein désert, au milieu de nulle part.
      
    Les premiers promoteurs ont acheté des terrains pas chers, puis les ont loués ou revendus (plus chers) aux producteurs de cinéma de New York.
     
     
     
    Parce qu’en Californie, il y a 365 jours de soleil par an, et la lumière, pour tourner, c’est primordial (les tous premiers studios n’avaient pas de toit, juste un voilage tendu, et on tournait en lumière naturelle).
      
      
    On connait la suite… Mais on a tendance à oublier que le star system ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 1920, les super productions envahissent les écrans, les réalisateurs, les acteurs, multiplient les caprices, les excès. Tout ce joli monde nage dans l’argent, le luxe, dépense sans compter, en voitures, en yachts, en propriétés somptueuses, en fêtes, en orgies. L’industrie du divertissement prospère, les foules envahissent les salles de cinéma. Les producteurs fidélisent les stars en les payant très cher, cédant aux caprices, étouffant le moindre accroc qui pourrait ruiner une réputation. Des acteurs lambda, dès qu'ils touchent le jackpot, peuvent se faire bâtir une villa de 47 pièces, marbrées, dorées, richement ornées des plus beaux bibelots exotiques.
     
    Et un scandale va éclater. 1921, le comédien Fatty Arbuckle (le mentor de Buster Keaton, payé 50 000 dollars par semaine chez Paramout) est arrêté pour le meurtre d’une jeune figurante. Une partouze qui a mal tourné. Sera-t-on vraiment ce qui s’est passé ? En tout cas, les ligues de vertu s’offusquent, et un certainWilliam H. Hays va devenir célèbre, en créant le code Hays, et le comité de censure. Avec l'accord des patrons de studios, il ne s’agit pas uniquement de proposer des films« moraux » au public, sans violence, sexe, déviance, comportement anti-américain, il s’agit aussi de nettoyer les studios de cette bande de dépravés :
      
    les acteurs, accusés d’atteinte aux bonnes mœurs.
      
    Car dans les années 20, les scandales éclatent les uns après les autres, et ce n'est pas bon pour les affaires. Les castings douteux deDavid Griffith, les fameuses Bathing Beauty, cohortes de jeunes figurantes en rêve de gloire qui se trémoussaient en maillot dans des ballets sexy, et servaient de chair fraîche la nuit venue, dans les fiestas organisées par les pontes des studios.
      
    La star Olive Thomas retrouvée morte à Paris, à l’hôtel Crillon, et qui visiblement y était venue acheter de la came pour son junkie de mari, qui était le frère de Mary Pickford (actrice, productrice, femme deDouglas Fairbanks). On ne compte plus les stars qui se font piqués dans les fumeries d’opium, celles accro à l’héro, les démonstrations de virilité en public, les réseaux douteux.
     
     
    Jean Harlow, en plein casting ?
    Kenneth Anger décline les exemples, dans un ordre chronologique, partant du principe que tout ce qui se dit, se raconte, est forcément vrai ! Les ragots, les rumeurs, les règlements de compte, les cahiers secrets, intimes, les photos compromettantes… Charlie Chaplin n’échappe pas à la plume vitriolé d’Anger, mais au moins reconnait-il que le réalisateur de LA RUÉE VERS L'OR n’a jamais recherché les ennuis.
      
    Son statut d’apatride, ses penchants socialistes, sa remise en cause du modèle américain, l’ont plutôt desservi, lorsqu’on le soupçonnait d’avoir engrossé son actrice de 14 ans… Les analyses prouvèrent son innocence, mais le mal était fait. 
     
     
     
    Lana Turner, et sa fille
    On passe le crack de 1929, et son cortège de ruines, de suicides (le must étant d’escalader les lettres géantes HOLLYWOOD LAND, avant de s’y jeter) et inlassablement Kenneth Anger se délecte : tel acteur avait dans le tiroir de sa table de nuit un gode en or massif offert par untel, l'homosexualité cachée du chéri de ces dames Rudolph Valentino (amant de Ramon Navarro, le premier Ben-Hur au cinéma) telle actrice qui s’envoyait en l’air avec telle équipe de baseball, parmi laquelle on trouve un attaquant aux solides épaules qui fera carrière sous le nom de John Wayne
     
     
     
    Dès qu’il peut dégommé quelqu’un, Kenneth Anger balance ! Les crapuleries de Randolph Hearst, la magna de la presse, sur le yatch duquel on retrouve un cadavre, les plafonds sans tain chez Errol Flynn, les accusations de viols (sur mineures si possible), les tournages à huit-clos d’Eric Von Stroheim pour cause de figurantes réellement consommées devant la caméra, les extravagances de Gloria Swanson, les liaisons dangereuses entre cinéma et Mafia, les casinos, les extorsions de fonds, spécialités du gangster Bugsy Siegel.
      
      
    Grand moment que le passage sur l'actrice du FAUCON MALTAIS Mary Astor, dont le journal secret (dévoilé par son mari humilié !) détaille par le menu les prouesses et l'endurance de son amant, le dramaturge George Kaufman !
      
      
    Kenneth Anger évoque aussi la période du Maccarthisme, les délations, les affres conjugaux de Johnny Weissmuller marié à Lupe Velez, une nymphomane de première qui persistait à ne pas porter de culotte quand elle dansait le flamenco, et a initié Gary Cooper à l'art des castagnettes, ou du passage en tôle de Robert Mitchum pour cause de fumette aggravée... (message à Justin Bieber :
      
    tiens bon mon gars, ça ne ruine pas une carrière...).

    On aborde aussi un des plus gros faits divers des années 50, le meurtre de l’amant de l’actrice Lana Tuner, Johnny Stompanato, ancien garde du corps du gangster Mickey Cohen, et célèbre pour sa queue de 30 cm…
      
     
    Oui Sonia, vous avez bien lu. Stompanato a été poignardé par la fille de Lana Tuner, qui avait 16 ans, alertée par les hurlements de sa maman (qui appréciait les rapports virils, mais ce soir-là cela a visiblement dérapé). Une affaire judiciaire énorme, dont l’actrice sortit miraculeusement intacte, tant son aura brillait au firmament hollywoodien.   
     
     
    arrestation de Frances Farmer, 1943
    Devant cette somme de raclures, de fonds de poubelles, on perçoit l’admiration réelle de Kenneth Angerpour certains protagonistes, et surtout une acuité à démonter le système, en exposer les rouages.
      
