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    Romain Gary
    LA PROMESSE DE L'AUBE
     
    La promesse de l'aube est une autobiographie retraçant la vie de Romain Gary, notamment sa relation avec sa mère. Le père est absent mais la mère possessive rêve d'un avenir grandiose pour son fils.
     
    Romain Gary
     
     
    La promesse de l'aube est surtout un roman sur l'amour maternel. Le récit se veut autobiographique, bien que certains passages tiennent plus de la fiction que du vécu, mais le véritable objet du livre n'est pas tant de retracer la vie de l'écrivain que de rendre hommage à sa mère. La mère de l'auteur est à ce titre le personnage principal du roman, c'est son amour et son ambition pour son fils qui vont le porter au-delà de tout ce qu'il aurait pu espérer pour lui-même (Gary mènera une carrière militaire et diplomatique sous les honneurs et est le seul écrivain à avoir reçu deux fois le prix Goncourt (un sous le pseudonyme d'Émile Ajar).
     
    Romain Gary avec sa mère
     
     
    La troisième partie est consacrée aux années de guerre, il reçoit des lettres d’elle qui l’encouragent. Ayant rejoint l’aviation de la France libre, il combat en Grande-Bretagne, en Afrique (dont l'Éthiopie et lors de la campagne de Syrie) et termine la guerre avec le grade de capitaine.
     
    Il est fait Compagnon de la Libération et se voit proposer d’entrer dans la diplomatie pour «services exceptionnels». Il publie alors en 1945 Éducation européenne en Angleterre. Revenant à Nice à la fin de la guerre, il découvre que sa mère est morte trois ans et demi avant son retour à l'hôtel-pension Mermonts (Nice) : elle avait chargé une amie de lui transmettre au fur et à mesure des centaines de lettres écrites avant de mourir.
     
     
     
    Romain Gary et Jean Seberg
    Romain Gary, né Roman Kacew à Vilnius en 1914, est élevé par sa mère qui place en lui de grandes espérances, comme il le racontera dans La promesse de l’aube. Pauvre, «cosaque un peu tartare mâtiné de juif», il arrive en France à l’âge de quatorze ans et s’installe avec sa mère à Nice. Après des études de droit, il s’engage dans l’aviation et rejoint le général de Gaulle en 1940.
     
    Son premier roman,Éducation européenne, paraît avec succès en 1945 et révèle un grand conteur au style rude et poétique. La même année, il entre au Quai d’Orsay. Grâce à son métier de diplomate, il séjourne à Sofia, New York, Los Angeles, La Paz.
     
    En 1948, il publie Le grand vestiaire, et reçoit le prix Goncourt en 1956 pour Les racines du ciel. Consul à Los Angeles, il quitte la diplomatie en 1960, écrit Les oiseaux vont mourir au Pérou (Gloire à nos illustres pionniers) et épouse l’actrice Jean Seberg en 1963. Il fait paraître un roman humoristique, Lady L., se lance dans de vastes sagas :
     
    La comédie américaine et Frère Océan, rédige des scénarios et réalise deux films. Peu à peu les romans de Gary laissent percer son angoisse du déclin et de la vieillesse : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, Clair de femme.
     
     
    Jean Seberg se donne la mort en 1979.
     
     
    En 1980, Romain Gary fait paraître son dernier roman, Les cerfs-volants, avant de se suicider à Paris en décembre. Il laisse un document posthume où il révèle qu’il se dissimulait sous le nom d’Émile Ajar, auteur d’ouvrages majeurs :Gros-Câlin, La vie devant soi, qui a reçu le prix Goncourt en 1975,Pseudo et L’angoisse du roi Salomon.
     
     
     
     
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  • Description de cette image, également commentée ci-après 

    Leelee Sobieski

     

    Leelee (ou LeeLee) Sobieski, née Liliane Rudabet Gloria Elsveta Sobieski le 10 juin 1983 à New York, est une actrice américaine.

     

     

    Leelee Sobieski

    Biographie


    Leelee Sobieski est née d'un père français, l'artiste peintre et acteur Jean Sobieski qui joua dans des westerns spaghetti et plusieurs films français et d'une mère américaine, l'écrivain Élisabeth Salomon.

     

    Elle prétend être une descendante du roi Jean III Sobieski de Pologne

     

    . Mariée une première fois avec Matthew Davis de 2008 à 2009, elle se remarie en 2010 avec Adam Kimmel et a deux enfants, Louisanna Ray Kimmel et Martin Kimmel.

     

    leelee sobieski 88 minutes 17

    Carrière


    Leelee Sobieski commence à être connue du grand public durant son adolescence grâce à son rôle dans le film Deep Impact de Mimi Leder en 1998 et celui d'une lolita dans le film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, l'année suivante, alors qu'elle n'avait pas quinze ans lors du tournage des scènes où elle interprète une nymphette.

     

     

    Sa connaissance de la langue française lui permet de jouer des rôles principaux dans L'Idole de Samantha Lang en 2002, La fille d'un soldat ne pleure jamais de James Ivory en 1998 ou le feuilleton télévisé Les Liaisons dangereuses de Josée Dayan en 2003.

     

    Filmographie

    Films[

     

    1997 : Un Indien à New York (Jungle 2 Jungle) de John Pasquin : Karen Kempster
    1998 : Deep Impact de Mimi Leder : Sarah Hotchner Beiderman
    1998 : La fille d'un soldat ne pleure jamais (A Soldier's Daughter Never Cries) de James Ivory : Charlotte Anne Willis à 14 ans
    1999 : Collège Attitude (Never been kissed) de Raja Gosnell : Aldys Martin
    1999 : Eyes Wide Shut, de Stanley Kubrick : la fille de Milich
    2000 : Un été sur terre (Here on Earth) de Mark Piznarski : Samantha Cavanaugh
    2001 : 1943 l'ultime révolte (Uprising) de Jon Avnet : Tosia Altman
    2001 : La Prison de verre (The Glass House) de Daniel Sackheim : Ruby Baker
    2001 : Une virée en enfer (Joy Ride) de John Dahl : Venna
    2002 : Max de Menno Meyjes : Liselore von Peltz
    2002 : L'Idole de Samantha Lang : Sarah Silver
    2006 : Lying de M. Blash : Sarah
    2006 : The Elder Son de Marius Balchunas : Lolita
    2006 : The Wicker Man de Neil LaBute : Sister Honey
    2006 : In a Dark Place de Donato Rotunno : Anna Veigh
    2006 : Heavens Fall de Terry Green : Victoria Price
    2007 : King Rising, Au nom du roi (In the Name of the King : A Dungeon Siege Tale) d'Uwe Boll : Muriella
    2007 : Walk All Over Me de Robert Cuffley : Alberta
    2007 : 88 minutes de Jon Avnet : Lauren Douglas
    2008 : Finding Bliss de Julie Davis : Jody Balaban
    2009 : Night Train de Brian King : Chloe White
    2009 : Public Enemies de Michael Mann : Polly Hamilton
    2009 : The Mad Cow de Jamie Bradshaw et Alexander Doulerain : Abby Gibbons
    2010 : Acts of Violence d'Il Lim : Olivia Flyn
    2010 : The Last Film Festival de Linda Yellen : Stalker

     

     


    Télévision[

     


    1994 : Le Baiser du papillon (Reunion) de Lee Grant : Anna Yates
    1995 : A Horse for Danny de Dick Lowry : Danielle « Danny » Fortuna
    1999 : Jeanne d'Arc de Christian Duguay : Jeanne d'Arc
    2003 : Les Liaisons dangereuses de Josée Dayan : Cécile de Volanges
    2005 : Hercule de Roger Young : Déjanire

     

     


    Séries télévisées


    1995 : Charlie Grace : Jenny Grace
    1996 : Une maman formidable (Grace Under Fire) (Positively Hateful) : Lucy (épisode Positivement haïssable)
    1996 : Infos FM (NewsRadio) (épisode Arcade)
    1996 : The Home Court : Leslie ( épisode Love, Death & Soda)
    1998 : FX, effets spéciaux : Tanya (épisode Le Mauvais Œil (Evil Eye))
    2002 : Frasier : Sheila (épisode Enemy at the Gate)
    2010 : Drop Dead Diva : Samantha Colby (épisode A Mother's Secret)
    2010 : The Good Wife : Alexis Symanski (épisode Breaking Up)
    2012 : NYC 22 : Jennifer "Maison blanche" Perry
    Distinctions[modifier | modifier le code]
    Prix de "La pire actrice" lors des Razzie Awards 2009 pour 88 minutes
    Prix de "La pire actrice" lors des Razzie Awards 2009 pour King Rising, au nom du Roi
    Prix de la "Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm" lors des Golden Globes 2003 pour 1943 l'ultime révolte (2001) (TV)
    Lauréat du "Prix young hollywood award de la star féminine de demain" lors des Young Hollywood Awards 2000
    Prix de la "Meilleure performance pour un drame romantique" lors des Teen Choice Awards 2000 pour Un été sur terre (2000)
    Prix de la "Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm" lors des Satellite Awards 2000 pour Jeanne d'Arc (1999) (TV)
    Prix de la "Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm" lors des Golden Globes 1999 pour Jeanne d'Arc (1999) (TV)
    Lauréate du Prix de la "Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm" lors des YoungStar Awards 1999 pour Jeanne d'Arc (1999) (TV)
    Prix de la "Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm" lors des Primetime Emmy Awards 1999 pour Jeanne d'Arc (1999) (TV)Afficher l'image d'origine
    Prix de la "Meilleure performance pour une jeune actrice" lors des YoungStar Awards 1999 pour Collège attitude (1999)
    Prix de la "Meilleure actrice prometteuse" lors des Chicago Film Critics Association Awards 1999 pour La fille d'un soldat ne pleure jamais
    Prix de la "Meilleure jeune actrice" lors des Young Artist Awards 1999 pour La fille d'un soldat ne pleure jamais

     

     

     

     

     

     

     

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  • Une enfant des banlieues…

    Nicole CourcelNicole Courcel (1948)

     

     

    Nicole, de son vrai nom Andrieu, vit le jour à Saint-Cloud, dans la banlieue parisienne, le 21 octobre 1931, fille unique d'un papa journaliste d'origine toulonnaise et d'une maman monégasque.

     

    Elle a un frère et trois neveux. Elle passa sa prime enfance au n°45 de la rue de Courcelles (ça ne s'invente pas !) dans le dix-septième arrondissement de Paris d'autant plus que… cinquante ans plus tard elle habitera au n°75 de cette même artère !

     

    1940, c'est la guerre.

     

    Elle a neuf ans au divorce de ses parents et suit sa maman chez sa grand-mère maternelle vivant à Monaco où elle poursuit ses études primaires au pensionnat des Dames de Saint-Maur; puis à Marseille, le temps d'un bombardement, avant de rejoindre avec quelques larmes le pensionnat des sœurs de Brive-la-Gaillarde.

     

    Il fait partie de ses plus mauvais souvenirs, responsable sans doute de l'agnosticisme qu'elle ne renia jamais.

     

    Nicole Courcel en 1932 à Paris [STR / HARCOURT/AFP/Archives]

     

     

    La suite sera tout autre, accueillie avec bonté qu'elle fut par sa grand-mère, retirée à Martel, un bien joli village du Quercy.

