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    Viggo Mortensen:

     

    Viggo Mortensen, né Viggo Peter Mortensen le 20 octobre 1958 à New York, est un acteur, poète, musicien, photographe, peintre et éditeur américano-danois.

     

    .Sa biographie

    D'origine danoise par son père et américaine par sa mère, le jeune Viggo Mortensen passe son enfance entre le Venezuela, l'Argentine et le Danemark.
     
     
    Agé de 11 ans lorsque ses parents divorcent, il part à New York avec sa mère et ses deux frères.
     
     
    Marqué par la performance des comédiens de Voyage au bout de l'enfer, il suit une formation d'acteur sous la direction de Warren Robertson et fait ses débuts sur les planches en 1982. 
     

    Viggo Mortensen — Wikipédia:

    Après une première expérience au cinéma avec Woody Allen 
    pour La Rose pourpre du Caire (ses scènes seront coupées au montage),
    il apparaît à l'écran en amish dans Witness de Peter Weir, en 1985.
     
     
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    Enchaînant ensuite les films de genre
    il est choisi par Sean Penn pour incarner un homme violent,
    hanté par la guerre du Vietnam, dans The Indian Runner en 1991.
     
     
     
     
     
    RENCONTRE

    Viggo Mortensen : « Il faut vivre ses contradictions »

    Le succès du Seigneur des anneaux a permis à l'acteur, poète à ses heures perdues, de financer sa propre maison d'édition. Il joue aujourd'hui dans une adaptation de Camus.

    Fidèle lecteur d'Albert Camus, l'acteur Viggo Mortensen joue dans le deuxième film du réalisateur français David Oelhoffen,Loin des hommes, que sa société de production Perceval Pictures a également coproduit. Un film librement adapté de « L'hôte », une nouvelle méconnue de Camus, tirée du recueilL'Exil et le Royaume (1957), dernier livre paru de son vivant. En 1954, l'instituteur Daru vit reclus dans une école de l'Atlas algérien. L'agitation gagne les campagnes, il reçoit l'ordre des gendarmes de conduire à la ville un paysan pour qu'il y soit jugé. Celui-ci a tué son cousin d'un coup de serpe. Daru finit par se résoudre à amener son prisonnier, Mohamed (interprété par Reda Kateb). Les deux hommes, poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang, sont inexorablement liés l'un à l'autre. Daru sait qu'emmener Mohamed à son procès le condamne à une mort certaine. En a-t-il le droit, la volonté ? Quand il ne tourne pas, Viggo Mortensen dirige Perceval Press, une maison d'édition indépendante qu'il a fondée.

    Vous avez interprété au cinéma beaucoup de héros d'oeuvres littéraires. Parmi les plus connus, citons Aragorn dans Le Seigneur des anneaux, de Peter Jackson, ou Old Bull Lee, avatar de William Burroughs dans Sur la route, de Walter Salles. Quelle est votre proximité avec Camus ?

    VIGGO MORTENSEN. J'admire depuis longtemps l'oeuvre de Camus, homme libre qui n'avait pas peur de se tromper et d'apprendre de l'autre. J'ai grandi en Argentine et j'ai commencé à lire les traductions de L'Étranger, de La Peste et de Caligula.Quand j'habitais au nord de l'État de New York, près de la frontière canadienne, j'ai appris le français, ce qui m'a permis de découvrir dans le texte original Les Justes, La Chute, L'Exil et le Royaume. David Oelhoffen a réussi une adaptation très fidèle à la philosophie de Camus, j'ai tout de suite été séduit par son scénario.

    L'instituteur Daru vit comme un moine, un seigneur solitaire. Comment vous êtes-vous préparé à ce rôle ?

    Un seigneur ? Ça... je ne sais pas ! Mais solitaire, certainement. D'où le titre que David Oelhoffen a choisi. J'aime la solitude ; j'en ai souvent besoin. Le silence et la solitude sont nécessaires pour mon travail, comme comédien, éditeur et écrivain. Je crois aussi qu'il y a des moments dans la vie qui demandent de faire des choix. Un extrait d'un poème attribué à Tahar Djaout (1) me revient : « Le silence, c'est la mort/ Tu parles, tu meurs/ Tu te tais, tu meurs/ Alors dis et meurs. »

    Me glisser dans la peau de Daru représentait un défi. En Algérie, j'ai d'abord appris l'arabe.

    La correspondance de Camus avec Char, Noces et les biographies m'ont aussi aidé à comprendre l'univers culturel du film. Quand j'interprétais un homme de main de la mafia russe à Londres dans Les Promesses de l'ombre, de David Cronenberg, je me ressourçais dans les livres d'Ossip Mandelstam, d'Anna Akhmatova, de Marina Tsvetaeva.

    On a reproché à Camus sa position morale, de ne pas choisir son camp.

    Camus répondait : « Ma patrie, c'est la langue française. », et non : « La patrie, c'est la France ou l'Algérie. »

    Dans La Chute, il avait écrit : « Il est plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre. »

     

    Voilà le sujet de Loin des hommes. Si on veut la paix, la liberté, la justice, il faut apprendre à vivre ses contradictions. Daru est pour moi une incarnation de Camus. La figure de l'instituteur est très importante pour lui. Son discours prononcé lors de la remise de son Nobel, le 10 décembre 1957, il l'a dédié à Louis Germain, son instituteur.

    En 2002, vous avez créé Perceval Press, une maison de littérature qui édite des ouvrages de poésie, de philosophie, d'histoire, de photos...

    Pendant les années 1990, j'ai composé deux recueils de poèmes, que j'ai ensuite réussi à publier, et un catalogue de mes peintures et de mes photos exposées dans une galerie de Los Angeles. Je m'étais dit qu'un jour, si je le pouvais, je serais éditeur pour publier les livres et les auteurs que j'aime. Le Seigneur des anneaux a été ma chanceLe succès de la trilogie m'a permis de travailler avec d'autres réalisateurs et de gagner de l'argent, que j'ai investi dans Perceval Press. Au début, environ cinq ou six livres paraissaient chaque année, maintenant trois en moyenne plus les réimpressions. Depuis le début de cette aventure, je vis à Madrid. Entouré d'un graphiste et d'une personne chargée des ventes, je supervise toutes les étapes de l'édition.

    Pourquoi ce nom de Perceval ?

    Un épisode de la légende arthurienne m'a marqué. Quand Perceval et ses compagnons de la Table ronde s'arrêtent à l'entrée de la forêt, ils décident que chacun ira chercher son chemin. De manière symbolique, chaque personne, chaque artiste doit être lui-même pour trouver son chemin. On peut y parvenir chez soi, dans une forêt, ou dans le désert de Loin des hommes...

    Écrire un bon poème exige de la discipline, de la discrétion et de la précision. Je pars souvent de situations de la vie quotidienne. Un jour, à Téhéran, j'aperçois un autobus de tourisme garé en face de mon hôtel. Le nom inscrit sur le flanc du bus, I forget you forever, m'intrigue. N'est-ce pas un nom étrange, pour une compagnie de transports ? Il est devenu le titre d'un de mes livres de poèmes et de photos de voyage... Fin février, il y aura une lecture de mes poèmes à Barcelone, et je m'apprête à sortir une anthologie de la nouvelle poésie argentine.

    Par Olivier Cariguel
     
     
     
     Viggo Mortensen:
     
     
     
    Tous deux seront d'ailleurs à l'affiche de L'Impasse de De Palma (1994), dans lequel Mortensen campe un gangster en fauteuil roulant. 
     


