• CHRISTIAN JAQUE

     

     

    Christian Maudet est né à Paris en 1904. Ses études le conduisirent aux Beaux-Arts où il fit la connaissance de son ami Jacques Chabraison. Avec celui-ci, il put entrer comme affichiste chez First National et chez Erka Prodisco, deux maisons cinématographiques. C'est là qu'il choisit son pseudonyme en reliant par un trait d'union son prénom à celui de son ami. Au retour du service militaire, le réalisateur Henry Roussell leur propose les décors du film Une java, qu'il supervise. Leur travail ayant plu, André Hugon et Julien Duvivier s'assurent leur collaboration. Jacques Chabraison va bifurquer, Christian-Jaque décore neuf films de Hugon et trois de Duvivier.

     

    Dans le même temps, il s'initie au journalisme, crée la revue " Cinégraph" . En 1932 passe derrière la caméra en signant Bidon d'or, son premier film.

     

    De 1930 à 1950, Christian-Jaque impose l'image d'un réalisateur souriant et débrouillard, vif et désinvolte, ne toisant pas son œuvre d'un œil critique mais la lorgnant avec un détachement certain. Sa devise aurait pu être le début d'un couplet célèbre : "Amusons-nous, foutons-nous de tout". Il a su, comme en se jouant, creuser les différents filons du cinéma national : le vaudeville, le film cocardier avec sonneries de clairon et drapeaux claquant au vent ; la chronique historique aimable rehaussée par son impeccable technique, des histoires gonflées d'une poésie fraîche et inspirée (récits de Pierre Véry, dialogues de Jacques Prévert), des morceaux plus amers ou plus acides fournis par Jeanson.

     

    En huit ans, il tourne trente-deux films, contribue à faire de Fernandel une grande vedette et réussir à la fin de la période d'avant-guerre une œuvre aussi estimable que Les disparus de Saint-Agil (1938), aussi réussie dans ses limites que Raphaël le tatoué (1939). La confection à toute vitesse des vaudevilles et des mélos a fait de lui un excellent technicien dont Sacha Guitry a su se servir pour Les perles de la couronne (1937).

     

    À la veille de la guerre, le prestige de Christian-Jaque s'est affirmé et son film L'enfer des anges (1941) devait figurer à l'affiche du premier Festival de Cannes. La déclaration de guerre anéantit tout cela et interrompit le film d'espionnage maritime qu'il avait commencé : Tourelle trois, et dont il ne reste rien. Au début de l'Occupation, Christian-Jaque est l'un des premiers à être sollicité et à retravailler. Il signe alors L'assassinat du Père Noël (1941) où, de nouveau en compagnie de Pierre Véry, il ressuscite les féeries et la magie de l'enfance.

     

    Succès total que double bientôt le triomphe de La symphonie fantastique (1942) où souffle un enthousiasme romantique à propos de la vie de Berlioz. Les tracasseries allemandes le font partir en Italie pour y tourner Carmen vue sous les traits de Viviane Romance. Sa virtuosité éclate dans l'attaque de la diligence, mais avec la complicité de Jacques Prévert il allait, dans l'hiver de 1944, réussir son film le plus chargé de poésie : Sortilèges.

     

    La Libération permet à Christian-Jaque de présenter une Boule de suif, pleine d'allusions aux événements et d'une verve corrosive. Verve que retrouve le dialoguiste Henri Jeanson en célébrant le retour en France de Louis Jouvet avec Un revenant, eau-forte satirique sur la bourgeoisie lyonnaise. Des entreprises hasardeuses le font piétiner (La chartreuse de Parme, Singoalla), mais trois films aussi brillants que Souvenirs perdus, Barbe-bleue et surtout Fanfan la tulipe en font le type même du réalisateur français vif, moqueur et qui remporte les suffrages de tous les publics; les Soviétiques, notamment, qui firent un triomphal accueil à Fanfan la tulipe et à son interprète, l'irrésistible Gérard Philipe.

     

    Puis vient pour le réalisateur l'époque Martine Carol pour laquelle il déploie tous les artifices de sa technique et le brio de son savoir-faire dans des films qui ne sont finalement que de somptueux écrins où se blottit la vedette. Tantôt fille de pape et tantôt courtisane grecque, héroïne de Zola et favorite royale, Martine Carol promène d'ébouriffantes toilettes, son air gavroche, sa beauté et son incontestable bonne volonté dans les colonnades italiennes de Lucrèce Borgia, les boudoirs capitonnés de Nana, voire la Galerie des Glaces de Madame du Barry. On peut la préférer dans un film moins fastueux mais de belle humeur tel que Nathalie.

     

    Christian-Jaque applique des recettes semblables en transformant Brigitte Bardot en héroïne de la Résistance abordée par le biais de la comédie débridée (Babette s'en va-t-en guerre). Il trouve un bon sujet et deux interprètes de choix avec La loi c'est la loi, Age et Scarpelli avaient travaillé au scénario en collaboration avec d'autres talents et Fernandel et Toto se renvoient la balle d'éblouissante façon.

     

    Pour La Française et l'amour, il réunit Annie Girardot et François Périer dans l'un des sketches, Le divorce, sur un scénario de Charles Spaak. En 1961, Christian-Jaque adapte - après bien d'autres : tels Léonce Perret, en 1925, et Roger Richebé, en 1941, la célèbre pièce de Victorien Sardou et d'Émile Moreau, Madame sans-gêne, avec Sophia Loren, qui incarne avec brio la pittoresque blanchisseuse promue grande dame de France.

     

    Le réalisateur s'assagit. Il garde à la fois son allure juvénile et la jeunesse du cœur (trois actrices : Simone Renant, Renée Faure, Martine Carol ont partagé sa vie) mais le rythme allègre qui fut le sien n'est plus le même. L'irruption de la Nouvelle Vague compte beaucoup dans ce ralentissement. Elle dénonce des tics, des facilités, des redites qui peuvent en effet se discerner dans les œuvres de cette période : adaptations de romans ou de nouvelles, films d'aventures, bandes dessinées, opérettes célèbres.

     

    Certains films sont abandonnés (Marco-Polo), d'autres suspendus mais non repris (Don Camillo et les contestataires) parce que Fernandel, le vieil ami, est mourant. Mais, toujours habile technicien et rompu aux exercices périlleux, c'est lui qui renfloue une production mal partie (Les pétroleuses). Et puis la télévision est là, qui le saisit, l'accapare, lui impose des sujets bourrés d'action, farcis de coups de théâtre qu'il va tourner sous d'autres cieux. Il décède le 8 juillet 1994.

     

    Filmographie :

    1933 Le bidon d'or
       
       
    1932 Adhémar Lampiot
       
       
    1933 Ça colle
       
       
    1933 Le tendron d'Achille
       
       
    1934 Compartiment de dames seules

    Avec : Armand Bernard (Robert de Mérinville), Alice Tissot (Mme Monicourt), Louis Baron fils (Petit-Roncin (sous le nom Baron Fils)), Janine Merrey (Nicole), Pierre Stephen (Philippe Thomery), Christiane Delyne (Mme Petit-Roncin). 1h23.

    Robert de Mérinville vient d’épouser Nicole Monicourt, de vingt ans sa cadette. Le jour des noces, la jalouse et despotique Hermine, mère de la mariée, demande à son époux, le débonnaire Alfred, d’interroger discrètement son gendre sur sa vie de garçon. Ingénument, Robert avoue à son beau-père, complice et bon enfant, qu’il eut, vingt ans plus tôt, la seule aventure galante de sa vie à la faveur d’un violent orage, dans un compartiment de chemin de fer, avec une inconnue dont il ne se rappelle plus le visage. Scandalisée par la conduite de son gendre, Hermine décide de faire annuler le mariage et, dans ce but, fait croire à Robert que c’est elle qui fut séduite par lui cette nuit-là, et que Nicole est le fruit de leurs amours coupables. Horrifié de se croire marié à sa propre fille, Robert évite, à partir de cet instant, d’être seul avec elle. Tout le monde se retrouve à Nice, dans une villa louée à la plantureuse Isabella, une danseuse nue des Folies Bergère entretenue par Petit-Roncin, l’avoué ami de la famille également invité. Or, il s’avère que Mme Petit-Roncin est l’inconnue du compartiment… Pendant ce temps, l’irascible Hermine s’est mise dans la tête, dès le divorce prononcé, de marier sa fille à l’insignifiant et pique-assiette Philippe Thomery. Mais Robert finit par apprendre qu’il a été dupé par sa belle-mère et lui propose donc de l’épouser pour réparer ses torts envers elle. À cette perspective, Hermine ne tarde pas à avouer son stratagème. Tout rentre dans l’ordre et Robert et Nicole, très amoureux, pourront enfin être unis.