     

     

     

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    C'est aussi à Martel que naît son gout du théâtre.

     

    Entreprenante, elle monte une “troupe” jouant jusqu'aux villages voisins, allant même offrir ses “recettes” aux maquisards.

     

    A seize ans, elle quitte le village, chargée de joyeux souvenirs.

     

    N'ayant pas brillé à l'école, surtout à cause de mathématiques particulièrement rébarbatifs et catastrophiques, elle est fort heureusement récupérée par le français et… la gymnastique.

     

    Ce qui explique le séjour qu'elle fera en Angleterre dans un collège laïque avec deux excellentes copines ne s'exprimant qu'en français, complices de ses quatre cent coups et pas tout à fait innocentes de son insensibilité à la langue de Shakespeare.

     

    Elle se rattrapera par la suite.

     

    En 1946, elle retrouve Paris, avec la joie d'apprendre que Jacques BeckerJacques Becker termine 

    «Antoine et Antoinette» (1946) film dans lequel, disons-le une fois pour toute, elle n'apparaît pas.

     

    Deux années s'écoulent et l'on retrouve Becker en pleine préparation

     

     

    de son «Rendez-vous de juillet»(1949), son générique n'étant pas encore arrêté. Intéressée, Nicole pense utile de s'inscrire aux cours d'art dramatique de Madame Bauer-Thérond, puis pour huit mois à ceux de René SimonRené Simon.

     

     

    Elle attend que Becker ait réglé certains problèmes de production et qu'il puisse enfin envisager le tournage pour participer au traditionnel défilé des postulantes.

     

    Après mûres réflexions, Becker avouera que c'est son " physique d'ange et son air de garce" qui s'avéra le plus attractif et le plus convainquant.

     

     

     

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    Il la modèle sans trop de peine en jeune fille existentialiste fréquentant les cabarets de jazz du Paris de l'après-guerre.

     

    L'héroïne porte le nom de Courcel, que l'actrice en herbe adoptera comme pseudonyme.

     

    Les augures annoncèrent d'excellentes nouvelles, le film connaîtra un énorme succès et Nicole, comblée, fêtera ses dix-huit printemps.

     

     

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    «La Marie du port» (1949)…

    Nicole CourcelNicole Courcel (1956)

     

     

    C'est tout autre chose pour «La Marie du port» (1949), une excellente peinture de caractères tourné à Port-en-Bessin par un Marcel Carné sortant de trois années d'absence.

     

     

     

    C'est après beaucoup d'hésitations qu'il lui offre le rôle initialement prévu pour Anouk Aimée retenue sur d'autres plateaux.

     

    Il finit par l'accepter en petite serveuse ambitieuse et sournoise telle qu'imaginée

    par Georges Simenon, mais en lui imposant une teinte de cheveux plus foncés et de surcroît nantie d'une couronne tressée.

     

    Quant au reste, il se plia finalement aux arguments… de Gabin, véritable initiateur du film et défenseur de la “petite”.

     

    Finalement, le clap est donné sur cette histoire d'une passion qui se meurt, d'une autre qui naît.

     

    Appuyée par André Bernheim, son agent artistique, Nicole y donne la mesure de son jeune talent.

     

     

    Les années cinquante seront denses et dans l'ensemble concluantes.

     

    L'actrice entame la décade amoureuse de son cousin marinier dans 

     

    «Les amants de Bras-Mort» (1950); 

     

     

    «Gibier de potence» (1951) nous la montre en pure jeune fille ayant retrouvé sa blondeur, toute ronde et vivant des passions perturbées avec le beau Georges Marchal qu'elle retrouvera pour une brève liaison davantage fatale, puisque 

     

    «Les amours finissent à l'aube» (1953).

     

    C'est librement historique et revêtu de ses apparats de Roi-soleil que Sacha Guitry la métamorphose en resplendissante Madame de Chalis dans son 

     

     

    «Si Versailles m'était conté» (1953).

     

     

    Jacqueline Audry qui lui réserve le rôle de l'amie d'une condamnée du «Huis clos» sartrien (1954); ses désirs d'échapper au triste sort des 

     

     

    «Marchandes d'illusions» (1954) et

     

     

    de sortir des faux rêves des «Clandestines» (1954) lui permettent de dessiner de personnages beaucoup moins lisses; enfin, elle contribue au succès retentissant que lui offrent les péripéties d'une famille de bons Français moyens

     

     

    avec «Papa, maman, la bonne et moi» (1954) et

     

    sa suite logique «Papa, maman, ma femme et moi» (1956).

     

     

    Une importante parenthèse théâtrale s'ouvre au Théâtre Sarah-Bernhardt, puis en tournée avec «Les sorcières de Salem» (1954) dont elle incarne la jeune Abigaël, possédée du démon de la vérité en envoyant d'innocentes victimes à la guillotine.

     

     

    Pièce largement inspirée de l'affaire Rosenberg, plaidoirie contre le maccarthysme que la majorité de la critique défendit farouchement et avec une vigueur peu commune.

     

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    Saluée par cette critique, bénéficiant même de la couverture de "Paris-Match",

     

    c'est cependant Mylène DemongeotMylène Demongeot qui reprendra son rôle pour la version cinématographique.

     

     

    «Gervaise» (1955) de René Clément figure à jamais parmi ses plus grands regrets, le rôle qu'elle convoitait lui échappa malgré l'approbation du réalisateur, les producteurs imposant l'Autrichienne Maria SchellMaria Schell, co-production oblige.

     

    La consolation vint lors de son envol vers la Suède, dans la région des lacs et des forêts, pour «La sorcière» (1956) une jeune sauvageonne qu'incarne Marina VladyMarina Vlady, victime d'une haine absurde de villageois ignorants et qui doit faire face à sa rivale (Nicole), en propriétaire terrienne amoureuse d'un exploitant voisin (Maurice Ronet); 

     


     

     

     

    «Le cas du docteur Laurent» (1957) marque d'heureuses retrouvailles avec un Gabin médecin dans un arrière-pays montagnard, dont elle défend la thèse de l'accouchement sans douleur.

     

     

     

    Elle termine la décade avec «Le testament d'Orphée» (1959) de Jean Cocteau qui en fait une mère maladroite, effrayée, au point de laisser tomber son bébé de ses bras.

     

     

     

    Les “sixties”…

    Nicole CourcelNicole Courcel (196X)

     

     

    Les années soixante s'ouvrent avec un insipide péplum, 

     

    «Les vierges de Rome» (1960) tourné à Belgrade (!) pour lequel elle se trouve gracieusement entourée de Louis Jourdan et de son ami Michel Piccoli, tous deux en jupettes, responsables de leurs éclats de rires irrépressibles hors caméra.

     

     

     

    Changement de décors avec «Le passage du Rhin» (1960), grand prix à la Mostra de Venise, dans lequel elle incarne une journaliste collaboratrice durant l'Occupation.

     

     

     

    Infirmière amoureuse, elle passe «Les dimanches de ville d'Avray» (1962) en compagnie d'un ex-pilote amnésique culpabilisé par la mort d'une petite fille.

     

     

    «Verspätung in Marienborn/Le train de Berlin est arrêté» (1963), une co-production franco-allemande, la confine en garde-malade accompagnant un patient à travers les deux Allemagnes.

     

     

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    Jolie espionne défiant «Nick Carter et le trèfle rouge» (1965) face à un Eddie Constantine ayant remisé son costume de Lemmy Caution.

     

    Elle termine la décennie avec une furtive apparition en patronne de boîte de nuit dans «La nuit des généraux» (1966) d'Anatole Litvak.

     

     

     

    Paul Vecchiali, qu'elle apprécie beaucoup, l'avait sollicitée pour sa première réalisation, 

     

    «Les petits drames» (1961), dont le négatif fut détruit lors d'un incendie avant le tirage des copies d'exploitation.

     

    C'est donc avec joie qu'elle affronte «Les ruses du diable» (1965) en patronne de guinguette et déjoue, en fille de joie, les sortilèges nocturnes de «L'étrangleur» (1970).

     

     

    La crise du cinéma français s'ouvre à l'aube des années 70 :

     

    qualité des films ou celle des réalisateurs, des acteurs ? Concurrence de la télévision ?

     

    Toujours est-il que la chute des spectateurs est impressionnante et que les rôles féminins bien rémunérés sont réservés à quelques “bankable(s)”, adjectif qui fera son chemin.

     

     

    Nicole n'en fait pas partie alors que les critiques avertis l'avaient titularisée comme une actrice de première qualité en pleine possession de ses moyens.

     

     

    Malgré le soutien de ses agents artistiques qui se succèdent, elle reste seule à assumer son chemin.

     

    Elle, qui avait si bien veillé à l'éclectisme de ses choix, finit par croire, comme certaines de ses amies, qu'elles sont devenues bizarrement et subitement mauvaises à tel point que l'on ne veut plus d'elles et qu'il faut bien tourner ce qu'on leur propose même si elles ne sont pas très fières du résultat !

     

     

    Ses dernières apparitions cinématographiques se limiteront à sept films, certains pour ce que l'on appelle une participation. Ainsi l'épouse d'un truand perceur de coffres-forts

     

    dans «Un officier de police sans importance» (1972) ; un peu plus présente dans 

     

    «Le rempart des béguines» (1972) pour une amitié contestée alimentée de rapports amoureux d'une femme de 40 ans envers la fille de son amant; 

     

     photo aff_rempart_beguines-2.jpg

     

     

    «L'aventure, c'est l'aventure» (1972) de Lelouch qui la dirige en prostituée revendicatrice et syndicaliste; 

     

     

    L'actrice française Nicole Courcel a joué dans L'aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch.

     

    «La gifle» (1974) où elle est la maîtresse en désamour d'un Lino Ventura confronté à des déboires professionnels et déboussolé par les libertés de sa gamine.

     

     

     

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    Deux films qu'elle apprécia à juste titre, deux jours de tournage avec Lelouch ou Pinoteau davantage valorisants que certains films avec des rôles plus longs mais terriblement ennuyeux.

     

    Enfin, «L'esprit de famille» (1979), une chronique familiale chargée de problèmes relationnels, nous permet de la retrouver une dernière fois en mère soucieuse souvent confrontée à ses quatre filles.

     

    Film gentillet, qui marque ses adieux cinématographiques.

     

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    Théâtre et télévision…

    Nicole CourcelNicole Courcel (1972)

     

     

     

    Déçue par la médiocrité des rôles offerts par un cinéma qui ne lui convient plus, Nicole Courcel revient vers un théâtre intellectuellement plus dense, plus fidèle et qui lui apporte de plus grandes satisfactions.

     

    Plus jeune, on lui avait même proposé d'aller créer «Romancero» 

    de Jacques Deval à Broadway ce qui aurait pu lui apporter une reconnaissance internationale, mais elle refusa pour des raisons personnelles touchant sa vie privée, une vie privée qu'elle sut défendre en toutes circonstances, parfois farouchement.