    S'il continue, au milieu des années 90, de multiplier films d'action
     
    (A armes égales de Ridley Scott en 1997) et thrillers (Meurtre parfait de Andrew Davis), l'acteur à la belle gueule, poète, photographe et peintre à ses heures, travaille également avec Jane Campion (Portrait de femme) et Gus Van Sant 
     
    (le très arty Psycho en 1998).
     
     
    Viggo Mortensen, né Viggo Peter Mortensen le 20 octobre 1958 à New York, est un acteur, poète, musicien, photographe, peintre et éditeur américano-danois.:
     
     
     
    En 2001, il connaît une consécration internationale en devenant Aragorn, l'un des piliers du Seigneur des anneaux, la trilogie à succès de Peter Jackson
     


    Viggo Mortensen:
     
     
     
     
    Reparti à l'aventure en 2004 à l'occasion de l'épique Hidalgo, le charismatique Mortensen plonge ensuite dans l'univers bien plus trouble de David Cronenberg pour y livrer deux de ses plus saisissantes compositions :
     
    tranquille père de famille confronté à ses démons dans le dérangeant 
     
     
    il campe un homme de main de la mafia russe de Londres
    dans Les Promesses de l'ombre (2007).
     
     
     
     
     
    Bras droit énigmatique d'Ed Harris dans le western Appaloosa (2008), valeureux Capitaine Alatriste, cet adepte des expériences hors-normes traverse en 2009 les paysages post-apocalyptiques de La Route,
     
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    adaptation par John Hillcoat du best-seller de Cormac McCarthy


    Il entame la nouvelle décennie en se glissant dans la peau de Sigmund Freud pour le compte de David Cronenberg via Dangerous Method, aux côtés du très à la mode Michael Fassbender
     
    Par la suite, Viggo Mortensen incarne le mystérieux et inquiétant Chester MacFarland dans The Two Faces Of January (2014), ce qui lui permet de découvrir la richesse culturelle inhérente à la Grèce où l'intrigue du film se situe. 
     
    Viggo Mortensen:
     
     
    Particulièrement doué pour les langues, le comédien prouve une fois de plus son talent en incarnant, en français, Daru, dans Loin des hommes (2015).
    Sept ans après Appaloosa, il revient au western avec Jauja.
     
     
     
     
     
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    ROMAIN GARY

     

     

    Roman Kacew (1914-1980) dit Romain Gary, Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat et Emile Ajar.

     

     

    «J'éprouve parfois le besoin de changer d'identité, l'espace d'un livre»
    Romain Gary

    "Roman Kacew (1914-1980) a joué des pseudonymes au point d'obtenir deux fois le prix Goncourt.
    En 1956 pour Les Racines du Ciel, sous le nom de Romain Gary et en 1975 pour La Vie devant Soi,

    sous le nom d'Emile Ajar"
    Frédéric Fabre

     

     

    Le 8 mai 1914 :

     

     

    Roman Kacew naît à Vilnius en Lituanie dans une famille juive.

     

    Son père Arieh Leib Kacew est le deuxième époux de sa mère Mina Owczynska.

    Sa mère est actrice.

     

     

    Son père est combattant durant la Première Guerre mondiale.

     

    1925 : Son père quitte son épouse pour vivre avec une autre femme, avec qui il aura deux enfants.

     

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    Tous les quatre sont morts exterminés pendant la Seconde Guerre mondiale.

     

    Sa mère,  après avoir divorcé, vit quelques temps chez ses parents avec son fils, à Sweciany (Švenčionys), puis s'installe avec son fils dans sa famille à Varsovie.

     

     

    1928: Il arrive avec sa mère à Nice, dans un climat d'antisémitisme et de xénophobie croissant dans la France des années 1930. Sa mère prend la direction d'un hôtel respectable, l'hôtel-pension Mermonts situé boulevard Carlonne, au n° 7 de l'actuel boulevard François-Grosso, au carrefour de la rue Dante.

     

     

    1928-1932: Romain fait des études convenables au lycée de Nice. Il se distingue essentiellement par des prix de composition française, obtenus en 1931 et 1932.

     

    Dans les autres matières, excepté l'allemand qu'il parle et écrit très correctement, il est faible.

     

     

    1933: Il séjourne à Aix-en-Provence.

    1934: Romain Kacew "monte à Paris faire son droit".

     

     

    1935: Il est naturalisé français et en parallèle avec ses études de droit, il suit une préparation militaire. Il publie l'Orage et une petite femme dans Gringoire sous le nom de Romain Kacew.

     

     

    1937: Il publie le Vin des Morts dans Gringoire sous le nom de Romain Kacew.

     

     

    1938: Il obtient péniblement sa licence. Il révise au petit jour et passe l'essentiel de son temps à écrire pour publier ses premières nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire qui s'oriente ensuite à l'extrême-droite.

     

    Romain Gary renonce  à publier dans le journal qui affiche des idées fascistes et antisémites.

     

    Il est affecté dans l'aviation comme élève observateur à Salon-de-Provence.

     

     

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    1940: En juin, il est à Bordeaux. Il s'évade en avion jusqu'à Alger, se rend à Casablanca où un cargo britannique l'emmène à Glascow.

     

     

     

    Il s'engage aussitôt dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL).

     

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    1941: Il sert au Moyen-Orient, en Lybie et à Koufra.

     

    1942: Il est en Abyssinie puis en Syrie où il contracte le typhus.

     

    Après sa convalescence, il sert dans la défense côtière de la Palestine où il participe à l'attaque d'un sous-marin.

    1943: Il est rattaché en Grande Bretagne au Groupe de bombardement Lorraine.

     

     

     

     

     

     

    Romain Kacew choisit comme pseudonyme le nom de Gary qui signifie "brûle !" en russe.

     

    Il est alors affecté à la destruction des bases de lancement des V1.

     

     

    1944:  Le 25 janvier, le lieutenant Gary se distingue alors

    qu'il commande une formation de six appareils.

     

     

     

    Il est blessé et son pilote Arnaud Langer est aveuglé mais il peut guider ce dernier, diriger et réussir le bombardement et ramener son escadrille à sa base.

     

     

    Romain Gary 

     

     

    Il effectue sur le front de l'Ouest plus de 25 missions, totalisant plus de 65 heures de vol de guerre.

     

    Il obtient deux citations à la croix de guerre.

     

     

    Il apprend la mort de sa mère décédée en 1941.

     

    Elle avait écrit 250 lettres qu'une amie envoyait pour qu'il ne se laisse pas mourir durant la guerre.

     

    Il publie son premier roman à Londres qui sera republié en France l'année suivante.

     

    Il épouse une femme de lettres britannique alors éditrice du magazine Vogue, Lesley Blanch.

     

     

    En novembre, il est fait compagnon de la Libération.

     

    Il reçoit aussi la médaille des blessés et la médaille de la résistance.

     

    1945-1951:  Il est nommé capitaine de réserve à la fin de la guerre.

     

    Il devient commandeur de la légion d'honneur et diplomate au service de la France.

     

    À ce titre, il séjourne en Bulgarie et en Suisse.

     

    1945: Il publie Education Européenne sous le nom de Romain Gary.

     

    Son roman reçoit le prix des critiques.

     

    1946: Il publie Tulipe sous le nom de Romain Gary.