       
    1934 Le père Lampion,
      Dans la république de Carvolie, le président du Conseil, un nommé Desnoyaux, est un brave homme qui se laisse mener par le bout de nez par sa jolie amie, Lulu de Pompadour. Pourtant, le président a une femme et une fille délicieuses, qui déploient toutes les grâces pour le retenir à la maison. En vain. Le président se plonge tous les soirs dans les délices de l'adultère sans s'apercevoir qu'un parti d'opposition, celui des Modérés, s'est formé contre lui. Les chefs de la conspiration se nomment Gargarousse, Cornillet, le général Dubul, Petit-Morin, bientôt rejoints par Prosper, le chauffeur de Desnoyaux.
    Un soir, le chauffeur conduit le président dans un établissement qu'il ne connaît pas. Les conspirateurs se jettent alors sur lui et le séquestrent dans un asile. Pendant ce temps, d'autres conjurés suivent les péripéties de l'enlèvement, cachés derrière une colonne. Ils voient alors surgir d'un trou un égoutier : le sosie de Desnoyaux ! Sur-le-champ, ils proposent à Justin Morille, dit " le père Lampion ", de devenir effectivement président du Conseil à la place de celui qu'ils ont fait interner. Avant même que l'égoutier n'ait accepté, ils l'emmènent de café en café. Et le père Lampion, après avoir lampé quelques verres, se réveille dans le lit de Desnoyaux et croit rêver tout éveillé. Effrayé, il veut retourner à ses égouts. Mais on lui explique qu'en son absence, la révolution éclatera et que le sang des pauvres innocents sera injustement versé. Alors, il se résout à accepter, pour un temps, la place de Desnoyaux.
    Après avoir joué le rôle de bon mari et de bon père auprès de la femme et de la fille de celui-ci, il se fait à sa nouvelle situation. Il lance une série de réformes, secrets du bonheur et échappe ainsi aux inspirateurs du coup d'État.
    Un jour, il décide de placer des haut-parleurs dans les campagnes afin de prôner le bons sens et d'instaurer sa " politique du gramme d'or " : chaque citoyen devra faire don d'un peu d'or à l'État afin de sauver la patrie en danger. Contre toute attente, ces mesures recueillent un large succès et Lampion est bientôt acclamé par une foule enthousiaste. Mais lassé de cette vie, il décide de réinstaller au pouvoir le vrai Desnoyaux. À l'homme encore surpris d'avoir été tiré de son asile, il inculque sa politique du bon sens, selon lui seul garant du succès. Lampion n'a plus alors qu'à retourner à sa vie d'égoutier, après avoir pris soin de se nommer lui-même " inspecteur principal " des égouts !

     

       
    1935 Voyage d'agrément
       
       
    1935 La famille Pont-Biquet
       
       
    1935 Sacré Léonce
       
       
    1935 Sous la griffe
       
       
    1935 La sonnette d'alarme
       
       
    1936 L'école des journalistes,
       
       
    1936 Un de la légion

    Avec : Fernandel (Fernand Espitalion), Paul Azaïs (Turlot), Suzy Prim (Maryse), Robert Le Vigan (Leduc), Thérèse Dorny (Antoinette Espitalion), Daniel Mendaille (Charlin), Arthur Devère (Vandercleef), Jacques Varennes (Durand), Rolla Norman (Carron), Paul Amiot (Le Colonel). 1h31

    Antoinette Espitalion, veuve d’un restaurateur marseillais établi au Canada, a hérité d’une vieille tante phocéenne une somme rondelette. Ayant épousé en secondes noces son cousin Fernand, elle rentre avec lui au pays pour toucher l’héritage. C’est une maîtresse femme qui traite rudement son second mari, docile comme un caniche aux caprices de sa «Toutoune», comme il l’appelle.

    Alors que celle-ci fait antichambre chez le notaire, Fernand est allé siroter un pastis au bistrot du coin. Il y lie connaissance avec un aventurier en rupture de ban du nom de Durand. Ce dernier le saoule à mort et, troquant ses papiers d’identité contre les siens, le transforme en Pierre Durand, natif de Lille et engagé volontaire dans la Légion étrangère. Et voilà notre brave Fernand entraîné malgré lui dans une rocambolesque aventure. Des douaniers complaisants embarquent le pauvre bougre, à demi inconscient, à bord d’un bateau de légionnaires en partance pour Oran. Il se retrouve, sous l’uniforme, à Sidi-Bel-Abbès, où la 9e compagnie de la Légion a son cantonnement. On le prend d’abord pour un fada, puis, peu à peu, une amitié se noue avec ses compagnons, Turlot, le Belge Vandercleef, le sergent Leduc, ce dernier toujours prompt à ironiser sur son sort. Fernand prend goût à sa nouvelle vie. Il accomplit les marches d’épreuve dans la bonne humeur et oublie facilement Toutoune dans la compagnie de Maryse, une Algéroise qui noie son chagrin dans l’accueillant cabaret «À la mort du cafard». Quelques bagarres sans gravité ponctuent cette vie au grand air…

    Le sort de Fernand est désormais scellé. Il a pris goût à la liberté, il ne peut plus s’en passer. Mais toute médaille a son revers. La 9e compagnie est envoyée dans le Sud, pour relever un détachement de tirailleurs encerclés par des «salopards». On se retrouve à Bou-Arane, en pleine montagne, sous un soleil de plomb et à la merci d’une balle perdue. Le bon Vandercleef y trouvera la mort. Fernand va-t-il rentrer au bercail, où son épouse, qu’il a revue entre-temps, le réclame ? Non : il préfère écouter l’appel du bled et rempile dans l’enthousiasme.

     

       
    1936 Rigolboche

    Avec : Mistinguette (Lina Bourget), André Berley (Tabourot), André Lefaur (Le comte de Saint-Servan), Jules Berry (Berry), Mady Berry (Mme Corbin). 1h30.

    A Dakar, la chanteuse Lina Bourget tient une boîte plutôt louche. Un des clients, Lucien Mirvaux, la harcèle de demandes d'argent; alors qu'il la menace au cours d'une promenade en barque, Lina le pousse dans le fleuve où il disparaît. Croyant l'avoir tué, elle quitte précipitamment Dakar sans prévenir Frédo, son amant.

    Sur le bateau vers la France, Lina repousse les avances d'un aristocrate sur le retour, le comte de Saint-Servan, A Paris, elle rend d'abord visite à Cricri, son petit garçon confié à la garde d'une nourrice, Mme Corbin, puis se met en quête d'un travail. Grâce à l'intervention de Bobby, bellâtre hâbleur et sans scrupules, Lina est engagée comme chanteuse au " Gloria ", cabaret dont Tabourot, l'associé de Bobby, est propriétaire. Elle trouve son nom de scène sur une affiche: Rigolboche.

    Lina n'a bien sûr rien dit de son passé. Mais un client du "Gloria " croit la reconnaître : c'est le comte de Saint-Servan, qui alerte Bobby.

    Celui-ci n'a aucun mal à faire avouer son secret à Rigolboche, qui lui garde néanmoins sa confiance : n'est-il pas son bienfaiteur ?

    Rien ne va plus entre Tabourot et Bobby, qui a perdu au baccara une grosse somme face à Saint-Servan-, le premier refuse de couvrir le chèque sans provision que le second a remis au comte. Lina intervient auprès de celui-ci pour qu'il renonce à sa créance. Mais Bobby a pris les devants en dérobant le chèque et Lina est accusée de vol. Bobby la disculpe et quitte Paris.

    Le comte a pris Rigolboche sous sa protection et lui a offert un théâtre où monter sa première Revue. C'est le moment que choisit Frédo pour arriver de Dakar et relancer son ancienne maîtresse. De retour, Bobby rosse Frédo, qui se venge en accusant Lina de l'assassinat de Mirvaux. La police arrête la chanteuse, procède à une rapide enquête et apprend que Mirvaux est vivant... La tête haute, Rigolboche pourra jouir du triomphe de sa Revue.

       
    1936 Monsieur Personne
     

    À la General Bank, tandis que les gardiens jouent aux cartes, une ombre se profile dans les couloirs. Malgré l'alarme, le voleur parvient à s'échapper. Pour le chef de la police, il n'y a aucun doute : les trois vols récents, tous très audacieux, portent la signature de Monsieur Personne.

    À la demande de son vieil ami le comte de Trégunc, Josette Vernod a organisé chez elle une soirée de spiritisme. Le propos avoué du comte est de convaincre son hôtesse qu'elle est victime d'hallucinations. Afin de s'assurer qu'il n'y aura pas d'intervention intérieure, tous les participants sont enfermés dans une pièce mise sous scellés. À la faveur de l'obscurité, le comte, alias M. Personne, dépouille les invités de tous leurs bijoux et valeurs. Lorsque la lumière se rallume, le comte lui-même prévient la Police. Dépêché sur place, l'inspecteur Marchand procède à une fouille générale et à une perquisition. En vain : voleur et butin semblent s'être volatilisés. Le lendemain, le comte se rend chez Josette Vernod et, sans se démasquer, lui révèle que les bijoux ont été glissés dans la poche du pardessus de l'inspecteur, puis libérés par un habile coup de canif sur la couture du vêtement. Peu de temps après, Josette Vernod a confirmation par la police que c'est effectivement ce qui s'est passé. Elle découvre aussi le mystérieux retour des bijoux qui lui avaient été volés la veille. Pour mener à bien ses larcins, M. Personne bénéficie de la collaboration de Germain, qui lui-même soutire ses informations au directeur véreux d'une agence spécialisée dans les enquêtes et filatures, Discretio-Veritas. C'est par ce canal qu'ils ont appris qu'un nommé Charles Préval devait voyager en train avec une mallette contenant 600 000 francs en liquide destinés à une transaction financière menée par Mme Vernod.

    Malgré les barrages policiers, M. Personne et Germain parviennent à kidnapper Préval et à dérober l'argent. Et c'est un Germain grimé qui, contre toute attente, va remettre à Mme Vernod la précieuse mallette. Me Monin, le notaire qui doit effectuer la transaction ayant reçu des menaces, la police décide de l'utiliser comme appât pour tendre un piège à M. Personne. Dans le coffre de Mme Vernod sont déposés un million dont Me Monin est le séquestre, plus les 600 000 francs remis à sa cliente. Le notaire et l'inspecteur sont enfermés dans la pièce où se trouve le coffre et reliés au commissariat, afin de pouvoir donner l'alerte si nécessaire. Grâce à un gaz asphyxiant, M. Personne endort les deux hommes et opère sans éveiller aucun soupçon. Au matin, tout le monde se félicite : le magot est toujours à sa place dans le coffre. En fait, M. Personne a remplacé l'argent du notaire par de faux billets et, en galant homme, n'a pas touché à l'argent de Mme Vernod.