    Car si la lecture est divertissante, derrière cette légèreté, on trouve une peinture corrosive du monde du spectacle, son cortège de rêve, de promesses, de drames, de morts violentes, de suicides, de vies brisées.
      
      
    Ce livre est bien écrit, un style désinvolte, ironique, férocement drôle. L'auteur dresse parfois des portraits attachants et tragiques, comme celui de l’actrice Frances Farmer, (Jessica Lange jouera son rôle en 1982 dans FRANCES) qui dans les années 40 fut arrêtée pour ivresse, erra de tribunaux en tribunaux (parce qu'il faut faire des exemples, et quand une star dérape, on ne lui pardonne rien) fut détruite par les électrochocs, placée en asile, livrée en pâture aux médias.


    Car tous ces ragots paraissaient dans une presse spécialisée, de plus en plus trash, dont le public se délectait en même temps qu'il admirait ces acteurs. Avec notamment cette vieille bique de Lolly Parsons, grenouille de bénitier partie en croisade contre le vice, et qui sévit des années, se rependant en horreurs dans ses éditoriaux très attendus. Et Robert Harrison, l'éditeur de la feuille à scandale CONFIDENTIAL, qui se vendait à 4 millions d'exemplaires.
      
      
    Il envoyait ses photographes piéger les stars (voir le film LA CONFIDENTIAL) et graissait la patte des flics pour avoir des scoops sur telle arrestation.

    Le calvaire des stars va cesser vers 1957, puisqu'en février, l'actrice Dorothy Dandridge est la première à porter plainte contre le journal CONFIDENTIAL, suivie ensuite par Maureen O'Hara (la rousse flamboyante habituée des films de John Ford), dénoncée pour s'être faite sauter au balcon d'un cinéma... Il y aura même une reconstitution, avec les 12 jurés, pour comprendre comment la chose était vraiment possible, compte tenu de l'agencement des sièges !
      
      
    Le jury déclara un non lieu.
      
    Peu après, Howard Rushmore, le rédacteur en chef du journal, abattit sa femme dans un taxi, avant de retourner l'arme contre lui. Robert Harrison vendit le journal.
     
     
    Ce HOLLYWOOD BABYLONE tome 1 est sorti en France en 1959. Devant son succès (officieux) Kenneth Anger a écrit le tome 2, sorti en 1984. Un troisième tome serait prêt, mais visiblement bloqué par les scientologues d’Hollywood, Tom Cruise en tête, sérieusement pris pour cible par l’auteur.  
     
    Une lecture… rafraichissante, qu’il faut prendre pour ce qu’elle est, un ramassis d’histoires sordides racontées avec délectation, un récit que l’on savoure le cœur coupable… mais c’est tellement drôle, et imprimé sur du papier journal recyclé, ce qui accentue davantage l'aspect poubelle de l'ouvrage !
      
      
    L’iconographie est très fournie, photos de presse, de promo, de police, ou médico-légales. Par ses propos, et certaines photos, ce livre n'est pas à mettre entre de jeunes mains...



      
      
    TRISTRAM EDITION SOUPLE, 300 pages. 11 euros.




    En 1991, Nigel Finch réalise un documentaire, avec images d’archives et interview de Kenneth Anger :
     
      
     
     
    SOURCES
    http://ledeblocnot.blogspot.fr/2013/05/hollywood-babylone-1959-de-kenneth.html
     
     
     
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    Nom de naissance

    Colette Suzanne Dacheville
    • Nationalité
      Française
    • Naissance
      2 novembre 1932 (Versailles, Yvelines - France)
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    Sa biographie

    Après avoir pris des cours de théâtre, Stéphane Audran fait sa première apparition au cinéma en 1957 dans Le Jeu de la nuit  de Daniel Costelle, où elle joue aux côtés de Maurice Pialat. Elle tient ensuite un petit rôle non crédité devant la caméra de Jacques Becker pour Montparnasse 19 .
     
     
      
    Son charme acidulé séduit tout de suite Claude Chabrol, qui la fait tourner dès 1959 dans Les Cousins , film du tout début de la nouvelle vague où il porte déjà un regard féroce sur la province et sa petite bourgeoisie.
      
     
     
    Cette rencontre décisive amène l'actrice à entamer une longue collaboration avec ce réalisateur qu'elle finira par épouser en 1964 après s'être
    séparée de Jean-Louis Trintignant.
     
     
    Claude Chabrol la fait tourner dès 1959 dans Les Cousins, film du tout début de la nouvelle vague où il porte déjà un regard féroce sur la province et sa petite bourgeoisie. Cette rencontre décisive amène l'actrice à entamer une longue collaboration avec ce réalisateur qu'elle finira par épouser en 1964 après s'être séparée de Jean-Louis Trintignant.
     
     
     
     
     
     
      

      

      

      

    Commence alors une longue série de films pour le couple: Les Bonnes Femmes (1960), Landru (1962), Les Biches (1968), La Femme infidèle (1968), Le boucher  (1969) Les Noces rouges (1973).

      

    L'actrice Stéphane Audran donne l'image à cette époque d'une femme de tête à la beauté froide et aristocratique.

     

     

     

    Lors de cette période l'actrice tourne peu avec d'autre metteurs en scène, et ce n'est qu'au début des années 70 qu'on peut la retrouver dans des films tels que

    "Le Charme discret de la bourgeoisie" (1972) de Luis Buñuel .

    Un an auparavant elle jouait dans le film de Philippe Labro "Sans mobile apparent" .

    Toujours dans les années 70, on la retrouve dans "Vincent, Francois, Paul et les autres" de Claude Sautet (1974).

     



    Tour à tour vendeuse rêveuse dans Les Bonnes Femmes (1960), maîtresse du tueur Landru (1962), bourgeoise fortunée et lesbienne dans Les Biches (1968), épouse adultère dans La Femme infidèle  (1968) et

     

     

    Les Noces rouges  (1973), ou encore institutrice amoureuse du Boucher (1969), elle cultive son apparence de femme de tête à la beauté froide et aristocratique.
     
     
     
     
    STEPHANE AUDRAN
      
      
      
    Ces rôles de séductrice au cœur dur plaisent beaucoup à Luis Buñuel, qui la fait jouer dans Le Charme discret de la bourgeoisie. En 1979, elle remporte le César du meilleur second rôle pour sa composition dans Violette Noziere , où elle joue aux côtés d'Isabelle Huppert, qui fait ici sa première incursion chez Chabrol.
     