     

     

     

    En France, elle connut une suite de beaux titres et de succès mérités que l'on ne peut passer sous silence : 

     

    «La bonne soupe» (1958) de Félicien Marceau;«Le cheval évanoui» (1966) de Françoise Sagan, création qu'elle dut arrêter, enceinte de deux jumelles qu'elle perdit; 

     

    «Douce-amère» de et avec Jean Poiret (1970); «Cher menteur» (1975)

    avec Paul Meurisse; 

     

     

    «Même heure, l'année prochaine» (1976/1977) avec Jean Piat,

    et «Une journée particulière» d'après le film d'Ettore Scola dont elle reprit le rôle défendu par Sophia Loren; etc.

     

     

    Simultanément, la télévision lui offrit aussi quelques belles compositions, engendrant de bons souvenirs : 

     

     

    «Les Boussardel» (1972), cinq épisodes d'une saga familiale de la haute bourgeoisie parisienne; 

     

    «Madame Bovary» (1974) en Emma, un tournage dans le cadre magnifique de Gerberoy et doublement merveilleux car enceinte de Julie; 

     

     

    «Quatre femmes, quatre vies» (1981),

     

    quatre portraits de femmes issues de milieux différents, une série écrite sur mesure pour elle;

     

     

    le «Dialogue des carmélites» (1983)

    sous la Terreur en glaçante mère Marie de l'Incarnation face à l'échafaud; 

     

     

    «Allo Béatrice» (1984) à l'écoute des femmes en détresse; 

     

     

     

     

    «La milliardaire», un thriller de Jacques Ertaud; 

     

    «Le destin des Steenfort» (1999) une trilogie dramatique au centre des maîtres de l'orge; et son ultime prestation en grand-mère commanditaire de meurtres dans le «Milady» (2004) de l'infatigable Josée Dayan.

     

     

    Chroniqueuse auprès de Caroline Tresca dans l'émission «Télé Caroline», Nicole Courcel fit également partie du conseil des sages d'Antenne2 chargé de défendre les œuvres de qualité.

     

     

    Elle fonda et fut pendant quinze ans la secrétaire générale de l'Union Syndicale des Artistes

    (de 1969 à 1984) dont elle finit par se retirer, déçue par l'absences de cotisations, de militants et de responsables.

     

    Courageuse et battante, on la vit souvent accompagnée d'amies fidèles, telles Brigitte Auber et Evelyne Dandry.

     

     

    Invitée par Unifrance, Nicole Courcel représenta dignement le cinéma français en maint endroit du globe, les festivals, ceux de Cannes, de Knokke-le-Zoute (1949) en Belgique, de Berlin, de Caracas, de Punta del Este en Uruguay, de Mar del Plata en Argentine reçue pour la circonstance par Evita Perón, l'icône controversée, de Moscou pour la semaine du cinéma français accompagnée entre autres de Gérard Philipe, à Londres avec Martine CarolMartine Carol son amie, pour une Royal Performance, etc.

     

     

    Sa vie de femme…

     

     

    Nicole CourcelNicole Courcel (1990)

    La vie de Nicole Courcel ne fut pas toujours rose.

     

    Sa carrière connut des hauts et des bas. 1992 fut particulièrement une année difficile.

     

    Elle s'était lancée dans la restauration en ouvrant le "Clodenis", un établissement new look dans le XVIIIème arrondissement de Paris.

     

     

    Mal géré par la personne en qui elle avait placé toute sa confiance, le restaurant se trouva en faillite et fut vendu par adjudication.

     

     

    Elle n'eut d'autre ressource pour faire face à cette catastrophe financière que d'accepter l'hypothèque de son appartement et l'heureux soutien de sa maman.

     

     

    On ne peut parcourir la vie de Nicole Courcel sans citer Julie. L'actrice a 43 ans lorsque, le 27 février 1974, elle devient la mère sans mari de Julie. En 1980, Robert Laffont édite les deux-cent pages de son récit, un écrit honnête, franc, à cœur ouvert, un livre plein de tendresse et d'amour, avec lequel elle s'adresse à la première personne à Julie, son petit “bout” de six ans : un livre, une longue lettre dirons-nous, qu'elle intitule «Julie Tempête».

     

    Devenue adulte, Julie se lance dans la photographie, notamment pour "Elle".

     

     

     

    Quatre ans plus tard, elle se tourne vers la gastronomie et devient une présentatrice très appréciée pour ses émissions culinaires et ses livres de recettes, notamment de «C à vous» à «Fourchette et sac à dos» sur France Télévisions.

     

    Jolie, rayonnante, excellente chroniqueuse, elle convole en justes noces fin août 2010 dans un petit village girondin avec le neurochirurgien Stéphane Delajoux.

     

     

    Nicole Courcel fut une femme libre, exemplaire, épanouie, très intelligente.

     

    Célibataire amoureuse, elle a aimé les hommes et certains le lui ont rendu, pas toujours au mieux.

     

    Elle ne renie rien de ses amours discrètes dont nous ignorons l'identité,

    et c'est très bien ainsi.

     

     

    Chère Nicole Courcel, nous vous devons beaucoup.

     

    Nous avons gardé le souvenir de votre voix chaude et caressante.

     

     

    Nous avons retenu cette belle expression, ce somptueux compliment qu'une journaliste vous fit à la veille de votre cinquantième anniversaire en s'exclamant : 

     

    "Quand Nicole Courcel aura 50 ans, notre certitude sera de savoir qu'elle n'aura toujours que deux fois 25… ".

    Aujourd'hui, nous avons peine à le croire, vous n'avez guère plus que 3 fois 25 ans !

     

     

    Documents…

     

     

     

    Sources : propos recueillis auprès de Nicole Courcel lors de l'hommage qui lui fut rendu dans un ciné-club francilien, le 22 janvier 1993, de même que ceux de notre tout récent contact, pour lesquels nous tenons à la remercier, enfin la lecture de son très beau livre de souvenirs «Julie Tempête» (1980 Editions Robert Laffont) fut loin d'être négligée.

     

    Pour le reste, documents personnels, plusieurs images glanées ça et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je nous n'avons pas toujours gardé trace de l'origine.

     

     

    Enfin, notre Collectionneuse, Marlène Pilaete, a consacré une page à 

     

    Nicole Courcel dans sa galerie numéro 8.

     

    Citation :

    "Nicole Courcel est l'actrice type : sans chichis, disponible, juste et humble.

     

    Je conserve d'elle un souvenir magique et mon affection à son égard restera indéfectible.

     

    Elle m'a gentiment, et consciencieusement, mis le pied à l'étrier.

     

     

    La femme est d'une beauté rare et personnelle.

     

    Son appétit de la vie l'a peut-être empêchée de devenir la star qu'elle mérite d'être".

    Paul Vecchiali
    Yvan Foucart (septembre 2012)
     
     
    Filmographie Actrice

    1946 ANTOINE ET ANTOINETTE de Jacques Becker

    1947 LES AMOUREUX SONT SEULS AU MONDE de Henri Decoin

    1948 AUX YEUX DU SOUVENIR  de Jean Delannoy

    1949 RENDEZ-VOUS DE JUILLET de Jacques Becker

    1949 LA MARIE DU PORT de Marcel Carné

    1950 LES AMANTS DE BRAS MORT de Marcel Pagliero

    1951 GIBIER DE POTENCE de Roger Richebé

    1952 LES AMOURS FINISSENT A L'AUBE de Henri Calef

    1953 LE COLLÈGE EN FOLIE de Henri Lepage

    1953 LE GRAND PAVOIS de Jack Pinoteau

    1954 SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ de Sacha Guitry

    1954 MARCHANDES D'ILLUSIONS de Raoul André

    1954 HUIS-CLOS  de Jacqueline Audry

    1954 PAPA, MAMAN, LA BONNE ET MOI de Jean-Paul Le Chanois

    1954 LES CLANDESTINES de Raoul André

    1955 L'INSPECTEUR CONNAÎT LA MUSIQUE de Jean Josipovici

    1955 LA SORCIÈRE de André Michel

    1955 PAPA, MAMAN, MA FEMME ET MOI de Jean-Paul Le Chanois

    1956 L'INSPECTEUR AIME LA BAGARRE de Jean Devaivre

    1956 CLUB DE FEMMES de Ralph Habib

    1956 LE CAS DU DOCTEUR LAURENT de Jean-Paul Le Chanois

    1957 LA PEAU DE L'OURS de Claude Boissol

    1957 LA BELLE ET LE TZIGANE de Jean Dréville et Márton Keleti

    1959 LE TESTAMENT D'ORPHÉE de Jean Cocteau

    1959 EIN MANN GEHT DURCH DIE WAND  de Ladislas Vajda

    1960 LES AMOURS DE PARIS de Jacques Poitrenaud

    1960 LE PASSAGE DU RHIN de André Cayatte

    1960 LES VIERGES DE ROME de Vittorio Cottafavi et Carlo Ludovico Bragaglia

    1960 VIVE HENRI IV, VIVE L'AMOUR de Claude Autant-Lara

    1961 LES DIMANCHES DE VILLE-D'AVRAY de Serge Bourguignon

    1961 LES AVENTURIERS DU KASAI de Yves Allégret

    1963 LE TRAIN DE BERLIN EST ARRÊTÉ de Rolf Haedrich

    1965 LES RUSES DU DIABLE de Paul Vecchiali

    1965 NICK CARTER ET LE TRÈFLE ROUGE de Jean-Paul Savignac

    1966 LA NUIT DES GÉNÉRAUX de Anatole Litvak

    1966 LES CRÉATURES de Agnès Varda

    1970 L'ÉTRANGLEUR de Paul Vecchiali

    1971 L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE de Claude Lelouch

     

     

     

     

    1972 LE REMPART DES BÉGUINES de Guy Casaril

    1972 UN OFFICIER DE POLICE SANS IMPORTANCE de Jean Larriaga

    1974 LA GIFLE de Claude Pinoteau

    1974 THOMAS de Jean-François Dion

    1978 L'ESPRIT DE FAMILLE de Jean-Pierre Blanc

     

     

    Télévision

    Théâtre[modifier | modifier le code]

     

     

     
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    SI DIEU ÉTAIT UN HOMME ALORS ÇA SERAIT LUI  !

     

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    Viggo Mortensen s'est imposé sur le tard. Commençant comme dans des seconds rôles solides, passant par quelques fulgurances 

    (dans The Indian runner de Sean Penn),

     

     il aura fallu une opportunité inattendue, lui permettant d'obtenir le rôle d'Aragorn dans l'adaptation brillante du classique de Tolkien, 

     

    Le Seigneur des anneaux par Peter Jackson. 

     

    Il devient en 2001 une icône du cinéma d'aventure (registre qu'il cultivera dans Hidalgo et Capitaine Alatriste). 

     

    C'est auprès de David Cronenberg que cet artiste complet (poète, photographe et peintre à ses heures), abordera des rivages plus sombres. 

     

    Entre prestance physique et sensibilité profonde, il vient donner chair au héros de La Route, réalisé par John Hillcoat 

     

    ---------------Débuts difficiles et destins brisés

     

     

    Viggo naît d'une mère new yorkaise et d'un père d'origine danoise le 20 octobre 1958. 

     

    Son enfance est singulière et aventureuse puisqu'il la passe en Amérique du sud. 