     

    1949: Il publie Le Grand Vestiaire sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1952-1954: Il est nommé à New York à la Mission permanente

    de la France auprès des Nations unies.

     

     

    1952: Il publie Les Couleurs du Jour sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1955: Il est nommé à l'ambassade française de Bolivie.

    Il se sépare de Lesley Blanch mais ils ne divorcent pas.

    Ils gardent une sorte "d'amitié téléphonique".

     

     

    1956: Il reçoit le prix Goncourt pour son roman, Les Racines du Ciel une fresque de la vie coloniale en Afrique Equatoriale française publiée sous le nom de Romain Gary.

     

    Des  

    A sa parution, le roman Les racines du ciel, divise la critique et pose la question du style :

    Gary est-il ou n'est-il pas "un bon écrivain" ?

     

    Les avis sont partagés.

     

    Romain Gary connaît ses faiblesses mais ne laisse pas toujours à son éditeur le temps de "peigner " ses livres.

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    Dès qu'il l'a achevé, il faut que son roman paraisse, de toute urgence, même un peu en désordre et dans sa brutalité. Une deuxième édition des Racines du Ciel, après le Goncourt, élimine les plus grosses erreurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1957-1960: Il est nommé en qualité de consul général de France à Los Angeles, date à laquelle il se met en congé du ministère des Affaires étrangères.

     

     

     

     

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    1958: Il publie L'Homme à la Colombe sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi. L'Américain John Huston réalise Les Racines du ciel avec Trevor Howard, Errol Flynn, Juliette Gréco et Orson Welles. Le scénario est de Romain Gary lui-même.

     

     

     

    1960: Il publie La Promesse de l'Aube sous le nom de Romain Gary.

     

     Romain Gary

    LA PROMESSE DE L'AUBE
     
    La promesse de l'aube est une autobiographie retraçant la vie de Romain Gary, notamment sa relation avec sa mère. Le père est absent mais la mère possessive rêve d'un avenir grandiose pour son fils.
     
    La promesse de l'aube est surtout un roman sur l'amour maternel.
     
    Le récit se veut autobiographique, bien que certains passages tiennent plus de la fiction que du vécu, mais le véritable objet du livre n'est pas tant de retracer la vie de l'écrivain que de rendre hommage à sa mère.
     
     
     
     
     
    La mère de l'auteur est à ce titre le personnage principal du roman, c'est son amour et son ambition pour son fils qui vont le porter au-delà de tout ce qu'il aurait pu espérer pour lui-même (Gary mènera une carrière militaire et diplomatique sous les honneurs et est le seul écrivain à avoir reçu deux fois le prix Goncourt
    (un sous le pseudonyme d'Émile Ajar). 
     
    La troisième partie est consacrée aux années de guerre, il reçoit des lettres d’elle qui l’encouragent.
     
    Ayant rejoint l’aviation de la France libre, il combat en Grande-Bretagne, en Afrique (dont l'Éthiopie et lors de la campagne de Syrie) et termine la guerre avec le grade de capitaine.
     
    Il est fait Compagnon de la Libération et se voit proposer d’entrer dans la diplomatie pour «services exceptionnels».
     
    Il publie alors en 1945 Éducation européenne en Angleterre. Revenant à Nice à la fin de la guerre, il découvre que sa mère est morte trois ans et demi avant son retour à l'hôtel-pension Mermonts (Nice) : elle avait chargé une amie de lui transmettre au fur et à mesure des centaines de lettres écrites avant de mourir. 
     
     

    1961: Il publie une pièce de théâtre Johnnie Cœur sous le nom de Romain Gary.

     

    Il rencontre la comédienne Jean Seberg.

     

    1962: Il publie un recueil de nouvelles, Gloires à nos illustres pionniers,

    sous le nom de Romain Gary.

     

    Sa femme qui apprend que la comédienne est enceinte, lui accorde le divorce. 

     

    Il peut alors épouser Jean Seberg.

     

     

    1963: Avec Jean Seberg, il habite au n° 108 de la rue du Bac à Paris.

     

    Romain Gary y vivra jusqu'à sa mort.

     

    Une Plaque est apposée sur la façade de l'immeuble en son hommage.

     

    Il a un fils avec Jean Seberg appelé Alexandre Diego Gary.

     

     

    Il publie sous le nom de Romain Gary, Lady L roman largement inspiré de la vie de Lesley Blanch.

     

     

    1965: Il publie The Ski Bum et un essai Pour Sganarelle premier tome de Frère Océan sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1966: Il publie Les Mangeurs d'Etoiles le premier tome de La Comédie américaine sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1967: Il publie La Danse de Gengis Cohn le second tome de Frère Océan sous

    le nom de Romain Gary.

    1968: Il publie La Tête Coupable le troisième tome de Frère Océan sous le nom de Romain Gary.

     

     

    Il réalise un film sans succès Les Oiseaux vont mourir au Pérou : Adriana, une jolie jeune femme, est abordée par un groupe d'individus avec qui elle s'abandonne sur une plage. Son mari part à sa recherche. Il a décidé de tuer cette épouse frigide avec lui et nymphomane avec les autres.

     

     

     

    En septembre, Romain Gary et Jean Seberg se séparent, puis divorcent, tout en demeurant unis, vivant dans le même appartement coupé en deux.

     

    Leur fils Diego vit avec son père. Elle les rejoint pour Noël.

     

     

     

    1969: Il publie Adieu Gary Cooper, le second tome de La Comédie Américaine 

    sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1970: Il publie Chien Blanc sous le nom

    de Romain Gary.

     

     

     

    Jean Seberg, qui est toujours officiellement Madame Gary, se retrouve à nouveau enceinte.

     

    Romain décide d'assumer la paternité de l'enfant.

     

    Ils se réconcilient. Un article du Newsweek affirme que le bébé n'est pas de Romain Gary mais d'un "activiste noir" car elle est politiquement engagée au côté des Black Panthers.

     

     

    Le 23 août, Jean Seberg est transportée à l'hôpital de Genève et accouche prématurément d'une petite fille, Nina, qui meurt deux jours plus tard.

     

    Jean tient à ce que le bébé soit enterré dans un cercueil de verre afin de bien

    prouver qu'il était blanc.

     

     

    1971: Il publie Les Trésors de la Mer Rouge sous le nom de Romain Gary.

     

     

    1972: Il publie Europa sous le nom de Romain Gary.

     

    Avec des fonds franco-italo-germano-espagnol, il réalise le film Police Magnum plus connu sous le nom de Kill. Le film ne rencontre pas le succès

    malgré que le rôle principal soit tenu par Jean Seberg.

     

     

    1973: Il publie Les Enchanteurs sous le nom de Romain Gary.

    1974: Il publie une série d'entretiens fictifs, La nuit sera calme, sous le nom de Romain Gary

     

     

    Il publie Gros Câlin, sous le nom d'Emile Ajar qui signifie Braise en Russe.

     

    Le héros, Monsieur Cousin, à défaut de trouver l’amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python adulte capable de l’enlacer dans une puissante étreinte.

     

    Mais la vie parisienne avec Gros-Câlin, le reptile chéri, ne va pas sans tracas. Objet de curiosité pour certains et repoussoir pour d’autres, Gros-câlin représente un obstacle supplémentaire dans la quête affective du héros.

     

     

    Sous le pseudonyme de Shatan Bogat,

    il publie Les Têtes de Stéphanie.