     
     


    Stéphane Audran a toujours su choisir ses rôles avec clairvoyance, mais autant sa beauté était idéalement exploitée dans l'univers chabrolien, autant elle est sous-employée chez des cinéastes comme Samuel Fuller (dans Au-dela de la gloire et Les Voleurs de la nuit) ou Claude Sautet (dans Vincent, Francois, Paul et les autres).
     
     
      
    Dès la rupture avec Chabrol en 1980, elle change totalement son type de rôles au cinéma.
      
    Désormais, elle joue les personnages déplaisants et " vulgaires ". 
      
      
    (Coup de torchon , Mortelle randonnée), excellente dans le registre odieux.
      
      
    Le Festin de Babette, où elle campe avec tendresse le rôle-titre, celui d'une Française exilée au Danemark, ravive son souvenir au public.
      
      
    En 2012, le film bénéficie d'ailleurs d'une ressortie dans les salles obscures.
      
    En 1999, elle joue une nouvelle fois avec Catherine Deneuve dans Belle Maman de Gabriel Aghion, puis deux ans plus tard dans J'ai faim !!! de Florence Quentin.
     
     
     
     
     
      
      
      
      
    Cette orientation vers la comédie la cantonne quelque peu à des rôles secondaires.
     


    En 2006, l’actrice tourne une dernière fois avec Isabelle Huppert et Claude Chabrol dans L' ivresse du pouvoir. Elle donne ainsi pour la cinquième fois la réplique à son fils, Thomas Chabrol, après Au petit Marguery ou Jours tranquilles à Clichy, notamment. Deux ans plus tard, elle accompagne Louise Bourgoin lors de ses premiers pas sur grand écran dans La Fille de Monaco, réalisé par Anne Fontaine.
     

    Ses premiers pas à l'écran

     

     

    Dans les années 90, la comédienne enregistre une carrière très productive avec de nombreux films à son actif dont « Betty » en 1992 ou encore « Belle maman » en 1999 de Gabriel Aghion.

    En 2006, l’actrice tourne une dernière fois avec Isabelle Huppert et Claude Chabrol dans L' ivresse du pouvoir. Elle donne ainsi pour la cinquième fois la réplique à son fils, Thomas Chabrol, après "Au petit Marguery" ou "Jours tranquilles à Clichy". on la retrouve également dans des films comme « J'ai faim !!! » de Florence Quentin en 2001, et « La fille de Monaco » d'Anne Fontaine sorti en 2008.

     

     

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    Stéphane Audran tournera également dans de nombreux feuilletons et films pour la télévision .

     

     Elle s'est aussi lancée dans l'écriture, avec un livre qui s'intitule

      

    « Une autre façon de vivre » en 2009.

     

     

    « Voici comment et pourquoi, à un moment donné de ma vie, je me suis passionnée pour un domaine éloigné de mon métier d'actrice :

    les cultures traditionnelles. J'ignorais alors que je m'engageais sur un itinéraire qui aboutirait à ce livre.

      

    En ces temps de grands désordres, où s'effondrent toutes nos certitudes, j'ai ressenti le besoin de transmettre ce que j'avais appris. »

    Sa distinction, son talent et son charme unique ont bâti la légende de Stéphane Audran. Mais l'on sait peu de choses de cette artiste singulière.

      

    Cherchant à retrouver une vitalité qu'elle croyait perdue, elle s'est ouverte à des modes de vie différents de celui où elle baignait depuis l'enfance.

      

    Entre autres, elle a découvert comment, depuis des millénaires, la médecine chinoise mettait en œuvre des méthodes simples, naturelles et d'une étonnante actualité pour nous maintenir en bonne santé, ainsi que des enseignements applicables au quotidien dans bien des domaines : psychologie, alimentation, sexualité, etc.

      

    Cet ouvrage nous donne aussi à réfléchir sur nos responsabilités écologiques, à l'heure où la Terre et ses enfants sont en péril.


    Stéphane Audran nous invite à un voyage à la fois intime et inattendu.



    L'auteur
    Stéphane AUDRAN

    Actrice de renommée internationale, Stéphane Audran a tourné avec les plus grands cinéastes : égérie de Claude Chabrol, elle s’est illustrée avec le même talent

    chez Luis Buñuel, Claude Sautet, Georges Lautner, Michel Audiard, Claude Miller ou Bertrand Tavernier.

     

     

     

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    Ses principaux films:

     

    1959 : Le Signe du lion d'Éric Rohmer

    1959 : Les Cousins de Claude Chabrol

    1960 : Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol

    1961 : Les Godelureaux de Claude Chabrol

    1962 : L'Œil du Malin de Claude Chabrol

    1963 : Landru de Claude Chabrol

    1966 : La Ligne de démarcation de Claude Chabrol

    1967 : Le Scandale de Claude Chabrol

    1968 : Les Biches de Claude Chabrol

    1969 : La Femme infidèle de Claude Chabrol

    1970 : Le Boucher de Claude Chabrol

    1970 : La Rupture de Claude Chabrol

    1970 : La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil d'Anatole Litvak

    1971 : Juste avant la nuit de Claude Chabrol

    1971 : Sans mobile apparent de Philippe Labro

    1971 : Aussi loin que l'amour de Frédéric Rossif

    1972 : Un meurtre est un meurtre d'Étienne Périer

    1972 : Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel

    1973 : Les Noces rouges de Claude Chabrol

    1973 : Un pigeon mort dans Beethoven Street de Samuel Fuller

    1974 : Comment réussir... quand on est con et pleurnichard de Michel Audiard

    1974 : Dix petits nègres de Peter Collinson

    1974 : Vincent, François, Paul... et les autres de Claude Sautet

    1976 : Folies bourgeoises de Claude Chabrol

    1977 : Mort d'un pourri de Georges Lautner

    1978 : Les Liens de sang de Claude Chabrol

    1978 : Violette Nozière de Claude Chabrol

    1980 : Au-delà de la gloire de Samuel Fuller

    1980 : La Cage aux folles 2 d'Édouard Molinaro

    1981 : Coup de torchon de Bertrand Tavernier

    1982 : Boulevard des assassins de Boramy Tioulong

    1982 : Le Choc de Robin Davis

    1982 : Paradis pour tous d'Alain Jessua

    1983 : La Scarlatine de Gabriel Aghion

    1983 : Mortelle randonnée de Claude Miller

    1984 : Les Voleurs de la nuit de Samuel Fuller

    1984 : Le Sang des autres de Claude Chabrol

    1985 : Poulet au vinaigre de Claude Chabrol

    1985 : La Cage aux folles 3 : Elles se marient de Georges Lautner

    1986 : La Gitane de Philippe de Broca

    1987 : Le Festin de Babette (Babettes gæstebud) de Gabriel Axel

    1988 : Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky

    1992 : Betty de Claude Chabrol

    1995 : Au petit Marguery de Laurent Bénégui

    1997 : Arlette de Claude Zidi

    2008 : La Fille de Monaco‎ d'Anne Fontaine

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Fernand Maurice Noël Martens, aka Fernand Gravey (1905 - 1970) was a Franco-Belgian stage, screen and television actor. He was also a war hero.