     

    Un diplôme tirant partie de ses facultés polyglottes en poche, Viggo sort de l'université en 1980 pour affronter le vaste monde. 

     

    Après quelques boulots improbables, il se prend de passion pour le métier d'acteur et s'y consacre tout entier. 

     

    Sa première apparition d'importance a finalement lieu dans Witness, film taillé sur mesure pour Harrison Ford. Peter Weir remarque le jeune acteur et étoffe son rôle au départ très secondaire. 

     

    Il décroche des rôles dans des petits films comme Fresh horses 

    ou Prison de Renny Harlin en 1988, film d'horreur sur fond d'enfer carcéral. 

     

    Au début des années 90, il apparaît dans Leatherface, massacre à la tronçonneuse 3. Viggo Mortensen a connu des débuts difficiles et une période de vaches maigres, faite de déceptions et de frustrations qui en aurait découragé plus d'un.

     

    L'Enfant miroir de Philip Ridley est l'un de ses premiers grands films, où il incarne le frère irradié par des essais nucléaires du jeune héros.

     

     Le rôle de la révélation survient en 1991 avec The Indian runner de Sean Penn. Il y est le frère à problèmes d'un policier intègre et bien intentionné, David Morse, qui tente de le détourner de ses démons. 

     

    Il incarne un personnage irrémédiablement brisé par le Vietnam, menant une existence intense et sans issue.

     

    Sa carrière prend alors un autre tour. Mais la prestance de l'acteur ne sert que des rôles de méchants (comme dans L'extrême limite avec Wesley Snipes en 1994).

     

     Il est alors dans des séries B comme American Yakuza.

     

     Il côtoie Harvey Keitel dans The Young Americans en 1993. Mais c'est face à un autre monstre sacré qu'il fait une prestation marquante, dans L'Impasse de Brian de Palma avec Al Pacino. Ce dernier est en quête de rédemption. 

     

    Mortensen apparaît comme le spectre de son ancienne vie, bandit jadis magnifique, à présent piteusement cloué à son fauteuil roulant, geignant sur sa splendeur passée et mouchardant pour les flics.

     

     Il s'embarque ensuite dans l'aventure sous-marine de Tony Scott, USS Alabama, pris dans la bataille entre Denzel Washington et Gene Hackman. Viggo a pu à cette époque incarner un Lucifer tourmentant son archange Christopher Walken dans The Prophecy en 1995.

     

    Il a également retrouvé Philip Ridley pour Darkly Noon.

     

     

    Enfin son étoile commence à briller et le qualifie pour des rôles plus importants.

     

     

     

     

     

    -----------Compositions solides et avènement d'un roi-----------

     

     

    Viggo Mortensen est choisi pour incarner l'un des soupirants d'Isabelle Archer, héroïne éprise de liberté de Portrait de femme, réalisé par Jane Campion et adapté du roman de Henry James.

     

    Il est ensuite piégé dans un tunnel avec Sylvester Stallone dans Daylight. 

     

     

     

    En 1998, il est l'instructeur de la rude Demi Moore dans A armes égales de Ridley Scott, se préparant méticuleusement pour son rôle comme il a coutume de le faire en suivant un entraînement strict. 

     

    Pas toujours du meilleur tonneau, ces grosses productions imposent pourtant Viggo comme un solide acteur de composition.

     

    Il peut aborder des oeuvres très différentes. Il participe à la première réalisation de Kevin Spacey en 1997, Albino aligator. Il campe l'artiste qui entretient une liaison torride avec Gwyneth Paltrow dans Meurtre parfait. 

     

     

     

    Ce remake du classique hitchcockien Le Crime était presque parfait en appelle un autre, l'hommage de Gus Van Sant à un autre chef d'oeuvre, Psycho en 1998. Viggo, dont on a enfin compris le potentiel et la facilité à passer d'un registre à un autre, pourra faire partie d'une romance avec Sandra Bullock, 28 jours en sursis. 

     

    Il sera surtout d'un très beau petit film, le Choix d'une vie de Tony Goldwyn en 2000, en hippie tirant une femme au foyer de sa torpeur (Diane Lane) en marge du festival de Woodstock.

     

     

     

    La carrière de Viggo Mortensen est alors solidement lancée. 

     

    ------------------Rien n'annonce pourtant l'entrée dans la légende qui s'annonce. 

     

     Viggo Mortensen hérite du rôle d'Aragorn au dernier moment, en remplacement 

    de Stuart Townsend. Il s'envole donc pour la Nouvelle Zélande et s'imprègne du personnage. 

     

    On le découvre sous les traits de Grands Pas dans Le Seigneur des anneaux : 

    la Communauté de l'anneau.

     

     Il s'inscrit dans la tradition des grands héros d'aventure (rappelant dans certaines séquences Douglas Fairbanks).

     

     Il nourrit surtout son rôle d'une majesté qui s'affirme au fil de la trilogie.

     

     Il confère à Aragorn sa dimension spirituelle, celle d'un homme qui se souvient de sa noblesse et reprend à contrecoeur une lignée royale brisée. 

     

    Viggo campe un être tourmenté :

    par son ascendance qui n'a pas su résister au pouvoir de l'anneau, par le destin qui lui est imposé et par l'amour qu'il éprouve pour Arwen, princesse elfe qui renonce à son immortalité pour lui.

     

     

     

     --------------Au terme de la fresque, l'acteur a composé un héros emblématique, 

    d'une puissance rare. !!

     

     

     

    Entre aventure et noirceur

     

     

    On retrouve Mortensen dans un autre récit aventureux, Hidalgo de Joe Johnston en 2004, où il est un cowboy engagé dans une course à travers le désert arabe, sur un beau cheval Mustang. 

     

    Sa carrière prend un autre tour lorsqu'il rencontre David Cronenberg pour incarner le héros de A History of violence. 

     

    En Américain moyen dont on découvre peu à peu le trouble passé, Mortensen dépeint de nouveau une nature inattendue qui se révèle peu à peu dans toute sa violence, cachée par son quotidien insoupçonnable. 

     

    Il retrouve le metteur en scène en 2007 pour Les Promesses de l'ombre.

     

     Il est plongé dans le sombre microcosme de la mafia russe officiant à Londres.

     

    Viggo est l'homme de main loyal d'un parrain respecté et ami proche de son fils instable campé par Vincent Cassel.

     

     D'abord, glacé et impassible, il va peu à peu se compromettre pour aider Naomi Watts dans sa quête. 

     

    Une fois encore, l'évolution du personnage est spectaculaire et n'est pas ce qu'il semblait de prime abord.

     

     

     

    --------- Viggo Mortensen

     

    Profitant de son aisance autant en espagnol que dans le maniement de l'épée, Mortensen tient le rôle principal de Capitaine Alatriste d'Agustin Diaz Yanes en 2008. 

     

    Adapté d'un roman d'envergure d'Arturo Pérez-Reverte, ce récit de cape et d'épée aurait pu être superbe et profiter de son charismatique interprète et de son contexte foisonnant. 

     

    Le résultat trop classique et académique s'avère pourtant décevant. Ed Harris réalise avec Appaloosa un western contemplatif et engage Viggo Mortensen pour lui donner la réplique. 

     

    Adjoint du shérif appelé pour ramener l'ordre dans une communauté terrifiée par une bande de bandits (menée par Jeremy Irons), 

     

    Viggo trouve naturellement sa place, comme on pouvait s'y attendre, au sein de l'Ouest légendaire.

     

     Il est enfin le héros de La Route de John Hillcoat, protégeant son fils dans un monde apocalyptique où l'humanité est contrainte à la survie et réduite à la barbarie.

     

    De ses débuts parfois frustrants, Viggo Mortensen s'est imposé comme un acteur d'importance, d'une grande présence physique et faisant preuve d'une implication impressionnante. 

     

    Privilégiant dès qu'il en a eu le pouvoir, l'originalité et les univers singuliers, il s'est imposé comme l'indétrônable roi venant faire valoir ses droits sur la Terre du milieu. 

     

    Il a dévoilé un autre aspect de son talent en campant les personnages 

    troubles de David Cronenberg. 

     

    Espérons que sa décision de mettre un terme à sa carrière (lassé par les promos et les tournages qui le tiennent éloigné de chez lui), 

     

    Nicolas HOUGUET.. auteur de l'article

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  • La Route | Chef-d’oeuvre post-apocalyptique

     

     

     

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    De la même manière que le roman éponyme de Cormac McCarthy, le filmLa Route m’a longtemps attiré sans que je franchisse le pas de le voir.

     

    Si dans le cas du roman, c’est surtout l’inertie qui me retint pendant assez longtemps, je tenais à ne pas voir le film avant d’en avoir lu l’oeuvre originale. Et après l’avoir fait, j’avais évidemment peur d’être déçu par une adaptation qui trahirait le chef-d’oeuvre littéraire.

    Et puis curiosité aidant, j’ai finis par regarder La Route en compagnie de l’oeil acéré de mon grand frère. Dans un contexte post-apocalyptique réaliste, le film met en scène des personnages livrés à eux-même après la fin du monde tel que nous le connaissons. 

    Des années après qu’un cataclysme ait tout ravagé et laissé le monde mort et l’humanité sans espoir, un homme et son fils survivent en suivant une route vers la mer. Dans les ruines du monde d’avant, déjà pillées depuis longtemps, ils croisent parfois des survivants.

    Mais comment faire confiance dans un monde de cendres où chacun lutte pour survivre et où les groupes de cannibales sillonnent les campagnes à la recherche de proies ? Livrés à eux-mêmes, l’homme et son fils marchent pour survivre.

    Le film suit l’essentiel de la trame et du propos du roman, en l’adaptant à son format. Un peu moins contemplatif, un peu moins lent, certaines scènes ont été ajoutées pour compléter une histoire assez vide d’événements. Il n’en demeure pas moins que le message du film demeure tout à fait en phase avec celui de l’oeuvre originale, dans toute sa puissance narrative et philosophique. Malgré un univers foncièrement pessimiste, La Route est un discours sur la vie et sur la persistance de l’espoir lorsque tout semble perdu.

     

    Envers et contre l’apocalypse, les personnages survivent et entretiennent leur « feu intérieur ».

     

    Pas par espoir de reconstruire ni de retrouver leur vie d’avant, mais par simplissime et irrépressible désir de vivre, un jour de plus.

    Comme le roman, le film est dépouillé de tout élément superflu. En ce situant au niveau des individus, et en laissant de nombreux vides dans le récit, jusqu’aux personnages et aux lieux qui sont anonymes, l’histoire est autant montrée que suggérée. A chacun de se projeter sur le récit sa propre imagination et ses propres peurs. Aux préoccupations de survie les plus triviales comme la recherche de la nourriture ou de chaussures utilisables le disputent les pensées philosophiques les plus profondes sur le sens et la fragilité de la vie, la morale et la notion d’humanité. Des thèmes extrêmement lourds qu’abordent l’homme et son enfant avec la simplicité de ceux qui n’ont plus rien.

     

    L’homme et son fils : Viggo Mortensen et

    Kodi Smith-McPhee.

    Des décors aux personnages en passant par la bande-son, l’ensemble des choix esthétiques du film sont très cohérents et teintent l’ensemble d’une atmosphère sinistre comme j’ai rarement vu au cinéma, tout à fait adaptée au propos du film.