       

    1937

    À Venise, une nuit
       
       

    1937

    Josette
       
       
    1937 La maison d'en face
      Ernest Pic attend d'une minute à l'autre la nouvelle qui va faire de lui l'heureux sous-directeur de la Banque Universelle. Son ami Renaudeau, vieux partenaire de belote, ayant été promu directeur, cette nomination ne semble être qu'une formalité. Une jeune femme est annoncée chez Pic. Croyant d'abord avoir affaire à la secrétaire du directeur, il accueille chaleureusement Gaby Duc, petite comédienne sans envergure, à la recherche de son chien Kiki. Celle-ci ne tarde pas à prendre le ton de la confidence pour évoquer l'ami tout-puissant qui lui donne "vingt sacs par mois, en billets, à cause des impôts". Saisissant une nouvelle occasion d'accomplir ses devoirs civiques, M. Pic la dénonce aussitôt à son ami Lousteau, contrôleur des contributions, qui lui réclame 100 000 francs d'impôt sur le revenu.
    Mais l'attention de la maisonnée Pic est bientôt attirée par un ballet incessant qui, agite "la maison d'en face". Mouche, le collègue de Pic à la banque, lui apprend que dans celle-ci va bientôt s'ouvrir une maison close. Le respectueux M. Pic se fend aussitôt d'une lettre outragée au préfet, afin de dénoncer cet établissement déshonorant. La propriétaire de cette maison close n'est autre que Mme Anna de la Boursotte, une veuve respectable, accablée par des soucis financiers. Sur le chantier du futur lupanar, elle reçoit la visite de son amie, Gaby Duc, qui lui raconte comment un certain M. Pic l'a délestée d'une coquette somme. Anna, séduite par cet homme capable de faire entrer aussi facilement 100 000 francs en caisse, rend aussitôt visite à Pic pour s'attacher ses services. Outragé, Pic la jette dehors. Mais après avoir appris que la place de sous-directeur lui a été soufflée, il accepte la proposition d'Anna. Et c'est ainsi que, le soir venu, après son travail, Pic, dissimulé sous le pseudonyme de M. Anatole, devient l'administrateur de la "maison d'en face". En quelques mois, M. Anatole fait des miracles. Sous sa direction, l'affaire croit et prospère, jusqu'à l'arrivée d'un nouveau comptable indélicat... son ami Mouche ! Honteux d'avoir été démasqué, Pic offre sa démission à Anna, qui déploie alors le grand jeu de la passion amoureuse et le convainc de rester. Pic accepte, mais n'est pas au bout de ses peines : son patron, familier de la maison close, le licencie; sa fille s'est mise sous la protection d'Anna et souhaite épouser Mouche...
    Au cours d'une réception chez elle, Anna apprend que la Banque Universelle est au bord de la faillite. Elle la rachète et, sans hésiter, installe Pic à sa direction.

     

       
    1937 François Premier

    Avec : Fernandel (Honorin), Mona Goya (Elsa / La belle ferronière Rolande), Alexandre Rignault (Henri VIII d'Angleterre), Henri Bosc (Luigi Cascaroni / Jean Ferron), Sinoël (Jules, le fantôme), René Génin (Rafaele Cascaroni le forain / Carpalin, l'aubergiste), Charles Lemontier (M. de La Palisse), Alice Tissot (Madame Cascaroni / Dame Alfredine), Aimé Simon-Girard (François 1er), Alexandre Mihalesco (Cagliostro, l'hypnotiseur). 1h40.

    Honorin est régisseur du petit théâtre Cascaroni qui joue en tournée "François 1er, ou Les Amours de la Belle Ferronnière". Honorin rêve de devenir acteur et d'interpréter dans cette pièce le rôle du chevalier.

    Un jour, le tenant de l'emploi tombe malade : Honorin a sa chance. Hélas, il a aussi le trac. Il se rend chez son ami Cagliostro, qui prédit l'avenir dans les fêtes foraines. Ce dernier endort Honorin qui se retrouve avec un exemplaire du Petit Larousse illustré à la Cour de François 1er!

    Son dictionnaire lui permet de devenir le confident du roi et de ses sujets, car en le consultant, il prédit, lui aussi, l'avenir. Ce "savoir" lui attire très vite de nombreuses jalousies. Est-il sorcier ? Il doit subir l'épreuve du "Jugement de Dieu" et endurer le "Supplice de la Chèvre".

    Mais les rêves n'ont qu'un temps et Honorin retrouve son époque : juste le temps de constater qu'il est mal dans sa peau et de demander à Cagliostro de le "renvoyer" en 1520, chez François Ier.

     

       
    1937 Les dégourdis de la 11ème
     

    Une caserne de province, en 1906. Le colonel Touplard doit organiser les loisirs de ses troupes, selon les instructions du haut commandement. Ce veuf inconsolable, tenant de la morale et de l’abstinence, épuise ses hommes en marches forcées pour calmer leurs ardeurs… et les siennes. Comme sa sœur Hortensia, vieille fille excentrique, écrit des tragédies en vers sur des sujets antiques, une idée s’impose pour occuper sainement les soldats : monter sa dernière pièce, «L’orgie romaine». Les héros en seront l’ordonnance Patard – sympathique tire-au-flanc qui lutine Amélie, la bonne du colonel, et plaît à Hortensia – et ses deux amis un peu demeurés, Pomme et Salé. Les trois «dégourdis» escomptent ainsi être dispensés de corvée !

    Après bien des hésitations et après avoir recouvert d’un voile le portrait de sa femme qui trône dans le salon, le colonel recrute la pulpeuse Nina Vermillon, vedette du théâtre de la ville, pour jouer la vierge Flavie. Lors des répétitions du clou du spectacle – l’orgie du titre – survient l’inspecteur Burnous, chargé de veiller à la bonne moralité du régiment. Il est édifié : soldats en jupette, beautés court vêtues, Patard qui roucoule avec Hortensia, le colonel metteur en scène et même un lion dévoreur de chrétiens… Le colonel est consigné dans sa chambre avec Nina et quelques bouteilles de champagne, ce qui adoucit la peine. Les soldats sont sommés de s’expliquer. Il faudra toute l’éloquence de Patard et d’Hortensia pour ramener Burnous à la réalité : le colonel appliquait, et bien, les ordres des supérieurs : distraire la troupe.

       
    1938 Les pirates du rail
      La voie ferrée qui traverse le Yunnan, territoire sous concession française au sud de la Chine, vient d'être coupée en plusieurs endroits par des pillards. Le général Tsaï, chargé du maintien de l'ordre, se garde d'intervenir... Mais Henri Pierson, ingénieur en chef de la compagnie chargée de la gestion de la ligne, entend bien, lui, assumer ses responsabilités : "Il faut que les trains passent et ils passeront". A bord d'une locomotive, avec Teysseire, son collaborateur, il part à la recherche de Wang, le chef des pirates. Il faut faire vite : incendies, exactions, meurtres se multiplient. Et en gare de Lahiti, Jeanne Rolland, l'épouse gravement malade d'un inspecteur de la compagnie, attend la visite d'un médecin.
    A Yunnan-Fu, la capitale, la situation des Européens est dramatique. Marie Pierson, la femme de l'ingénieur, se charge d'aller quérir des secours : elle traverse la ville en flammes jusqu'au palais du gouverneur où la reçoit un inquiétant métis, Tchou King, qui a pris le pouvoir et se révèle le complice de Wang. Marie est arrêtée. Pierson apprend la détention de son épouse alors qu'il négocie pied à pied avec Wang l'arrêt des pillages. Cette nouvelle n'entame en rien la détermination de l'ingénieur, qui obtient enfin la reddition de son adversaire. Puis, après avoir remis la ligne en service et porté secours aux Rolland, Pierson gagne Yunnan-Fu où il exige de Tsaï une intervention immédiate pour libérer Marie. Le vent ayant tourné en faveur des Français, le général s'exécute...
    Pour fêter la paix revenue, Tsaï convie à une réception tous les acteurs du drame, même Tchou King ! Celui-ci n'est pas dupe : il se sait condamné et sera, en effet, exécuté à la fin du banquet. Plus tard, Pierson et sa femme découvrent son corps mutilé. "Les hommes sont des bêtes cruelles", s'exclame l'ingénieur tandis que Marie se blottit contre lui.
       
    1938 Les disparus de Saint-Agil

    Avec : Erich von Stroheim (Walter, prof d'anglais), Michel Simon (Lemel, prof. de dessin), Armand Bernard (Mazeau, le concierge), Aimé Clariond (M. Boisse, le directeur), Serge Grave (André Baume), Marcel Mouloudji (Philippe Macroix), Jean Claudio (Mathieu Sorgue), Jean Buquet (La Mouche). 1h40.

    Au collège de Saint-Agil, trois élèves, Beaume, Sorgue et Macroy ont créé une association secrète pour préparer leur départ en Amérique. Un soir, Sorgue, qui était resté dans la salle de sciences naturelles, voit un homme traverser le mur. Envoyé chez le directeur à la suite d'un chahut, il disparaît. Peu après, c'est le tour de Macroy. Quelques temps plus tard le professeur de dessin, Lemel, passe par dessus la rampe de l'escalier après une violente dispute avec son collègue Walter. Beaume décide d'élucider les mystères et il découvre bientôt le lieu où Sorgue est retenu prisonnier. Avec ses camarades, il le délivre et constate que "l'homme invisible" fait partie d'une bande de faux monnayeurs dirigée par le directeur de Saint-Agil. Macroy reparaît après l'arrestation des bandits: il a été attrapé par les gendarmes alors qu'il essayait de se faufiler sur un bateau en partance pour l'Amérique.

       
    1938 Ernest le rebelle

    Avec : Fernandel (Ernest Pic), Pierre Alcover (Tonio), Arthur Devère (L'amiral), René Génin (Sosthene), Mona Goya (Suzanne), George Irving (Hamilton), Robert Le Vigan (Le gouverneur-président de Mariposa), Rosita Montenegro (Rosita). 1h32.