     

      

    Fernand Maurice Noël Martens, dit Fernand Gravey, né le 25 décembre 1905 dans la commune bruxelloise d'Ixelles et mort le 2 novembre 1970 à Paris,

    est un acteur belge naturalisé français.

     

    Enfant de la balle (son père est directeur de théâtre, sa mère actrice), Fernand Gravey débute à sept ans sur les planches et paraît dans un premier film d'Alfred Machin. Pendant la Première Guerre mondiale, il grandit à Londres. En 1919, âgé d'à peine quatorze ans, il fait son apprentissage de comédien dans des tournées.

      

    En 1927, il choisit de se fixer à Paris. Trois ans plus tard, il joue dans un premier film, L'amour chante de Robert Florey.

     

     

    Biographie

    Les parents de Fernand Gravey, Fernande Dépernay et Georges Mertens (qui fut d'abord régisseur au Théâtre royal des Galeries, à Bruxelles) sont comédiens.

     

     

      

    Enfant, il joue dans cinq films belges du cinéaste Alfred Machin :

    Saïda a enlevé Manneken-Pis, Un épisode de Waterloo, Monsieur Beulemeester, garde civique, Trente ans ou la vie d’un joueur (1913) et La Fille de Delft en 1914.

     

    Pendant la Première Guerre mondiale, il séjourne en Angleterre. Adolescent, il s'oriente vers le théâtre. Il s'installe à Paris à la fin des années 1920 où il se fait connaître sous le nom de Fernand Gravey. Il paraît dans des petites revues parisiennes et charmantes auprès d'Arletty, Jeanne Renouardt, qu'il épousera en 1928, et Cora Lynn, future Edwige Feuillère.

     

    Il est embauché par la Paramount qui vient de construire des studios près de la capitale française

      

    La Légion

    EVDG (Engagé volontaire pour la durée de la guerre) à la Légion étrangère de 1944 à 1945, sous son nom véritable de Mertens, il est affecté au régiment de marche de la Légion étrangère. Il fait campagne en France et en Allemagne. De retour dans ses foyers, avec le grade de lieutenant de réserve, il poursuit sa carrière de comédien.

    Il obtient la nationalité française.

    Il sera nommé première classe d'honneur de la Légion étrangère sous le matricule 95.454 en 1952.

     

     

    Retour sur les planches

    Fernand Gravey joue de très nombreux rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision. Le plus important est celui de Charles Breitkopf, l’époux d'Emma jouée par Danielle Darrieux, dans La ronde (1950) de Max Ophüls. On le voit également jouer un rôle dans Le facteur sonne toujours deux fois ou dans le rôle de Pierre Leblanc dans

    Paradis perdu d'Abel Gance.

     

     

     

    Après avoir joué avec des réalisateurs prestigieux comme Sacha Guitry, Abel Gance et Henri Verneuil, il s'investit pendant ses dernières années davantage dans des pièces de boulevard au théâtre.

    Fernand Gravey s'éteint à la suite d'un infarctus du myocarde. Il est inhumé au cimetière de Saint-Cloud.

      

      

    Filmographie

    Cinéma

     

     

     
    La nuit fantastique
    (Le Tombeau de Méliès)

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    Courts-métrages

      

      

    Télévision

      

      

      

    Théâtre

      

      

      

      

      

      

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    Giulietta (Giulia Anna) Masina est une actrice italienne née le 22 février 1920 à San Giorgio di Piano, province de Bologne, décédée le 23 mars 1994 à Rome à l'âge de 74 ans. Elle fut l'épouse de Federico Fellini.

     

    Biographie

    Née d'un père violoniste et professeur de musique et d'une mère institutrice, elle se retrouve à Rome où elle débute dans une troupe théâtrale et travaille à la radio où elle interprète un rôle dans une série de nouvelles écrites par Fellini. C'est le coup de foudre : elle l’épouse le 30 octobre 1943.

     

     

    Elle continue de jouer sur scène jusqu'en 1951 et, à l'occasion, de le faire avec un jeune acteur qui deviendra célèbre, Marcello Mastroianni.

     

     

    Ses débuts au cinéma ont lieu en 1946 en tant que figurante dans Païsa de Roberto Rossellini. Puis Alberto Lattuada, en 1948, lui confie le rôle de la pauvre prostituée de Sans pitié, pour lequel elle obtient un Nastro d’argento (Ruban d'argent) du meilleur second rôle féminin.

      

      

    Un grand nombre de réalisateurs italiens (et autres nationalités) la feront travailler, à commencer par son mari, avec lequel elle tournera sept fois.

      

      

    Les plus célèbres seront Comencini, Duvivier, Sordi, Forbes

     

     

     

     

    C'est assurément son rôle de Gelsomina dans La strada en 1954 qui la fait connaître mondialement. Elle est la femme et la muse de Fellini qui trouve en elle son égal artistique. Ses caractéristiques de jeux la font interpréter des personnages naïfs évoluant dans des univers cruels ; Masina est souvent appelée le "Chaplin féminin".

     

     

    Elle survit à peine cinq mois à son mari en cessant de lutter contre le cancer des poumons qui l'emporta.

     

     

    À ses funérailles, le trompettiste Mauro Maur, « La Sua Tromba » comme elle l'appelait, interpréta la musique de La strada de Nino Rota.

     

     

      

      

    Elle avait laissé une lettre dans laquelle elle lui demandait de jouer cette mélodie.

     

     

     

     

    Filmographie

    Note : Les différences d'années qui peuvent apparaître sont dues aux tournages et aux sorties en salle. Exemple Europa '51 tourné en 1951 est sorti en 1952, ce qui permet de le considérer comme un film de 1952.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

    Récompenses

     

     

     

     

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    Marie Magdalene Dietrich naquit le 27 décembre 1901 au numéro 65 de la Leberstrasse, Rote Insel à Schöneberg, maintenant un arrondissement de Berlin, Allemagne.

     

    Elle était la plus jeune de deux soeurs (sa soeur Elisabeth étant un an plus vieille) de Louis Erich Otto Dietrich et Wilhelmina Elisabeth Josephine Felsing, qui avait contracté mariage en décembre 1898.