     

     

     

     

     

    1975: Il reçoit le prix Goncourt pour La vie devant soi. Il fait assumer le rôle d'Emile Ajar auprès de la presse et de l'opinion publique, à un éditeur de Mercure de France, Paul Pavlowitch un fils de Dinah, sa cousine germaine.

     

     

    Romain Gary qui a le sens de l'institution, fait écrire à Paul Pavlowitch, une lettre pour refuser le prix Goncourt. Mais Hervé Bazin, président de l'Académie lui répond "L'Académie vote pour un livre, non pour un candidat.

     

    Le prix Goncourt ne peut ni s'accepter ni se refuser, pas plus que la naissance ou la mort. Monsieur Ajar reste couronné".

     

     

    La mystification "Emile Ajar-Romain Gary" ne passe pas inaperçue de tous. La célèbre reine de la nuit parisienne Régine, une de ses amies, a compris les allusions de Romain Gary mais elle se tait. Dans son roman autobiographique

     

    Le Père adopté, Didier Van Cauwelaert rapporte qu'une étudiante de la Faculté de lettres de Nice, qu'il nomme Hélène, prépare deux ans avant la révélation publique, un mémoire où elle soutient, au grand désarroi de ses professeurs, que Gary et Ajar sont la braise et le feu soit une seule et même personne.

     

     

    Il publie "Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable", sous le nom de Romain Gary.

    1976: Il publie un roman à clef, Pseudo

     

    Des journalistes établissent le lien de parenté entre "Ajar-Pavlowitch" et Romain Gary.

    Ce dernier imagine, de façon machiavélique, Emile Ajar se racontant.

     

    Ce roman met en scène un mystérieux oncle, tyrannique, égocentrique,

     

    nommé "Tonton Macoute" qui n'est autre que Romain Gary.

     

    1977: Il publie deux livres, Claire de Femme et Charge d'âme sous le nom de Romain Gary.

     

     

    Le film tiré de son roman La Vie devant soi, est réalisé par Moshé Mizrahi qui remporte l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

     

     

    Dans le rôle de Madame Rosa, Simone Signoret remporte le César de la meilleure actrice.

     

     

    1

     

    978: Romain Gary rencontre Leïla Chellabi, une jeune femme de père d'origine turque et de mère bordelaise, alors âgée de quarante ans, longue et légère comme une danseuse, brune, avec des cheveux bouclés, coupés courts.

     

    Il vit avec sa nouvelle "princesse crétoise" au 108 rue du Bac à Paris.

     

     

    1979: En août, Jean Seberg se suicide.

     

    Il publie L'Angoisse du roi Salomon sous le nom d'Emile Ajar.

     

    Sous le nom de Romain Gary, il publie une pièce de Théâtre, La Bonne moitié et un roman, Les Clowns lyriques.

    Son roman Clair de femme, est réalisé par Costa-Gavras, avec Yves Montand et Romy Schneider dans les rôles principaux.

     

    1980: Il publie Les Cerfs Volants sous le nom de Romain Gary.

     

    Il est traqué par l'administration fiscale sur les droits d'auteur distribués

    entre lui et Paul Pavlowitch.

     

     

    Le 2 décembre: Romain Gary se suicide en se tirant une balle dans la bouche.

     

    Il avait acheté une robe de chambre aux laines écossaises, de couleur rouge pour que les taches de sang liées à son suicide effraient le moins possible ceux qui seraient amenés à découvrir sa dépouille mortelle.

     

    Il laisse une lettre dans laquelle est écrit :

     

    «Aucun rapport avec Jean Seberg.

    Les fervents du cœur brisé sont priés de s'adresser ailleurs».

     

     

    1981: Paul Pavlowitch a retracé l'aventure littéraire d'Emile Ajar en 1981 dans un livre publié sous son nom par les éditions Fayard,  L'homme que l'on croyait. "Ajar".

     

    La clef de la mystification a été donnée par Romain Gary lui-même dans un testament publié à titre posthume chez Gallimard,  Vie et mort d'Émile Ajar.

     

     

    Romain Gary s’explique sur sa "nostalgie de la jeunesse, du début, du premier livre, du recommencement", son angoisse existentielle face à l’enfermement dans un personnage,

    son désir d’échapper à lui-même et son malin plaisir d’avoir joué un bon tour

    au "parisianisme" honni.

     

     

    Méprisé par la critique car considéré comme auteur réactionnaire parce que diplomate gaulliste, Romain Gary a réussi avec l'épisode Émile Ajar, un véritable pied de nez au "Tout-Paris littéraire",

     

    notamment parce que le Prix Goncourt n'est attribuable qu'une seule fois:

     

    "Je me suis bien amusé, au revoir et merci".

     

     

    1984: La version définitive de L'Homme à la Colombe est publié à titre posthume.

     

     

    2003: La promotion de l'École nationale d'administration choisit de porter

    le nom de Romain Gary.

     

     

    2007: Le 6 mai, Lesley Blanch meurt à Menton dans une maison exotique perdue dans des plantations tropicales où elle vivait depuis plusieurs années.

     

    Gros Câlin est republié avec le dernier chapitre supprimé lors de la première édition.

     

     

     

    Le python fait irruption au Palais de la Découverte.

     

     SOURCES

     http://www.bookine.net/romain-gary.htm

     

     

     

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    AU REVOIR Madame ARLETTY  -  (François BRIGNEAU, juillet 1992)

    AU REVOIR, MADAME ARLETTY

     

     

    A l'état-civil elle s'appelait Léonie Bathiat.

    C'était un nom pour la Comédie Française. Or elle venait d'être engagée aux Capucines. Elle devait jouer les p'tites femmes de Paris dans les revues de Rip. Il l'avait choisie parce qu'elle était mince comme un haricot vert... Léonie décida donc de se nommer Arletty, pour des raisons compliquées, qui tiennent à Mont-Oriol, le roman de Maupassant et de l'Auvergne. Car cette parigote mille pour cent ne perdait jamais une occasion de rappeler qu'elle était une Auvergnate de Courbevoie.
     

    Elle vient de fermer ses beaux yeux marron qui ne voyaient plus depuis longtemps et de nous quitter, discrètement, pour ne pas nous faire de chagrin. La discrétion était d'ailleurs une de ses principales vertus avec le courage, la dignité, la hauteur, la pudeur, la fidélité à ses amis et à elle-même.

     

    Ce ne sont pas là des qualités qui favorisent les carrières des comédiennes. Surtout quand au nombre de ses amis se trouve Louis-Ferdinand Céline et qu'on ne s'en cache pas... Il est vrai qu'Arletty n'a jamais fait de carrière. Il lui a suffi d'être.


    Les journaux ont dit qu'elle avait quatre-vingt-quatorze ans, étant née le 15 mai 1898, 33 rue de Paris, à trois heures du matin. Mais il ne faut pas croire tout ce qu'on lit dans les journaux.

    Arletty était entrée dans sa trentième année une fois pour toutes, et n'en était jamais sortie. Je peux en témoigner. Il n'y a pas longtemps que j'ai déjeuné avec elle, en compagnie de Serge de Beketch et de Pierre Monnier. Nous étions restés sans voix de la découvrir aussi jeune, fraîche, lisse, avec ses jambes de danseuse, sa taille fine, son port de reine gavroche, son cou, son rire sur deux notes, et même sa voix de faubourg n'avait pas pris une ride.