    À bord d’un paquebot voguant vers l’Amérique du Sud, Ernest Pic joue de l’accordéon. Ses mimiques, causées par le mal de mer, sont prises pour des signes d’intérêt par une riche passagère, Suzanne Gringue, d’où une altercation avec le mari de la dame. Lors d’une escale, une belle indigène «plume» Ernest et le bateau repart sans lui. Désespéré, il rencontre le louche Tonio, qui le pousse à commettre un mauvais coup pour survivre, puis l’enrôle au Consortium de la banane, dont il est le rabatteur. Le pauvre Ernest se retrouve avec des ouvriers semi-esclaves et surexploités. Il confie ses malheurs à Démosthène, un compatriote… sourd-muet. Ernest se révolte et va dire son fait au patron de la plantation, qui n’est autre que Gringue. Coup dur ! Et malentendu : Suzanne revoit celui qu’elle prend pour un soupirant et croit qu’il est venu la délivrer de sa prison conjugale. Par ailleurs, Gringue a une explication orageuse avec le gouverneur de la région, un illuminé moitié tyran, moitié ivrogne, qui constitue son armée de curieuse manière, en enrôlant de force les gens de la bananeraie.

    C’est ainsi qu’Ernest échoue… dans la Marine et apprend sur la terre ferme la natation, ce qui lui donne à nouveau le mal de mer. Il n’y tient plus et frappe l’amiral : le voilà condamné à mort après un jugement expéditif ! Dans sa cellule, il a conservé son accordéon et en tire un air nostalgique qui monte jusqu’aux oreilles du gouverneur. Ce dernier, ému, fait venir Ernest et lui demande de chanter. Le musicien est-il sauvé ? Non, il retourne au trou mais l’amiral est fusillé. Démosthène vient rendre visite à son ami et, ayant retrouvé la parole, suggère une évasion collective. Ébahi d’être à la tête d’un groupe de révoltés, Ernest parvient à se débarrasser du gouverneur, de Tonio et de Gringue, et part avec Suzanne vers la liberté et l’amour.

     

       
    1939 Raphaël le tatoué

    Avec : Fernandel (Modeste Manosque), Raymond Aimos (Albert Musse), Pierre Stephen (Max Corner), René Génin (Le cousin Roméo), Madeleine Sologne (Élisabeth), Germaine Charley (Marguerite de Vanves), Roger Legris (Bedouin), Léon Bélières (Réginald Brick). 1h30.

    Employé consciencieux, timoré et gaffeur, Modeste Manosque exerce les fonctions de veilleur de nuit à l'usine de voitures automobiles que dirige, d'une main de fer, l'autoritaire Roger Drapeau. Sa tranquillité va se trouver troublée le soir où le cousin Roméo décide de l'entraîner au Luna Park local : ce faisant Modeste abandonne son poste, rencontre à la fête la blonde Aline qui lui plaît fort et, bien entendu, se trouve dans un restaurant à attractions nez à nez avec son patron. Poursuivi par M. Drapeau, Modeste, hors d'haleine, rallie l'usine et explique au constructeur courroucé que l'individu aperçu là-bas ne peut-être lui mais évidemment son frère jumeau qui a mal tourné : Raphaël qu'on a surnommé " le tatoué".

    Ce mensonge maladroit allait avoir des conséquences étonnantes. Roger Drapeau, dont la dernière voiture de course doit participer à un marathon, prête une oreille complaisante au plan que lui souffle sa secrétaire, la belle Elisabeth. Pourquoi ne pas utiliser, à des fins malhonnêtes, la ressemblance entre les deux frères ? Le circuit à accomplir est épuisant : Modeste et Raphaël se relayeront discrètement et la victoire est acquise. Empêtré dans ses mensonges, Modeste ne peut reculer; contraint à jouer un double jeu, il choque Aline, s'attire la haine de son rival le coureur Musse et les soupçons d'un autre constructeur, M. Sisque et se voit propulsé dans un curieux engin. Le pauvre garçon, poursuit le marathon jusqu'aux limites de l'épuisement, déjouant avec innocence les pièges tendus par les autres concurrents et finit par gagner l'épreuve qui s'achève d'ailleurs dans un climat d'apocalypse : le président du marathon, M. Brick, n'ayant pas réglé l'entrepreneur. Au milieu de la débâcle, Modeste arrive à révéler sa supercherie à Aline qui ne pense qu'à lui pardonner.

       
    1940 Le grand élan
       
       
    1941 L'enfer des anges
      Dans un quartier déshérité du Paris de 1939, quelques échantillons d'une faune spéciale gravitent autour d'un couple d'adolescents. Lucien est le rejeton souffre-douleur d'un ouvrier alcoolique, remarié à une mégère; blessé grièvement et abandonné, il est recueilli par Lucette, elle-même traumatisée moralement.

    Les comparses sont inquiétants, aussi bien Max, visqueux trafiquant de drogue, que le philatéliste Petitot, un peu trop aimable pour les jeunes garçons, aussi bien le patron du bistrot qui joue les indicateurs, que la bande de gamins abandonnés à eux-mêmes.

    Il faudra toute l'énergie d'un chômeur, Jean Balard, pour surmonter l'adversité, sauver Lucette du suicide, protéger Lucien, et remettre les gosses sur le droit chemin. Sous l'œil attendri du clochard La Loupe, qui attend toujours des journées meilleures.

       
    1941 Premier bal
      Au Pays Basque, dans les environs de Saint-Jean-de-Luz, un vieil inventeur farfelu, M. Noblet, vit avec ses deux filles, Danielle et Nicole. La première est une coquette, qui ne pense qu’à sa toilette, la seconde une sauvageonne, proche de la nature et des animaux. Ernest Vilar, un jeune et timide vétérinaire des environs, aime en secret cette dernière mais n’ose se déclarer. Noblet, atteint d’une crise de goutte, est soigné par Jean de Lormel, médecin à Paris, actuellement en vacances chez son père, un proche de la famille. Jean devient l’ami des deux sœurs. Lors d’un bal auquel tous trois se retrouvent, Ernest, esseulé, faisant tapisserie, Nicole se rend compte qu’elle est éprise de Jean, mais Danielle l’accapare et lui offre le mariage.

    Le lendemain, Lormel père vient faire la demande officielle chez les Noblet… mais il a oublié de laquelle des deux filles il doit solliciter la main ! Nicole se croit l’élue.

    Quand elle comprend son erreur, elle ressent un vif chagrin. Danielle épouse Jean. Le couple va s’installer à Paris. Mais le ménage bat vite de l’aile, malgré la naissance d’une petite fille. Jean, délaissé, se console avec sa belle-sœur, qui croit tenir sa chance.

    Un soir, on apporte un télégramme : le père Noblet est mourant. Nicole accourt à son chevet. Le vieil homme a compris qu’elle aimait Jean et souhaite qu’elle se remarie avec lui. Mais Danielle, repentante, emporte à nouveau la palme et réintègre le domicile conjugal. Déçue, Nicole ira se consoler avec le fidèle Ernest, qui attendait son heure.

       
    1941 L'assassinat du Père Noël

    Avec : Harry Baur (Gaspard Cornusse), Renée Faure (Catherine Cornusse), Marie-Hélène Dasté (La mère Michel), Raymond Rouleau (Le baron Roland de la Faille), Robert Le Vigan (Léon Villard, le maître d'école (sous le nom Le Vigan)), Fernand Ledoux (Noirgoutte, le maire), Jean Brochard (Ricomet), Jean Parédès (Kappel, le sacristain). 1h45.

    En Savoie, tout un village blotti dans la neige vit dans les préparatifs de Noël, notamment le père Cornusse, qui fabrique des globes terrestres et conte des histoires. L'imagination de Cornusse est débordante. À côté de lui, cousant des robes de poupées, rêve sa fille, Catherine. Celle-ci cache un secret : l'amour qui la lie au jeune baron, personnage mystérieux, qui intrigue les villageois par son passé de voyageur et par sa main droite dissimulée sous un gant. Un bruit court qu'il est lépreux, propagé par Villard, l'instituteur, qui soupire vainement pour Catherine.

    Comme tous les ans, Cornusse se costume en père Noël. L'idée lui vient de passer au château, où il trouve Catherine essayant d'extraordinaires robes anciennes que lui offre le baron pour le bal de l'auberge. Catherine se sauve, le baron achève de griser Cornusse, revêt sa houppelande, et laissant le bonhomme endormi, va retrouver Catherine.

    Or, l'église du village possède un trésor: l'anneau de Saint-Nicolas, diamants de grande valeur. Le père Noël monte la garde près de la crèche, ce qui n'empêche pas qu'on subtilise le joyau, que le père Noël disparaisse et qu'on le découvre peu après, assassiné. Ce n'est ni Cornusse, ni le baron, mais un inconnu dont le complice se cache parmi les villageois.

    Les gendarmes arrivent enfin, heureux d'avoir mis la main sur Ricomet, le pharmacien, moins blanc que la neige de cette histoire. Tout se calme, le bonheur de Catherine et du baron peut s'épanouir en pleine lumière. Remis de ses émotions et redevenu pour la circonstance Père Noël, Cornusse va offrir solennellement à un petit malade le plus beau globe terrestre qu'il a pu trouver.

     

       
    1942 La symphonie fantastique
      A Paris, vers 1825, Hector Berlioz délaisse ses études médicales pour la musique. Amoureux d'une vedette de l'Odéon, Harriett Smithson, il compose pour elle " La symphonie fantastique". Il finit par épouser Harriett qui lui donne un fils: Louis. Mais Berlioz va d'échecs en échecs. Il se sépare d'Harriett et retrouve une ancienne artiste qui l'a toujours aimé: Marie Martin. Il continue à composer...
       