     

    La musique calme au piano alterne avec les sons de rock atmosphérique plus agressifs pour les scènes de tension. 

     

    Dans des espaces gris et désertés très impressionnants, les personnages suivent leur route avec l’acharnement du désespoir. Ou les mènera-t-elle ? A travers les épreuves et l’angoisse, peut-être vers une amélioration de leur situation. Mais sans doute pas.

    Bien que d’autres personnages fassent parfois leur apparition sur le chemin, ce sont bien l’homme et son fils, Viggo Mortensen et Kodi Smith-McPhee, qui crèvent l’écran et s’imposent comme une évidence.

     

    Le personnage de la mère -interprété avec justesse par Charlize Theron- fait également quelques apparitions lors de flashbacks où un passé idéalisé tranche avec la situation présente.

     

    Heureusement discrets, ces ajouts ne compromettent pas du tout l’esprit de l’oeuvre, bien au contraire. Impossible de rester insensible à la souffrance des personnages, de ne pas comprendre leur espoir irrationnel et de ne pas trembler d’horreur face à leurs infâmes dilemmes moraux où le bien et le mal deviennent des concepts de plus en plus flous.

    La Route est un film immense, qui réussit par sa simplicité et sa profondeur à inventer une nouvelle vision du genre post-apocalyptique.

     

    En digérant parfaitement le roman de McCarthy, John Hillcoat l’adapte aux contraintes du cinéma avec un respect absolu de son univers et de son message. Il traduit le chef-d’oeuvre littéraire en un film bouleversant et d’une violence psychologique extrême.

     

    Profondément intelligent, c’est un chef-d’oeuvre du cinéma contemporain, plus plombant pour le moral que n’importe quoi d’autre, et magnifique à en chialer.

    -Saint Epondyle-

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  • Darrieux Danielle

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    Danielle Darrieux naît le 1er mai 1917 à Bordeaux.

     

    Danielle Darrieux

    Elle est la soeur de l’acteur Olivier Darrieux.

    Elle passe son enfance à Paris où elle devient élève violoncelliste au Conservatoire à Paris.

    1er MAI !! Cette ACTRICE FRANCAISE fetera ses 100 ans !!

     

     

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    Son père meurt prématurément ce qui creuse un vide dans la vie de la jeune Danielle.

    Sa mère n’a pas d’autres choix que de travailler pour nourrir sa fille unique :

     

    elle devient professeur de chant.

     

    Danielle s’interesse de près aux talents de sa mère, tout comme elle,

    sa voix est juste et claire.

    C’est par l’intermédiaire du mari d’une élève de sa mère, Marie Serta, qu’elle passe des tests aux studios d’Epinay et décroche son 1er rôle qui lui apportera une gloire éternelle : »Le Bal » (1931) alors qu’elle n’a que 14 ans !! Elle signe un contrat de 5 ans.

     

     

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    Elle n’a jamais pensait devenir actrice et n’a donc pris aucun cours d’art dramatique.

     

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    Dans les années 30, elle devient la jeune 1ère idéale du cinéma français où elle a connu un succès considérable : elle a tourne encore en évoluant discrètement avec les années.

    Elle est déjà la vedette qui monte.

     Danielle Darrieux

    Sa carrière commence avec des rôles de gamine facétieuse et fantasque.

     

    Toujours dans les années 30, avec Albert Préjean, elle forme le couple de charme des comédies musicales dans 6 films.

    Pendant cette période, elle obtient le rôle principage avec le film

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    « Mauvaise Graine » (1933) de Billy Wilder remporte un certain succès.

     

    Le film sera tourné dans les rues de Paris.

     

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    En 1935, elle se marie avec Henri Decoin (1896-1969)

    jusq’au 6 septembre 1941.

    Danielle Darrieux

     

    Ils n’eurent aucun enfant.

      

      

      

      

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    En 1935, Anatole Litvak lui offre un rôle plus dramatique.

    Grâce à »Mayerling » (1936)

    mayerling_aff

    avec Charles Boyer, elle interprète une fragile

    et touchante comtesse Marie Vetsera.

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    C’est une révélation :

     

    Elle se montre émouvante, spontanée et naturelle.

    Le film connaît un succès mondial, Hollywood lui ouvre grands ses portes.

     

     

    mayerling

    C’est la consécration internationale,

    elle signe un contrat de 7 ans avec les studios Universal.

     

    18911811

    Elle tourne son 1er film américain en 1938 :

     

    »La Coqueluche De Paris » avec Douglas Fairbanks Jr.

      

    Fichier:Danielle Darrieux Five Fingers 2.jpg  

      

      

      

    Pourtant, la vie mondaine hollywoodienne l’ennuie et l’exaspère.

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    Elle casse son contrat et rentre en France.

     

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    Elle est accueillit les bras ouverts et les propositions profusent :

    elle est en mesure de choisir ses rôles.

    Elle apparaît dans « Katia » (1938) où

    elle obtient le rôle principal mais ce n’est

    pas l’un de ses films les plus importants.

     

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    Elle joue notamment dans « Battement De Coeur » (1940),

     

    « Premier Rendez-Vous » (1941), « Caprices » (1942) et

    katia_aff

    »La Fausse Maîtresse » (1942) qui rencontrent tous du succès.

    Elle se retire en raison de son second mariage avec Porfriro Rubirosa

     

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    (1909-1965) du 18 septembre 1942 jusqu’en mai 1947.

     

     

     

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    Ils n’eurent aucun enfant.

     

    Cette union se passe mal parce que son époux est

    l’ambassadeurde Saint-Domingue soupçonné soupçonné d’espionnage

    contre l’Allemagne au point d’y être interné.

     

     

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    Lorsqu’il est libéré,

     

    Danielle rompt son contrat avec la Continental et passe la fin de la guerre en résidence surveillée à Megève puis, sous un faux nom, dans la région parisienne.

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    En 1948, elle se marie une dernière fois avec Georges Mitsinkidès jusqu’en ??.

    Ils n’eurent aucun enfant.

     

     

    En 1946, elle fait son retour sur les écrans avec « Au Petit Bohneur » (1946) qui remporte un grand succès.

     

    Dès lors, elle tourne costamment, on peut citer quelques titres comme :

     

    « Adieu Chérie » (1946),

    « Occupe-Toi D’Amélie » (1949),

    « La Ronde » (1950) avec Simone Signoret et Simone Simon,

    « La Vérité Sur Bébé Donge » (1952) avec Jean Gabin,

    « Adorables Créatures » (1952),

    « Le Bon Dieu Sans Confession » (1953),

    « Le Rouge Et Le Noir » (1954) avec Gérard Philipe,

    « Napoléon » (1955)…

     

     

    Mais depuis les années 50, ses rôles sont secondaires en raison de son âge, ce qui ne l’empêche pas de tourner dans de grands films comme

    « Si Paris Nous Etait Conté » (1956),

    « Le Salaire Du Péché » (1956),

    « Le Septième Ciel » (1958),

    « Le Désordre Et La Nuit » (1958) avec Jean Gabin,

    « La Vie A Deux » (1958) avec Pierre Brasseur,

    « Meurtres En 45 Tours » (1959)…

    il y en a bien trop encore !!

     

     

    Les années 2000 ne l’ont pas arrêtées, elle est passée au cinéma dans « Ça Ira Mieux Demain » (2000) avec Nathalie Baye, Isabelle Carré et Jean-Pierre Darousin, « 8 Femmes » (2001) au casting exceptionnel : Catherine Deneuve, Isabelle Hupert, Emmanuel Béart, Fannie Arden et Virginie Ledoyen, « Une Vie A T’Attendre » (2004) avec Nathalie Baye et Patrick Bruel ou encore « Nouvelle Chance » (2006) avec Arielle Dombasle.

     

     

     

    Cette année 2007 est encore remplit pour Danielle. Prochaînement, elle apparaîtra dans 2 nouveaux films :

     

    « Persepolis » (où elle prête sa voix) et « L’Heure Zéro » (2007) avec Laura Smet.

     

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    SOURCES
    D.R.
     
     
     
     
     
     
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    Mon Oncle
    De Jacques Tati
    Avec Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Alain Becourt
    France/Italie, 1958, 1h50
    Date de sortie : 10 mai 1958
    Date de reprise : 18 décembre 2013

    Copie neuve restaurée. Dès 6 ans

    Synopsis  

    Le petit Gérard aime passer du temps avec son oncle, M. Hulot, un personnage rêveur et bohème qui habite un quartier populaire et joyeux de la banlieue parisienne. Ses parents, M. et Mme Arpel, résident quant à eux dans une villa moderne et luxueuse, où ils mènent une existence monotone et aseptisée. Un jour que Gérard rentre d’une énième virée avec son oncle, M. Arpel prend la décision d’éloigner son fils de M. Hulot. Il tente alors de lui trouver un travail dans son usine de plastique, tandis que sa femme lui organise un rendez-vous galant avec l’une de leurs voisines…

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    Monsieur Hulot est de retour avec une comédie irrésistible à l’humour corrosif !

     Troisième long-métrage de Tati sorti en 1958, Mon Oncle est l’un des chefs-d’oeuvre burlesques du cinéma français. Cinq ans après Les Vacances de Monsieur Hulot, le cinéaste campe à nouveau le personnage du fantasque M. Hulot et, à travers lui, dénonce avec humour et subtilité les mutations de la société française des Trente Glorieuses, ou plutôt l’usage que certains en font.

     

     

     

    Avec d’un côté le monde moderne incarné par les Arpel, et de l’autre le monde « ancien » représenté par M. Hulot et son voisinage, Mon Oncle témoigne de la modernité grandissante et de l’artificialité des relations qui en découle, à travers une mise en scène d’une précision quasi géométrique et une utilisation habile du son.

     

     

     

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    Plus d’un demisiècle plus tard, Mon Oncle reste toujours aussi drôle et percutant.

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    Le succès de Mon Oncle

    Après avoir obtenu le prix spécial du jury à Cannes en 1958, Mon Oncle a connu beaucoup de succès outre-atlantique.

     

     

    Jacques Tati a même beaucoup travaillé à la traduction anglaise de son oeuvre par souci de compréhension, ce qui lui valut d’élogieux articles. Par ailleurs, il remporte le prix de la critique new-yorkaise dans la catégorie meilleur film étranger en 1958, l’oscar du meilleur film étranger le 6 avril 1959 et le prix français de la critique en 1959; c’est sans compter la reconnaissance internationale en Espagne, au Brésil ou au Mexique. Notons enfin qu’à l’occasion des 20 ans de sa mort, le festival de Cannes lui a rendu hommage en reconstruisant la villa Arpel, principal décor du film.