    Quand elle parlait, on l'entendait dans Hôtel du Nord, dire, parlant de Jouvet, son mac : "En voyage il me donne du feu, il m'épluche mes légumes, il m'explique le paysage. A Lyon, il me dit : "Tu vois, c'est là que sont les claques."

     

    A Marseille. il me montre l'endroit où p'tit Louis s'est fait poisser." Ou : "Moi, le plus beau jour de ma vie, c'est quand j'ai pris le bateau... pour aller à Charenton... même qu'il pleuvait." Ou enfin la célèbre réplique : "C'est la première fois qu'on me traite d'atmosphère ... Atmosphère ?... Atmosphère ?...Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?"
     

    Arletty n'a pas joué que des chefsd'œuvre.

     

    Elle disait à Michel Perrin (Arletty, collection : Masques et visages, Calman-Lévy) :


    – On devrait pouvoir prévenir le public. Quand les gens se demandent : "Pourquoi tournent-ils ça ?", on devrait pouvoir leur expliquer :. "Cette fois c'est pour payer mon hôtel." Ou : "Cette fois c'est pour mon percepteur, excusez-moi." Il faudrait pouvoir le faire sur l'affiche, ou sur l'écran. Ça donnerait des génériques bien réjouissants :
    La Main de ma sœur
    ou
    Les Délurés de la coloniale
    avec Ixe (pour ses impôts)
    Igrec (en raison de ses charges de famille).
     

    En général Arletty choisissait bien car elle choisissait des auteurs : Rip, Mirande, Fauchois, Marcel Achard, Sacha Guitry, Jean Cocteau, Edouard Bourdet, Tennessee Williams au théâtre, et au cinéma Jeanson, Sacha, Prévert, ce qu'on faisait de mieux, passant avec une aisance aérienne (alors qu'elle était morte de trac) de Marie-qu'a-d'ça (Circonstances atténuantes, avec Michel Simon) à Garance (Les Enfants du Paradis, avec Brasseur).
     

    Alors. que Garance triomphe sur les écrans, sa vie d'actrice s'interrompt. Au printemps de 1944, Arletty apprend à la radio qu'un tribunal d'Alger vient de la condamner à mort.

     

    En août elle est arrêtée.

     

    Deux mois de prison, un an et demi de résidence surveillée, l'exclusion...

     


    En 1947, Carné la refait travailler dans un film qu'il ne terminera pas (La Fleur de l'âge...) mais Arletty ne devait jamais oublier.
     

    Sans ostention, mais sans faiblesse, elle revendiqua sa place dans le camp des maudits.

     

    Quand Tixier-Vignancour fut candidat à la présidence de la République, Arletty accepta d'être du comité de parrainage.

     

    (Dans le show-biz, c'est rare.) N'avait-il pas sauvé Céline, en le glissant dans une charrette d'amnistie sous son nom patronymique de Destouches ?


    Aujourd'hui qu'ils sont de nouveau réunis, ils doivent se remémorer la farce, la raconter, et en rire. entre amis, là-haut.

     

    François BRIGNEAU, juillet 1992.

     

     

     

     

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    Poze Estella Blain

     

    La blonde et très belle Estella Blain est un des sombres destins qui traversent l’histoire du cinéma Français, éphémères et lumineuses phalènes vite foudroyées et vites oubliées. Estella la blonde aux yeux bleu caraïbe est une de ces beautés tragiques qui avait eu le tort de croire sans doute un peu trop fort aux mots « Je t’aime ».

    La future Estella Blain naît le 30 Mars 1930 à Paris sous le patronyme de Micheline Estellat et rêvera très vite de cinéma. Non de gloire et de lauriers en diamants, mais de ces belles histoires d’amour alambiquées de sentiments exacerbés qui  font tant vibrer son coeur de jeune fille. Pour elle l’écran c’est le paradis des héros romantiques, virils et beaux qui sauvent les jeunes filles tendrement amoureuses après être sortis des draps de satin d’une quelconque vamp à la cigarette collée dans le rouge à lèvres « cerise du nord ».

    Elle prendra sa vocation très au sérieux et deviendra une élève de René Simon qui fit tant pour Michèle Morgan et Martine Carol.

    Lorsque l’on naît en 1930, on a vingt ans en 1950. C’est une nouvelle décennie qui commence, Gina Lollobrigida et Martine Carol explosent soudain, propulsées au sommet de la gloire en un seul film même s’il n’était pas le premier: « Fanfan la Tulipe » pour l’une et « Caroline Chérie » pour l’autre.

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    Micheline rencontre alors le beau héros romantique de ses rêves, Gérard Blain de seulement six mois son cadet. Son bel amour pourrait être son exact opposé. Il a quitté l’école avant d’avoir son certificat d’école primaire, il quittera sa famille à 13 ans, fera de la résistance à peine sorti de l’enfance et grandira en rebelle et en marge de la société dont il dira « Je me sens en état de légitime défense face à elle ». C’est son physique de jeune loup sauvage qui le fera remarquer par Guillaume Radot, un metteur en scène débutant qui lui propse de faire un peu de figuration dans son film « Le Bal des Passants » en 1944. Dès lors il fera de temps en temps une figuration et mettra plus de dix ans à tenir un rôle important dans un film de prestige au cinéma, dans « Voici le Temps des Assassins » de Julien Duvivier où il est le meilleur ami de Jean Gabin restaurateur et amoureux de la rouée Danièle Delorme.

    l’antithèse donc de Micheline, la sage étudiante bien proprette qui apprend consciencieusement un métier qu’il aborde en dilletante et dont il n’accepter jamais les règles, fussent-elles de Paris ou d’Hollywood!

    Le couple se maria en 1953, c’étaient les vaches maigres mais Estella était heureuse, si heureuse que lorsqu’elle débutera au cinéma, dans les bras de Gérard Blain, en 1954, encore timide et fragile dans « Les Fruits Sauvages », elle se fera appeler Estella Blain, adoptant pour mener sa carrière le nom de celui qu’elle a « épousé pour la vie ». Les vedettes féminines des « Fruits Sauvages » étaient Evelyn Kerr et Nadine Basile, lauréate du prix Suzanne Bianchetti et qui pour être une vedette prometteuse n’avait aucune aptitude à jouer les « pin-up ». C’est elle qui jouera « Brioche » face à une Brigitte Bardot qui se moquera de son embonpoint dans « Le Trou Normand ».

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    C’est donc Estella, ses longs cheveux blonds flottant au vent, que la production choisira pour l’affiche du film.

    Estella était belle, certes mais on lui reprocha un nez un peu trop « présent » et elle fut priée de se rendre chez le chirurgien esthétique le plus proche avec une photo de Martine Carol!

    Ce ne fut pas la gloire pour autant et Estella végêta dans des films de consommation courante, fruits d’un cinéma que Gérard Blain s’était déjà mis à détester, préfigurant un courant de pensée qui allait donner naissance à la « nouvelle vague ».

    En 1956 le couple divorçait, Estella restait seule avec son nouveau nez et ses mauvais films avant de rencontrer Michel Bonjean dont elle aura un petit garçon le 31 Août 1959, un petit garçon qui portera le nom de sa mère: Michel Blain Estellat.

    A la fin de la décennie charnière du siècle, Estella avait été une starlette en vogue, hanté les festivals et les couvertures de magazines consacrés au cinéma. Puis Brigitte Bardot avait à son tour explosé et démodé d’un seul coup toutes les autres blondes du monde. Estella avait tourné des films souvent médiocres et s’était même exportée assez confidentiellement en Allemagne, en Italie et en Espagne. Gérard Blain s’était remarié avec Bernadette Lafont et était devenu le James Dean français.