     

    Sa mère était issue d’une famille aisée de Berlin qui possèdait une usine de fabrication d’horloges et son père étaitun lieutenant de police. Son père dédéda en 1907. Son meilleur ami, Eduard von Losch, un aristocrate premier lieutenant des Grenadiers, courtisa Wilhelmina et ils finirent par se marier en 1916, mais il décéda un peu plus tard des blessures contractées durant le 1ère guerre mondiale.

     

     

     

     

    Eduard von Losch ne reconnut jamais officiellement les enfants Dietrich, comme il l’a été parfois annoncé. Elle était surnommée "Lena" et "Lene" (prononcez Lay-neh) au sein de la famille.

    Aux alentours de l’âge de 11 ans, elle contracta ses deux prénoms pour former "Marlene".

     

     


    Marlene Dietrich fréquenta l’école des filles Auguste-Viktoria de 1907 à 1917 et fut diplômée de l’école Victoria-Luise (maintenant le Lycée Goethe de Berlin-Wilmersdorf), l’année suivante. Elle étudia le violon et à l’adolescence commença à s’intéresser au théâtre et à la poésie.

     

     

     

     

    Ses rêves de devenir une concertiste s’évanouirent rapidement après une blessure au poignet, mais en 1922 elle fut employée comme violoniste dans un orchestre qui accompagnait la projection de films muets dans un cinéma de Berlin – son premier job, dont elle fut licenciée après seulement quatre semaines.

     


    Ses premières apparitions en professionnelle sur les planches furent en tant que chorus girl pour une tournée du Girl-Kabarett de Guido Thielscher, une sorte de divertissement approchant du vaudeville, et pour les revues de Rudolf Nelson à Berlin.

     

    En 1922, Marlene Dietrich auditionna sans succès pour entrer à l’école d’art dramatique du directeur et impresario Max Reinhardt; cependant, elle se retrouva bientôt employée dans son théâtre en tant que chorus girl et joua des petits rôles dans des drames, sans au départ attirer l’attention. Elle fit ses débuts au cinéma comme silhouette dans un film de 1922, So sind die Männer.


    Elle rencontra son futur mari, Rudolf Sieber, sur le plateau de tournage d’un autre film fait cette même année, Tragödie der Liebe. Marlene Dietrich et Rudolf Sieber se marièrent lors d’une cérémonie civile à Berlin, le 17 mai 1923. Leur seul enfant, Maria Elisabeth Sieber, naquit le 13 décembre 1924.

     

     

     

     

     

     

     


    Marlene Dietrich continua à travailler au théâtre et au cinéma à Berlin et Vienne tout au long des années 1920. Sur les planches, elle eut des rôles de diverses importances dans des pièces de Frank Wedekind, Pandora's Box, de William Shakespeare, La Mégère Apprivoisée et Le Songe d’une Nuit d’Eté et de George Bernard Shaw, Back to Methuselah et Misalliance.

     

    Ce fut cependant dans des revues musicales comme Broadway, Es Liegt in der Luft and Zwei Krawatten, qu’elle attira le plus l’attention.

     

     

     

    A la fin des années 1920, Marlene Dietrich tînt aussi des rôles d’une importance certaine au cinéma, dont dans Café Elektric (1927), Ich küsse Ihre Hand, Madame (1928) et Das Schiff der verlorenen Menschen (1929).


    En 1929, Marlene Dietrich décrocha le rôle qui allait être primordial pour sa carrière, celui de Lola-Lola, une chanteuse de cabaret qui causait la chute d’un instituteur jusque là respecté dans le film de la UFA, L’Ange Bleu (1930). Le film fut réalisé par Josef von Sternberg, qui, par la suite fut crédité de la découverte de Marlene Dietrich.

     

    Le film est aussi remarquable pour avoir introduit la chanson qui devait être sa marque de fabrique "Falling in Love Again", que Marlene Dietrich enregistra pour Electrola. Elle fit d’autres enregistrements dans les années 1930 pour Polydor et Decca.

     

     

     

     


    Grâce au succès international de l’Ange Bleu et avec l’encouragement et la promotion de Josef von Sternberg, qui s’était déjà établi à Hollywood, Marlene Dietrich déménagea alors aux Etats-Unis pour un contrat avec Paramount Pictures. Le studio chercha à présenter Marlene Dietrich comme la réponse allemande à la sesation suédoise Greta Garbo de la MGM.

     

     


    Marlene Dietrich fut la star de 6 films réalisés par Josef von Sternberg pour Paramount entre 1930 et 1935: Josef von Sternberg travailla énormément pour faire de Dietrich l’image de la femme fatale. Il l’encouragea à perdre du poids et la coacha intensivement comme actrice – elle, en retour, avait la volonté de croire en lui et suivait aveuglément ses consignes directoriales impérieuses que peu d’autres actrices auraient accepté.


    Dans leur première collaboration américaine, Cœurs Brûlés, elle incarnait encore une chanteuse de cabaret ; le film est surtout resté célébre pour la séquence dans laquelle elle entonnait une chanson habillée en homme avec une cravate blanche et embrassait une autre femme, scène très provocante pour l’époque. Le film lui rapporta sa première nomination à l’Oscar.


    Cœurs Brûlés fut suivi par Agent X27 (Marlene Dietrich y ayant un rôle d’espionne, genre Mata Hari) et Blonde Venus. Shanghai Express fut le plus gros succès au box-office du duo Von Sternberg-Dietrich. Leurs deux derniers films, L’Impératrice Rouge et La Femme et le Pantin — le plus stylisé de leurs collaborations — furent leurs aventures commerciales les moins rentables. Marlene Dietrich remarquera plus tard que ce fut dans La Femme et le Pantin qu’elle fut au top de sa beauté.

     

     

     


    La partie cruciale de l’effet global que créa Josef von Sternberg était son énorme habileté à utiliser les éclairages pour photographier Marlene Dietrich avec un effet optimum — l’utilisation de la lumière et de l’ombre, dont l’impact de la lumière passant à travers un voile ou des persiennes à lattes (comme par exemple dans Shanghai Express) — qui, combiné avec une scrupuleuse attention à choisir les bons décors et costumes, fait que cette série de films figure parmi les plus stylisés de l’histoire du cinéma.

