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    Charles Denner

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    Naissance : 25 mai 1926 à Tarnów (Pologne)

     

    Décès : 10 septembre 1995 à Dreux
    (Eure-et-Loire, France)

     

    Formation

    Issu d'une famille juive polonaise, Charles Denner arrive à Paris à l'âge de quatre ans.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance et participe aux combats du Vercors.

     

    En 1945, il apprend l'art dramatique chez Charles Dullin tout en gagnant sa vie comme tailleur ou maroquinier.

    En 1948, remarqué par Jean Vilar alors qu'il interprète au théâtre un rôle de clown dans Les mamelles de Tirésias d'après Guillaume Apollinaire, il intègre la troupe du Théâtre National Populaire.

    En 1955, il débute au cinéma au côté de Gérard Philipe dans La meilleure part d'Yves Allégret.

     

    Carrière au cinéma

    La carrière cinématographique de Charles Denner commence grâce au théâtre : Claude Chabrol, séduit par l'étrange séduction du Goering que le comédien interprète sous ses yeux dans La résistible ascension d'Arturo Ui, lui propose en 1962 de l'engager pour Landru.

     

    Denner, affublé depuis l'âge de vingt-cinq ans de rôles de vieillards avec faux nez et perruque, accepte sans hésiter de se raser le milieu du crâne et de se laisser pousser les favoris, pour mieux devenir Gambais :

    un personnage qui, grâce à la maîtrise incomparable de son jeu, atteint une performance digne

    du Monsieur Verdoux de Charlie Chaplin.

     

    Le succès de Charles Denner lui vaut alors d'être sollicité pour de nouveaux rôles de sadiques barbus. Mais l'acteur refuse la facilité.

    C'est donc dans La vie à l'envers, film d'un parfait inconnu - Alain Jessua -, qu'on le retrouve en 1963, traduisant à merveille le lent glissement d'un solitaire vers l'internement à vie.

     

    A la fois banal et émouvant, Denner accroche, y compris dans des rôles de second plan (Compartiments tueurs, 1964, et Z, 1968, de Costa-Gavras ; Le voleur 1966, de Louis Malle).

     

     

     

    Dévoué à la cause de ses personnages jusqu'à oublier tout le reste

    ("je suis habité par une monomanie"), Denner est un artisan de l'émotion humaine.

     

    Tantôt maître chanteur (Mado, 1976, de Claude Sautet), tantôt père déchirant (Le vieil Homme et l'enfant, 1966, de Claude Berri), tantôt dératiseur puceau jusqu'à sa rencontre de Bernadette Lafont (Une belle fille comme moi, 1972, de François Truffaut), il fait plus que jouer : il sert.

     

    Aidé en cela par le charme d'une voix singulière dans laquelle, sous une rudesse apparente, vibrent les nuances les plus subtiles du désir, de l'espoir ou de la déception. Mais les personnages que Denner affectionnent sont ceux que dévore une obsession obscure.

     

     

    Bien qu'il excelle également dans le registre du pur comique (Robert et Robert, 1978, de Claude Lelouch), il préfère l'ambiguïté.

     

    C'est François Truffaut qui, neuf ans après La mariée était en noir, offre à Charles Denner un rôle à la mesure de son talent.

     

    Devenu Bertrand Morane, L'homme qui aimait les femmes, Denner assure au film d'abord pressenti comme une comédie dramatique une dimension plus profonde. Ecrivain rongé par la passion des femmes, Morane-Denner n'est pas un dragueur, mais un homme tout simplement, au silencieux mal-être, poétique et tendre.

     

    Dans son univers où les jambes des femmes sont "des compas qui arpentent le globe et lui donnent son équilibre et sa forme", Denner touche au point de l'égarement à la fois douloureux et souriant. C'est lui, selon Truffaut, "le comédien poétique par excellence", qui imprime au scénario le ton d'un film devenu depuis inoubliable.

     

    Après une dernière apparition dans Golden Eighties (1985) de Chantal Akerman, Charles Denner, malade, se retire.

     


    Il obtint deux nominations aux Césars, l'une en 1977 (meilleur acteur dans un second rôle dans Si c'était à refaire, de Claude Lelouch), l'autre en 1978 (meilleur acteur dans L'homme qui aimait les femmes).

     

     

    Autres activités

    Charles Denner joue au théâtre jusqu'au début des années 1970. Il se distingue notamment dans Les Mamelles de Tirésias, dans Le Cid, dans Lorenzaccio et dans Tambour dans la nuit.


    A la télévision, il joue Les Rustres (1963) de Jean Pignol, L'Idiot (1968) d'André Barsacq,

    La Sourde Oreille (1980) de Michel Polac, ou Espionne et tais-toi (1985) de Claude Boissol.

     

     

    http://www.cineressources.net/recherche_t_r.php?type=PNP&pk=45221&rech_type=E&textfield=Charles+Denner&rech_mode=contient&pageF=1&pageP=1

     

     

     

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