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    Dans les années 60 on la verra moins encore et pour situer le peu d’intérêt de sa carrière, il suffit de savoir que son rôle le plus marquant fut celui de madame de Montespan dans « Angélique et le Roy », film entièrement dédié à la gloire et à la beauté de Michèle Mercier.

    Estella fit de la télévision, du théâtre, bien entendu des films et même des disques.

    Elle se consolait d’une carrière qui ne resssemblait guère à celle dont elle avait tant rêvé jadis avec l’amour passionné qu’elle avait pour son petit garçon.

    Elle participera même à l’écriture d’une série télévisée à l’instar de Cecile Aubry où elle confiera le rôle principal à son petit Michel : »Michel au pays de l’Enfant Roi ». La série sera diffusée en 1972 et André Téchiné lui-même mettra la main à la mise en scène. le petit Michel prendra goût à la comédie et sera formé au cours Florent.

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    Le temps passait, la gloire de Brigitte Bardot s’essouflait un peu, d’autres idoles hantaient maintenant les fantasmes du public . Elle savaient pour nom Romy Schneider et Mireille Darc, Estella toujours aussi belle restait obstinément sur les chemins de traverse de la gloire, elle ne bénéficiait même pas d’une réelle popularité qu’ont parfois des actrices de moindre prestige aux yeux des cinéastes mais chères au coeur du public comme Micheline Dax, Sophie Desmarets ou Rosy Varte.

    On s’ntéressa vaguement à une liaison qu’elle eut avec un jeune acteur Turc, mais il était de plus en plus évident qu’Estella Blain faisait de moins en moins partie de l’actualité brûlante.

    Peu à peu, l’actrice qui avait toujours été d’un tempérament mélancolique sombra en dépression elle ne quittait plus que très peu sa maison au bord de la mer à Port Vanvres. Michel avait grandi, il était devenu un homme, il avait sa vie, Estella se sentait épouvantablement seule, malheureuse, inutile.

    les fêtes de fin d’année 1981 lui parurent encore plus insupportables que les autres années. Le 2 Janvier 1982, elle sortit de chez elle, marcha longtemps sur la plage déserte, s’assit sur le sable froid et fixa la mer. Lorsqu’elle en eut assez, elle sortit un revolver de son sac et se tira une balle dans la tête qui la tua sur le coup.

    Estella mourait avant d’avoir fêté ses 52 ans et par un dernier pied de nez d’un destin cruel et facétieux, à l’heure de sa mort, la télévision diffusait une mini série qu’elle avait tournée quelques mois auparavant: « Son Meilleur Noël ».

    Michel Blain Estrellat dirige aujourd’hui sa propre compagnie théâtrale en compagnie de son épouse Juliette.

    « Pour d’autres informations sur Estella Blain vous pouvez aller sur le site de la Compagnie de Théâtre créée par son fils : www.compagnie-estella-blain.com »

    Estella etait comme son nom : lumineuse et tellement belle ! je rêvais de lui ressembler : raté ! mais le souvenir radieu demeure. Corinne le Poulain, le 6 Mars 2012.

    Celine Colassin

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    QUE VOIR?

    1954: Les Fruits Sauvages: Avec Gérard Blain et Nadine Basile

    1954: Escalier de Service: Avec Etchika Choureau

    1957: Les Collégiennes: Avec Gaby Morlay, Agnès Laurent et Catherine Deneuve

    1958: La Bonne Tisane: Avec Madeleine Robinson et Raymond Pellegrin

    1959: Les Dragueurs: Avec Dany Robin et Jacques Charrier

    1960: Colère Froide: Avec Harold Kay

    1962: Tototruffa’62: Avec Toto

    1965: Angélique et le Roy: Avec Michèle Mercier

    1966: Miss Muerte: Avec Howard Vernon et Mabel Karr

    1968: A Flea in her Ear (la puce à l’oreille): Avec Rachel Roberts, Rosemary Harry, Rex Harrisson et Louis Jourdan

    1968: Vivre la Nuit Avec Catherine Jourdan et Jacques Perrin

    1972: Le Franc Tireur: Avec Philippe Léotard

    1974: Le Mouton Enragé: Avec Romy Schneider, Jane Birkin et Jean-Louis Trintignant

     

     

     

     

     

    Poze Estella Blain 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Poze Estella Blain 

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  • jeanne fusier gir

    le 22 Avril 1885, la petite Jeanne Fusier vient au monde à Paris. l

    es gazettes relaient l’évènement, son père est un acteur célèbre, Léon Fusier.

    Fils de cordonnier né à Amiens et excellent cancre à l’école, Léon Fusier est de ceux qui « se sont fait tout seuls ».

    Son père désespéré d’un tel bon à rien l’avait placé comme apprenti chez un tapissier où son rejeton ne sera guère plus brillant, si ce n’est à régaler l’assistance de tours de prestidigitation.

    On dit alors « d’escamotage », sa passion depuis le berceau. Le tapissier, sans doute moins têtu que monsieur Fusier père comprit très vite que son jeune apprenti ne serait jamais tapissier mais avait des dons évidents qu’il fallait cultiver.

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    Bientôt le jeune Léon se donnera en spectacle dans l’atelier après la fermeture et il draine parfois jusqu’à deux cents personnes venues l’applaudir! Il ajoutera l’imitation puis le chant à son spectacle, bientôt il devient célèbre, gagne à la fois Paris et des fortunes.

    En 1879 il est la vedette d ‘une revue à succès dont…Il joue tous les rôles!

    Tel était le père de la petite Jeanne qui comme on l’imagine bien n’en perd pas une miette.

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    Fusier avait trop souffert de l’autorité parentale et de ses années d’école et d’apprentissage pour imposer quoi que ce soit à sa fille unique. Mais l’homme qui faisait courir les foules avait la santé fragile. Souffrant de pleurésie il avait fait de nombreuses cures à Vittel, sa tête finissant par se retrouver en effigie publicitaire sur les bouteilles. mais en 1901 il doit entrer au sanatorium épuisé à la fois par la maladie et son métier. Le 4 Mars 1901 il s’y éteint avant de pouvoir fêter ses cinquante ans le 4 Août. Quant à Jeanne elle n’a pas le temps de fêter ses 6 ans avant de voir porté en terre son père adoré.

    Avec un père aussi célèbre et adoré en son temps, Jeanne n’aura aucune difficulté à débuter au théâtre! Dès que l’on sut dans les milieux bien informés que « la petite Fusier » était comédienne, on se rua!

    Guitry père la fit travailler, elle devint instantanément amie pour la vie du fils qui la voudra dans tous ses films ou ses pièces.

    Jeanne faisant partie intégrante du milieu des « théâtreux » rencontre le peintre, affichiste et caricaturiste Charles Gir qu’elle épouse en 1911! Elle devient madame Girard à la ville et mademoiselle Jeanne Fusier-Gir à la scène. Le couple aura deux enfants: une fille et un garçon: Françoise et François!

    Charles Gir est l’aîné de deux ans de Jeanne. mais malgré leur entente cordiale et plus tard leur famille, dès 1929 ils se voient peu. Charles Gir s’installe à Grisy les Plâtres où il peut se permettre d’avoir un très vaste atelier pour s’adonner à sa nouvelle passion, la sculpture.