     

     

     

    Les critiques débattent encore aujourd’hui sur la part qui revient effectivement à Josef von Sternberg et celle qui incombe à Marlene Dietrich, mais beaucoup s’accordent à dire qu’aucun des deux n’atteignit plus ces sommets après que la Paramount eut licencié von Sternberg et que les deux arrêtèrent de travailler ensemble.


    Le premier film de Dietrich après la fin de sa collaboration avec von Sternberg fut celui de Frank Borzage, Desire (1936), un succès commercial qui offrit à Marlene Dietrich une opportunité de s’essayer à la comédie romantique.

     

    Son projet suivant, I Loved a Soldier (1936) se termina dans la pagaille quand le film fut abandonné pendant plusieurs semaines à cause de problèmes de script et des chamailleries existantes antre la star et le réalisateur.

     

     

     


    Des offres extravagantes éloignèrent Dietrich de la Paramount pour faire Le Jardin d’Allah (1936) pour le producteur indépendant David O. Selznick (elle reçut $200,000) et pour le film anglais d’Alexander Korda, Le Chevalier sans Armure (1937) (pour un salaire de $450,000).

     

    Bien qu’elle était alors l’une des stars les mieux payées, ses films étaient chers à produire et aucun de ces deux derniers films ne furent financièrement rentables.

     

     

    A cette époque, Marlene Dietrich occupait le 126ème rang au box office et les exposants la qualifièrent du sobriquet de "Box Office Poison" (aux côtés d’autres stars comme Fred Astaire, Joan Crawford, Dolores del Río, Mae West et Katharine Hepburn).

     


    Alors qu’elle était à Londres, des officiels du parti nazi l’approchèrent et lui offrirent des contrats mirobolants, si elle acceptait de revenir en Allemagne pour être la star du IIIème Reich.

     

    Elle refusa leurs offres et entreprit, en 1937, les formalités pour devenir une citoyenne américaine.

     

     


    Elle retourna à la Paramount pour tourner un autre film romantique, make another romantic comedy, Angel (réalisé par Ernst Lubitsch): l’accueil fait à ce film fut si tiède que Paramount racheta à Dietrich le reste de son contrat. Quand les proposition de tournage des autres studios chutèrent, Marlene Dietrich et sa famille s’envolèrent pour des vacances prolongées en Europe.

     

     

     


    En 1939, elle accepta l’offre du producteur Joe Pasternak (et une baisse de salaire) pour jouer un rôle à contre-courant dans son premier film depuis deux ans : celui d’une fille de saloon, Frenchie, dans le western Femme ou Démon, face à James Stewart.

     

    Ce rôle grivois relança sa carrière et The Boys in the Back Room, la chanson qui introduisait le film, devint un hit quand elle l’eut enregistré pour Decca. Elle joua des rôles similaires dans La Maison des Sept Péchés (1940) et Les Ecumeurs (1942), tous deux face à John Wayne.

     

     


    Bien que Marlene Dietrich ne regagna pas complètement la gloire de ses premières années, elle continua à tourner au cinéma, et tout particulièrement pour de grands réalisateurs comme Billy Wilder, Fritz Lang, Alfred Hitchcock et Orson Welles, dans des films dont

     

    La Scandaleuse de Berlin (1948),

     

    Le Grand Alibi (1950),

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    L’Ange des Maudits (1952),

     

    Témoin à Charge (1957) et

     

    La soif du Mal (1958).

     


    Marlene Dietrich était connue pour avoir de fortes convictions politiques, qu’elle aimait faire connaître.

     


     

     

    Dans des interviews, Marlene Dietrich affirma qu’elle avait été approchée par le parti nazi pour retourner en Allemagne, mais qu’elle l’avait envoyé paître. Marlene Dietrich, une ardente anti-Nazi, devint citoyenne américaine en 1939.

     


    En décembre 1941, les Etats-Unis entrèrent dans la seconde guerre mondiale et Marlene Dietrich devint l’une des premières célébrités à collecter des titres d’emprunt de guerre.

     

    Elle fit une tournée de janvier 1942 à septembre 1943 (se produisant devant 250,000 hommes de troupe sur le front du Pacifique) et il est rapporté qu’elle aurait vendu plus d’emprunts de guerre comme n’importe quelle autre star.

     

     

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    Durant deux autres tournées pour l’USO en 1944 et 1945, elle se produisit devant les troupes alliées sur les lignes de front en Algérie, Italie, Angleterre et France et entra en Allemagne avec les généraux James M. Gavin et George S. Patton.

     

    Quand on lui demanda, pourquoi elle avait fait tout cela, malgré l’évident danger d’être à quelques kilomètres des lignes allemandes, elle répondit, "aus Anstand" — "par simple décence".

     

     


    Sa revue, avec le futur pionnier de la télévision Danny Thomas en première partie, comprenait les chansons de ses films, des numéros avec une scie musicale (une habileté qu’elle avait originellement acquise à Berlin dans les années 1920), et un prétendu numéro de télépathie. Dietrich annonçait à l’auditoire qu’elle pouvait lire dans les esprits et leur demandait de se concentrer fortement sur quelque chose qui leur passait dans la tête.

     

     

    Puis elle marchait en direction d’un soldat et lui demandait honnêtement, "Oh, pense à quelque chose d’autre. Je ne peux décemment pas parler de cela!" .

     

    Des journaux catholiques américains publièrent des articles se plaignant de cette partie du spectacle de Dietrich.

     

     

     

     

     


    En 1944, la Morale Operations Branch de l’Office of Strategic Services (OSS) initia le projet Musac, des émissions de propagande musicales destinées à démoraliser les troupes ennemies.

     

     

     

     

     

    Marlene Dietrich, la seule interpréte de qui on s’assura que ses enregistrements fussent délivrés uniquement pour l’OSS, enregistra un certain nombre de chansons en allemand dont Lili Marleen, une des chansons préférées des deux camps du conflit. William Joseph Donovan, chef de l’OSS, lui écrivit, "Je vous suis personnellement grandement redevable pour votre générosité à avoir fait ses enregistrements pour nous."

     

     A la fin de la guerre en Europe, Marlene Dietrich se réunit avec sa soeur Elisabeth et sa famille.

     

    La famille résidait dans la ville allemande de Belsen durant toute la guerre, y exploitant un théâtre pour les officiers nazis et les officiels qui venaient visiter le camp de concentration de Bergen-Belsen. Marlene Dietrich intercéda pour ses parents auprès des représentants des forces alliées, les mettant à l’abri d’éventuelles poursuites pour faits de collaboration avec les nazis.

     

    Marlene Dietrich fut récompensée par l’octroi de la Medal of Freedom par les Etats-Unis en 1947.