    1943 Voyage sans espoir
     

    Avec : Simone Renant (Marie-Ange), Jean Marais (Alain Ginestier), Paul Bernard (Pierre Gohelle), Lucien Coëdel (Philippe Dejanin), Jean Brochard (L'inspecteur Chapelin), Louis Salou (L'inspecteur Sorbier), Ky Duyen (Li-Fang). 1h29.

    Un bandit évadé, Pierre Gohelle, rencontre dans un train un jeune homme, Alain Ginestier, qui se dit directeur de banque, en instance de départ pour l’Amérique du Sud, avec 300 000 francs en poche. Gohelle décide de l’accompagner et lui donne rendez-vous au bar du port, le «Fortuny», où sa maîtresse, Marie-Ange, passe en vedette. Celle-ci est prête à faciliter l’embarquement du fuyard, à bord du cargo commandé par le capitaine Déjanin, qui est épris d’elle. Mais la police est sur les lieux, éveillant la méfiance de l’équipage qui exige une forte rémunération pour taire la présence à bord d’un passager clandestin. Gohelle pense pouvoir escroquer l’argent de Ginestier, d’autant que ce dernier est tombé amoureux de Marie-Ange.

    Écœuré par les manigances de son amant, la jeune femme déjoue la manœuvre, avec l’aide de Déjanin. Un vif affrontement oppose ce dernier à Gohelle, qui le tue. Marie-Ange est décidé à fuir avec Alain, mais le bandit s’interpose, vole le portefeuille de son rival et parvient à échapper aux policiers qui le traquent. C’est alors que le jeune homme avoue que, simple employé, il a lui-même volé l’argent à sa banque. Dans un élan de générosité, Marie-Ange lui permet d’échapper à la prison en récupérant le portefeuille des mains de Gohelle; celui-ci l’abat sur un quai de gare, alors qu’elle était venue faire ses adieux à Alain, parti remettre l’argent dans la caisse et qui restera ignorant de son sacrifice.

       
    1945 Carmen

    Avec : Viviane Romance (Carmen, la bohémienne), Jean Marais (Don José, brigadier des Dragons), Lucien Coëdel (Garcia), Julien Bertheau (Lucas, le matador). 2h04.

    Dans les rues de Séville, une discussion s'engage entre les soldats au sujet de Carmen, la maîtresse du lieutenant. Arrivé devant le palais, le brigadier Don José reçoit l'ordre de ne laisser entrer personne après la visite des cigarières. Surgit Carmen, qui toise Don José et le provoque en lui jetant une fleur. Le lendemain, à la fabrique de cigares, Carmen est traitée de "gitane" par une ouvrière dont elle taillade le visage. Don José arrête Carmen, mais celle-ci lui fausse compagnie en chemin.

    Dans la montagne, des contrebandiers conduits par leur chef, Garcia, sont prévenus que des carabiniers sont en embuscade. Après s'être débarrassés de la marchandise, ils se rendent dans la taverne de Lillas Pastia, qui donne à Garcia les clefs de la manufacture de tabac, volées par Carmen. Don José, dégradé, est mis sous les verrous. Carmen lui fait parvenir une lime cachée dans un pain et un mot doux lui donnant rendez-vous chez Pastia. Dans un cabaret, Carmen repousse les assiduités du lieutenant qui lui confie avoir fait libérer Don José. Aussitôt, elle rejoint le soldat et s'offre à lui. La nuit suivante, les contrebandiers veulent franchir les murs de la ville, gardés par Don José. Carmen, par un habile chantage affectif, obtient que Don José ferme les yeux.

    Après le cambriolage de la manufacture, le témoignage du gardien assommé a permis d'identifier Garcia-le-Borgne. L'armée prend donc d'assaut la taverne et le lieutenant arrête le Borgne. Le militaire se rend ensuite chez Carmen et y retrouve Don José. Dans le combat à l'épée qui suit, le lieutenant perd la vie. Cet acte condamne Don José à la désertion. Carmen, qui le manie à sa guise, l'entraîne avec elle dans le repaire des contrebandiers, dont le chef est Dancaïre. Devenu hors-la-loi par amour, Don José apprend que Carmen est mariée, selon la loi bohémienne, à Garcia-le-Borgne. Apprenant la condamnation à mort de ce dernier, un des leurs, Remendado, parvient à le faire évader. Ce retour attise la jalousie de Don José qui propose à Carmen de partir avec lui pour le Nouveau Monde. Elle s'y refuse et pousse Don José à tuer Garcia. Le forfait accompli, elle retrouve sa liberté et s'enfuit à Ronda, avec la ferme intention de reformer une bande. Elle y retrouve Pastia, devenu barbier, qui l'aide à trouver un passeport et rencontre Lucas, un torero, dont elle s'éprend. Désespéré, Don José ne peut accepter cette rupture. Après la mort de Lucas, tué dans l'arène, Carmen retrouve Don José dans la montagne pour lui avouer qu'elle ne l'aime plus. Dévoré de douleur, Don José la poignarde.

     

       
    1945 Boule de suif

    Avec : Micheline Presle (Elisabeth Rousset), Louis Salou (Lieutenant Fifi), Alfred Adam (Cornudet). 1h43.

    1870. Rouen est occupée par les Prussiens. Dans la diligence de Dieppe : des bourgeois, des aristocrates, des religieuses, un républicain, une prostituée, Élisabeth Rousset, dite "Boule-de-Suif" qui subit le mépris général, ce qui ne l'empêche pas de partager ses provisions....

       
    1945 Sortilèges
     

    Avec : Lucien Coëdel (Jean-Baptiste, le campanier), Fernand Ledoux (Fabret, le 'lièvre'), Renée Faure (Catherine Fabret), Madeleine Robinson (Marthe), Roger Pigaut (Pierre). 1h40.

    En pleines Cévennes, un marchand de chevaux, perdu dans une tempête de neige est sauvagement assassiné par le campanier, sorte de sorcier-jeteur de sort, qui lui vole son or. Il le partage avec Fabret, simple d'esprit, dont il convoite la fille. Celle-ci, Catherine, aime Pierre, le bûcheron qui dédaigne Marthe, la fille de l'aubergiste. Le cheval du mort erre dans la campagne, les paysans, habitants du village, en le poursuivant, découvrent le cadavre du marchand. Poussés par Marthe, ils accusent Fabret et veulent le lyncher, Pierre et Fabret accusent le campanier et Pierre part au secours de Catherine enlevée par le campanier qu'elle était allé voir. Pierre et le campanier se battent, Pierre a le dessus et rejoint Catherine mais le campanier, qui s'enfuyait, est tué à son tour par Fabret d'un coup de fronde.

       
    1946 Un revenant

    Avec : Louis Jouvet (Jean-Jacques Sauvage), Gaby Morlay (Genevieve Gonin), François Périer (François Nisard), Jean Brochard , Ludmilla Tchérina (Karina), Hélène Ronsard , Arthur Honegger (lui-même). 1h40.

    1946, un homme déambule, solitaire, dans les rues de Lyon. Après avoir accompli un pèlerinage dans l'appartement qu'il occupa jadis et qui vit sa jeunesse, il croise place Bellecour un bourgeois cossu, Edmond Gonin, qui, toutes affaires cessantes, se hâte de rejoindre son beau-frère Jérôme Nisard, pour lui apprendre l'effarante nouvelle : Jean-Jacques Sauvage est revenu à Lyon. Bien mieux, le voici, sur les talons d'Edmond.

    Autrefois, dans cette maison, une machination avait été ourdie contre lui, riche d'espérances mais pauvre matériellement, parce qu'il faisait la cour à Geneviève Nisard. Le guet-apens préparé, Jean-Jacques tomba dans le piège et, voulant rejoindre Geneviève, fut proprement descendu d'un coup de feu par Jérôme qui avait pris, soit disant, le visiteur nocturne pour un cambrioleur. Pendant que le pauvre amoureux se débattait entre la vie et la mort, on pressa le mariage de Geneviève et d'Edmond. Guéri, Jean-Jacques Sauvage, n'avait plus qu'à s'effacer. Il s'exila.

    Il revient dans sa ville natale, célèbre et adulé. Il dirige en effet une compagnie de ballet. Au théâtre se présente un jeune homme, désireux de lui proposer des maquettes de décors. C'est François Nisard, le fils de Jérôme. Jean-Jacques agit rapidement. En même temps qu'il précipite François, émerveillé de sa bonne fortune, dans les bras de la danseuse-étoile Karina, il reconquiert le coeur de Geneviève, ravie de ses rendez-vous clandestins et de la vie de théâtre qu'elle découvre avec émerveillement. La première du spectacle sera mouvementée. François qui a compris qu'il n'était qu'une amourette passagère pour Karina essaie de se suicider en se précipitant des cintres sur la scène.

    Paris attend Sauvage; toujours ironique et amer, il retrouve sur le quai de la gare Perrache une Geneviève confiante. En quelques mots, il l'humilie, la renvoie à son destin de Madame Gonin. Et, tandis que le train s'ébranle, emmenant aussi le tendre François qu'il n'a pas voulu abandonner, le " revenant " voit disparaître les fantômes de son passé.

     

       
    1948 La chartreuse de Parme

    Avec : Gérard Philipe (Fabrice del Dongo), María Casares (Duchesse Gina de San Severina), Louis Salou (Prince Ernest IV). 2h50.

    En 1821, après 3 ans d'études ecclésiastiques, Fabrice del Dongo revient à Parme rejoindre sa jolie tante la duchesse Sanseverina, qui tombe amoureuse de lui. Mais le jeune homme ignore ce sentiment et cherche ailleurs ses aventures galantes...