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    Jeanne prise par le théâtre et bientôt le cinéma reste dans la maison conjugale de la place Pigalle. C’est encore presque la campagne quand le couple Girard en fait l’acquisition et Jeanne est séduite par les deux grands arbres qui ornent le petit jardinet devant la maison! Dans les années 50, Pigalle sera devenu le haut lieu du « Paris by Night », la maison de Jeanne sera reconnaissable entre toutes puisqu’elle a toujours ses deux beaux arbres. Et puis il y a son jardin! Son jardin où elle s’adonne à la culture du chrysanthème, sa fleur préférée tout comme sa copine Damia! Les deux femmes rivalisent d’ingéniosité, se concurrencent ou s’échangent des pots selon l’humeur du jour!

    La seconde guerre mondiale trouve Jeanne Fusier Gir au sommet de la gloire! Elle triomphe dans chacune de ses pièces et chacune de ses apparitions au cinéma est applaudie! parfois, certains soirs l’enthousiasme du public devient un véritable délire!

    Un soir, elle reçoit une journaliste dans sa loge. Ces dames papotent boutique, mais soudain, Jeanne s’exclame devant son miroir: « Mais qu’est-ce que c’est que cette tête? Ca ne va pas du tout, je ne suis pas assez tapée! Je joue une vioque, je ne peux pas me montrer aussi bien! » Puis elle ajoute: « ah, ce n’est pas grave, je vais laisser le personnage faire son travail en moi, quand je descendrai l’escalier qui va de ma loge à la scène, j’aurai bien pris vingt ans de plus!’ Et d’en revenir à ses arbres et à ses chrysanthèmes!

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    Si la guerre la surprend dans la gloire, elle va aussi la priver de son mari. Charles Gir quitte Grisy les Plâtres et se réfugie chez des amis dans les Charentes. Mais à peine arrivé il tombe gravement malade. Il s’éteint à l’hôpital de Bordeaux en 1941.

    Jeanne est restée à Paris, elle y tourne des chefs d’œuvres pour des maîtres.

    Au fil du temps le public vénère littéralement son étrange petite voix aigrelette et haut perchée qui n’appartient qu’a elle. On adore sa minuscule silhouette, aussi maigrelette que sa voix qui a l’air de sortir d’une autre époque avec son chignon haut perché et son petit ruban de velours autour du cou.

    Souvent mercière, voisine, pipelette ou concierge, elle est rarement tout à fait gentille, ou alors c’est qu’elle est gaffeuse. De toute façon elle ne sait jamais tenir sa langue.

    En 1937 dans « Claudine à l’école » elle donne un vrai festival Fusier-Gir! Il faut la voir minauder en baigneuse 1900 « Ce maître nageur est odieux! Il a un regard qui vous déshabille en un rien de temps! ». Il faut la voir se jeter à genoux devant ses écolières éberluées pour dire « Britannicus » avec émotion ou virevolter comme une jeune pucelle devant le jeune Pierre Brasseur « Permettez, je vous précède! »dans une envolée de jupons raides et noirs!

    Dans « Le Trou Normand » de 1952, il suffit que Bourvil lui dise « surtout tu ne dis rien à personne » pour qu’aussitôt elle cavale dans les rues en appelant toutes ses voisines!

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    Dans « Le Corbeau », elle est mercière et renonce aux services du médecin Pierre Fresnay à cause du qu’en dira-on. Elle le met aimablement mais fermement dehors en lui disant « Et surtout n’hésitez pas à m’envoyer votre note, docteur ». la porte à peine fermée elle lance « Vous verrez qu’il aura le toupet de me l’envoyer! »

    C’est sa seule scène du film, mais quelle scène, quelle perfection, quelle justesse!

    Même si elle se cantonnait à des seconds rôles, elle était devenue au fil du temps l’intime de tous les grands noms de son époque: Ses deux plus indéfectibles amis Sacha Guitry et Damia, bien sûr, mais aussi Cocteau et Marais, Marie Bell, Arletty, Françoise Rosay, Marfa d’Hervilly, Edwige Feuillère, Mary Marquet, Jane Aubert, Maurice Escande, Pierre Fresnay, Yvonne Printemps.

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    Il n’y  a pas que Guitry qui soit un inconditionnel. Henri George Clouzot ne peut se passer d’elle, Yves Mirande l’adore et écrit pour elle. Julien Duvivier est  toujours preneur. Et jusqu’à Colette qui exige sa présence dans toutes les adaptations théâtrales ou filmées de ses œuvres!

    Jeanne Fusier Gir avait 30 ans à la première guerre mondiale, elle survivra à la seconde et travaillera jusqu’au milieu des années 60! Elle donne son baroud d’honneur en 1966 en technicolor face à Curd Jürgens dans un film de Gabin: « Le jardinier d’Argenteuil »

    Elle joue une altesse, follement rousse et couverte de bijoux, hantant les casinos pour jouer « à bataille » avec des gens biens nés et persuadée que délicieusement charmante comme elle est, ils n’oseront pas gagner contre elle. Elle a 81 ans!

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    Jeanne prend alors une retraite bien méritée non sans avoir tâté de la télévision, histoire de ne pas mourir idiote! Nous étions en 1967, elle avait débuté au cinéma en 1909! 58 ans de carrière! 58 ans de triomphes personnels!

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    Jeanne Fusier Gir se retire.

    Elle s’éteint le 24 Avril 1973, trois jours avant de fêter ses 88 ans.

    Elle rejoint dans la tombe son cher mari dans le petit village de leurs amours, à Grisy les Plâtres dont les habitants veillent sur leur éternel sommeil avec une tendresse qui ne faiblit pas.

    A la fin de la guerre,  Jeanne, veuve, était revenue à Grisy et avait eu la surprise de se retrouver face à un gigantesque Don Quichotte sculpté. Elle ne saura jamais qui avait passé cette commande à son défunt mari et ses descendants finiront, faute de nouvelles, par offrir le Don Quichotte à la mairie.

    Celine Colassin

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    QUE VOIR?

    1909: La Peau de Chagrin: Avec Henri Desfontaines

    1930: Chérie: Avec Marguerite Moreno, Mona Goya et Jacqueline Delubac

    1931: La Chance: Avec Marie Bell et Françoise Rosay

    1931: La Vagabonde: Avec Marcelle Chantal

    1931: Rien que la Vérité: Avec Meg Lemonnier

    1932: Quick: Avec Lilian Harvey, Jules Berry et Pierre Brasseur

    1932: Ce Cochon de Morin: Avec Colette Darfeuil et Rosine Deréan

    1932: Maquillage: Avec Rosine Deréan

    1933: Je te Confie ma Femme: Avec Jeanne Cheirel et Robert Arnoux

    1933: L’Héritier du Bal Tabarin: Avec Charlotte Lyses et Frédéric Duvallès

    1935: Le Miroir aux Alouettes: Avec Edwige Feuillère et Pierre Brasseur

    1935: Retour au Paradis: Avec Mary Morgan et Claude Dauphin

    1935: Studio à Louer: Court métrage avec Paulette Dubost

    1935: Et moi, j’te dis qu’elle t’a fait de l’œil: Avec Colette Darfeuil, Ginette Leclerc et Jules Berry