     

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    Elle dit que c’était la réalisation dont elle était la plus fière. Elle reçut aussi le Légion d’Honneur des mains du gouvernement français en reconnaissance de son comportement durant la guerre.

     


    Du début des années 1950 au milieu des années 1970, Marlene Dietrich travailla presqu’exclusivement comme artiste de cabaret grassement rémunérée, se produisant en direct dans les grands théâtres des villes majeures du monde entier.

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    En 1953, Marlene Dietrich se vit offrir un salaire substantiel pour l’époque de 30 000 dollars par semaine pour apparaître au Sahara Hotel de Las Vegas.

     

     

    Le show était court, ne consistant qu’en quelques chansons associées à sa personnalité. Sa purement audacieuse "robe transparente" — un déshabillé de nuit orné de perles en soie soufflé, qui donnait l’illusion de la transparence — dessinée par Jean Louis, amena une grosse publicité.

     

     

    Ce spectacle fut si populaire qu’elle signa un contrat pour le reproduire au Café de Paris à Londres l’année suivante, et son contrat à Las Vegas fut également renouvelé.

     

     


    Dietrich employa Burt Bacharach comme arrangeur musical dès le milieu des années 1950 ; ensemble ils redessinèrent le spectacle du nightclub pour en faire un one-woman show plus ambitieux avec un répertoire plus étendu. Son répertoire comportait des chansons de ses films ainsi que des chansons populaires du répertoire de l’époque.

     

     

     

    Les arrangements de Bacharach aidaient à masquer la tessiture de voix limitée de Dietrich – elle était contralto – et lui permettaient de chanter avec un effet dramatique maximal ; ensemble, ils enregistrèrent 4 albums et plusieurs singles entre 1957 et 1964.

     


    Elle devait souvent faire la première partie de ses shows habillée dans une de ses robes hyper-moulantes avec une veste à col de cygne et se changer du haut jusqu’en bas pour la deuxième partie de son spectacle. Cela l’autorisait à entonner des chansons du repertoire masculine, comme "One For My Baby" et "I've Grown Accustomed to Her Face".

     


    "Elle ... transcende son matériel," selon Peter Bogdanovich. "Que ce soit un inconstant vieil air comme 'I Can't Give You Anything But Love, Baby' ... une chanson d’amour allemande à l’eau de rose, 'Das Lied Ist Aus' ou une chanson française comme 'La Vie en Rose', elle apporte toujours une touche d’aristocratie, bien qu’elle ne fréquenta jamais cette sphère ... un chant populaire, 'Go 'Way From My Window' n’a jamais été interprété avec autant de passion, et avec elle 'Where Have All the Flowers Gone? n’est pas seulement un autre air anti-guerre mais une tragique dénonciation de nous tous."

     

     

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    Francis Wyndham offre une approche plus critique du phénomène Marlene Dietrich en concert. Il écrivit en 1964: "Ce qu’elle fait n’est ni difficile ni divertissant, mais en fait ce qu’elle fait, remplit de plaisir les yeux des spectateurs… Il faut être deux pour faire un tour de passe-passe: la dextérité de la main de l’illusionniste et le désir du faire-valoir d’être trompé.

     

    A ces deux principes nécessaires ( ses propres compétences techniques et la sentimentalité de son auditoire), Marlene Dietrich en ajoutait un troisième — la mystérieuse force qui la faisait croire en son propre pouvoir de séduction. Ceux qui ne sont pas capables de partager cette croyance ont plutôt tendance à se flageller, contrairement à Marlene."

     


    Son recours aux vêtements moulants, aux liftings d’alors, non chirurgicaux, aux maquillages bien étudiés et aux perruques, combiné aux éclairages ad hoc, firent en sorte de préserver l’image empreinte de glamour de Marlene bien qu’elle vieillissait.

     


    Le retour de Marlene Dietrich dans son pays d’origine en 1960 pour une tournée de concerts suscita deux interrogations. Beaucoup d’allemands pensaient qu’elle avait trahi sa patrie par ses actions engagées durant la seconde guerre mondiale. Durant ses apparitions au Titania Palast theatre de Berlin, les protestataires chantèrent, "Marlene Go Home! »

     

     

     

     

    De l’autre côté, Marlene Dietrich fut chaudement accueillie par d’autres allemands, dont le maire le Berlin, Willy Brandt, qui avait été, comme Dietrich, un opposant aux Nazis qui dut s’exiler durant leur règne.

     

    La tournée fut artistiquement un triomphe, mais un échec financier. Elle entreprit aussi une tournée en Israël aux alentours de la même époque, qui fut bien perçue; elle y chanta quelques chansons en allemand, dont une version en 1962, de la chanson anti-guerre de Pete Seeger, "Where Have All the Flowers Gone", fracassant ainsi l’interdiction non officielle en Israël de l’utilisation de la langue germanique. Dietrich in London, un album du concert fut enregistré durant son passage, en 1964, au Queen's Theatre.

     

     



    Elle se produisit à deux reprises sur Broadway (en 1967 et 1968) et fut gratifiée d’un Tony Award spécial en 1968. En novembre 1972, I Wish You Love, une version du show de Marlene Dietrich Dietrich, fut filmée à Londres. Elle fut rémunérée $250,000 pour sa coopération, mais ne fut pas satisfaite du résultat. Le show fut diffusé au Royaume Uni sur la BBC et aux Etats-Unis sur CBS en janvier 1973.


    Alors agée de 60 ou 70 ans, la santé de Marlene Dietrich commença à décliner : elle survécut à un cancer du col de l’utérus en 1965 et souffrit d’une mauvaise circulation du sang dans les jambes. Marlene Dietrich devint de plus en plus dépendante aux anti-douleurs et à l’alcool.

     

     

     

     

    Une chute survenue au Shady Grove Music Fair de Washington DC en 1973 endommagea sa cuisse gauche, nécessitant une greffe de peau pour permettre à la blessure de se résorber.

     

    Elle se fractura la jambe droite en août 1974.


    En novembre 1973, Marlene Dietrich, alors âgée de 72 ans, tomba de la scène dans la fosse d’orchestre alors qu’elle essayait de serrer la main de son partenaire durant un show à Toledo, Washington, USA. On dit qu’elle n’avait pas eu de blessures, mais simplement déchirer sa robe.

     


    Cependant, sa carrière prit fin le 29 septembre 1975, quand elle chuta de nouveau et se fractura l’os de la cuisse durant un spectacle à Sydney, Australia. L’année suivante, son mari, Rudolf Sieber, décéda d’un cancer le 24 juin 1976.