       
    1948 D'homme à hommes

    Avec : Jean-Louis Barrault (Henri Dunant), Bernard Blier (Coquillet), Hélène Perdrière (Elsa Kastner), Louis Seigner (Philibert Routorbe), Abel Jacquin (Meynier), Denis d'Inès (Général Dufour), Berthe Bovy (La mère de Dunant), Maurice Escande (Jérôme de Lormel), Jean Debucourt (Napoléon III). 1h36.

    Henri Dunant, colon suisse en Algérie, vient en Italie rencontrer Napoléon III, afin de lui présenter une supplique relative à l’irrigation de ses terres. Allant à la recherche de l’Empereur, il assiste à la bataille de Solférino. Ému par le sort atroce des blessés, il décide de se mettre à leur service. Avec l’aide de la riche Mme Kastner, il fonde une association de secours aux déshérités. Propagandiste infatigable, il obtient la création d’une société de secours international, fondée à Genève, la Croix-Rouge.

    Mais il a dilapidé, pour ses œuvres, des fonds qui ne lui appartenaient pas. Persécuté par son créancier, Routorbe, il est jugé et condamné. On lui demande de démissionner de la société qu’il a créée. Il tombe dans une grande misère.

    Il réapparaît au siège de Paris en 1870 où, comme à son habitude, il donne de sa personne pour aider les blessés. Brandissant le drapeau de son organisation, il fait cesser pendant quelques instants le tir des combattants, permettant ainsi à une barque de blessés de franchir en sécurité le fleuve. Puis il entre dans un hospice de vieillards où il apprendra qu’on lui a décerné le premier prix Nobel de la Paix, en cette année 1901.

       

    1949

    Singoalla
       
       

    1950

    Souvenirs perdus
      Le Bureau des Objets Trouvés, "Temple de la Distraction". Le film entreprend de raconter l'histoire de quatre de ces objets choisis parmi les plus inattendus.

    Premier sketch : Cette statue du dieu égyptien Osiris fut donnée en cadeau par Philippe à Florence. Après des années, il se sont revus et se sont remémorés, l'espace d'un soir, leur amour passé. Mais l'orgueil les a empêchés de s'avouer qu'ils s'aimaient toujours et qu'ils avaient raté leur vie...

    Second sketch : C'est un agent de police malchanceux qui a rapporté lui-même ce violon.

    Il lui avait été remis en cadeau par l'épicière dont il était amoureux, alors qu'il avait été évincé dans son cœur par UN chanteur de rue...

    Troisième sketch : Ce renard en fourrure servit à UN fou évadé d'un asile où l'avait fait enfermer sa famille, pour étrangler une jeune fille trop confiante et sans défense...

    Quatrième sketch : Cette couronne mortuaire, enfin, symbolise l'étrange aventure survenue à Jean-Pierre, fils de bonne famille, que son domestique Armand a fait passer pour mort afin d'éconduire Suzy, sa maîtresse encombrante et tapageuse...

     

       
    1951 Barbe-Bleue
      Veuf pour la sixième fois, le comte Amédée de Salfère, dit Barbe-Bleue, se met aussitôt en quête de sa septième femme. C'est la panique parmi les filles à marier, qui redoutent le châtelain, précédé d'une réputation de tyran et d'assassin. Seule, Aline, la fille de Faubergiste, ne craint pas Barbe-Bleue et pour le rencontrer, prend la place de la fille transie d'un chevalier, invitée au bal donné par le comte. Là, Barbe-Bleue la fait saisir, mais conquis par ses charmes, il vient dès le lendemain demander sa main. Le mariage une fois célébré, Barbe-Bleue se promet une nuit de noces inoubliable mais Aline a grand sommeil. Il lui raconte alors les meurtres de ses six précédentes épouses, sans réussir à l'effrayer. Aline lui réclame naïvement une berceuse et il s'endort Au matin, il est contraint de partir à la chasse pour respecter la tradition. Aline en profite pour fouiner et découvre les six épouses de BarbeBleue vivant entre elles en bonne compagnie. Comprenant qu'Aline a découvert son secret, le comte, sur les conseils de son majordome et afin de sauvegarder sa légende, décide cette fois d'en finir avec ses sept épouses. Aline, la première, est amenée au bourreau. Cependant, ses amis et sa soeur Anne, avertis du danger qu'elle court, ont préparé son évasion : Giglio, un jeune forgeron amoureux d'elle, l'enlève tandis que des hommes de l'empereur viennent arrêter le comte pour le meurtre de ses six épouses. Prouvant son innocence fortuite, Barbe-Bleue est seulement condamné au bannissement tandis que Giglio épouse à son tour Aline, ravie.
       
    1952 Fanfan la Tulipe

    Avec : Gérard Philipe (Fanfan La Tulipe), Gina Lollobrigida (Adeline La Franchise), Marcel Herrand (Louis XV). 1h42.

    Sous Louis XV, à l'époque de la guerre en dentelles. Fanfan, impénitent coureur de jupons, se voit contraint par ses concitoyens d'épouser sa dernière victime... Mais tandis qu'il attend le cortège nuptial, il se laisse séduire par les prédictions de la bohémienne Adeline (en réalité la fille du sergent recruteur La Franchise) et s'engage sur le champ....

       
    1952 Adorables créatures

    Avec : Daniel Gélin (André Noblet), Antonella Lualdi (Catherine), Danielle Darrieux (Christine), Martine Carol (Minouche), Edwige Feuillère (Denise Aubusson), Renée Faure (Alice), Georges Chamarat (Edmond, le père de Catherine), Daniel Lecourtois (Jacques). 1h50.

    André Noblet, dessinateur de mode, a une vie sentimentale agitée. Sa maîtresse Christiane, qu'il aimait d'un amour ardent, vient de rompre pour entamer avec son mari une nouvelle lune de miel. Dans un restaurant, André lie connaissance avec la charmante mais capricieuse Minouche, qu'il accompagne aux sports d'hiver. Mais, immobilisé par une blessure au pied, il est délaissé par sa nouvelle conquête qui lui préfère le très riche Gaston Le Bridel... Revenu à Paris, André séduit maintenant Denise Aubusson, une femme d'âge mûr appartenant à la haute société et qui trompe son ennui en patronnant d'innombrables oeuvres de bienfaisance. Denise a pris sous sa coupe Alice, une voleuse repentie qu'elle exhibe à toutes occasions, comme gage de sa charité naturelle. André connaît un nouvel amour passionné avec Denise sous l'oeil sarcastique d'Alice. Jusqu'au jour où la crise éclate entre les deux femmes : par jalousie et par vengeance, Alice fait comprendre à sa bienfaitrice l'énorme différence d'âge qui la sépare de son amant. Denise décide de rompre. Le coeur meurtri, André découvrira alors que Catherine, la fille de son voisin et ami Edmond, qu'il a connue toute petite, est devenue une ravissante jeune femme n'aspirant qu'au mariage...

       
    1953 Lucrèce Borgia

    Avec : Martine Carol (Lucrèce Borgia), Pedro Armendáriz (César Borgia), Valentine Tessier (Julie Farnese), Arnoldo Foà (Michelotto), Piéral (Le bouffon), Christian Marquand (Paolo (sous le nom Christian Marquant)), Tania Fédor (La dame d'atours), Jean d'Yd (le médecin), Maurice Ronet (Perotto). 2h00.

    En 1498, dans son palais de Rome, Lucrèce Borgia se prépare sans enthousiasme à son prochain mariage - voulu par son frère César -avec le duc d'Aragon, dont la famille règne sur Naples. Le soir du Carnaval, encouragée par son mage qui lui a prédit l'imminence du plus grand amour de sa vie, Lucrèce, masquée, se mêle à la foule turbulente des Romains. Elle fait la connaissance d'un séduisant inconnu auquel elle se donne. Le lendemain, elle a la surprise de découvrir, en la personne d'Alphonse d'Aragon, son amant de la nuit... D'abord scandalisé par la légèreté légendaire de celle qui est devenue son épouse, le duc découvre le caractère pervers de César Borgia, qui le convie à une chasse à courre dont le gibier est un ancien amant de Lucrèce, et comprend que la jeune femme fut toujours un jouet dans les mains de son frère. Quelques temps plus tard, César, qui a obtenu l'appui du roi de France Louis XII, juge l'alliance napolitaine inutile, mais a de nouveau besoin de Lucrèce pour l'unir à la famille d'Este, qui règne sur Ferrare. Après avoir vainement tenté d'empoisonner le duc, César ordonne à ses spadassins de l'assassiner. Grièvement blessé, Alphonse se réfugie dans les appartements de Lucrèce, qu'il croit complice du crime. Désespérée, Lucrèce veut se suicider, mais César empêche au dernier instant le geste fatal, tandis que le duc est étranglé. Lucrèce vivra pour servir de nouveau les noirs desseins de son frère.

     

       
    1954 Lysistrata
      Segment de Destinées, film qui donne à voir trois comportements de femmes devant la guerre.

    I/ Une Américaine, Elisabeth Whitefield fait un pèlerinage en Italie pour rapatrier le corps de son mari, Tony, tué en février 1944 par les Allemands. Sur place, elle apprend que, lors de sa dernière nuit, Tony fut l'amant d'Angela, une jeune paysanne, et qu'un enfant est né de cette brève union. Après bien des hésitations, Elisabeth repartira seule, laissant les restes de son mari près du fils qu'il n'a jamais connu.

    2/ En avril 1430, Jeanne d'Arc doute de sa mission. Dans une ferme fortifiée près de Compiègne, elle retrouve le capitaine Baretta, l'un de ses anciens compagnons d'armes qui confirme que ses soldats n'ont plus foi en elle. Dans la ferme, un enfant vient de mourir sans avoir été baptisé. Jeanne le ressuscite le temps de recevoir le baptême. Le miracle redonne confiance aux troupes de Jeanne qui repartent avec elle. Mais Jeanne sait désormais que ses jours sont comptés.