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    Les chiens dans Mon Oncle

    Lors du tournage de Mon Oncle, Jacques Tati a eu besoin de dizaine de chiens pris à la fourrière. Malgré les difficultés rencontrées par l’équipe technique (ils attendaient de longs moments qu’un animal daigne faire ses besoins sur un bec de gaz… et le temps c’est de l’argent), l’ensemble du casting s’est attaché aux animaux. Déterminé à ne pas les ramener à la fourrière, Tati passe une petite annonce et déclare la chose suivante : « Alors ça a été fabuleux: nous avons reçu tellement de demandes! Les bonnes femmes se bousculaient, ils ont été répandus dans tout Paris. Il y en a un qui s’est installé avenue du bois.Très chic. Chien élégant…« 

    Fiche technique

    • Réalisation : Jacques TATI
    • Scénario oridiganl : Jacques TATI, avec la collaboration artistique de Jacques LAGRANGE et Jean L’HÔTE
    • Assistants réalisateurs : Henri MARQUET, Pierre ÉTAIX
    • Avec : Jacques TATI, Jean-Pierre ZOLA, Alain BECOURT, Lucien FREGIS, Dominique MARIE, Betty SCHNEIDER, André DINO, Pierre ÉTAIX, Adrienne SERVANTIE, Yvonne ARNAUD, Adelaïde DANIELI, Jean-François MARTIAL
    • Images : Jean BOURGOIN
    • Montage : Suzanne BARON
    • Musique : Frank BARCELLINI et Alain ROMANS
    • Décors : Henri SCHMITT
    • Producteur délégué : Louis DOLIVET 
    • Producteur associé : Alain TEROUANNE
    • Directeur de production : Bernard MAURICE
    • Consultant du film : Fred ORAIN

     

     

     

     

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    Viggo Mortensen:

     

    Viggo Mortensen, né Viggo Peter Mortensen le 20 octobre 1958 à New York, est un acteur, poète, musicien, photographe, peintre et éditeur américano-danois.

     

    .Sa biographie

    D'origine danoise par son père et américaine par sa mère, le jeune Viggo Mortensen passe son enfance entre le Venezuela, l'Argentine et le Danemark.
     
     
    Agé de 11 ans lorsque ses parents divorcent, il part à New York avec sa mère et ses deux frères.
     
     
    Marqué par la performance des comédiens de Voyage au bout de l'enfer, il suit une formation d'acteur sous la direction de Warren Robertson et fait ses débuts sur les planches en 1982. 
     

    Viggo Mortensen — Wikipédia:

    Après une première expérience au cinéma avec Woody Allen 
    pour La Rose pourpre du Caire (ses scènes seront coupées au montage),
    il apparaît à l'écran en amish dans Witness de Peter Weir, en 1985.
     
     
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    Enchaînant ensuite les films de genre
    il est choisi par Sean Penn pour incarner un homme violent,
    hanté par la guerre du Vietnam, dans The Indian Runner en 1991.
     
     
     
     
     
    RENCONTRE

    Viggo Mortensen : « Il faut vivre ses contradictions »

    Le succès du Seigneur des anneaux a permis à l'acteur, poète à ses heures perdues, de financer sa propre maison d'édition. Il joue aujourd'hui dans une adaptation de Camus.

    Fidèle lecteur d'Albert Camus, l'acteur Viggo Mortensen joue dans le deuxième film du réalisateur français David Oelhoffen,Loin des hommes, que sa société de production Perceval Pictures a également coproduit. Un film librement adapté de « L'hôte », une nouvelle méconnue de Camus, tirée du recueilL'Exil et le Royaume (1957), dernier livre paru de son vivant. En 1954, l'instituteur Daru vit reclus dans une école de l'Atlas algérien. L'agitation gagne les campagnes, il reçoit l'ordre des gendarmes de conduire à la ville un paysan pour qu'il y soit jugé. Celui-ci a tué son cousin d'un coup de serpe. Daru finit par se résoudre à amener son prisonnier, Mohamed (interprété par Reda Kateb). Les deux hommes, poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang, sont inexorablement liés l'un à l'autre. Daru sait qu'emmener Mohamed à son procès le condamne à une mort certaine. En a-t-il le droit, la volonté ? Quand il ne tourne pas, Viggo Mortensen dirige Perceval Press, une maison d'édition indépendante qu'il a fondée.

    Vous avez interprété au cinéma beaucoup de héros d'oeuvres littéraires. Parmi les plus connus, citons Aragorn dans Le Seigneur des anneaux, de Peter Jackson, ou Old Bull Lee, avatar de William Burroughs dans Sur la route, de Walter Salles. Quelle est votre proximité avec Camus ?

    VIGGO MORTENSEN. J'admire depuis longtemps l'oeuvre de Camus, homme libre qui n'avait pas peur de se tromper et d'apprendre de l'autre. J'ai grandi en Argentine et j'ai commencé à lire les traductions de L'Étranger, de La Peste et de Caligula.Quand j'habitais au nord de l'État de New York, près de la frontière canadienne, j'ai appris le français, ce qui m'a permis de découvrir dans le texte original Les Justes, La Chute, L'Exil et le Royaume. David Oelhoffen a réussi une adaptation très fidèle à la philosophie de Camus, j'ai tout de suite été séduit par son scénario.

    L'instituteur Daru vit comme un moine, un seigneur solitaire. Comment vous êtes-vous préparé à ce rôle ?

    Un seigneur ? Ça... je ne sais pas ! Mais solitaire, certainement. D'où le titre que David Oelhoffen a choisi. J'aime la solitude ; j'en ai souvent besoin. Le silence et la solitude sont nécessaires pour mon travail, comme comédien, éditeur et écrivain. Je crois aussi qu'il y a des moments dans la vie qui demandent de faire des choix. Un extrait d'un poème attribué à Tahar Djaout (1) me revient : « Le silence, c'est la mort/ Tu parles, tu meurs/ Tu te tais, tu meurs/ Alors dis et meurs. »

    Me glisser dans la peau de Daru représentait un défi. En Algérie, j'ai d'abord appris l'arabe.

    La correspondance de Camus avec Char, Noces et les biographies m'ont aussi aidé à comprendre l'univers culturel du film. Quand j'interprétais un homme de main de la mafia russe à Londres dans Les Promesses de l'ombre, de David Cronenberg, je me ressourçais dans les livres d'Ossip Mandelstam, d'Anna Akhmatova, de Marina Tsvetaeva.

    On a reproché à Camus sa position morale, de ne pas choisir son camp.

    Camus répondait : « Ma patrie, c'est la langue française. », et non : « La patrie, c'est la France ou l'Algérie. »

    Dans La Chute, il avait écrit : « Il est plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre. »

     

    Voilà le sujet de Loin des hommes. Si on veut la paix, la liberté, la justice, il faut apprendre à vivre ses contradictions. Daru est pour moi une incarnation de Camus. La figure de l'instituteur est très importante pour lui. Son discours prononcé lors de la remise de son Nobel, le 10 décembre 1957, il l'a dédié à Louis Germain, son instituteur.

    En 2002, vous avez créé Perceval Press, une maison de littérature qui édite des ouvrages de poésie, de philosophie, d'histoire, de photos...

    Pendant les années 1990, j'ai composé deux recueils de poèmes, que j'ai ensuite réussi à publier, et un catalogue de mes peintures et de mes photos exposées dans une galerie de Los Angeles. Je m'étais dit qu'un jour, si je le pouvais, je serais éditeur pour publier les livres et les auteurs que j'aime. Le Seigneur des anneaux a été ma chanceLe succès de la trilogie m'a permis de travailler avec d'autres réalisateurs et de gagner de l'argent, que j'ai investi dans Perceval Press. Au début, environ cinq ou six livres paraissaient chaque année, maintenant trois en moyenne plus les réimpressions. Depuis le début de cette aventure, je vis à Madrid. Entouré d'un graphiste et d'une personne chargée des ventes, je supervise toutes les étapes de l'édition.

    Pourquoi ce nom de Perceval ?

    Un épisode de la légende arthurienne m'a marqué. Quand Perceval et ses compagnons de la Table ronde s'arrêtent à l'entrée de la forêt, ils décident que chacun ira chercher son chemin. De manière symbolique, chaque personne, chaque artiste doit être lui-même pour trouver son chemin. On peut y parvenir chez soi, dans une forêt, ou dans le désert de Loin des hommes...

    Écrire un bon poème exige de la discipline, de la discrétion et de la précision. Je pars souvent de situations de la vie quotidienne. Un jour, à Téhéran, j'aperçois un autobus de tourisme garé en face de mon hôtel. Le nom inscrit sur le flanc du bus, I forget you forever, m'intrigue. N'est-ce pas un nom étrange, pour une compagnie de transports ? Il est devenu le titre d'un de mes livres de poèmes et de photos de voyage... Fin février, il y aura une lecture de mes poèmes à Barcelone, et je m'apprête à sortir une anthologie de la nouvelle poésie argentine.

    Par Olivier Cariguel
     
     
     
     Viggo Mortensen:
     
     
     
    Tous deux seront d'ailleurs à l'affiche de L'Impasse de De Palma (1994), dans lequel Mortensen campe un gangster en fauteuil roulant. 
     


    S'il continue, au milieu des années 90, de multiplier films d'action
     
    (A armes égales de Ridley Scott en 1997) et thrillers (Meurtre parfait de Andrew Davis), l'acteur à la belle gueule, poète, photographe et peintre à ses heures, travaille également avec Jane Campion (Portrait de femme) et Gus Van Sant 
     
    (le très arty Psycho en 1998).
     
     
    Viggo Mortensen, né Viggo Peter Mortensen le 20 octobre 1958 à New York, est un acteur, poète, musicien, photographe, peintre et éditeur américano-danois.:
     
     
     
    En 2001, il connaît une consécration internationale en devenant Aragorn, l'un des piliers du Seigneur des anneaux, la trilogie à succès de Peter Jackson
     


    Viggo Mortensen:
     
     
     
     
    Reparti à l'aventure en 2004 à l'occasion de l'épique Hidalgo, le charismatique Mortensen plonge ensuite dans l'univers bien plus trouble de David Cronenberg pour y livrer deux de ses plus saisissantes compositions :
     
    tranquille père de famille confronté à ses démons dans le dérangeant 
     
     
    il campe un homme de main de la mafia russe de Londres
    dans Les Promesses de l'ombre (2007).
     
     
     
     
     
    Bras droit énigmatique d'Ed Harris dans le western Appaloosa (2008), valeureux Capitaine Alatriste, cet adepte des expériences hors-normes traverse en 2009 les paysages post-apocalyptiques de La Route,
     
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    adaptation par John Hillcoat du best-seller de Cormac McCarthy


    Il entame la nouvelle décennie en se glissant dans la peau de Sigmund Freud pour le compte de David Cronenberg via Dangerous Method, aux côtés du très à la mode Michael Fassbender
     
    Par la suite, Viggo Mortensen incarne le mystérieux et inquiétant Chester MacFarland dans The Two Faces Of January (2014), ce qui lui permet de découvrir la richesse culturelle inhérente à la Grèce où l'intrigue du film se situe. 
     
    Viggo Mortensen:
     
     
    Particulièrement doué pour les langues, le comédien prouve une fois de plus son talent en incarnant, en français, Daru, dans Loin des hommes (2015).
    Sept ans après Appaloosa, il revient au western avec Jauja.
     
     
     
     
     
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    ROMAIN GARY

     

     

    Roman Kacew (1914-1980) dit Romain Gary, Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat et Emile Ajar.