     

     

     

     


    La dernière apparition de Marlene Dietrich au cinéma fut dans un rôle utiliatire dans Just a Gigolo (1979), avec David Bowie sous la direction de David Hemmings. Marlene Dietrich chanta aussi la chanson du générique qu’elle enregistra sur disque.

     

     

     

     


    Alcoolique et dépendante aux anti-douleurs , Marlene Dietrich se retira dans son appartement du 12 avenue Montaigne à Paris. Elle passa ses 11 dernières années de sa vie, partiellement grabataire, n’autorisant que peu de visites, dont les membres de sa famille et ses employés Durant cette époque, elle fut prolifique en lettres et en coups de téélphone.

     

    Son autobiographie, Nehmt nur mein Leben (Just Take My Life), fut publiée en 1979.

     


    En 1982, Marlene Dietrich accepta de participer à l’élaboration d’un film documentaire sur sa vie, Marlene (1984), mais refusa d’être filmée. Le réalisateur du film, Maximilian Schell, fut seulement autorisé à enregistrer sa voix. Il utilisa ses interviews avec elle comme base de son film, agrémenté de morceaux de films de sa carrière.

     

    Le film remporta plusieurs trophées européens et fut nominé pour l’Oscar de meilleur documentaire en 1984. Newsweek le qualifia de ‘film unique, peut-être le plus fascinant et le plus affectif des documentaires jamais fait sur une grande star hollywoodienne."

     


    En 1988, Marlene Dietrich enregistra une introduction parlée pour un album nostalgique de chansons fait par Udo Lindenberg.

     

     


    Elle commença une proche amitié avec le biographe David Bret, une des rares personnes autorisées à pénétrer dans son appartement parisien. Bret est censé être la dernière personne, en dehors de sa famille, à avoir pu discuter avec Marlene, deux jours avant sa mort:

     

    "Je l’ai appelée pour lui dire ; je t’aime et maintenant je peux mourir."

     

    Elle était en constante relation avec sa fille, qui venait régulièrement à Paris pour se rendre compte de l’état de santé de sa mère.

     

    Dans une interview au magazine allemand Der Spiegel en novembre 2005, la fille de Marlene Dietrich et son petit-fils affirmèrent qu’elle était politiquement active durant ces années.

     

    Elle resta en contact avec les leaders du monde par téléphone, dont notamment Ronald Reagan et Mikhail Gorbachev, ayant une facture mensuelle de 3000€.

     

    En 1989, son appel pour sauver les studios de Babelsberg de la fermeture fut relayé par la BBC Radio, et elle intervint à la télévision par le biais du téléphone, lors de la chute du mur de Berlin en 1990.

     


    Dietrich décéda d’une insuffisance rénale le 6 mai 1992 à l’âge de 90 ans à Paris. Un service funèbre fut célébré à La Madeleine à Paris devant 3,500 proches et en dehors de l’église, une foule de fans, le cercueil étant recouvert du drapeau français.

     

    Son corps fut rapatrié à Berlin, où il fut enterré au Städtischer Friedhof III, Berlin-Schöneberg, Stubenrauchstraße 43–45, dans le Friedenau Cemetery, près de la toimbe de sa mère et pas loin de l’endroit où elle naquit.

     

    En 2004 Helmut Newton fut enterré à ses côtés.


    Contrairement à sa vie professionnelle, qui fut soigneusement modelée et entretenue, la vie personnelle de Marlene Dietrich fut cachée du public. Marlene Dietrich, qui était bisexuelle, appréciait la prospère scène gay berlinoise des années 1920.

     


    Elle ne se maria qu’une fois, avec l’assistant-réalisateur Rudolf Sieber, qui devint plus tard une réalisateur assistant de Paramount Pictures en France, responsable du doublage en langue française. Son seul enfant, Maria Elisabeth Sieber, naquit à Berlin le 13 décembre1924.

     

    Elle deviendra plus tard une actrice, travaillant principalement pour la télévision, connue sous le nom de Maria Riva. Quand Maria donna la vie à son fils John en 1948, Marlene Dietrich fut affublée du qualificatif "de la grand-mère la plus glamour du monde".

     

    Après la mort de Dietrich, Maria Riva publia une franche biographie de sa mère, intitulée,

    Marlene Dietrich (1990).

     


    Tout au long de sa carrière Marlene Dietrich eut une chaîne sans fin d’aventures, quelques-unes éphémères, d’autres durant des décennies; elles se chevauchèrent souvent et furent la plupart du temps connues de son mari, à qui elle avait l’habitude de montrer les lettres d’amour de ses soupirants, de temps en temps annotées de détails croustillants.

     

     

    Quand Marlene Dietrich tourna Coeurs Brûlés, elle eut le temps d’avoir une aventure avec Gary Cooper, malgré la constante présence sur le plateau de la tempétueuse actrice mexicaine, Lupe Velez, avec qui Gary Cooper avait une relation amoureuse. Lupe Vélez dit un jour:

    "Si j’en avais eu l’opportunité, j’aurais arracher les yeux de Marlene Dietrich" .

     

     

    Durant le tournage de Femme ou Démon, Marlene Dietrich commença une relation avec sa co-star Jimmy Stewart, qui se termina après le film.

     

     

    En 1938, Marlene Dietrich rencontra et débuta une proche relation avec l’écrivain Erich Maria Remarque, et en 1941, avec l’acteur français et héros de guerre, Jean Gabin. Leur relation prit fin au milieu des années 1940.

     

     

     

     

    Elle eut aussi une relation avec l’écrivain cubo-américaine Mercedes de Acosta, qui fut à un moment l’amante de Greta Garbo.

     

    Sa dernière grande passion, alors qu’elle était cinquantenaire fut finalement avec l’acteur Yul Brynner, avec qui elle eut une relation qui dura plus d’une décennie; sa vie amoureuse continua alors qu’elle était septuagénaire.

    Elle compta John Wayne, George Bernard Shaw et John F. Kennedy parmi ses conquêtes.

     


    Elle fut élevée dans la religion protestante mais perdit sa foi sur le front après avoir entendu les prêcheurs des deux camps en appeler à Dieu pour justifier la guerre.

     

    "J’ai perdu ma foi durant la guerre et ne peut pas croire qu’ils sont tous là-haut, vire-voltant ou assis à une table.

     

    " Elle dit un jour:

     

    “Si Dieu existe, il a besoin de revoir ses plans. »

     
     
    DEMERVAL

    http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=14733

     

     

     
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