    3/ A Athènes, en 411 avant J.-C alors que la guerre avec Sparte s'éternise, Lysistrata prend la tête de ses concitoyennes et leur suggère de faire la grève de l'amour. Démoralisés, les Athéniens décident de conclure la paix avec Sparte

       
    1954 Madame du Barry

    Avec : Martine Carol (Jeanne Bécu, dite Rançon / Madame Du Barry), Daniel Ivernel (Jean du Barry), Gianna Maria Canale (Duchesse de Grammont), Jean Parédès (Lebel), Denis d'Inès (Cardinal Richelieu), Marguerite Pierry (Comtesse de Médarne), Isabelle Pia (Marie-Antoinette). 1h46.

    A la recherche d'une jeune beauté qui pourrait remplacer dans le coeur du roi Louis XV la Pompadour récemment décédée, le comte Jean Du Barry rencontre chez La Gourdan, célèbre entremetteuse, Jeanne Bécu, qui lui semble posséder tous les atouts nécessaires. Malgré l'hostilité du duc de Choiseul, qui voudrait favoriser sa soeur, la duchesse de Grammont. Du Barry, aidé du maréchal de Richelieu et de Lebel, " surintendant des plaisirs ", réussit à provoquer une rencontre entre Louis XV et Jeanne présentée comme une demoiselle " de Beauvernier". Reste à faire de cette roturière une dame de bonne famille pour satisfaire l'étiquette et Du Barry, déjà marié, n'a d'autre ressource que de lui faire épouser son frère Guillaume... Une fois la cérémonie accomplie, Du Barry ramène Jeanne à Versailles où, malgré les intrigues ourdies contre elle, elle ensoleillera les dernières années du roi vieillissant allant même jusqu'à provoquer la disgrâce et l'exil du duc de Choiseul dans ses terres de Chanteloup. Jeanne a fait la fortune de la famille du Barry mais, à la mort du roi, tout ce beau monde doit fuir la fureur des courtisans éconduits et retrouvant leurs privilèges dès l'accession au trône de Marie-Antoinette, qui fut toujours hostile à la favorite de son beau-père. Jeanne quine Versailles. Dix ans plus tard, elle sera guillotinée sous la Terreur.

       
    1955 Nana

    Avec : Martine Carol (Nana), Charles Boyer (Le comte Muffat), Jean Debucourt, Jacques Castelot, Walter Chiari, Paul Frankeur. 2h00.

    Vedette du Théâtre des Variétés, Nana, par sa conduite scandaleuse, bouleverse la vie mondaine de Paris. Pour elle, le banquier Steiner a abandonné son amie, la chanteuse Rose Mignon, et dilapidé sa fortune. Après lui, Nana devient la maîtresse du comte Muffat, le chambellan de l'Empereur Napoléon III...

       
    1956 Si tous les gars du monde

    Avec : André Valmy (Le Guellec), Jean Gaven (Jos), Marc Cassot (Marcel), Georges Poujouly (Benj), Doudou Babet (Mohammed), Hélène Perdrière (Christine Largeau), Claude Sylvain (Totoche), Jean-Louis Trintignant (Jean-Louis).1h50.

    L'équipage du chalutier "Lutèce" qui pêche en mer du Nord est en plein désarroi. L'un après l'autre, les matelots tombent malades. Seul l'Arabe Mohamed reste valide, aussi le second lui reproche-t-il violemment de jeter un sort à ses camarades. Le bateau est loin des côtes et la radio est en panne. Le patron Le Guellec a l'idée, à partir d'un poste amateur, d'émettre des messages. Sa tentative réussit. Un autre amateur, du Togo, capte l'appel et avertit aussitôt le médecin de la localité. Celui-ci diagnostique rapidement un empoisonnement provoqué par du jambon avarié. Fidèle à sa religion, Mohamed n'en a pas mangé, il n'est donc pas atteint. Il faut, au plus vite, se procurer un vaccin, sinon la mort peut survenir. Du Togo part un appel pour Paris. Appel entendu par la veuve d'un médecin colonial prévenue par un apprenti radio. Tous deux courent à l'Institut Pasteur, achètent le vaccin et se hâtent vers l'aéroport. Mais les compagnies aériennes, si elles peuvent emporter le médicament, sont incapables de le parachuter. Un nouveau radio amateur, allemand et aveugle de guerre, entre en jeu. Il apprend dans la nuit que le vaccin vole vers Berlin. À son tour, il alerte un aviateur américain qui se hasarde en zone russe, chez une hôtesse de l'air polonaise, pour trouver le précieux colis. À son tour, l'armée de l'air soviétique se charge de transmettre les remèdes à un avion danois qui les parachute. Le parachute tombe à l'eau, près du chalutier, et c'est Mohamed qui plonge, au début de la matinée, pour récupérer le colis qui doit sauver ses camarades. Le retour à Concarneau est triomphal. Le monde entier a suivi cette opération qui prouve à l'évidence que "Si tous les gars du monde voulaient se donner la main, tout autour de la terre, ils pourraient faire une ronde...".

       
    1957 Nathalie

    Avec : Martine Carol (Nathalie Princesse), Mischa Auer (Cyril Boran), Michel Piccoli (L'inspecteur Franck Marchal), Louis Seigner (Le commissaire Pipart), Lise Delamare (La Comtesse de Lancy), Jacques Dufilho (Simon le valet). 1h30.

    Mannequin dans la maison de couture de Cyril Boran, Nathalie Princesse est accusée d'avoir volé un clip de grande valeur appartenant à la comtesse de Lancy, durant la présentation de la dernière collection. Elle parvient aisément à se disculper, retrouve par inadvertance le bijou caché sous un siège et s'en empare. Son intention est d'aller le restituer elle-même à la comtesse dans son hôtel particulier de Neuilly. Mais celle-ci a été assassinée et Nathalie est enlevée par deux gangsters en auto qui la séquestrent dans une maison de banlieue. Nathalie se laisse convaincre par Coco, l'un de ses ravisseurs, de se rendre à un mystérieux rendez-vous dans un grand magasin où le clip devait servir de signe de reconnaissance. Elle entre ainsi en possession d'un petit paquet, puis elle ameute la police pour échapper aux gangsters. Au poste, elle téléphone à l'inspecteur Franck Marchal, qu'elle a rencontré dans la maison de couture au moment de l'enquête. et lui fait un rapport détaillé des événements : la "comtesse ", qui dirigeait une équipe de malfaiteurs, a été éliminée par le chef d'une bande rivale. Et Nathalie est en mesure de tendre un piège à l'assassin, qui tient à entre en possession du mystérieux paquet contenant des diamants volés. Le soir, chez elle, Nathalie se trouve face à face avec Cyril Boran venu récupérer les bijoux. Grâce à l'astuce de la jeune femme, force restera à la loi.

       
    1958 La loi c'est la loi

    (La Legge è legge). Avec : Totò (Giuseppe La Paglia), Fernandel (Ferdinand Pastorelli), Nino Besozzi (Il Maresciallo), Noël Roquevert (Le gendarme Malandain), Leda Gloria (Antonietta), Nathalie Nerval (Hélène Pastorelli), Luciano Marin (Mario). 1h35.

    A la suite d'une curieuse délimitation frontalière, le petit village d'Assola se trouve moitié en territoire italien, moitié en territoire français. Douanier français, Ferdinand Pastorelli a pour mission de faire respecter la loi. Discipliné et incorruptible, il traque sans répit son vieil ami d'enfance Giuseppe La Paglia, un contrebandier italien rusé. Les deux hommes sont d'autant plus liés que Giuseppe a épousé Antonietta, la première femme de Ferdinand, qui, lui depuis, a épousé Hélène. Ferdinand réussit enfin à coincer son vieux rival, mais celui-ci révèle que Ferdinand est en réalité de nationalité italienne. En effet, la fantaisie de ce tracé des frontières fait que le douanier Ferdinand Pastorelli, qui a été déclaré à la mairie française, se trouvait à sa naissance, dans une pièce alors située en Italie. Giuseppe abuse de la situation pour empêcher le douanier de l'arrêter. Ferdinand, doit donc à présent, régulariser sa situation. Il est alors immédiatement exclu de sa propre administration qui l'accuse d'avoir porté son uniforme illégalement, et passe pour bigame. De plus, le pauvre douanier se voit accusé de désertion par les Italiens et, les Français le rejetant, le voici apatride et sans naissance légale. Pourchassé dans la montagne, ce sera Giuseppe qui, par une nouvelle malice, le tirera de ce mauvais pas.

       
    1959 Babette s'en va-t-en guerre

    Avec : Brigitte Bardot (Babette), Jacques Charrier (Gerard), Ronald Howard (Fitzpatrick), Michael Cramer (Heinrich), René Havard (Louis), Mona Goya (Mme Fernande). 1h46.

    Juin 1940. Babette, jeune et naïve serveuse de restaurant au chômage, est recommandée par un ami peu délicat à la patronne d'une maison de plaisir du Tréport. Devant la menace allemande, Babette et les pensionnaires sont évacuées vers l'Angleterre.

    À Londres, elle rencontre le beau lieutenant Gérard de Crécy, qui la fait engager comme femme de ménage au Quartier Général de la France Libre. Le major Fitzpatrick, officier de renseignement britannique, remarque son étrange ressemblance avec Hilda, l'ex-maîtresse du responsable allemand du débarquement en Angleterre, le général von Arenberg. Après un entraînement intensif, elle est parachutée en France avec Gérard afin d'enlever le général.

    Après de multiples aventures, elle se fait engager par Schulz, chef de la Gestapo, pour surveiller von Arenberg. Celui-ci ne tarde pas à remarquer Babette, dont la présence évoque tant de souvenirs... Malgré la Gestapo et... la Résistance, Babette réussira sa mission. À Londres, tandis que leurs supérieurs seront décorés, Babette et Gérard connaîtront le bonheur.