     

     

    «J'éprouve parfois le besoin de changer d'identité, l'espace d'un livre»
    Romain Gary

    "Roman Kacew (1914-1980) a joué des pseudonymes au point d'obtenir deux fois le prix Goncourt.
    En 1956 pour Les Racines du Ciel, sous le nom de Romain Gary et en 1975 pour La Vie devant Soi,

    sous le nom d'Emile Ajar"
    Frédéric Fabre

     

     

    Le 8 mai 1914 :

     

     

    Roman Kacew naît à Vilnius en Lituanie dans une famille juive.

     

    Son père Arieh Leib Kacew est le deuxième époux de sa mère Mina Owczynska.

    Sa mère est actrice.

     

     

    Son père est combattant durant la Première Guerre mondiale.

     

    1925 : Son père quitte son épouse pour vivre avec une autre femme, avec qui il aura deux enfants.

     

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    Tous les quatre sont morts exterminés pendant la Seconde Guerre mondiale.

     

    Sa mère,  après avoir divorcé, vit quelques temps chez ses parents avec son fils, à Sweciany (Švenčionys), puis s'installe avec son fils dans sa famille à Varsovie.

     

     

    1928: Il arrive avec sa mère à Nice, dans un climat d'antisémitisme et de xénophobie croissant dans la France des années 1930. Sa mère prend la direction d'un hôtel respectable, l'hôtel-pension Mermonts situé boulevard Carlonne, au n° 7 de l'actuel boulevard François-Grosso, au carrefour de la rue Dante.

     

     

    1928-1932: Romain fait des études convenables au lycée de Nice. Il se distingue essentiellement par des prix de composition française, obtenus en 1931 et 1932.

     

    Dans les autres matières, excepté l'allemand qu'il parle et écrit très correctement, il est faible.

     

     

    1933: Il séjourne à Aix-en-Provence.

    1934: Romain Kacew "monte à Paris faire son droit".

     

     

    1935: Il est naturalisé français et en parallèle avec ses études de droit, il suit une préparation militaire. Il publie l'Orage et une petite femme dans Gringoire sous le nom de Romain Kacew.

     

     

    1937: Il publie le Vin des Morts dans Gringoire sous le nom de Romain Kacew.

     

     

    1938: Il obtient péniblement sa licence. Il révise au petit jour et passe l'essentiel de son temps à écrire pour publier ses premières nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire qui s'oriente ensuite à l'extrême-droite.

     

    Romain Gary renonce  à publier dans le journal qui affiche des idées fascistes et antisémites.

     

    Il est affecté dans l'aviation comme élève observateur à Salon-de-Provence.

     

     

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    1940: En juin, il est à Bordeaux. Il s'évade en avion jusqu'à Alger, se rend à Casablanca où un cargo britannique l'emmène à Glascow.

     

     

     

    Il s'engage aussitôt dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL).

     

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    1941: Il sert au Moyen-Orient, en Lybie et à Koufra.

     

    1942: Il est en Abyssinie puis en Syrie où il contracte le typhus.

     

    Après sa convalescence, il sert dans la défense côtière de la Palestine où il participe à l'attaque d'un sous-marin.

    1943: Il est rattaché en Grande Bretagne au Groupe de bombardement Lorraine.

     

     

     

     

     

     

    Romain Kacew choisit comme pseudonyme le nom de Gary qui signifie "brûle !" en russe.

     

    Il est alors affecté à la destruction des bases de lancement des V1.

     

     

    1944:  Le 25 janvier, le lieutenant Gary se distingue alors

    qu'il commande une formation de six appareils.

     

     

     

    Il est blessé et son pilote Arnaud Langer est aveuglé mais il peut guider ce dernier, diriger et réussir le bombardement et ramener son escadrille à sa base.

     

     

    Romain Gary 

     

     

    Il effectue sur le front de l'Ouest plus de 25 missions, totalisant plus de 65 heures de vol de guerre.

     

    Il obtient deux citations à la croix de guerre.

     

     

    Il apprend la mort de sa mère décédée en 1941.

     

    Elle avait écrit 250 lettres qu'une amie envoyait pour qu'il ne se laisse pas mourir durant la guerre.

     

    Il publie son premier roman à Londres qui sera republié en France l'année suivante.

     

    Il épouse une femme de lettres britannique alors éditrice du magazine Vogue, Lesley Blanch.

     

     

    En novembre, il est fait compagnon de la Libération.

     

    Il reçoit aussi la médaille des blessés et la médaille de la résistance.

     

    1945-1951:  Il est nommé capitaine de réserve à la fin de la guerre.

     

    Il devient commandeur de la légion d'honneur et diplomate au service de la France.

     

    À ce titre, il séjourne en Bulgarie et en Suisse.

     

    1945: Il publie Education Européenne sous le nom de Romain Gary.

     

    Son roman reçoit le prix des critiques.

     

    1946: Il publie Tulipe sous le nom de Romain Gary.

     

    1949: Il publie Le Grand Vestiaire sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1952-1954: Il est nommé à New York à la Mission permanente

    de la France auprès des Nations unies.

     

     

    1952: Il publie Les Couleurs du Jour sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1955: Il est nommé à l'ambassade française de Bolivie.

    Il se sépare de Lesley Blanch mais ils ne divorcent pas.

    Ils gardent une sorte "d'amitié téléphonique".

     

     

    1956: Il reçoit le prix Goncourt pour son roman, Les Racines du Ciel une fresque de la vie coloniale en Afrique Equatoriale française publiée sous le nom de Romain Gary.

     

    Des  

    A sa parution, le roman Les racines du ciel, divise la critique et pose la question du style :

    Gary est-il ou n'est-il pas "un bon écrivain" ?

     

    Les avis sont partagés.

     

    Romain Gary connaît ses faiblesses mais ne laisse pas toujours à son éditeur le temps de "peigner " ses livres.

    Afficher l'image d'origine 

    Dès qu'il l'a achevé, il faut que son roman paraisse, de toute urgence, même un peu en désordre et dans sa brutalité. Une deuxième édition des Racines du Ciel, après le Goncourt, élimine les plus grosses erreurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1957-1960: Il est nommé en qualité de consul général de France à Los Angeles, date à laquelle il se met en congé du ministère des Affaires étrangères.

     

     

     

     

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    1958: Il publie L'Homme à la Colombe sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi. L'Américain John Huston réalise Les Racines du ciel avec Trevor Howard, Errol Flynn, Juliette Gréco et Orson Welles. Le scénario est de Romain Gary lui-même.

     

     

     

    1960: Il publie La Promesse de l'Aube sous le nom de Romain Gary.

     

     Romain Gary

    LA PROMESSE DE L'AUBE
     
    La promesse de l'aube est une autobiographie retraçant la vie de Romain Gary, notamment sa relation avec sa mère. Le père est absent mais la mère possessive rêve d'un avenir grandiose pour son fils.
     
    La promesse de l'aube est surtout un roman sur l'amour maternel.
     
    Le récit se veut autobiographique, bien que certains passages tiennent plus de la fiction que du vécu, mais le véritable objet du livre n'est pas tant de retracer la vie de l'écrivain que de rendre hommage à sa mère.
     
     
     
     
     
    La mère de l'auteur est à ce titre le personnage principal du roman, c'est son amour et son ambition pour son fils qui vont le porter au-delà de tout ce qu'il aurait pu espérer pour lui-même (Gary mènera une carrière militaire et diplomatique sous les honneurs et est le seul écrivain à avoir reçu deux fois le prix Goncourt
    (un sous le pseudonyme d'Émile Ajar). 
     
    La troisième partie est consacrée aux années de guerre, il reçoit des lettres d’elle qui l’encouragent.
     
    Ayant rejoint l’aviation de la France libre, il combat en Grande-Bretagne, en Afrique (dont l'Éthiopie et lors de la campagne de Syrie) et termine la guerre avec le grade de capitaine.
     
    Il est fait Compagnon de la Libération et se voit proposer d’entrer dans la diplomatie pour «services exceptionnels».
     
    Il publie alors en 1945 Éducation européenne en Angleterre. Revenant à Nice à la fin de la guerre, il découvre que sa mère est morte trois ans et demi avant son retour à l'hôtel-pension Mermonts (Nice) : elle avait chargé une amie de lui transmettre au fur et à mesure des centaines de lettres écrites avant de mourir. 
     
     

    1961: Il publie une pièce de théâtre Johnnie Cœur sous le nom de Romain Gary.

     

    Il rencontre la comédienne Jean Seberg.

     

    1962: Il publie un recueil de nouvelles, Gloires à nos illustres pionniers,

    sous le nom de Romain Gary.

     

    Sa femme qui apprend que la comédienne est enceinte, lui accorde le divorce. 

     

    Il peut alors épouser Jean Seberg.

     

     

    1963: Avec Jean Seberg, il habite au n° 108 de la rue du Bac à Paris.

     

    Romain Gary y vivra jusqu'à sa mort.

     

    Une Plaque est apposée sur la façade de l'immeuble en son hommage.

     

    Il a un fils avec Jean Seberg appelé Alexandre Diego Gary.

     

     

    Il publie sous le nom de Romain Gary, Lady L roman largement inspiré de la vie de Lesley Blanch.

     

     

    1965: Il publie The Ski Bum et un essai Pour Sganarelle premier tome de Frère Océan sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1966: Il publie Les Mangeurs d'Etoiles le premier tome de La Comédie américaine sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1967: Il publie La Danse de Gengis Cohn le second tome de Frère Océan sous

    le nom de Romain Gary.

    1968: Il publie La Tête Coupable le troisième tome de Frère Océan sous le nom de Romain Gary.

     

     

    Il réalise un film sans succès Les Oiseaux vont mourir au Pérou : Adriana, une jolie jeune femme, est abordée par un groupe d'individus avec qui elle s'abandonne sur une plage. Son mari part à sa recherche. Il a décidé de tuer cette épouse frigide avec lui et nymphomane avec les autres.

     

     

     

    En septembre, Romain Gary et Jean Seberg se séparent, puis divorcent, tout en demeurant unis, vivant dans le même appartement coupé en deux.

     

    Leur fils Diego vit avec son père. Elle les rejoint pour Noël.

     

     

     

    1969: Il publie Adieu Gary Cooper, le second tome de La Comédie Américaine 

    sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1970: Il publie Chien Blanc sous le nom

    de Romain Gary.

     

     

     

    Jean Seberg, qui est toujours officiellement Madame Gary, se retrouve à nouveau enceinte.

     

    Romain décide d'assumer la paternité de l'enfant.

     

    Ils se réconcilient. Un article du Newsweek affirme que le bébé n'est pas de Romain Gary mais d'un "activiste noir" car elle est politiquement engagée au côté des Black Panthers.

     

     

    Le 23 août, Jean Seberg est transportée à l'hôpital de Genève et accouche prématurément d'une petite fille, Nina, qui meurt deux jours plus tard.

     

    Jean tient à ce que le bébé soit enterré dans un cercueil de verre afin de bien

    prouver qu'il était blanc.

     

     

    1971: Il publie Les Trésors de la Mer Rouge sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1972: Il publie Europa sous le nom de Romain Gary.

     

    Avec des fonds franco-italo-germano-espagnol, il réalise le film Police Magnum plus connu sous le nom de Kill. Le film ne rencontre pas le succès

    malgré que le rôle principal soit tenu par Jean Seberg.