    1935: Jacqueline fait du Cinéma: Avec Colette Darfeuil et Raymond Cordy

    1936: Train de Plaisir: Avec Germaine Roger et Frédéric Duvallès

    1936: Une Poule sur un Mur: Avec Christiane Delyne et Jules Berry

    1936: Marinella: Avec Tino Rossi et Yvette Lebon

    1937: Blanchette: Avec Marie Bell et Jean Martinelli

    1937: Un Carnet de Bal: Avec Marie Bell

    1937: Claudine à l’Ecole: Avec Blanchette Brunoy, Margo Lion et Pierre Brasseur

    1937: La Loupiote: Avec Pierre Larquey

    1937: Un Soir à Marseille: Avec Colette Darfeuil

    1937: L’Homme du Jour: Avec Elvire Popesco, Maurice Chevalier et Josette Day

    1938: Trois Artilleurs au Pensionnat: Avec Odette Joyeux, Raymond Cordy et Yvette Lebon

    1938: La Marraine du Régiment: Avec Pauline Carton et Raymond Cordy

    1938: Mon Curé chez les Riches: Avec Elvire Popesco

    1938: La Route Enchantée: Avec Charles Trenet

    1938: Gosse de Riche: Avec Pierre Brasseur

    1938: Les Femmes Collantes: Avec Josseline Gaël et Betty Stockfield

    1939: Les Cinq Sous de Lavarède: Avec Josette Day et Fernandel

    1940: Une Idée à l’eau: Avec Andrex

    1941: Péchés de Jeunesse: Avec Yvette Chauviré et Harry Baur

    1941: L’Intrigante: Avec Germaine Aussey et Georges Cahuzac

    1942: L’Ange Gardien: Avec Carlettina et Lucien Baroux

    1942: Le Voile Bleu: Avec Gaby Morlay et Elvire Popesco

    1942: Le Destin Fabuleux de Désirée Clary: Avec Gaby Morlay et Sacha Guitry

    1943: Donne-Moi tes Yeux: Avec Sacha Guitry et Geneviève Guitry de Séréville

    1943: La Cavalcade des Heures: Avec Gaby Morlay, Fernandel et Charles Trenet

    1943: Le Corbeau: Avec Ginette Leclerc et Pierre Fresnay

    1943: L’Honorable Catherine: Avec Edwige Feuillère, André Luguet et Raymond Rouleau

    1943: Marie-Martine: Avec Renée Saint-Cyr et Jules Berry

    1943: Monsieur des Lourdines: Avec Mila Parely et Raymond Rouleau

    1943: Vingt-Cinq ans de Bonheur: Avec Denise Grey et Jean Tissier

    1945: Falbalas: Avec Micheline Presle et Raymond Rouleau

    1945: Pamela: Avec Renée Saint Cyr et Fernand Gravey

    1946: Madame et son Flirt: Avec Giselle Pascal, Andrex et Denise Grey

    1946: L’Insaisissable Frédéric: Avec Renée Saint Cyr et Paul Meurisse

    1947: Plume la Poule: Avec Geneviève Guitry de Séréville

    1947: La Nuit sans Fin: Avec Ginette Leclerc et Alexandre Rignault

    1947: Quai des Orfèvres: Avec Suzy Delair et Louis Jouvet

    1948: Le Diable Boiteux: Avec Sacha Guitry et Lana Marconi

    1948: Une Mort sans Importance: Avec Suzy Carrier et Jean-Pierre Kérien

    1948: Bichon: Avec Armand Bernard, Suzy Carrier et Daisy Daix

    1949: Ma Tante d’Honfleur: Avec Mona Goya et Suzanne Dehelly

    1949: Toâ: Avec Lana Marconi et Sacha Guitry

    1949: La Voix du Rêve: Avec Marina de Berg,  Renée Saint Cyr et Jean Chevrier

    1950: Tu m’as Sauvé la Vie: Avec Lana Marconi, Fernandel et Sacha Guitry

    1950: Et moi j’te dis qu’elle t’a fait d’l'œil!: Avec Madeleine Lebeau et Denise Provence

    1950: Miquette et sa Mère: Avec Danièle Delorme, Bourvil et Louis Jouvet

    1950: Menace de Mort: Avec Colette Darfeuil et Marcel Dalio

    1951: Les Deux Monsieur de Madame: Avec Arlette Poirier et Jean Peredes

    1951: Mon Phoque et Elles: Avec Marie Daems et François Perier

    1951: Chacun son Tour: Avec Michèle Philippe, Robert Lamoureux et Jane Marken

    1951: Coq en Pâte: Avec Jacqueline Gauthier et Maurice Escande

    1952: Le Trou Normand: Avec Brigitte Bardot, Bourvil et Jane Marken

    1952: Belle Mentalité: Avec Michèle Philippe, Jean Richard et Geneviève Kervine

    1952: Monsieur Taxi: Avec Michel Simon et Jane Marken

    1952: L’Amour, Madame: Avec Arletty, François Perier et Marie Daems

    1953: Quand te Tues-Tu?: Avec Gaby Bruyère et Carmen Amaya

    1953: La Famille Cucuroux: Avec Nathalie Nattier et Jean Tissier

    1954: Le Congrès des Belles-Mères: Avec Pierre Larquey et Simone Max

    1954: La Rafle est pour ce Soir: Avec Jane Sourza, Jacqueline Pierreux et Blanchette Brunoy

    1954: Faites-Moi Confiance: Avec Zappy Max et Francis Blanche

    1954: Si Versailles nous était Conté: Avec Claudette Colbert, Nicole Courcel et Danièle Delorme

    1955: Treize à Table: Avec Micheline Presle et Fernand Gravey

    1955: Il Mantello Rosso: Avec Patricia Medina, Bruce Cabot et Jean Murat

    1955: Les Fruits de l’Été: Avec Edwige Feuillère et Etchika Choureau

    1956: Les Carottes sont Cuites: Avec Jane Sourza, Perrette et Raymond Souplex

    1956: Mannequins de Paris: Avec Madeleine Robinson et Ivan Desny

    1956: Si Paris nous était Conté: Avec Françoise Arnoul, Danielle Darrieux et Sophie Desmarets

    1957: C’est Arrivé à 36 Chandelles: Avec Jane Sourza

    1957: Ah Quelle Equipe! Avec Louise Carletti et Colette Dereal

    1957: Les Sorcières de Salem: Avec Simone Signoret, Yves Montand et Mylène Demongeot

    1957: Les Septième Commandement: Avec Edwige Feuillère et Jacques Dumesnil

    1958: Les Vignes du Seigneur: Avec Simone Valère, Fernandel et Evelyne Dandry

    1959: Marie-Octobre: Avec Danielle Darrieux et Serge Reggiani

    1960: Au Cœur de la Ville: Avec Georges Chamarat

    1961: A Rebrousse-Poil: Avec Mathilde Casadesus et Micheline Dax

    1962: Un Clair de Lune à Maubeuge: Avec Sophie Hardy et Bernadette Lafont

    1962: Cesarin joue les Etroits Mousquetaires: Avec Pierre Rapp et Alice Tissot

    1963: Cadavres en Vacances: Avec Jeanne Valérie et Simone Renant

    1963: Du Mouron pour les Petits Oiseaux: Avec Dany Saval , Suzy Delair et Paul Meurisse

    1964: La Chance et l’Amour: Avec Dani et Paulette Dubost

    1966: Le Jardinier d’Argenteuil: Avec Curd Jürgens, Liselotte Pulver et Jean Gabin

     

     

    sources /

     

    http://cinevedette4.unblog.fr/724-jeanne-fusier-gir/

     

     

     

     

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