     
    1960 Le divorce

    Segment de La Française et l'amour. Avec : Annie Girardot, François Périer, Jean Poiret, Michel Serrault, Denise Grey, Francis Blanche.

    L'ennui naissant un jour de l'uniformité, un couple de dix ans décide de se séparer. Mais l'amitié restera vivace. C'est compter sans la loi, la famille, les amis qui achèvent de brouiller les cartes et de briser un ménage.

       
    1962 Madame Sans-Gêne
       
       
    1963 Les bonnes causes

    Avec : Marina Vlady (Catherine Dupré), Bourvil (Gaudet), Virna Lisi (Gina Bianchi), Pierre Brasseur (Charles Cassidi), Umberto Orsini (Philliet), Mony Dalmès , Jacques Monod (Le procureur), Jacques Mauclair (Georges Boisset), Jean-Loup Philippe , Robert Vidalin (Le président). 1h58.

    Catherine Dupré, dont le mari Paul est cardiaque, vient de commettre un crime parfait : elle a déposé une ampoule de poison dans la boîte de piqûres d'Héparine que l'infirmière Gina Bianchi administre tous les soirs à son patient. Puis, pour mettre toutes les chances de son côté, elle fait mine de surprendre la jeune femme alors qu'elle vient de faire la piqûre fatale et appelle son avocat Maître Cassidi, dont elle fut un jour la maîtresse. Vedette du barreau parisien, l'avocat n'a aucune peine à faire inculper l'infirmière, d'autant plus que son patient en a fait son héritière légitime Tout cela n'est pas du goût du juge Albert Gaudet, qui croit fermement à l'innocence de Gina, mais, habilement conseillée par Maître Cassidi, Catherine accable l'infirmière et le juge est contraint d'inculper la jeune femme. Avec l'aide du jeune avocat Philliet, Gaudet tente vainement de faire disculper Gina, puis demande à être dessaisi du dossier tandis que Cassidi redevient l'amant de Catherine.

    Au procès repris par un collègue, Gaudet, venu déposer, ne parvient pas à convaincre les jurés de l'innocence de l'inculpée. Gina est condamnée. C'est alors que Catherine, qui n'a plus besoin de Cassidi, le quitte pour un amant de la première heure. Furieux. l'avocat se jure de faire innocenter l'infirmière.

       
    1964 La tulipe noire

    Avec : Alain Delon (Julien et Guillaume de Saint Preux), Virna Lisi (Caroline Plantin), Adolfo Marsillach (Le Baron La Mouche). 1h40.

    Juin 1789. Alors que la Révolution gronde dans toute la France, les nobles d'une province du Roussillon se voient régulièrement dépouillés de leurs biens - au nom du peuple - par un justicier masqué qui signe ses forfaits : la Tulipe Noire....

       
    1964 Le repas des fauves

    Avec : Francis Blanche (Francis), Antonella Lualdi (Francoise), Claude Nicot (Victor), Dominique Paturel (Jean-Louis), Claude Rich (Claude), France Anglade (Sophie), Boy Gobert (Kaubach). 1h39.

    1942, une ville française sous l’Occupation. Le libraire Bachelin reçoit, à l’occasion de l’anniversaire de sa jeune femme Sophie. Alors que Victor Bachelin, d’un naturel timoré et vantard, découvre qu’un voisin juif s’est caché dans sa cave pour échapper à une rafle, hôte bien encombrant dont il tait la présence, les dîneurs arrivent : le docteur Marcillac, pour qui Pétain est un patriote ; Claude Salmon, professeur de philosophie lucide et désabusé, Françoise, anti-nazie, dont le mari, qu’elle n’aime plus, est prisonnier ; Jean-Louis, rendu aveugle par une blessure de guerre, et le jovial Mangicol, oncle de Sophie, venu sans être invité, un affairiste qui travaille sans états d’âme avec l’occupant et l’escroque, par esprit de… résistance. On évitera donc de parler politique ! Dès la terrine de canard, des coups de feu éclatent : deux Allemands sont tués devant l’immeuble. Le S.S. Kaubach prévient : si on ne retrouve pas les coupables, deux otages par appartement seront fusillés. Et il charge les dîneurs de désigner eux-mêmes les leurs.
    Tergiversations, coups bas, mauvaise foi, éclair de lucidité et absence de dignité ; chacun révèle son caractère et essaie de sauver sa peau, en trouvant de bonnes raisons à ce que d’autres se sacrifient. Le docteur tente de fuir pour prévenir un colonel allemand de ses amis, sans succès. Mangicol suggère de livrer le professeur (« Salmon, il serait pas un peu juif sur les bords ? ») ou l’aveugle ; Bachelin prétexte que sa femme est enceinte et, donc, qu’il est futur soutien de famille ; Salmon pense un temps à se sacrifier (« Un philosophe ne sert à rien ! »). Pourquoi Sophie n’irait-elle pas s’offrir à l’Allemand pour les sauver tous ? Bachelin se récrie mais elle accepte, « pour dépanner » comme elle dit, et c’est un échec… Après quelques autres bassesses et une attaque aérienne des alliés, Kaubach oblige l’aveugle à désigner les otages du bout de sa canne blanche. Les deux élus, le docteur et Mangicol, n’en mènent pas large. Mais le S.S. avoue que c’était une épreuve, on a trouvé les coupables, tous sont libres et peuvent passer à table. Bon appétit !

       
    1965 Le gentleman de Cocody
     

    Avec : Jean Marais (Jean-Luc Hervé de la Tommeraye), Liselotte Pulver (Mlle Dumont-Leterrier, dite Baby, la savante), Philippe Clay (Renaud Lefranc), Nancy Holloway (Nancy), Maria Grazia Buccella (Angelina), Jacques Morel (Rouffignac), Robert Dalban (Pépé). 1h24.

       
    1965 Guerre secrète
     

    (The Dirty Game). Avec : Henry Fonda (Dimitri Koulov), Robert Ryan (Général Bruce), Vittorio Gassman (Perego/Ferrari, un français), Annie Girardot (Suzette/Monique, une française), Bourvil (Lalande), Robert Hossein (Dupont). 2h00.

    Fuyant la zone Est de Berlin, un colonel a d'importantes révelations à faire. Il se confesse à un agent double, un prince Russe qui, à l'origine était engagé par les américains. Son message bien qu'enregistré est effacé et le seul indice est : 'Opera n°3' écrit sur un miroir

       
    1966 La seconde vérité
       
       
    1966 Le Saint prend l'affût

    Avec : Jean Marais (Simon Templar), Raffaella Carrà (Madame Anita Pavone), Jess Hahn (Hoppy Uniatz), Jean Yanne (Mueller-Strasse), Danièle Evenou (Sophie Chartier), Nerio Bernardi , Sylvain (Hans). 1h30.

    Afin de subvenir aux besoins de sa fille, un escroc joue les agents doubles et livre des informations aux services secrets allemand et américain. Mais les informations s'avèrent fausses et l'escroc demande l'aide de Simon Templar pour le sortir d'embarras.

       
    1967 Deux billets pour Mexico
       
       
    1968 Les amours de Lady Hamilton
       
       
    1969 S.O.S. fréquence 17
      Série TV : Les menottes, Objet volant non identifié, Chien à abattre
       
    1971 Omer Pacha
      Série TV
       
    1971 Les pétroleuses

    Avec : Brigitte Bardot (Louise), Claudia Cardinale (Marie), Michael J. Pollard (le Sheriff), Patty Shepard (Little Rain), Micheline Presle (Tante Amelie), Henry Czarniak , Georges Beller (Marc), Teresa Gimpera (Caroline), Cris Huerta , Emma Cohen (Virginie). 1h45.

    Après avoir attaqué un train et dépouillé Doc Miller de ses titres de propriété, Louise, "Frenchie King". chef de la bande formée avec ses quatre soeurs, décide de se ranger en prenant possession du ranch de Little P.. à Bougival Junction, à la place de Doc Miller. Leur arrivée fait sensation mais se heurte à l'hostilité de Maria Sarrazin qui, forte de son ascendant sur le shérif, exige de lui qu'il les chasse de la ville. Elle a en effet découvert dans la sacoche abandonnée par Doc Miller, le plan d'une concession de pétrole à cet emplacement. Or, Maria tient sous sa coupe ses quatre frères, qui ne sont pas indifférents au charme des soeurs King. Pendant la fête de la ville, Louise ordonne à ces dernières d'enlever les garçons et de les séquestrer - ce qu'elles font avec joie ! - afin qu'ils avouent pourquoi Maria tient tant à ce ranch. Après la fête, Maria et Louise - qui propose d'échanger le pétrole contre les garçons - engagent un terrible combat à mains nues dont aucune ne sort victorieuse. Sur ce, Doc Miller réapparaît et fait arrêter tout ce petit monde, à l'exception des deux chefs, qui profitent de la mêlée générale pour s'enfuir, Tandis que les quatre soeurs et les quatre frères se marient, menottes aux poignets, Louise et Maria s'associent enfin pour libérer les prisonniers. Réunis, "Frenchie King", le Cavalier Blanc - alias Maria - et leur bande chevauchent vers de nouvelles aventures.

       
    1972 Les évasions célèbres
     

    L'évasion du duc de Beaufort, Le joueur d'échecs

       
    1973 Arpad le tzigane
      Série TV
       
    1974 À vous de jouer Milord
      Série TV
       
    1975 Jo Gaillard
      série TV
       

    1975

    Docteur Justice
       
       

    1977

    La vie parisienne
       
       
    1980 Opération trafics
      T.I.R., W comme Watteau, La sainte famille, La bataille de l'or, drôle de pastis
       
    1981 Société Amoureuse à Responsabilité Limitée
       
       
    1983 L'homme de Suez
      TV mini-series
       
    1985 Carné, l'homme à la caméra
       
       
       
       
       
       
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