     

     

    1973: Il publie Les Enchanteurs sous le nom de Romain Gary.

    1974: Il publie une série d'entretiens fictifs, La nuit sera calme, sous le nom de Romain Gary

     

     

    Il publie Gros Câlin, sous le nom d'Emile Ajar qui signifie Braise en Russe.

     

    Le héros, Monsieur Cousin, à défaut de trouver l’amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python adulte capable de l’enlacer dans une puissante étreinte.

     

    Mais la vie parisienne avec Gros-Câlin, le reptile chéri, ne va pas sans tracas. Objet de curiosité pour certains et repoussoir pour d’autres, Gros-câlin représente un obstacle supplémentaire dans la quête affective du héros.

     

     

    Sous le pseudonyme de Shatan Bogat,

    il publie Les Têtes de Stéphanie.

     

     

     

     

     

    1975: Il reçoit le prix Goncourt pour La vie devant soi. Il fait assumer le rôle d'Emile Ajar auprès de la presse et de l'opinion publique, à un éditeur de Mercure de France, Paul Pavlowitch un fils de Dinah, sa cousine germaine.

     

     

    Romain Gary qui a le sens de l'institution, fait écrire à Paul Pavlowitch, une lettre pour refuser le prix Goncourt. Mais Hervé Bazin, président de l'Académie lui répond "L'Académie vote pour un livre, non pour un candidat.

     

    Le prix Goncourt ne peut ni s'accepter ni se refuser, pas plus que la naissance ou la mort. Monsieur Ajar reste couronné".

     

     

    La mystification "Emile Ajar-Romain Gary" ne passe pas inaperçue de tous. La célèbre reine de la nuit parisienne Régine, une de ses amies, a compris les allusions de Romain Gary mais elle se tait. Dans son roman autobiographique

     

    Le Père adopté, Didier Van Cauwelaert rapporte qu'une étudiante de la Faculté de lettres de Nice, qu'il nomme Hélène, prépare deux ans avant la révélation publique, un mémoire où elle soutient, au grand désarroi de ses professeurs, que Gary et Ajar sont la braise et le feu soit une seule et même personne.

     

     

    Il publie "Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable", sous le nom de Romain Gary.

    1976: Il publie un roman à clef, Pseudo

     

    Des journalistes établissent le lien de parenté entre "Ajar-Pavlowitch" et Romain Gary.

    Ce dernier imagine, de façon machiavélique, Emile Ajar se racontant.

     

    Ce roman met en scène un mystérieux oncle, tyrannique, égocentrique,

     

    nommé "Tonton Macoute" qui n'est autre que Romain Gary.

     

    1977: Il publie deux livres, Claire de Femme et Charge d'âme sous le nom de Romain Gary.

     

     

    Le film tiré de son roman La Vie devant soi, est réalisé par Moshé Mizrahi qui remporte l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

     

     

    Dans le rôle de Madame Rosa, Simone Signoret remporte le César de la meilleure actrice.

     

     

    1

     

    978: Romain Gary rencontre Leïla Chellabi, une jeune femme de père d'origine turque et de mère bordelaise, alors âgée de quarante ans, longue et légère comme une danseuse, brune, avec des cheveux bouclés, coupés courts.

     

    Il vit avec sa nouvelle "princesse crétoise" au 108 rue du Bac à Paris.

     

     

    1979: En août, Jean Seberg se suicide.

     

    Il publie L'Angoisse du roi Salomon sous le nom d'Emile Ajar.

     

    Sous le nom de Romain Gary, il publie une pièce de Théâtre, La Bonne moitié et un roman, Les Clowns lyriques.

    Son roman Clair de femme, est réalisé par Costa-Gavras, avec Yves Montand et Romy Schneider dans les rôles principaux.

     

    1980: Il publie Les Cerfs Volants sous le nom de Romain Gary.

     

    Il est traqué par l'administration fiscale sur les droits d'auteur distribués

    entre lui et Paul Pavlowitch.

     

     

    Le 2 décembre: Romain Gary se suicide en se tirant une balle dans la bouche.

     

    Il avait acheté une robe de chambre aux laines écossaises, de couleur rouge pour que les taches de sang liées à son suicide effraient le moins possible ceux qui seraient amenés à découvrir sa dépouille mortelle.

     

    Il laisse une lettre dans laquelle est écrit :

     

    «Aucun rapport avec Jean Seberg.

    Les fervents du cœur brisé sont priés de s'adresser ailleurs».

     

     

    1981: Paul Pavlowitch a retracé l'aventure littéraire d'Emile Ajar en 1981 dans un livre publié sous son nom par les éditions Fayard,  L'homme que l'on croyait. "Ajar".

     

    La clef de la mystification a été donnée par Romain Gary lui-même dans un testament publié à titre posthume chez Gallimard,  Vie et mort d'Émile Ajar.

     

     

    Romain Gary s’explique sur sa "nostalgie de la jeunesse, du début, du premier livre, du recommencement", son angoisse existentielle face à l’enfermement dans un personnage,

    son désir d’échapper à lui-même et son malin plaisir d’avoir joué un bon tour

    au "parisianisme" honni.

     

     

    Méprisé par la critique car considéré comme auteur réactionnaire parce que diplomate gaulliste, Romain Gary a réussi avec l'épisode Émile Ajar, un véritable pied de nez au "Tout-Paris littéraire",

     

    notamment parce que le Prix Goncourt n'est attribuable qu'une seule fois:

     

    "Je me suis bien amusé, au revoir et merci".

     

     

    1984: La version définitive de L'Homme à la Colombe est publié à titre posthume.

     

     

    2003: La promotion de l'École nationale d'administration choisit de porter

    le nom de Romain Gary.

     

     

    2007: Le 6 mai, Lesley Blanch meurt à Menton dans une maison exotique perdue dans des plantations tropicales où elle vivait depuis plusieurs années.

     

    Gros Câlin est republié avec le dernier chapitre supprimé lors de la première édition.

     

     

     

    Le python fait irruption au Palais de la Découverte.

     

     SOURCES

     http://www.bookine.net/romain-gary.htm

     

     

     

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    AU REVOIR Madame ARLETTY  -  (François BRIGNEAU, juillet 1992)

    AU REVOIR, MADAME ARLETTY

     

     

    A l'état-civil elle s'appelait Léonie Bathiat.

    C'était un nom pour la Comédie Française. Or elle venait d'être engagée aux Capucines. Elle devait jouer les p'tites femmes de Paris dans les revues de Rip. Il l'avait choisie parce qu'elle était mince comme un haricot vert... Léonie décida donc de se nommer Arletty, pour des raisons compliquées, qui tiennent à Mont-Oriol, le roman de Maupassant et de l'Auvergne. Car cette parigote mille pour cent ne perdait jamais une occasion de rappeler qu'elle était une Auvergnate de Courbevoie.
     

    Elle vient de fermer ses beaux yeux marron qui ne voyaient plus depuis longtemps et de nous quitter, discrètement, pour ne pas nous faire de chagrin. La discrétion était d'ailleurs une de ses principales vertus avec le courage, la dignité, la hauteur, la pudeur, la fidélité à ses amis et à elle-même.

     

    Ce ne sont pas là des qualités qui favorisent les carrières des comédiennes. Surtout quand au nombre de ses amis se trouve Louis-Ferdinand Céline et qu'on ne s'en cache pas... Il est vrai qu'Arletty n'a jamais fait de carrière. Il lui a suffi d'être.


    Les journaux ont dit qu'elle avait quatre-vingt-quatorze ans, étant née le 15 mai 1898, 33 rue de Paris, à trois heures du matin. Mais il ne faut pas croire tout ce qu'on lit dans les journaux.

    Arletty était entrée dans sa trentième année une fois pour toutes, et n'en était jamais sortie. Je peux en témoigner. Il n'y a pas longtemps que j'ai déjeuné avec elle, en compagnie de Serge de Beketch et de Pierre Monnier. Nous étions restés sans voix de la découvrir aussi jeune, fraîche, lisse, avec ses jambes de danseuse, sa taille fine, son port de reine gavroche, son cou, son rire sur deux notes, et même sa voix de faubourg n'avait pas pris une ride.

    Quand elle parlait, on l'entendait dans Hôtel du Nord, dire, parlant de Jouvet, son mac : "En voyage il me donne du feu, il m'épluche mes légumes, il m'explique le paysage. A Lyon, il me dit : "Tu vois, c'est là que sont les claques."

     

    A Marseille. il me montre l'endroit où p'tit Louis s'est fait poisser." Ou : "Moi, le plus beau jour de ma vie, c'est quand j'ai pris le bateau... pour aller à Charenton... même qu'il pleuvait." Ou enfin la célèbre réplique : "C'est la première fois qu'on me traite d'atmosphère ... Atmosphère ?... Atmosphère ?...Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?"
     

    Arletty n'a pas joué que des chefsd'œuvre.

     

    Elle disait à Michel Perrin (Arletty, collection : Masques et visages, Calman-Lévy) :


    – On devrait pouvoir prévenir le public. Quand les gens se demandent : "Pourquoi tournent-ils ça ?", on devrait pouvoir leur expliquer :. "Cette fois c'est pour payer mon hôtel." Ou : "Cette fois c'est pour mon percepteur, excusez-moi." Il faudrait pouvoir le faire sur l'affiche, ou sur l'écran. Ça donnerait des génériques bien réjouissants :
    La Main de ma sœur
    ou
    Les Délurés de la coloniale
    avec Ixe (pour ses impôts)
    Igrec (en raison de ses charges de famille).
     

    En général Arletty choisissait bien car elle choisissait des auteurs : Rip, Mirande, Fauchois, Marcel Achard, Sacha Guitry, Jean Cocteau, Edouard Bourdet, Tennessee Williams au théâtre, et au cinéma Jeanson, Sacha, Prévert, ce qu'on faisait de mieux, passant avec une aisance aérienne (alors qu'elle était morte de trac) de Marie-qu'a-d'ça (Circonstances atténuantes, avec Michel Simon) à Garance (Les Enfants du Paradis, avec Brasseur).
     

    Alors. que Garance triomphe sur les écrans, sa vie d'actrice s'interrompt. Au printemps de 1944, Arletty apprend à la radio qu'un tribunal d'Alger vient de la condamner à mort.

     

    En août elle est arrêtée.

     

    Deux mois de prison, un an et demi de résidence surveillée, l'exclusion...

     


    En 1947, Carné la refait travailler dans un film qu'il ne terminera pas (La Fleur de l'âge...) mais Arletty ne devait jamais oublier.
     

    Sans ostention, mais sans faiblesse, elle revendiqua sa place dans le camp des maudits.

     

    Quand Tixier-Vignancour fut candidat à la présidence de la République, Arletty accepta d'être du comité de parrainage.

     

    (Dans le show-biz, c'est rare.) N'avait-il pas sauvé Céline, en le glissant dans une charrette d'amnistie sous son nom patronymique de Destouches ?


    Aujourd'hui qu'ils sont de nouveau réunis, ils doivent se remémorer la farce, la raconter, et en rire. entre amis, là-haut.

     

    François BRIGNEAU, juillet 1992.

     

     

     

     

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